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lundi 29 août 2011

NOUVELLE PLANETE EN DIAMANT


Découverte d’une planète entièrement composée de diamant dans la Voie Lactée !

Des astronomes ont localisé en dehors du système solaire une planète entièrement faite de diamant qui gravite autour d’une étoile de la Voie Lactée ! Une découverte sans précédent pour l’astronomie… Et pour tous les amateurs de bijoux du monde entier !

Cette exoplanète a été détectée dans la Voie Lactée totalement par hasard. En réalité, c’est en suivant une étoile inhabituelle, un pulsar, à l’aide du télescope basé à l’Université de Cheshire que les astronomes ont fait cette découverte absolument extraordinaire. Les pulsars sont de petites étoiles qui tournoient dont le diamètre dépasse les 15 Kilomètres et qui émettent un faisceau d’onde sur leur passage, c’est donc en observant l’un d’entre eux que les scientifiques ont pu observer que l’étoile n’était pas seule, une petite planète compagnon était en orbite autour d’elle.



Malgré sa petite taille, le corps céleste serait plus massif que celui de Jupiter ! La densité de cette planète est tellement importante que les scientifiques britanniques suppose que le carbone se présenterait sous sa forme cristalline : le diamant bien sûr !

Ce véritable joyau de l’univers gravite à quelques 4000 années-lumières de notre chère planète Terre, il ne manque plus que vous et une pioche pour aller vous enrichir. Bonne chance cela dit, avec la gravité 20 fois supérieure à celle que vous connaissez ici ! Prêt à tenter votre chance ?

vendredi 26 août 2011

CONSTELLATION DRAGON


Une étoile pour dîner
Mise à jour le jeudi 25 août 2011 à 13 h 29 HAE

Représentation du phénomène. Au départ, le trou noir était invisible et l'étoile ronde. L'image artisitique montre l'étoile détruite et le début de l'accrétion de sa matière autour du trou.
Un événement cosmique spectaculaire a été détecté par le satellite Swift de la NASA dans la constellation du Dragon.



Un trou noir géant a été surpris pendant qu'il avalait une étoile passant près de lui.

C'est un flux de rayons gamma captés par Swift qui a permis d'assister à ce repas cosmique.

Une grande partie des galaxies, dont notre Voie lactée, abritent en leur centre un trou noir qui peut représenter la masse de millions, voire de milliards d'étoiles semblables au Soleil.

Ces trous noirs dits supermassifs peuvent piéger dans leur champ de gravité des étoiles qui sont ensuite détruites.

mercredi 3 août 2011

CEINTURES ...


Il existe deux ceintures d'astéroïdes dans notre système solaire. La première, la ceinture principale, est large de 32 millions de km et se trouve entre les planètes Mars et Jupiter. La ceinture de Kuiper, éloignée de plus de 5 milliards de kilomètres du Soleil, ferme le système solaire.


La ceinture principale marque la séparation entre les planètes telluriques et gazeuses.
Des millions d'astéroïdes de forme irrégulière se trouvent dans la ceinture principale, certains de la taille de fines particules de poussière, d'autres ayant des centaines de kilomètres de diamètre.

Le plus gros, Cérès, a le statut de planète naine. Il a un diamètre de 952 km et est le seul à avoir une forme sphérique en raison de sa masse importante.

La matière présente sur certains des objets la composant pourrait, selon certains scientifiques, avoir contribué à l'apparition de la vie sur Terre.

La ceinture n'est pas homogène: des zones entières sont vides, alors que d'autres sont densément peuplées.

Des astéroïdes sont parfois éjectés de la ceinture et croisent l'orbite de planètes. Appelés géocroiseurs, ces astéroïdes au nombre de 2100 sont étroits.

La ceinture de Kuiper

Ce n'est qu'au début des années 90 que son existence a été confirmée. Elle a été nommée en l'honneur de l'astronome Gerard Kuiper, le premier à en postuler l'existence dans les années 50.

Cette région, en forme d'anneau, est probablement composée de plus de 35 000 objets de plus de 100 km de diamètre.

Sa masse est plusieurs centaines de fois supérieure à celle de la ceinture principale.

Elle est, comme la ceinture principale, l'ultime vestige du disque d'accrétion à l'origine de la création du système solaire. Deux des trois planètes naines s'y trouvent: Éris et Pluton.

La planète naine Cérès

Si la ceinture de Kuiper ferme notre système solaire, il existerait une dernière structure l'entourant: le nuage d'Oort. Composé de milliards de rochers recouverts de glace, il se trouve à la limite gravitationnelle de notre système: plus loin, un objet céleste comme une comète serait attiré plus fortement par une autre étoile.

Exploration des ceintures

Pioneer 10 a été le premier objet de fabrication humaine à traverser la ceinture principale, en juillet 1972. Les sondes Pioneer 11, Voyager 1 et 2, Galileo, Cassini, NEAR, Ulysses et New Horizons réussissent aussi ce passage sans subir de dommage.


La planète naine Pluton
S'ils étaient nerveux lors du passage des premiers engins, les responsables de missions ont vite compris que la faible densité de la ceinture rendait la probabilité d'une collision très faible.

Les toutes premières images rapprochées d'un astéroïde sont l'oeuvre de la sonde Galileo envoyée vers 951 Gaspra et 243 Ida en 1991.

Trois sondes, NEAR, Hayabusa et Dawn, ont spécifiquement été lancées pour observer des astéroïdes.

Dawn, la dernière en date, a été lancée en juillet 2007. Elle observera Vesta et Cérès. Cette sonde est le premier engin spatial à se mettre en orbite autour de deux corps planétaires différents autres que la Lune et la Terre.

