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lundi 28 novembre 2011

SOLSTICE OU EQUINOXE '


La différence entre solstice et équinoxe
La confusion entre équinoxe et solstice est facile à faire. Ces phénomènes se produisent deux fois par an généralement à date fixe. Les explications pour ne plus s'emmêler les pinceaux.
 
 Notre calendrier se divise en quatre saisons : printemps, été, automne et hiver. Comment cette scission s'opère ? Les équinoxes et les solstices sont des phénomènes astronomiques biannuels. L'équinoxe de mars marque le début du printemps et celui de septembre annonce l'automne. Quant aux solstices, ils jouxtent printemps-été et automne-hiver. Outre leur rôle de frontière entre les saisons, ces moments ponctuels de l'année correspondent à des époques et positions de la Terre sur son orbite autour du Soleil.



Le plan écliptique représente le déplacement de la Terre. Photo © IMCCE/Patrick ROCHER

Orbite de la Terre
Nul n'est sans savoir que le Terre tourne sur elle-même mais également autour du Soleil. En se déplaçant, notre planète décrit une trajectoire, l'orbite. Elle se matérialise sous la forme d'un plan, le plan écliptique. Il n'est en rien confondu avec l'axe de rotation de la Terre. Ils ne sont pas non plus perpendiculaires, à savoir que l'axe de rotation de la Terre n'est pas la normale (système orthonormé en mathématiques) au plan. Cette configuration explique que l'équateur céleste ne soit pas parallèle au plan de l'orbite terrestre.
Jour et nuit ex-aequo
Les équinoxes se produisent le 20 mars et le 22 septembre de chaque année. A ce moment, la durée du jour et de la nuit est quasiment identique et ce quelque soit l'endroit où on se trouve à la surface du globe. Cette égalité de temps s'explique tout simplement par la position qu'occupe notre astre, le Soleil.
Si l'on se représente la disposition vue précédemment, par une géométrie dans l'espace, on constate que le plan écliptique "coupe" l'équateur en deux points constituant une ligne, la ligne des équinoxes. Lorsque le Soleil se situe à l'un de ces deux points, c'est l'équinoxe. Les rayons solaires émis sont perpendiculaires à l'axe de rotation de la Terre donc parfaitement parallèles à l'équateur céleste d'où une durée quasi similaire du jour et de la nuit.
Bataille entre jour et nuit
La ligne des solstices se situe perpendiculairement à l'axe des équinoxes. Elle décrit un plan qui est opposé à celui de l'équateur (contrairement au plan des équinoxes). A ce moment, le soleil atteint ses positions les plus méridionale et septentrionale. Il émet des rayons qui sont inclinés d'un certain angle au niveau équatorial. Cela explique que la durée du jour ou de la nuit soit plus longue.
Bien évidemment, les solstices sont inversés suivant l'hémisphère où l'on trouve. En France, le solstice d'été du 21 juin correspond à celui hivernal en Australie

LA MOUSSON


Mousson



Carte des climats mondiaux.
Le régime de mousson est en bleu clair.
La mousson est le nom d'un système de vents périodiques des régions tropicales, actif particulièrement dans l'océan Indien et l'Asie du Sud. Le mot mousson provient (par le portugais) de l'arabe mawsim qui signifie saison et désigne notamment la saison favorable à la navigation vers l'Inde dans l'océan Indien.
Le mot est également employé pour indiquer la saison durant laquelle ce vent souffle dans le sud-ouest de l'Inde et les régions adjacentes et qui est caractérisée par des précipitations très fortes, et aussi pour nommer les précipitations qui sont associées à ce vent. Il est aussi finalement appliqué aux inversions saisonnières de direction du vent le long des rivages de l'océan Indien, particulièrement dans la mer d'Oman et le golfe du Bengale, qui souffle du sud-ouest pendant six mois et du nord-est pendant l'autre semestre.

