George Ogden Abell (1er mars 1927 – 7 octobre 1983) était un astronome américain de l'UCLA.
Il était admiré comme astronome chercheur, enseignant talentueux, administrateur, porte-parole en science et en éducation et comme détracteur des pseudo-sciences. Abell obtint son B.S. (1951), M.S. (1952) et Ph.D. (1957) au California Institute of Technology. Il commença sa carrière d'astronome comme guide de visite à l'observatoire Griffith à Los Angeles.
Comme astronome, il est surtout connu pour son catalogue d'amas de galaxies collecté lors de son travail comme observateur pour le Palomar Observatory Sky Survey. L'analyse qu'il fit de ces amas améliora notre compréhension de leur formation et de leur évolution. Il démontra que les amas de deuxième niveau existaient, réfutant le modèle hiérarchique de Carl Charlier. Il montra également comment la luminosité des amas pouvait être utilisée comme échelle de distance.
Le catalogue Abell est une liste presque complète d'environ 4000 amas contenant au moins trente membres jusqu'à un redshift de z = 0,2 (Voir Liste d'amas de galaxies). Le catalogue initial d'amas de l'hémisphère nord fut publié en 1958. Le catalogue étendu, incluant les amas de l'hémisphère sud, fut publié à titre posthume en 1987 en collaboration avec Harold G. Corwin et Ronald P. Olowin.
Abell co-découvrit également la comète périodique 52P/Harrington-Abell. Avec Peter Goldreich, il établit correctement que les nébuleuses planétaires proviennent des géantes rouges.
Abell se consacrait à l'enseignement et fut pendant plus de 20 ans membre du corps enseignant au Summer Science Program pour les étudiants de l'enseignement supérieur. Le programme lui rend toujours hommage au travers de la bourse scolaire Abell. Il fut impliqué dans la production des séries TV éducatives Understanding Space and Time (comprendre l'espace et le temps) et Project Universe (projet Univers).
Abell était un pourfendeur acharné des propos pseudo-scientifiques tels que ceux d'Immanuel Velikovsky. Il fut un des co-fondateurs du Committee on Scientific Investigation of Claims of the Paranormal (CSICOP) et écrivit des articles pour leur revue, The Skeptical Inquirer.

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