Quant à sa taille, Pluton est classée deuxième planète naine connue du système solaire et 10e astre connu orbitant autour du Soleil.

Pluton a été longtemps considéré comme une planète à plein titre. L'assemblée générale de l'Union astronomique internationale lui a retiré son statut de planète en août 2006.

Aucune sonde spatiale n'a jamais survolé Pluton. Toutefois, la sonde New Horizons de la NASA, lancée en 2006, explorera le système plutonien, en 2015.

mardi 2 août 2011

LE SYSTEME SOLAIRE


Le Système solaire

Centré sur l´étoile Soleil, le Système solaire possède la structure d´un disque relativement plat. Toutes les planètes orbitent suivant des ellipses sur un plan proche du plan de révolution de la Terre : l´écliptique. Pour cette raison, vues depuis la Terre, toutes les planètes semblent se déplacer suivant une même zone de la voûte céleste : le zodiaque.




Dimensions relatives (approximatives) des planètes.
Les planètes se divisent en deux groupes :

les planètes telluriques : Mercure, Vénus, Terre et Mars. De dimensions modestes et de faibles masses, ces planètes ont une forte densité.

les planètes joviennes : Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Ce sont des planètes géantes et massives essentiellement composées de gaz, elles ont une densité faible.
Les autres objets sont classés comme planètes naines : Cérès, Pluton, Éris, etc, et les petits corps du Système solaire : astéroïdes, comètes...








dimanche 31 juillet 2011

ERUPTION SOLAIRE


Le soleil a connu une éruption exceptionnelle et spectaculaire

Mardi 7 juin 2011, une impressionnante éruption s'est déclenchée sur notre étoile, le soleil. Elle a été saisie par le satellite Solar Dynamics Observatory SDO, de la NASA, auquel collaborent les astrophysiciens solaires de l'Observatoire de Paris. Pareil phénomène énergétique n'avait pas été observé depuis cinq ans.

La tempête a soulevé un immense flot de particules qui sont, ensuite, retombées en pluie sur le Soleil, affectant près de la moitié de sa surface.

Cette éruption a été classée "de taille moyenne" (M2) par rapport à la lumière qu'elle a émise, et "mineure" (S1) en ce qui concerne le rayonnement émis. Toutefois, l'éjection de masse coronale (CME) a été exceptionnelle(1) : la matière éjectée est retombée sur le soleil en recouvrant près de la moitié du disque solaire - soit près de 1500 fois la surface du globe terrestre. Cette éruption a été la plus énergétique produite depuis 2006 pour le nombre de protons émis.

Le satellite SDO a détecté une éruption massive de gaz plus froids que la température extérieure du soleil : moins de 80 000°C alors que la couronne solaire atteint des températures de quelques millions de degrés.

© Solar Terrestrial Relations Observatory (STEREO A) / NASA
Ainsi, une quantité importante de particules électromagnétiques s'est trouvée expulsée dans le système solaire à une vitesse estimée à 1400 km/s. Sur Terre, les conséquences de ce type d'événement sont les aurores polaires, observables quelques jours après l'éruption, et les perturbations des instruments situés en dehors de la protection du champ magnétique terrestre. Parmi ceux-ci, figurent les satellites de télécommunication et de localisation GPS. Dans le pire des cas, les lignes électriques peuvent être touchées comme en témoigne le blackout(2) du Québec en mars 1989.

Heureusement, la CME n'a finalement pas touché directement la Terre mais rappelons que le Soleil entre dans un nouveau cycle d'activité qui devrait connaître son apogée en mai 2013. Cette période, pourrait être l'occasion de tempêtes solaires jusqu'alors inconnues de nos sociétés modernes. Or, la plupart des technologies du XXIème siècle sont vulnérables aux tempêtes géomagnétiques.

Notes
Les éruptions solaires et les éjections de matière coronale (CME), associées à des bulles géantes de plasma dans l'espace, sont les explosions les plus massives du système solaire et dégagent autant d'énergie qu'une bombe atomique d’un milliard de mégatonnes. Elles sont causées par l'accumulation et la brusque libération de tensions magnétiques dans l'atmosphère solaire juste au-dessus des pôles magnétiques géants que l'on voit sous la forme de tâches solaires. Une importante CME peut contenir un milliard de tonnes de matière qui est éjectée à des millions de kilomètres par heure dans une spectaculaire explosion.
Coupure d'électricité générale sur un large territoire et/ou qui affecte de très nombreux foyers.

TEMPETE SOLAIRE


Comment se préparer pour la prochaine grosse tempête solaire ?



Les réseaux de transport d'électricité et les systèmes électroniques actuels sont vulnérables aux tempêtes solaires
© NASA
L'une des plus grosses tempêtes solaires jamais observées depuis des siècles a frappé la Terre en septembre 1859, à la veille d'un cycle solaire d'intensité inférieure à la moyenne(1). La destruction solaire associée est tellement atypique que les chercheurs ne savent toujours pas comme la classer. L'explosion aspergea la Terre d'un déluge de protons inédit depuis un demi-millénaire, accompagnée de courants électriques qui incendièrent les télégraphes et envahirent le ciel de Cuba et d'Hawaii d'aurores boréales.

En juin de cette année, des responsables réunis au National Press Club de Washington DC se sont posés la question : Que se passera-t-il si ça devait de nouveau arriver ?

