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lundi 21 janvier 2013
DESERT D'ATACAMA
Désert d'Atacama
Localisation
Pays Chili
Superficie 105 000 km2
Coordonnées 24° 30′ Sud
69° 15′ Ouest
Altitude
Minimale 0 m (Océan Pacifique)
Température
Maximale 45 °C
Minimale -25 °C
Autre
Précipitations 50mm par an mm/an
Ressources naturelles Cuivre, fer, lithium
Géolocalisation sur la carte : Chili
Le désert d'Atacama est un désert hyperaride situé au Chili en Amérique du Sud. C'est un désert d'abri coincé entre la fosse océanique d'Atacama et la Cordillère des Andes. Il est situé au nord du pays, dans la région d'Antofagasta et le nord de la région d'Atacama, non loin de la ville de Calama.
Pays aymara, l'Atacama offre une ligne volcanique, marquant la frontière entre le Chili, la Bolivie et l'Argentine. Tout au long de cette barrière naturelle, il y a des volcans frôlant les 6 000 mètres, entourés par des lagunes turquoise, des geysers et des vallées encaissées. C'est dans ce désert « extraterrestre » que la NASA a testé de petits véhicules avant qu'ils aillent explorer Mars. Le droïde, monté sur quatre roues et baptisé Zoé, a trouvé des colonies de bactéries et des lichens sur deux sites distincts de ce désert qui présente la plus faible densité d'activité organique de la Terre.
Climat
Les températures fluctuent énormément entre la nuit et le jour, souvent proches de -5 °C la nuit et environ 25 à 30 °C la journée. Les fluctuations entre l'hiver et l'été sont faibles car ce désert est situé à la limite du Tropique du Capricorne. Il abriterait les endroits recevant le moins de précipitation au monde, on a relevé en moyenne 0,8 mm de pluie par an à Arica, ce qui n'est atteint en aucun autre point du globe.
Observatoire astronomique
De par sa situation géographique, le désert d'Atacama est un site exceptionnel pour l'observation du ciel en raison de la sécheresse extrême du lieu ainsi que de la très faible pollution lumineuse. Plusieurs observatoires astronomiques y sont ainsi implantés :
Cerro Tololo Inter-American Observatory
Observatoire de Cerro Pachón
Observatoire Gemini
Observatoire de La Silla
Observatoire de Las Campanas
Observatoire du Cerro Paranal
Observatoire de Cerro Armazones (European Extremely Large Telescope) (en projet)
samedi 13 août 2011
ESO
A propos de l'ESO
L’ESO – l’Observatoire Européen Austral – est la première organisation intergouvernementale pour l’astronomie en Europe et l’observatoire astronomique le plus productif au monde. L’ESO met à la disposition des astronomes des installations scientifiques à la pointe du progrès. Il est soutenu par l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. D’autres pays ont exprimé leur volonté de se joindre à l’ESO.
Le siège (comprenant les centres scientifiques, techniques et administratifs de l’organisation) se trouve à Garching, près de Munich en Allemagne. L’ESO dispose également d’un centre à Santiago du Chili et gère trois sites exceptionnels d’observation dans le désert chilien de l’Atacama : La Silla, Paranal et Chajnantor. A La Silla, l’ESO exploite plusieurs télescopes de tailles intermédiaires parmi lesquels le plus performant des « chasseurs » d’exoplanètes de faible masse. Le Very Large Telescope (VLT), l’observatoire astronomique le plus avancé au monde dans le domaine visible du spectre de la lumière est situé sur le Mont Paranal à 2600 mètres d’altitude. Ce site est également équipé de l’interféromètre du VLT et des télescopes VST et VISTA dédiés à de grands relevés de l’Univers. Le troisième site, sur le plateau de Chajnantor, perché à 5 000 mètres d’altitude, près de San Pedro de Atacama, accueille le télescope submillimétrique APEX et un gigantesque réseau d’antennes submillimétriques de 12 mètres (ALMA) y est en construction en collaboration avec l’Amérique du Nord, l’Asie du Sud-Est et le Chili.
L’ESO étudie actuellement la réalisation d’un télescope géant de 42 mètres de diamètre qui observera dans le visible et le proche infrarouge. Ce télescope géant européen (E-ELT) sera le plus grand « œil sur le ciel » au monde.