Les moussons sont causées par le fait que la terre s'échauffe et se rafraîchit plus vite que la mer. Au printemps, les températures terrestres s'élèvent progressivement et la terre atteint une température plus élevée que la mer. L'air chaud de la terre tend à s'élever, créant une zone de basse pression locale au niveau du sol. Cela crée un appel d'air et un vent extrêmement constant souffle alors de la mer vers la terre1 car sous les Tropiques la circulation subit peu de perturbations, contrairement aux latitudes plus élevées. Cette circulation peut durer des semaines ou même des mois, le temps que la température de surface de la mer devienne aussi chaude que la température maximale quotidienne des terres et que la boucle thermique ne puisse plus se former.
En fait, la mousson estivale produit un déplacement de la zone de convergence intertropicale (ZCIT) vers des régions montagneuses. Le mouvement vertical dans cette zone crée déjà des conditions favorables à de fortes précipitations orageuses mais les pluies sont rehaussées par l'air humide de la mer qui remonte la pente des montagnes et qui doit condenser par refroidissement des parcelles d’air. Elles peuvent également en partie provenir de complexes convectifs de méso-échelle imbriqués dans la masse nuageuse.
En hiver, la terre se rafraîchit plus vite, et la mer garde la chaleur plus longtemps. L'air chaud au-dessus de la mer s'élève, créant une zone de basse pression et du même coup un vent de la terre vers la mer. La différence de température entre la mer et la terre étant moindre qu'en été, le vent de la mousson d'hiver n'est pas aussi constant que celui de la mousson d'été.

CLIMAT EQUATORIAL


Climat équatorial





Carte des climats mondiaux:
     climat équatorial
Le climat équatorial est un type de climat de la zone chaude intertropicale. Il concerne les régions voisines de l'équateur.
Il se caractérise par une seule saison, de fortes précipitations dont les maximums d'intensité sont aux équinoxes, ainsi qu'une forte chaleur quasiment constante toute l'année. La température moyenne est de 26,9 °C. C'est un climat chaud mais humide, ce qui donne l'impression de moiteur. La pression atmosphérique est toujours basse. Les vents sont rares, hormis quelques tornades ou typhons liées à de faibles pressions locales. Les pluies sont presque quotidiennes pour un total annuel d'environ 1755 mm. Les pluies sont beaucoup plus abondantes aux équinoxes et ont lieu plutôt en soirée. En effet, l'air chaud se charge en humidité et connaît un mouvement ascendant. Avec l'altitude, il se produit un refroidissement (avec formation de nuages de type cumulo-nimbus) qui provoque des pluies souvent violentes.
Les cours d'eau ont souvent des débits gigantesques : le Congo écoule 40 000 mètres cubes à la seconde et l'Amazone, près de 150 000. Les sols sont lessivés et donnent l'argile latéritique de couleur rouge (due à la présence d'oxyde de fer), les autres minéraux solubles (en particulier les bases) ayant été entraînés. Ce sont généralement des sols pauvres. Sa végétation naturelle est la forêt dense (ou jungle).