"Un orage magnétique de cette ampleur pourrait nous mettre KO," affirme Lika Guhathakurta, spécialiste en physique solaire de la NASA. "La société moderne s'appuie sur des systèmes sophistiqués tels que les réseaux électriques intelligents, les GPS, et les communications par satellite, qui sont tous vulnérables aux tempêtes solaires." Lika était présente au cinquième forum annuel de l'espace dédié au climat, le Space Weather Enterprise Forum (SWEF) en compagnie d'une centaine de collègues. Le but de SWEF est de mettre en lumière les phénomènes climatiques de l'espace et leurs conséquences pour l'homme, pour interpeller les politiques et responsables de la prévention des catastrophes. Le forum a réuni des élus du Congrès américain, de la Federal Emergency Management Agency (FEMA), des opérateurs électriciens, des représentants des Nations Unies, de la NASA, du NOAA et de nombreuses personnalités de tous horizons.

Au cours de l'année 2011, les prévisionnistes estiment que le soleil va entamer un cycle plus court que la moyenne des cycles. En 1859 "l'événement de Carrington" (du nom de l'astronome Richard Carrington qui décrivit la destruction solaire) montre que les cycles faibles peuvent s'accompagner de fortes tempêtes magnétiques.

En 1859, tout ce que l'on pouvait craindre de pire était une mise hors service des télégraphes pendant un ou deux jours tandis que les observateurs des îles tropicales ont pu admirer des phénomènes inouïs dans le ciel.

Mais en 2011 il en irait bien autrement. Les pannes en cascade des lignes à haute tension et transformateurs électriques intercontinentaux priveraient la Terre d'électricité pendant des semaines, voire des mois avant que les ingénieurs puissent réparer les avaries. La navigation aérienne et par bateau serait privée de GPS, les réseaux bancaires et financiers s'arrêteraient de fonctionner, avec toutes les conséquences qu'on peut imaginer pour le commerce, bref : un scénario catastrophe à l'ère du tout informatique. Selon un rapport de 2008 de la National Academy of Sciences, un événement solaire exceptionnel comme il en est recensé tous les cent ans pourrait avoir un impact économique égal à l'ouragan "Katrina" puissance 20 !

Alors que les décideurs se réunissaient pour prendre conscience des risques, non loin de là, les chercheurs de la NASA tentent activement de les circonscrire : "Nous sommes désormais capables de suivre la trajectoire des tempêtes solaires et leur progression vers la Terre en 3D," rapporte Michael Hesse, intervenant au forum et directeur du GSFC Space Weather Lab. "C'est l'amorce d'un système opérationel d'alerte aux catastrophes climatiques provenant de l'espace en vue de la protection des réseaux électriques et des infrastructures de haute technologie en cas d'activité solaire intense."

Le modèle est réalisé à partir de données collectées par une flotte de satellites de la NASA en orbite autour du soleil. Les analystes du laboratoire alimentent une base de données stockée dans des super ordinateurs qui traitent les données. Quelques heures après une éruption majeure, les ordinateurs produisent un film en 3D montrant la trajectoire de la tempête, quels planètes et satellites seront touchés et quand. Ce type de "prévisions interplanétaires" est sans précédent dans la courte histoire de la climatologie spatiale.

"Nous vivons une époque privilégiée de la climatologie de l'espace," note Antti Pulkkinen, chercheur au laboratoire climatologique de l'Espace Space Weather Lab. "Le développement récent de modèles scientifiques basés sur la physique nous permet d'anticiper ces cataclysmes."

Certains de nos modèles informatiques sont tellement pointus qu'ils peuvent anticiper la pénétration dans le sol terrestre de courants électriques générés par une éruption solaire. L'enjeu est de taille pour les transformateurs électriques et le projet expérimental "Solar Shield" dirigé par le Dr Pulkkinen a pour mission d'identifier les transformateurs les plus menacés par chaque éruption solaire. "Il suffit de déconnecter pendant quelques heures tel ou tel transformateur à haut risque pour prévenir des pannes qui peuvent durer plusieurs semaines et plonger dans le noir un continent entier," souligne le Dr Pulkkinen.

Un autre intervenant au SWEF, le Dr John Allen du Directorat de la Mission opérations spatiales de la NASA, a mis en lumière les risques pris par les astronautes face aux intempéries de l'espace. "Si personne n'est à l'abri de ces risques, les astronautes sont en première ligne et sont exposés à des niveaux de radiation quatre fois plus élevés que les travailleurs du nucléaire sur Terre," a-t-il dit. "Il s'agit d'un risque professionnel très élevé."

La NASA consigne scrupuleusement les dosages accumulés par chaque astronaute au cours de sa carrière. Chaque décollage, chaque sortie dans l'espace, chaque destruction solaire sont enregistrés. Lorsqu'un astronaute atteint des niveaux proches de la limite... Il ou elle peut se voir interdire de quitter la station spatiale ! L'exactitude des alertes aux tempêtes de l'espace peut permettre de contrôler ces expositions, par exemple en reprogrammant les sorties dans l'espace lorsqu'il existe un risque d'éruption solaire.

Le Dr Allen s'est aussi prononcé pour un nouveau type de bulletin météo : "Les messages du type 'RAS'. Outre une information sur les périodes pendant lesquelles il faudrait s'abstenir de sortir, on aimerait connaître celles qui sont sans danger. Il s'agit de nouvelles perspectives pour les climatologues de l'espace : prévoir non seulement les périodes à haut risque d'éruption d'une tâche noire mais aussi les périodes sans risque."