Les contributions annuelles des États membres s’élèvent à environ 135 millions d’Euros et l’ESO emploie environ 700 personnes.
L’ESO construit et gère les télescopes astronomiques au sol les plus puissants au monde qui permettent d’importantes découvertes scientifiques. Ce savoir-faire débouche sur de nombreuses possibilités de retombées et de transferts technologiques accompagnés d’opportunités de contrats industriels. De ce fait, l’ESO est également une incroyable vitrine pour l’industrie européenne.
L'ESO en un clin d'œil
L'astronomie est souvent décrite comme la plus ancienne des sciences et il ne fait aucun doute qu'un regard vers la majestueuse Voie Lactée – lorsque par une nuit claire on la voit s'étendre dans le ciel – a dû être de tout temps une source d'inspiration pour les peuples de toutes les cultures. Aujourd'hui, l'astronomie s'impose comme l'une des sciences les plus modernes et les plus dynamiques, pour laquelle les technologies les plus avancées et les techniques les plus sophistiquées sont mises à disposition des scientifiques. Aujourd'hui l'astronomie est dans une période très excitante : grâce au progrès technologique, nous pouvons étudier des objets situés aux limites lointaines de notre Univers et détecter des planètes en orbite autour d'étoiles autres que notre Soleil. Nous pouvons commencer à répondre à une question fondamentale qui nous fascine tous : sommes-nous seuls dans l'Univers ?
L'observatoire du Paranal de l'ESO est la plus importante organisation scientifique et technique intergouvernementale. Il conduit un ambitieux programme basé sur la conception, la construction et la gestion d'équipements d'observation au sol pour l'astronomie permettant d'importantes découvertes scientifiques. L'ESO joue également un rôle moteur dans la promotion et l'organisation de la coopération de la recherche en astronomie.
L'ESO gère trois sites uniques d'observation de classe internationale répartis dans la région chilienne du désert d'Atacama : La Silla, Paranal et Chajnantor. Le premier site de l'ESO est celui de La Silla, situé à 2 400 mètres d'altitude à 600 km au nord de Santiago du Chili. Ce site est équipé de plusieurs télescopes observant dans le visible et dont le diamètre des miroirs va jusqu'à 3,60 mètres. Le télescope NTT (New Technology Telescope) de 3,50 mètres a été une véritable innovation en matière de conception et d'ingénierie pour les télescopes. Ce fut le premier télescope au monde à avoir un miroir primaire contrôlé par ordinateur (optique active), une technologie développée par l'ESO et maintenant utilisée sur le VLT et la plupart des autres grands télescopes. Le télescope de 3,60 mètres de l'ESO est actuellement équipé de l'instrument le plus performant au monde pour détecter des planètes extrasolaires : HARPS (High Accuracy Radial Velocity Planet Searcher), un spectrographe d'une précision inégalée.
Alors que La Silla reste au premier plan de l'astronomie et occupe toujours la seconde place des observatoires astronomiques au sol en termes de production scientifique, le site de Paranal, à 2 600 mètres d'altitude, avec son réseau de très grands télescopes (VLT), est l'installation maitresse de l'astronomie européenne. Paranal est situé à environ 130 km au sud d'Antofagasta au Chili, à 12 km de la côte pacifique, dans une des zones les plus arides sur Terre. Les activités scientifiques y ont débuté en 1999 et ont débouché sur de nombreux programmes de recherche couronnés de succès.
Le VLT est un télescope des plus originaux basé sur les dernières technologies. En fait, il ne s'agit pas d'un télescope, mais d'un réseau de quatre télescopes, chacun équipé d'un miroir primaire de 8,20 mètres de diamètre. Avec un seul de ces télescopes, il est possible d'obtenir avec une pose d'une heure, des images d'objets célestes très peu lumineux, jusqu'à la magnitude 30. Cela correspond à des objets qui sont quatre milliards de fois moins lumineux que ce qui peut être vu à l'œil nu.
La possibilité d'utiliser le VLT comme un interféromètre géant (VLT Interferometer ou VLTI) en combinant la lumière de plusieurs de ces télescopes, incluant aussi un ou plusieurs des quatre télescopes auxiliaires mobiles de 1,80 mètres, est une des caractéristiques les plus sensationnelles du VLT. Dans une telle configuration, le télescope a une vision aussi précise qu'un télescope dont la taille correspondrait à la distance entre les miroirs les plus éloignés, soit 200 mètres dans le cas du VLTI.
