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dimanche 7 avril 2013
ATTERRISSAGE DE CURIOSITY
Le bouclier thermique filmé par la caméra MARDI, située sous le ventre de Curiosity. Crédit : NASA/JPL-Caltech/MSSS/ Bard Canning
Un amateur américain a réalisé une vidéo en haute définition de l'atterrissage du rover Curiosity sur Mars d'après la séquence originale de la Nasa.
Le 7 août 2012, la Nasa publiait une vidéo de la descente de Curiosity, filmée par la caméra MARDI, calée sous le ventre de son rover. Bard Canning, un vidéaste amateur américain, a considérablement amélioré la qualité de ce film.
Une vidéo beaucoup plus fluide
http://www.cieletespace.fr/node/9543
Bard Canning a utilisé la technique de l'interpolation qui permet d'augmenter le nombre d'images par seconde en créant des images intermédiaires.
La séquence résultante comporte 30 images par seconde au lieu de 4 à l'origine. Elle est ainsi beaucoup plus fluide.
vendredi 22 mars 2013
APRES LE BUG INFORMATIQUE
En bref : Curiosity en mode sans échec depuis le 28 février
Depuis son arrivée sur la planète Mars, le rover Curiosity n’avait pas connu de panne significative, jusqu’à mercredi dernier. À l’exception de quelques retards à l’allumage, toutes les servitudes et les instruments scientifiques fonctionnaient normalement. C’est la première fois que le rover de la Nasa est contraint d’arrêter ses recherches.
Le rover Curiosity rencontre sa première panne importante depuis son arrivée en août 2012 sur la planète Mars, alors que tous les voyants étaient au vert. Depuis le 28 février, le rover Curiosity est en mode sans échec. Bien connu des propriétaires de PC, ce mode permet de le faire fonctionner avec un nombre limité de systèmes et d’interrompre le fonctionnement des instruments scientifiques et de sa foreuse. Le contact n’est pas pour autant perdu, mais il se limite au seul transfert de données liées à l’état de santé de Curiosity.
D’après la Nasa, il s'agit d'une saturation de la mémoire Flash de l’ordinateur A qui est à l’origine de cette panne informatique, très certainement provoquée par des radiations cosmiques, mais la cause première reste à déterminer. Les opérations scientifiques sont donc stoppées, le temps que la Nasa règle le problème, ce qui pourrait prendre plusieurs jours. Le système informatique de Curiosity est redondant, de sorte que dès que la panne a été détectée, le rover a basculé sur l’ordinateur B, utilisé lors du transfert entre la Terre et Mars. C’est seulement depuis son atterrissage sur la Planète rouge que Curiosity utilise l’ordinateur A.
Cela dit, la Nasa se dit confiante quant à la capacité des équipes au sol de la mission à restaurer le système, sans perte de données, afin de permettre un retour rapide des activités scientifiques sur Mars. Ce problème a déjà été rencontré sur le rover Spirit de la mission MER, mais il s'est avéré bien plus sérieux en raison de la présence d'un calculateur en boucle, ce qui n'est pas le cas sur Curiosity. Ce qui explique pourquoi le problème est sous contrôle.
REMISE EN ROUTE
Curiosity devrait bientôt reprendre du service, non sans risques
Après le bug informatique qui s’est produit la semaine dernière sur Curiosity, l'ordinateur B permet au rover martien de reprendre peu à peu du service. Mais les scientifiques sont face à un choix : faut-il concentrer son énergie pour réparer l’unité centrale défaillante pour disposer d’un ordinateur de secours, ou bien tout miser sur l’ordinateur B pour poursuivre la mission, au risque de tout perdre en cas de nouvelle panne ?
Curiosity sort peu à peu de sa léthargie. Après avoir été mis en mode sans échec à la suite d’un bug informatique affectant l’ordinateur principal, les scientifiques du Jet Propulsion Laboratory (JPL) commencent progressivement à réveiller le rover martien en activant étape par étape l’ordinateur B, identique en tous points au premier.
Néanmoins, si le robot est désormais repassé en mode actif depuis quelques jours, il n’a pas encore pleinement retrouvé ses fonctions. En effet, l’ordinateur de secours doit être mis à jour sur la position du rover ou celle de son mât par exemple, ce à quoi s’attèlent les chercheurs depuis la Terre, à plus de 300 millions de kilomètres de distance, avec « des progrès encourageants », explique Richard Cook, l’un des spécialistes du projet, dans un communiqué. Si tout se passe comme prévu, Curiosity pourrait reprendre ses investigations dès la semaine prochaine.