Le SWEF a un rôle pédagogique clé dans la création des conditions d'une bonne anticipation des tempêtes solaires. C'est ce que soulignent le Dr Lika Guhathakurta et son collègue Dan Baker de l'Université du Colorado dans un édito du New York Times en date du 17 juin dernier : "Les alertes météo de l'espace c'est bien ... expliquer ce qu'elles veulent dire et comment y réagir c'est mieux"

Notes
Le cycle solaire de 1859 (le cycle solaire 10) était un cycle faible, typique des cycles solaires du 19ème siècle. Ces cycles étaient largement inférieurs à la moyenne des cycles solaires de l'ère spatiale, qui étaient des cycles intenses. Le cycle solaire 24, celui que nous traversons actuellement, présente un nombre de tâches noires en régression, proche de celui du cycle 10.

samedi 30 juillet 2011

Radiation Belt Storm Probes


Radiation Belt Storm Probes

Radiation Belt Storm Probes ou RBSP est une mission spatiale de la NASA faisant partie du programme Living With a Star et composée de deux satellites qui doivent être lancée en 2012. Le programme « Living With a Star » a pour objectif de développer les connaissances scientifiques concernant les interactions du Soleil avec la Terre qui affectent directement la vie et la société humaine. La mission RBSP doit accroitre les connaissances scientifiques sur le comportement des électrons relativistes et des ions dans l'espace lorsque le vent solaire et l'activité solaire évoluent.
La mission principale doit durer 2 ans et une durée de vie de 4 ans est attendue. Les deux satellites stabilisés par spin doivent être lancés par une fusée unique Atlas V 4011
Cinq instruments doivent être embarqués :
Energetic Particle, Composition, and Thermal Plasma (ECT) 2
Electric and Magnetic Field Instrument Suite and Integrated Science (EMFISIS).
Electric Field and Waves Instrument (EFW).
Radiation Belt Storm Probes Ion Composition Experiment (RBSPICE).
Relativistic Particle Spectrometer (RPS) fournit par le NRO

MISSION SDO


Solar Dynamics Observatory (SDO) est un observatoire solaire développé par l'agence spatiale américaine, la NASA, dont le lancement a eu lieu le 11 février 2010. Sa mission qui s'inscrit dans le programme Living With a Star (« Vivre avec une étoile »), consiste à développer notre connaissance du Soleil, en particulier ses caractéristiques qui affectent la Terre et l'espace proche de celle-ci, et les changements de son activité. À cet effet l'observatoire étudie de petites zones de l'atmosphère solaire en l'analysant sur un grand nombre de longueurs d'ondes.

Objectifs de la mission SDO

SDO doit permettre de comprendre comment et pourquoi le champ magnétique du Soleil change. Il doit contribuer à répondre aux questions suivantes :
Quel mécanisme est à l'origine du cycle solaire de 11 ans.
Comment le flux magnétique des régions actives apparait, se concentre puis se disperse à la surface du Soleil.
Comment les reconnexions du champ magnétique à petite échelle se traduisent par des modifications de la topologie du champ magnétique à grande échelle; dans quelle mesure contribuent-elles à réchauffer la couronne et à accélérer le vent solaire.
Où surviennent les variations d'irradiance dans l'ultraviolet lointain et dans quelle mesure celles-ci sont liées aux cycles de l'activité magnétique.
Quelles configurations du champ magnétique aboutissent aux éjections de masse coronale et éruptions solaires à l'origine des particules énergétiques et des radiations.
Est-ce que la structure et la dynamique du vent solaire près de la Terre découlent de la configuration du champ magnétique et de la structure de l'atmosphère à proximité de la surface du Soleil.
Dans quelles circonstances l'activité solaire s'accroit-elle et est-il possible d'effectuer des prévisions précises et fiables de la météorologie spatiale et du climat2.
Lancement

Le satellite a été lancé le 11 février 2010 par une fusée Atlas V depuis la base de Cape Canaveral en Floride. Le lanceur doit injecter l'observatoire solaire sur une orbite de transfert géosynchrone. Le satellite est pourvu d'un moteur-fusée utilisant des ergols hypergoliques qui permettra de circulariser l'orbite une fois l'apogée atteint. Ce propulseur est aussi utilisé pour corriger l'orbite au cours de la mission. Celle-ci doit durer 5 ans3.
Conception du satellite

SDO est un satellite de 4,5 mètres de haut sur 2 mètres de largeur et de profondeur pesant 3,1 tonnes dont 270 kg pour la charge utile. Le satellite est placé sur une orbite géosynchrone inclinée ce qui permet à la fois un transfert à haut débit pratiquement continu des données collectées vers une station terrestre unique et une observation du soleil presque continue, interrompue seulement par des éclipses périodiques durant 2 à 3 semaines lors du passage aux équinoxes. Le satellite est stabilisé sur 3 axes avec ses instruments pointés en permanence vers le Soleil3.

Instruments

Résolution comparée des différentes générations d'observatoires solaires
Les instruments scientifiques embarqués à bord du satellite permettent de :
mesurer à une fréquence élevée l'irradiance du spectre du Soleil dans l'ultraviolet lointain
mesurer l'effet Doppler dû aux variations de vitesse sur l'ensemble du disque visible
effectuer des mesures à haute résolution du champ magnétique sur l'ensemble du disque
réaliser des photos à fréquence élevée de la chromosphère et de la couronne interne à différentes températures
effectuer ces mesures durant une fraction significative du cycle solaire pour disposer de données sur les variations qui affectent le Soleil à différents moments de son cycle4.
Ces instruments sont :
Helioseismic and Magnetic Imager (HMI)
HMI est un instrument aux capacités améliorées par rapport à celui embarqué sur SoHO/MIDI.
Atmospheric Imaging Assembly (AIA)
AIA permet de prendre des photos de l'atmosphère solaire sur 10 longueurs d'ondes toutes les 10 secondes. Ces mesures permettent d'établir la relation entre les modifications à la surface du Soleil et en profondeur.
Extreme Ultraviolet Variablity Experiment (EVE)
EVE mesure l'irradiance dans l'ultraviolet lointain avec une précision et à une fréquence inédites. Les données obtenues doivent permettre de comprendre les variations dans le temps de l'activité solaire4.
La résolution du capteur est grandement améliorée par rapport aux missions précédentes d'études du Soleil SOHO et STEREO. Le capteur utilisé par les instruments AIA et EVE permet de prendre des images d'une résolution native de 4096x40965.