CLIMAT TROPICAL


Climat tropical




Carte des climats mondiaux
Le climat tropical est un type de climat présent entre les tropiques, généralement jusqu'à 25 degrés de latitude nord et sud, environ.
Dans le système de classification des climats défini par Köppen, un climat tropical est un climat non aride où la température moyenne mensuelle ne descend pas en dessous de 18°C (64,4°F) tout au long de l'année. Toutefois, la notion de transversalité des climats arides, unis en un groupe commun, est discutable, et il est tout à fait envisageable de considérer comme valide la notion de climats arides tropicaux (tels que ceux qui concernent le sud du Sahara et de la péninsule Arabique, par exemple, ou encore une bonne partie du nord de l'Australie), lesquels se distinguent clairement des climats arides tempérés ou froids (désert de Gobi, etc). Selon Koppen, c'est donc la pluviosité qui définit avant tout les saisons. Il existe une saison sèche (faibles températures, précipitations quasiment nulles) et une saison humide (hautes températures, très fortes précipitations), la saison sèche ayant lieu autour du solstice d'hiver, lorsque les températures sont généralement plus fraîches, et la saison humide autour du solstice d'été, lors des mois les plus chauds. Mais là encore, cela reste très approximatif : bien qu'assez rares, des climats tropicaux avec sécheresse estivale et pluies hivernales existent bel et bien : face est de l'île d'Hawaii, îles Canaries (San Andrés y Sauces, avec 600 mm annuels centrés sur l'hiver et une température moyenne du mois le plus froid de 18,6ºC), centre-nord du Viêt-Nam, certaines région du Brésil, etc. D'autres régions ont un régime des pluies intermédiaire, avec sécheresse de février à juillet (dans l'hémisphère nord, d'août à janvier dans l'hémisphère sud), les pluies démarrant donc assez tard (comparé au climat tropical typique de mousson) et se prolongeant tout l'automne, jusqu'au début de l'hiver (Nouméa, Lagunillas et plusieurs autres points du sud de la Basse-Californie, Trincomalee, etc.). Enfin, il existe sous les tropiques, mais à plus de 10-15° de latitude, des territoires clairement tropicaux (car l'amplitude thermique et la latitude sont trop élevés pour qu'on les considère comme équatoriaux) mais qui ont des précipitations (abondantes, modérées, ou faibles, sans être trop limitées pour rentrer dans le cadre de l'aridité) réparties de manière plus ou moins homogène.
En dehors de ces cas particuliers, pour ce qui est du cadre général, le maximum pluviométrique est lié à la présence de la (zone de convergence intertropicale). Le régime tropical classique ne comporte alors qu'un maximum, qui se place au solstice d'été, ainsi les pluies d'été ou d'automne rafraichissent l'atmosphère et abaissent les moyennes thermiques (c'est l'hivernage). La saison humide est plus ou moins longue, selon la distance par rapport à l'équateur. On peut alors distinguer :
Les régions les plus proches de l'équateur, qui relèvent en fait du climat équatorial.
Les climats de mousson tropicaux (car il faut noter que la mousson peut aussi remonter jusque dans les zones "sub" tropicales (supra-tropicales poure être correct).
Le climat tropical de savane (avec, comme végétation, des savanes, ou encore des épineux).

On associe souvent de manière abusive les climats tropicaux et "sub" tropicaux. Le terme "sub" tropical renvoi aux latitudes plus élevées, avec des climats chauds en été mais connaissant une vraie saison froide en hiver, même si les températures restent relativement douces. C'est le cas du climat méditerranéen ou plus typiquement du climat subtropical humide (Sud-Est des USA, Brisbane en Australie, Durban en Afrique-du-Sud, etc).
Pour bien distinguer les climats tropicaux des climats équatoriaux, il faut se rappeler que ces derniers n'ont pas de saison sèche digne de ce nom, mais des conditions presque constamment humides. En outre, il n'y a pratiquement aucune amplitude thermique affectant leurs températures moyennes annuelles, ni d'écarts dans la durée du jour, etc. Comme indiqué ci-dessus, les régions les plus proches de l'équateur relèvent du climat équatorial. Les plantes tropicales sont les plantes dont l'habitat d'origine se trouve sous les tropiques. Mais là aussi, on emploie souvent le terme tropical pour désigner un endroit où il fait chaud et humide toute l'année et qui, de plus, dispose d'une végétation luxuriante, ce qui en fait souvent référence aux zones équatoriales. Si certaines forêts tropicales, en particulier sur les reliefs sur lesquels s'accrochent ou se forment des nuages en toute saison, correspondent aussi à cette description, la majorité des couverts tropicaux typiques alternent quant à eux une saison sèche, durant laquelle la plupart des arbres perdent leurs feuilles et les plantes basses se dessèchent, suivie d'une saison humide, où tout reverdit. De plus, il existe des endroits qui, bien que situés sous les tropiques, semblent être tout sauf tropicaux (Voir par exemple la flore de montagne du Kilimandjaro ou du Mauna Kea).

LES TROPIQUES



Les tropiques sont deux lignes imaginaires du globe terrestre, parallèles à l'équateur, dont elles sont séparées de part et d'autre de 23° 26' de latitude : le tropique du Cancer au Nord, et le tropique du Capricorne au Sud (les noms de Cancer et Capricorne ont été attribués selon la position du Soleil dans le zodiaque). On désigne aussi sous le nom de tropiques les régions du monde situées près de ces lignes, en particulier les zones littorales et les îles de ces régions. L'emplacement exact des tropiques varie avec l'inclinaison de la terre sur son orbite.