Le rover Curiosity est sorti du mode sans échec en fin de semaine passée et retrouve peu à peu ses esprits. Les origines de la panne de l'ordinateur principal restent à déterminer. © Nasa, JPL-Caltech, DP
Faut-il prendre le risque de compromettre la mission de Curiosity ?
Il faut cependant parler au conditionnel. Effectivement, même si l’on sait que la panne concerne la mémoire Flash de l’unité centrale principale, les causes de ce bug restent encore indéterminées. Les rayonnements cosmiques sont pointés du doigt, mais il est trop tôt pour être affirmatif.
L’ordinateur A étant pour l’heure hors service, Curiosity ne dépend que de l’ordinateur de secours. En cas de plantage de ce dernier, c’est toute la suite de la mission scientifique qui tombe à l’eau. Que faire dans ce cas ? Le dilemme auquel sont confrontés les chercheurs de la Nasa est de savoir s’il faut utiliser les ressources de B pour réactiver A et ainsi disposer d’un filet de protection, ou si l’on charge l’ordinateur B de finir la mission au risque de tout perdre.
Quoi qu’il en soit, les manœuvres devront être effectuées rapidement. Au mois d’avril, le rover se mettra temporairement en pause, car comme tous les deux ans environ, le Soleil sera intercalé entre la Terre et Mars, rendant ainsi toute communication impossible entre les deux planètes durant quelques semaines.
mardi 12 février 2013
CHEMCAM
ChemCam (CHEMistry CAMera, caméra de chimie)
est un instrument franco-américain embarqué sur le rover Curiosity qui s’est posé sur Mars en août 2012, dans le cratère Gale, pour une mission d’au moins deux années terrestres. Cette mission ambitieuse de la Nasa a pour objectif de voir si, dans le passé de Mars, la planète aurait pu être habitable.
ChemCam est un des dix instruments portés par le rover. Il se focalisera sur l’étude géologique de la région d’atterrissage et les processus planétaires anciens concernant l’habitabilité passée possible de Mars. Il doit également évaluer le potentiel biologique de l’environnement du rover et détecter la présence d’éléments toxiques pour l’Homme.
ChemCam, un laser sur Mars
Pour cela, il utilise un analyseur spectral induit par ablation laser (Libs). C’est la première fois qu’un tel instrument est envoyé sur Mars. Un tir laser, focalisé par le télescope, vaporise la roche, formant brièvement un dégagement de plasma lumineux. La lumière ainsi émise est ensuite captée par le même télescope puis analysée avec les trois spectromètres américains, ce qui permet de déterminer la composition de la cible.
L'instrument ChemCam vu de face (en haut) et de derrière. Il est ici au Centre spatial de Toulouse en 2008 (à l'époque le lancement était prévu en 2009). © Cnes/Girard Sébastien, 2008
est un instrument franco-américain embarqué sur le rover Curiosity qui s’est posé sur Mars en août 2012, dans le cratère Gale, pour une mission d’au moins deux années terrestres. Cette mission ambitieuse de la Nasa a pour objectif de voir si, dans le passé de Mars, la planète aurait pu être habitable.ChemCam est un des dix instruments portés par le rover. Il se focalisera sur l’étude géologique de la région d’atterrissage et les processus planétaires anciens concernant l’habitabilité passée possible de Mars. Il doit également évaluer le potentiel biologique de l’environnement du rover et détecter la présence d’éléments toxiques pour l’Homme.
ChemCam, un laser sur Mars
Pour cela, il utilise un analyseur spectral induit par ablation laser (Libs). C’est la première fois qu’un tel instrument est envoyé sur Mars. Un tir laser, focalisé par le télescope, vaporise la roche, formant brièvement un dégagement de plasma lumineux. La lumière ainsi émise est ensuite captée par le même télescope puis analysée avec les trois spectromètres américains, ce qui permet de déterminer la composition de la cible.
L'instrument ChemCam vu de face (en haut) et de derrière. Il est ici au Centre spatial de Toulouse en 2008 (à l'époque le lancement était prévu en 2009). © Cnes/Girard Sébastien, 2008
LA FOREUSE DE CURIOSITY
La foreuse de Curiosity s'attaque à la roche martienne
Forer le sol de Mars, les planétologues en rêvent : Curiosity est sur le point de le faire. Après une série de tests de la foreuse du rover, la Nasa devrait donner son feu vert au forage de la roche martienne d'ici quelques jours. Ce sera la première fois qu'un robot perce le sol de cette planète et en prélève des échantillons pour les analyser sur place.