Chaque année, environ 2000 demandes sont déposées pour utiliser les télescopes de l'ESO, ce qui impliquerait de pouvoir disposer de quatre à six fois plus de nuits que ce qui est disponible actuellement. L'ESO est l'observatoire terrestre le plus productif au monde et permet chaque année des publications scientifiques de haut niveau (dans des revues à référés) : sur la seule année 2008, 700 articles référencés, réalisés à partir des données de l'ESO, ont été publiés.
ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array), le plus grand projet d'observatoire astronomique terrestre existant actuellement, est un équipement révolutionnaire pour le monde de l'astronomie. ALMA sera composé d'un réseau de 66 antennes géantes de 12 et 7 mètres de diamètre observant dans les longueurs d'ondes millimétrique et submillimétrique. La construction d'ALMA a débuté en 2003 et les observations scientifiques commenceront en 2011. ALMA est installé sur le haut plateau de Chajnantor, à 5000 mètres d'altitude, l'observatoire astronomique le plus haut du monde. Le projet ALMA est un partenariat entre l'Europe, l'Asie du Sud-Est et l'Amérique du Nord, en collaboration avec la République du Chili. L'ESO est le partenaire européen d'ALMA. Chajnantor accueille également le télescope millimétrique et submillimétrique de 12 mètres de diamètre APEX exploité par l'ESO pour le compte de l'Observatoire Spatial d'Onsala (OSO), de l'Institut Max Plank pour la radioastronomie et de l'ESO lui-même.
La prochaine étape après le VLT est de construire un télescope géant européen (E-ELT) observant dans le visible et l'infrarouge avec un miroir primaire de 42 mètres de diamètre. L'E-ELT sera « l'œil le plus grand tourné vers le ciel » - le plus grand télescope dans le visible et le proche infrarouge au monde- et l'ESO, en collaboration avec la communauté scientifique, est en train de finaliser les plans précis pour sa construction. L'E-ELT tentera de répondre aux questions les plus brûlantes de l'astronomie actuellement sans réponse. Il révolutionnera peut être même notre perception de l'Univers, comme l'a fait la lunette de Galilée il y a 400 ans. Le coup d'envoi de la construction est espéré en 2010 avec un début des opérations prévu pour 2018.
Le siège de l'ESO est basé à Garching, en Allemagne, près de Munich. C'est le centre scientifique, technique et administratif de l'ESO où les programmes de développement technologique de l'ESO sont mis en œuvre afin de fournir aux observatoires les équipements les plus évolués. C'est aussi dans ces locaux que se trouve la coordination européenne du télescope spatial Hubble, animée de manière conjointe par l'ESO et l'Agence Spatiale Européenne (ESA).
OBSERVATOIRE EUROPEEN AUSTRAL
L'Observatoire européen austral (en anglais, European Southern Observatory : ESO) est une organisation européenne fondée en 1962 par un groupe de cinq pays, afin de créer un observatoire astronomique dans l'hémisphère austral.
L'ESO est l'acteur principal de l'astronomie observationnelle européenne et possède, avec des télescopes allant de 2,2 à 8,20 mètres de diamètre, un parc d'une vingtaine d'instruments, dont 15 à Paranal, permettant des observations en imagerie, photométrie, spectroscopie, interférométrie dans à peu près toutes les longueurs d'onde allant du proche ultraviolet, à l'infrarouge thermique (vers 20 microns). L'organisation possède également un système complet d'archivage des données, en partenariat avec l'agence de coordination entre l'Europe et le télescope spatial Hubble.
Son siège se trouve à Garching bei München près de Munich en Allemagne et dispose de bureaux au Chili à Vitacura dans la capitale Santiago du Chili. En 2011, l'organisation compte 15 États membres et trois sites d'observations, tous au Chili : l'Observatoire de La Silla, l'Observatoire du Cerro Paranal, où se trouve le Very Large Telescope, et l'Observatoire du Llano de Chajnantor.