UNE ENIGME SOLAIRE RESOLUE


Une énigme solaire résolue

Rayonnement ultraviolet du Soleil
Les scientifiques savaient depuis des dizaines d'années que la couronne du Soleil, une couche lointaine de son atmosphère, atteignait des températures plus de 200 fois plus élevées que sa surface visible, mais ils ne pouvaient vérifier leurs hypothèses pour expliquer le phénomène.

Explications

À la surface du Soleil, la température est d'environ 6000 degrés, alors qu'elle grimpe jusqu'à 2 ou 3 millions de degrés dans la couronne plus éloignée du noyau du Soleil où se produisent pourtant les réactions nucléaires.

Dans les années 1970, le physicien suédois Hannes Alfvén avait prédit l'existence d'ondes véhiculant cette énergie via les lignes du champ magnétique parcourant le plasma de la couronne. Toutefois, à ce jour, ces ondes n'avaient pas été détectées en quantité suffisante pour fournir l'énergie requise.

Des images à haute résolution dans l'ultraviolet, prises à une cadence rapide (toutes les 8 secondes) par l'observatoire orbital SDO de la NASA, ont permis au chercheur Scott McIntosh et à ses collègues du High Altitude Observatory of the National Center for Atmospheric Research de détecter ces ondes à profusion.

Selon leurs travaux publiés dans le magazine Nature, elles se propagent à très grande vitesse (de 200 à 250 km/s) au sein du plasma en mouvement.

Avec un flux d'énergie de l'ordre de 100 à 200 watts par mètre carré, ces ondes suffisent pour fournir l'énergie nécessaire pour propulser les rapides vents solaires et compenser les pertes de chaleur des régions calmes de la couronne solaire.

Ce n'est cependant pas assez d'énergie pour fournir les 2000 watts/m2 nécessaires pour alimenter les zones actives de la couronne, ajoutent les chercheurs. Selon eux, des instruments de plus grande résolution spatiale et temporelle permettront à l'avenir d'observer le spectre d'énergie rayonnée dans les zones actives.

De plus, d'autres travaux doivent maintenant permettre de comprendre comment et où ces ondes sont générées et dissipées dans l'atmosphère solaire.

La mission de cinq ans du SDO commencée en février 2010 permettra de mieux comprendre le fonctionnement interne du Soleil et de son champ magnétique en captant des milliers d'autres images et de nombreuses données.

SDO prend en quelque sorte la relève de la sonde SOHO, qui étudie le Soleil depuis 1995 et qui a permis de confirmer que les taches solaires se déplaçaient plus vite à l'équateur.

L'observatoire doit entre autres déterminer la durée du prochain cycle du Soleil (qui dure en moyenne 11 ans) et établir quand les vents solaires chargés de particules à haute énergie frapperont la Terre.

jeudi 28 juillet 2011

Etoile HD 10180



L'étoile HD 10180 est entourée de cinq à sept planètes. Photo ESO.
Cinq, six, sept ? Les astronomes ne le savent pas encore. Mais l’équipe européenne qui vient d’annoncer sa découverte sait qu’elle a déniché un trésor astronomique : un système planétaire au grand complet… tournant autour d’une autre étoile que le Soleil. L’étoile qui accueille ces nouveaux mondes s’appelle HD 10180 et se trouve à environ 130 années-lumière de la Terre, dans la constellation de l’Hydre. Elle a été observée, six années durant, par une équipe européenne, essentiellement franco-suisse, menée par Christophe Lovis, Damien Ségransan, Michel Mayor, Didier Queloz, Stéphane Udry, Francesco Pepe, Willy Benz, François Bouchy et d’autres collaborateurs encore.



C’est au Chili, à la station de La Silla appartenant à l’observatoire européen austral (ESO) que la découverte a été faite, à l’aide de l’instrument Harps, installé sur l’antique télescope de 3,6 mètres de diamètre. Harps est un spectrographe. Cet instrument ne photographie pas les planètes, ni ne détecte leur passage en ombre chinoise devant leur étoile. Harps détecte l’influence gravitationnelle des planètes sur leur étoile via l’infime va et vient de ces dernières autour de leur centre de gravité. Plus la masse de la planète est grande, plus ce mouvement réflexe de l’étoile est important. Plus la planète se trouve près de son étoile, plus ce mouvement, dont l’amplitude est d’une révolution, soit une année « locale » est rapide. On comprend dès lors pourquoi, jusqu’ici, seules des planètes de très grandes masses, se trouvant près de leur étoile – avec une année locale parfois inférieure à une journée terrestre ! – étaient découvertes. Au fil des ans, de l’accumulation des observations et de l’affinement des instruments et des mesures, des exoplanètes de plus en plus petites sont donc logiquement découvertes…

C’est ainsi que l’étoile HD 10180 a d’abord révélé cinq planètes autour d’elle, d’une masse comparable à celle de Neptune, soit 13 masses terrestres pour la plus petite, 25 masses terrestres pour la plus grosse. Puis, au fil des années, le « signal » très faible de deux autres corps a été semble t-il détecté, mais, prudente, notre équipe européenne préfère attendre une prochaine confirmation pour entériner défintivement cette – très probable – seconde série de découvertes. Anticipons donc sur cette future annonce officielle et visitons ce nouveau système planétaire.