Les tropiques (lignes bleu foncé) de part et d'autre de l'équateur (ligne bleu clair)
La partie du globe située entre les deux tropiques, comprend tous les points de la Terre où le Soleil apparaît au zénith à midi solaire une ou deux fois dans l'année. Au nord du tropique du Cancer ou au sud du tropique du Capricorne, le soleil n'atteint jamais une élévation de 90° et ne se trouve jamais à la verticale du sol. Sur les tropiques mêmes, le Soleil atteint le zénith une fois l'an, lors du solstice.
Lorsque le soleil atteint le zénith du tropique du Cancer, c'est l'été (en juin) dans l'hémisphère nord et l'hiver dans l'hémisphère sud. Entre ces deux saisons, le Soleil passe à la verticale de l'équateur le jour du printemps (mars) dans son mouvement vers le nord et le jour de l'automne dans son mouvement vers le sud.
Du fait du redressement de l'inclinaison de l'axe de rotation de la Terre, les tropiques se rapprochent1 de l'équateur à une vitesse très rapide : environ 14,7 mètres par an (4 cm par jour). Pour les mêmes raisons, les cercles polaires se rapprochent des pôles. Au total, la zone intertropicale perd ainsi environ 1550 km² par an. Les tropiques continueront à se rapprocher de l'équateur pendant environ 10 000 ans, où ils atteindront les latitudes de ± 22° 36'. La précession des équinoxes a une période de 26 000 ans environ. On peut donc évaluer à 13 000 ans la durée précédente.
À proximité de l'équateur, on rencontre le plus souvent un climat avec des températures élevées et des précipitations abondantes toute l'année : c'est le climat équatorial. En revanche, près des tropiques (Cancer ou Capricorne), l'année est souvent marquée par une saison sèche et une saison des pluies, donc des précipitations variables, alors que la température est élevée tout au long de l'année, ce qu'on qualifie de climat tropical.
Cependant, les vents dominants, les courants marins, la présence ou pas d'une masse continentale importante ont une telle influence sur le climat d'une région donnée que l'on observe de nombreux endroits où, bien que l'on soit au niveau d'un tropique, le climat n'est pas tropical (par exemple le centre de l'Australie ou du Sahara, où il n'y a pas de saison des pluies) ; et des régions où le climat est "tropical" sans que l'on soit sous les tropiques (c'est le cas du Kenya, pays situé sur l'équateur mais dont l'essentiel du territoire a un climat nettement tropical).
Articles détaillés : climat et climat tropical.
Les grandes régions tropicales[modifier]

Les régions situées en climat à régime tropical proprement dit sont situées principalement en Amérique centrale et Amérique du Sud, le centre et une partie du sud de l'Afrique, le nord de l'Australie et une partie de l'Indonésie. Le reste de la zone intertropicale se partage essentiellement entre un climat désertique (surtout en Afrique), équatorial ou de mousson (surtout en Asie).

LE SOLSTICE


Le solstice est un événement astronomique qui se produit lorsque la position apparente du Soleil vu de la Terre atteint son extrême méridional ou septentrional.
Les jours avoisinants le solstice d'été sont les plus longs de l'année, tandis que ceux proches du solstice d'hiver sont les plus courts de l'année. Les dates des solstices d'hiver et d'été sont inversées pour les hémisphères nord et sud, ainsi bien sûr que les saisons. Une année connaît deux solstices : le premier vers le 20, le 21 ou le 22 juin, le deuxième vers le 20, le 21 ou le 22 décembre. Par extension, les solstices désignent les jours de l'année pendant lesquels ils se produisent. La date des solstices correspond au début de l'été ou de l'hiver astronomique.