Histoire
L'idée d'un observatoire européen est l'initiative de Jan Oort et Walter Baade, peut-être dès 1952. Mais l'idée prend vraiment forme lors d'une conférence sur la « Coordination de la recherche galactique » qui se tient à Groningue aux Pays-Bas en juin 1953, où est réuni la plupart des grands astronomes européens. Durant cette conférence une excursion en bateau est organisée sur l'IJsselmeer et c'est là qu'est discuté plus en profondeur l'établissement de cet observatoire astronomique. L'idée est décrite en détail par Adriaan Blaauw. Jan Oort reste très impliqué durant toutes les années précédents la création de l'ESO, notamment en étant président du comité de lobbying auprès des instances politiques.
Dès lors, six pays européens sont impliqués ( Allemagne, Belgique, France, Pays-Bas, Royaume-Uni et la Suède) et une déclaration est établie le 26 janvier 1954. Mais il faut attendre le 5 octobre 1962 pour que les cinq pays fondateurs signent la déclaration de l'ESO qui marque la création de l'institution européenne.
Le premier site d'observation de l'ESO est officiellement choisi le 15 novembre 1963 au Chili et l'emplacement où est établi l'observatoire de La Silla est acquis en octobre 19644.
Sites d'observation
La Silla
Historiquement, le premier observatoire de l'ESO est de celui de La Silla, à 600 kilomètres au nord de Santiago du Chili, près de la ville de La Serena. Sur le site de La Silla, il existe en 2010 de nombreux télescopes « nationaux ». L'ESO opère les 3 plus grands télescopes restants :
le télescope de 3,6 mètres, entré en service en 1976,
le télescope de 2,2 mètres, entré en service en 1984,
le New Technology Telescope (NTT), de 3,5 mètres, entré en service en 1989. Ce dernier a notamment servi pour le test de plusieurs technologies aujourd'hui en service sur le Very Large Telescope.
Paranal
Le Very Large Telescope (VLT) est un ensemble de télescopes situés également au Chili, dans le désert d'Atacama, à 2 600 m d'altitude, sur le Cerro Paranal, dans une zone qui est la plus sèche de cette région. Le VLT est composé de quatre télescopes principaux de 8,2 mètres de diamètre : Antu, Kueyen, Melipal et Yepun. Il est avec les télescopes Keck sur le Mauna Kea à Hawaii une des installations astronomiques terrestres les plus puissantes. Et cela notamment grâce à la technologie de l'optique adaptative, qui consiste à corriger les défauts atmosphériques en déformant légèrement les miroirs. Le parc instrumental du VLT (et des télescopes de l'ESO en général) est en revanche sans égal.
Au choix, trois des quatre télescopes peuvent par ailleurs être couplés grâce à l'interférométrie optique, (VLTI) ce qui permet d'améliorer le pouvoir de résolution. Cette technique est également utilisée par les 3 télescopes auxiliaires de 2 mètres de diamètre, installés sur la plateforme du VLT, et pouvant se déplacer en plusieurs endroits.
Llano de Chajnantor
L'Observatoire du Llano de Chajnantor est le dernier site installé au Chili par l'ESO. Il est dédié à la radioastronomie. On y trouve les projets Atacama Pathfinder EXperiment (APEX) ainsi que le Atacama Large Millimeter Array (ALMA), qui est en construction.
European Extremely Large Telescope (E-ELT)
L'ESO pilote un projet de télescope géant. Au départ, devant faire 100 mètres de diamètre, il fera 42 mètres et aura un miroir primaire segmenté (comme les télescopes Keck), puisqu'on ne sait pas faire des miroirs d'une pièce de plus de 8-9 mètres, ce qui serait la taille du miroir secondaire pour un tel télescope. Il sera situé sur le Cerro Armazones, à 20 kilomètres du Cerro Paranal.
États membres
Au 1er juillet 2008, l'ESO compte quatorze États membres :
Allemagne membre 1962 Fondateur
Autriche membre 2008 14e pays membre
Belgique membre 1962 Fondateur
Danemark membre 1967 6e pays membre
Espagne membre 2006 12e pays membre
Finlande membre 2004 11e pays membre
France membre 1962 Fondateur
Italie membre 1982 8e pays membre
Pays-Bas membre 1962 Fondateur
Portugal membre 2000 9e pays membre
Suède membre 1962 Fondateur
Suisse membre 1981 7e pays membre
Républ. tchèque 2007 13e pays membre
Royaume-Uni 2002 10e pays membre
Si le parlement brésilien ratifie l'accord du 29 décembre 2010 entre le gouvernement brésilien et l'ESO, le Brésil deviendrait le 15e membre de l'ESO et le premier non-européen.
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