HD 10180 ne ressemble que de très loin à notre propre système solaire. Chez nous, huit planètes : Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Là-bas, sept planètes, baptisées HD 10180 b,c,d,e,f,g,h. Première surprise, ce système ne compte aucune géante, comme Jupiter, ou les « super Jupiter » communément découvertes jusqu’ici par les astronomes un peu partout dans la Galaxie. Seconde surprise, six de ces exoplanètes, les cinq « neptuniennes » plus une planète de masse à peine supérieure à celle de la Terre (HD 10180 b), circulent à moins de 210 millions de kilomètres de leur étoile, la septième exoplanète du système, HD 10180 h, grosse comme Saturne, circulerait quant à elle à un demi milliard de km. La densité de « population » de ce système apparaît ainsi bien supérieure à celle de notre propre système solaire.

A ce jour, au premier septembre 2010, 490 exoplanètes ont été découvertes, et ceci en quinze ans seulement. Parmi elles, les premiers systèmes commencent à apparaître, comme ceux de 55 Cancri (cinq planètes actuellement), Gliese 876, Gliese 581, HD 160691 (quatre planètes à ce jour), 61 Virginis (trois planètes) etc. Dans les années qui viennent, avec le traitement des données enregistrées par les satellites Corot et Kepler, puis avec la mise en oeuvre du satellite Gaia et d’instruments d’analyse encore plus précis que Harps sur les télescopes géants, ce sont des milliers d’autres mondes que vont explorer les astronomes.

mardi 26 juillet 2011

ERIS


Éris, également désignée par (136199) Éris, est la plus grande planète naine connue du système solaire et le neuvième plus grand objet orbitant directement autour du Soleil.
Éris est un objet transneptunien, mesurant entre 2 350 et 3 000 km de diamètre et 27 % plus massif que Pluton8,4.
Éris est un objet épars situé dans une région de l'espace au-delà de la ceinture de Kuiper. Il possède un satellite naturel, Dysnomie. Ils sont actuellement (2007) situés à environ 97 ua du Soleil, environ trois fois plus loin que Pluton. C'est la planète naine connue la plus éloignée du Soleil9.
Éris fut observée en 2003 par l'équipe de Michael E. Brown du California Institute of Technology, mais ne fut pas identifiée avant le 5 janvier 2005. Elle porte le nom de la déesse grecque Éris. Sa taille la fit qualifier de dixième planète du système solaire par ses découvreurs, entre autres. Cette qualification, ainsi que la perspective de découvrir d'autres objets similaires par le futur, a motivé l'Union astronomique internationale (UAI) à définir le terme « planète » pour la première fois de façon formelle. Selon cette définition, approuvée le 24 août 2006, Éris fut désignée comme étant une planète naine, ainsi que Pluton et Cérès10. En juin 2008, l'UAI a décidé de classer Éris dans la catégorie des plutoïdes comme Pluton.



Planète naine



Planète naine



Dimensions relatives des huit plus grands objets transneptuniens connus par rapport à la Terre.
En astronomie, une planète naine est un type d’objet céleste du système solaire, intermédiaire entre une planète et un petit corps1.
Le terme fut adopté en 2006 par l’Union astronomique internationale afin de clarifier la classification des objets tournant autour du Soleil1.
Aujourd’hui, cinq objets sont reconnus comme planète naine : Éris, Pluton, Makemake, Haumea et Cérès.
Les objets connus les plus susceptibles d’être ajoutés à cette catégorie sont : Charon, Sedna, Quaoar, Orcus, Varuna, Ixion, 2002 TC302, 2007 OR10, 2002 AW197.





L’Union astronomique internationale, organisation chargée de la nomenclature astronomique, définit une planète naine comme un corps céleste du système solaire qui satisfait aux conditions suivantes1 :
il est en orbite autour du Soleil (ce n’est donc pas un satellite) ;
il possède une masse suffisante pour que sa gravité l’emporte sur les forces de cohésion du corps solide et le maintienne en équilibre hydrostatique (sous une forme presque sphérique) ;
il n’a pas fait place nette dans son voisinage orbital ;
il ne doit pas être un satellite naturel.
Ce terme fut adopté le 24 août 2006 par l’Union astronomique internationale1. Il participe d’une classification des objets du système solaire en trois catégories selon leur taille et leur environnement. En plus des planètes naines, les planètes sont des objets suffisamment grands pour avoir fait place nette dans leur voisinage ; les petits corps ne sont pas suffisamment massifs pour être en équilibre hydrostatique. Selon cette définition, les planètes naines ne forment pas une sous-catégorie des planètes, mais une catégorie à part entière.
En juillet 2008, quatre corps ont officiellement été reconnus comme planètes naines (voir plus bas). D’après Michael E. Brown, découvreur d’Éris, une cinquantaine d’autres corps pourraient prochainement rejoindre cette nomenclature, puis des centaines d’autres à l’avenir2.
En juin 2008, l’Union astronomique internationale (UAI) a décidé de classer Pluton et Éris dans la catégorie des plutoïdes. Un plutoïde est une planète naine dont le demi grand-axe est supérieur à celui de Neptune. L’UAI n’a pas créée de nouvelle catégorie pour Cérès. À la mi-septembre 2008, Makemake et Haumea ont aussi reçu cette dénomination.
En dehors de cette nouvelle classification, les autres termes tels ceux d’astéroïde ou d’objet de la ceinture de Kuiper continuent à s’appliquer. Ces termes sont basés sur la situation de l’objet dans le système solaire ou sa composition.

NOUVELLE LUNE AUTOUR DE PLUTON


Une lune de plus pour la reine des planètes naines


Un nouvel objet a été découvert en orbite autour de Pluton.