Six mois après son atterrissage sur Mars, le bilan scientifique du rover Curiosity de la Nasa peut d’ores et déjà être qualifié de remarquable. Parmi les faits les plus marquants, on citera ses observations sur la présence passée d’eau à l’état liquide, en grande quantité et sur une longue période. De nombreuses données suggèrent également que la Planète rouge pourrait avoir abrité la vie.
Un seul des dix instruments de la sonde Curiosity n’avait pas encore été utilisé : la foreuse. Située à l'extrémité du bras, elle peut creuser un trou profond de 5 cm et large d’environ 1,5 cm. La surface martienne est constamment balayée par le rayonnement UV du Soleil, de sorte qu'aucun organisme ne peut y survivre très longtemps ni s'y développer. Peut-être pourrait-on trouver des choses intéressantes dans le sous-sol ?
Forer le sol de Mars, les planétologues en rêvent : Curiosity est sur le point de le faire. Après une série de tests de la foreuse du rover, la Nasa devrait donner son feu vert au forage de la roche martienne d'ici quelques jours. Ce sera la première fois qu'un robot perce le sol de cette planète et en prélève des échantillons pour les analyser sur place.
Six mois après son atterrissage sur Mars, le bilan scientifique du rover Curiosity de la Nasa peut d’ores et déjà être qualifié de remarquable. Parmi les faits les plus marquants, on citera ses observations sur la présence passée d’eau à l’état liquide, en grande quantité et sur une longue période. De nombreuses données suggèrent également que la Planète rouge pourrait avoir abrité la vie.Un seul des dix instruments de la sonde Curiosity n’avait pas encore été utilisé : la foreuse. Située à l'extrémité du bras, elle peut creuser un trou profond de 5 cm et large d’environ 1,5 cm. La surface martienne est constamment balayée par le rayonnement UV du Soleil, de sorte qu'aucun organisme ne peut y survivre très longtemps ni s'y développer. Peut-être pourrait-on trouver des choses intéressantes dans le sous-sol ?
UN PREMIER TROU SUR MARS
Curiosity a creusé le premier trou sur Mars
C’est fait. Après plusieurs essais, le rover Curiosity de la Nasa a effectué son premier forage sur John Klein, une roche baptisée du nom d’un ancien responsable de la mission décédé en 2011. Ce trou a été creusé le 8 février juste à côté d’un précédent essai réalisé deux jours plus tôt.
Pour la première fois, un rover a foré le sol martien. Après les coups de pelle de Phoenix en 2008, Curiosity vient en effet d'utiliser la foreuse placée au bout de son bras articulé pour percer une roche. Ce trou, large de 1,6 cm et profond de 6,4 cm, a permis d’extraire du matériau rocheux.
Cette poussière sera analysée ces prochains jours par plusieurs des instruments du rover, dont ceux des laboratoires CheMin (Chemistry and Mineralogy) et Sam (Sample Analysis at Mars). Le premier étudie la roche par diffraction X et par fluorescence X. Sam comprend trois instruments : un spectromètre de masse, un spectromètre à laser et un chromatographe en phase gazeuse développé par le Latmos français.
C’est fait. Après plusieurs essais, le rover Curiosity de la Nasa a effectué son premier forage sur John Klein, une roche baptisée du nom d’un ancien responsable de la mission décédé en 2011. Ce trou a été creusé le 8 février juste à côté d’un précédent essai réalisé deux jours plus tôt.
Pour la première fois, un rover a foré le sol martien. Après les coups de pelle de Phoenix en 2008, Curiosity vient en effet d'utiliser la foreuse placée au bout de son bras articulé pour percer une roche. Ce trou, large de 1,6 cm et profond de 6,4 cm, a permis d’extraire du matériau rocheux.Cette poussière sera analysée ces prochains jours par plusieurs des instruments du rover, dont ceux des laboratoires CheMin (Chemistry and Mineralogy) et Sam (Sample Analysis at Mars). Le premier étudie la roche par diffraction X et par fluorescence X. Sam comprend trois instruments : un spectromètre de masse, un spectromètre à laser et un chromatographe en phase gazeuse développé par le Latmos français.
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