Illustration du système Pluton-Charon. (ESO)
Le télescope Hubble a permis de découvrir une nouvelle lune en orbite autour de Pluton, l’ex-neuvième planète du système solaire devenue l’archétype d’une nouvelle catégorie, les planètes naines.





Appelée P4 en attendant son vrai nom de baptême, c’est la plus petite lune connue autour de Pluton. Son orbite est située entre celles de Nyx et d’Hydra, découvertes en 2005 par le même télescope spatial. Son diamètre est estimé entre 13 et 34 km, contre plus de 1000 km pour Charon, la plus grosse des lunes de Pluton.


Ce petit astre va pouvoir être ajouté au carnet de bal de la sonde New Horizons de la Nasa, qui doit atteindre Pluton en 2015. La sonde, la première à rendre visite à Pluton, pourra prendre des images en survolant P4. Partie en 2006 pour ce long périple, New Horizons doit s’approcher au plus près à 9.600 km de Pluton et à 27.000 km de Charon.




lundi 25 juillet 2011

Eclipse solaire 1999


Phases générales d'une éclipse solaire


Phases de l'éclipse 1999.
Détails des phases.


Éclipse du 11 août 1999 (Image produite par un télescope).
Le commencement de l'éclipse totale est l'instant où le cône de pénombre de la Lune commence à balayer le disque terrestre.
Le commencement de l'éclipse totale ou annulaire est l'instant où le cône d'ombre de la Lune commence à balayer le disque terrestre.
Le commencement de la centralité est l'instant où l'axe du cône d'ombre de la Lune commence à balayer le disque terrestre.
Le maximum de l'éclipse est l'instant où la grandeur de l'éclipse est maximale (l'instant où la plus grande surface terrestre est dans l'ombre).
La fin de la centralité est l'instant où l'axe du cône d'ombre de la Lune termine de balayer le disque terrestre.
La fin de l'éclipse totale ou annulaire est l'instant où le cône d'ombre de la Lune termine de balayer le disque terrestre.
La fin de l'éclipse générale est l'instant où le cône de pénombre de la Lune termine de balayer le disque terrestre.
Phases locales d'une éclipse solaire[modifier]
Article détaillé : Éclipse solaire.
On appelle « premier contact » ou « premier contact extérieur » le moment où le disque lunaire commence à empiéter sur le disque solaire.
On appelle « deuxième contact » ou « premier contact intérieur » le moment où le disque lunaire est complètement entouré par le disque solaire (éclipse annulaire) ou le moment où le disque solaire disparaît complètement (éclipse totale).
On appelle « troisième contact » ou « deuxième contact intérieur » le moment où le disque lunaire commence à se dégager du disque solaire (éclipse annulaire) ou le moment où le disque solaire commence à réapparaître (éclipse totale) avec « l'effet diamant ».
Enfin, on appelle « quatrième contact » ou « deuxième contact extérieur » le moment où le disque solaire se détache du disque lunaire .
En France métropolitaine, il faudra attendre 2081 pour observer la prochaine éclipse totale de Soleil1.




vendredi 22 juillet 2011

Une planète habitable !!


Des astronomes ont trouvé une autre planète 'habitable'





 Michel Mayor (à gauche) et Stéphane Udry posent avec une représentation artistique de la nouvelle planète. (Keystone)

Des chercheurs suisses et européens ont découvert la première planète hors du système solaire à présenter des conditions favorables au développement de la vie.
Ceux qui se prendraient à rêver de fuir la Terre doivent cependant savoir que la 'nouvelle Terre' se situe à 20,5 années-lumière de notre Planète bleue.

La planète, qui n'a pas encore reçu de nom de baptême, a été découverte par une équipe d'astronomes suisses, français et portugais dans le cadre d'une recherche dirigée par l'Observatoire de l'Université de Genève.

Présentant des conditions relativement proches de celle de la Terre, cette planète est la plus petite des exo-planètes - ou planètes hors système solaire - découvertes à ce jour. Ses températures oscillent entre 0 et 40 degrés et permettent aux scientifiques d'envisager sa viabilité.

«Tous les facteurs pour le développement de la vie sont réunis», a confié Stéphane Udry, astronome à l'Obervatoire de l'Université de Genève, à swissinfo.

«On peut envisager une nature quasi terrestre, qui présenterait une croûte rocheuse recouverte d'océans, indique-t-il. La gravité n'y est pas trop problématique et elle se situe juste à la bonne distance de son étoile - rangée dans la catégorie des 'naines rouges' - pour que sa température permette l'existence d'eau sous forme liquide.»

A 240 trillions de kilomètres
Jusqu'à ce jour, environ 220 exo-planètes ont déjà été découvertes. Il s'agissait en grande majorité de planètes gazeuses et très lourdes, avec des températures trop basses ou trop élevées.

Si la nouvelle exo-planète découverte présente pour sa part des conditions favorables, ceux qui se prendraient à rêver de fuir la Terre doivent savoir qu'elle est tout de même 600 millions de fois plus éloignée que la lune. Au total, 240 trillions de kilomètres, soit 20,5 années-lumière, la séparent de notre Planète bleue.

Comme cette planète est inaccessible, les scientifiques ne pourront tenter d'en savoir plus qu'en analysant l'infime partie de la lumière de son étoile qu'elle réfléchit, dans le but de détecter des traces chimiques de vie.

«On peut alors voir s'il y a de l'eau et même s'il y a de la vie, explique Stéphane Udry. S'il y a de l'oxygène en grande quantité, cela veut dire qu'il doit y avoir de la vie pour le générer.»

Une question de temps
Observée à partir d'un spectographe de conception franco-suisse ('High Accuracy Radical Velocity Planetary Search Project', HARPS) installé dans un grand téléscope de l'Observatoire de La Silla, au Chili, cette planète n'a jusqu'ici livré aucun secret sur les potentielles formes de vie qui pourraient y exister.

Pour l'heure, deux projets, l'un en Europe ('Darwin') et l'autre aux Etats-Unis ('Terrestrial Planet Finder'), sont prévus pour tenter d'en savoir plus sur les planètes extra-solaires et les exo-planètes 'habitables'.

En ce qui le concerne, Stéphane Udry souligne que trouver des traces de vie serait important «d'un point de vue philosophique et sociologique». Pour lui, améliorer les connaissances quant à la façon dont la vie s'est développée dans l'univers revient à enrichir notre compréhension du monde.

«Plus nous avançons, plus nous sommes convaincus que trouver de la vie sur d'autres planètes comparables à la nôtre est une question de temps et de technologie. Mais cela ne signifie pas que cette vie sera douée d'intelligence», conclut-t-il.

jeudi 21 juillet 2011

ESPACE


ESPACE - Elle ne change rien au statut controversé de la planète naine...

Ils cherchaient des anneaux, ils ont décroché la lune. Mercredi, des astronomes de la Nasa ont présenté la dernière découverte d'Hubble: un 4e satellite orbitant autour de Pluton, temporairement baptisé P4.

L'objet est minuscule: entre 13 et 34 km de diamètre. Il vient s'ajouter à Charon (1.000 km), Nix et Hydra (moins de 100 km).




Pour autant, avoir des lunes ne suffit pas à faire de vous une planète: en 2006, l'Union astronomique internationale a déclassé Pluton de son statut de 9e planète du système solaire pour en faire une planète naine de la ceinture de Kuiper. La découverte de plusieurs autres corps d'une taille similaire, comme d'Eris, en 2005, ont notamment précipité le sort funeste de Pluton. Ce qui n'empêche pas des astronomes, notamment américains, de contester ce changement.

mardi 19 juillet 2011

CEINTURE DE KUIPER


La ceinture de Kuiper (parfois appelée ceinture d'Edgeworth-Kuiper, ['kœj.pər] en néerlandais1), est une zone du système solaire s'étendant au-delà de l'orbite de Neptune, entre 30 et 55 unités astronomiques (ua)2. Cette zone en forme d'anneau est similaire à la ceinture d'astéroïdes, mais plus étendue, 20 fois plus large et de 20 à 200 fois plus massive3,4. Comme la ceinture d'astéroïdes, elle est principalement composée de petits corps, restes de la formation du système solaire, et d'au moins trois planètes naines, Pluton, Makemake et Haumea. En revanche, tandis que la ceinture d'astéroïdes est principalement composée de corps rocheux et métalliques, les objets de la ceinture de Kuiper sont majoritairement constitués de composés volatils gelés comme le méthane, l'ammoniac ou l'eau.




Depuis la découverte du premier objet en 1992, plus de mille autres objets ont été découverts dans la ceinture de Kuiper et elle contiendrait plus de 70 000 corps de plus de 100 km de diamètre5. Elle serait le principal réservoir des comètes périodiques dont la période de révolution est inférieure à 200 ans. Les centaures et les objets épars, tels qu'Éris, en seraient issus. Triton, le plus gros satellite de Neptune pourrait être un objet de la ceinture de Kuiper qui aurait été capturé par la planète6. (136199) Éris est le plus grand objet connu de la ceinture de Kuiper7.
La ceinture de Kuiper ne doit pas être confondue avec le nuage d'Oort, zone encore théorique et supposée être mille fois plus éloignée. Les objets de la ceinture de Kuiper, ainsi que les objets épars et tout membre potentiel des nuages de Hills et d'Oort, sont collectivement nommés objets transneptuniens8.

CHARON


Charon est le plus grand satellite naturel de Pluton et un objet massif de la ceinture de Kuiper.


HAUMEA


(136108) Haumea est une planète naine de la ceinture de Kuiper et un plutoïde.
Il fut découvert en 2005 par l'équipe de J. L. Ortiz de l'institut d'astrophysique d'Andalousie à l'observatoire de la Sierra Nevada en Espagne et en 2004 par celle de Mike Brown du Caltech aux États-Unis. Le MPC crédite la découverte à l'équipe d'Ortiz, qui fut la première à annoncer l'objet4. Sa dénomination provisoire était 2003 EL61.




Haumea possède deux satellites naturels, une rotation très rapide (moins de 4 h), une forme ellipsoïdale et un albédo élevé causé par des cristaux de glace d'eau à sa surface, ce qui en fait un membre exceptionnel parmi les cubewanos. On pense qu'il est également le composant principal d'une famille d'objets créés après un impact et qui est responsable de ses caractéristiques inhabituelles.
Dans sa plus longue dimension, Haumea mesurerait entre 1 960 et 2 500 km, à peine moins que Pluton et deux fois plus que Cérès, la plus petite planète naine connue. Sa masse atteindrait un tiers de celle de Plu

MAKEMAKE


Makemake également désignée par (136472) Makemake, est la troisième plus grande planète naine connue. Elle appartient à la ceinture de Kuiper et fut découverte en 2005 par Michael E. Brown, Chadwick Trujillo et David Rabinowitz du California Institute of Technology. Makemake n'a aucun satellite connu, ce qui la différencie des autres planètes naines de la ceinture de Kuiper.



Son diamètre est d'environ trois quarts de celui de (134340) Pluton 1 .
Sa température moyenne très faible (environ 30 K, soit -243,2 °C) signifie que sa surface est recouverte de méthane, d'éthane et, éventuellement, de glaces d'azote2.