Le terme solstice vient du latin solstitium (de sol, « soleil », et sistere, « s'arrêter, retenir ») car l’azimut du Soleil à son lever et à son coucher semble rester stationnaire pendant quelques jours à ces périodes de l'année, avant de se rapprocher à nouveau de l'est au lever et de l’ouest au coucher. Le terme latin solstitium est employé à la fin de la République romaine au ier siècle av. J.‑C.. Pline l'Ancien l'emploie plusieurs fois dans son Histoire naturelle dans le même sens qu'actuellement. De même, d'un point de vue astronomique moderne, c'est la période où la déclinaison du Soleil semble constante et son mouvement apparent vers le nord ou le sud sur la sphère céleste semble s'arrêter avant de changer de direction.
Le solstice d'été désigne le solstice de juin dans l'hémisphère nord et le solstice de décembre dans l'hémisphère sud. Le solstice d'hiver celui de décembre dans l'hémisphère nord et de juin dans l'hémisphère sud.



Définition
Parmi les nombreuses façons possibles de définir un solstice, la plus immédiate est celle qui lui a donné son nom : il s'agit de l'un des moments où la déclinaison du Soleil sur la sphère céleste semble constante : à ces instants, sa trajectoire apparente atteint son point le plus haut ou le plus bas par rapport aux étoiles.
L'axe de rotation de la Terre est incliné par rapport à la verticale du plan de son orbite d'environ 23° 26' et son orientation reste constante au cours d'une révolution autour du Soleil. En conséquence, pendant une moitié de l'année, l'hémisphère nord est plus incliné vers le Soleil que l'hémisphère sud, avec un maximum vers le 21 juin. Pendant l'autre moitié l'hémisphère sud est plus incliné que l'hémisphère nord, avec un maximum vers le 22 décembre. Les moments où ces inclinaisons sont maximales sont les solstices.
Au solstice de juin, la déclinaison du Soleil atteint +23° 26' ; au solstice de décembre, -23° 26'. Le reste de l'année, elle évolue entre ces deux extrêmes.
Le terme de solstice ne décrit que les instants où la déclinaison solaire est maximale ou minimale. Par extension, il est possible de parler de solstice pour désigner les jours pendant lesquels la déclinaison est proche de ces valeurs extrêmes.
Les solstices ne sont pas liés à la distance entre la Terre et le Soleil, variable du fait de son excentricité orbitale : la Terre atteint son aphélie au début juillet et son périhélie au début janvier. Cependant, par suite des cycles de Milanković, l'inclinaison de l'axe terrestre et son excentricité orbitale évoluent au fil du temps : dans 10 000 ans, le passage au périhélie se produira au même moment que le solstice de juin, et le passage à l'aphélie lors du solstice de décembre.
Hauteur du Soleil et durée du jour[modifier]
Lors du solstice de juin, le point subsolaire atteint la latitude 23° 26' nord, c'est-à-dire celle du tropique du Cancer : l'un des points situés sur ce parallèle perçoit le centre du Soleil exactement au zénith. Lors du solstice de décembre, le point subsolaire atteint la latitude 23° 26' sud, c'est-à-dire celle du tropique du Capricorne.
Les points de la surface terrestre situés à la latitude 66,56° nord (c'est-à-dire sur le cercle arctique) perçoivent le centre du Soleil juste sur l'horizon à minuit lors du solstice de juin. La même chose se produit lors du solstice de décembre pour les points du cercle antarctique, par 66,56° sud.

L' EQUINOXE


Un équinoxe est un point de l'orbite terrestre qui est atteint lorsque le Soleil est exactement au zénith sur l'équateur terrestre.



L'équinoxe correspond aussi au point d'intersection de l'écliptique (trace de la trajectoire apparente du Soleil sur la sphère céleste) et de l'équateur terrestre.
Une année connaît deux équinoxes : le premier vers le 20 ou le 21 mars, le deuxième vers le 22 ou le 23 septembre. Par extension, les équinoxes désignent les jours de l'année pendant lesquels se produisent ces passages au zénith. Les dates des équinoxes sont liées par convention à celles du début du printemps et de l'automne.


Étymologiquement, le terme équinoxe provient du latin æquinoctium, de æquus (égal) et nox, noctis (nuit). Ceci parce qu'à l'équinoxe jour et nuit ont une durée identique.
L'équinoxe de printemps (ou vernal) décrit l'équinoxe de mars dans l'hémisphère nord et l'équinoxe de septembre dans l'hémisphère sud. L'équinoxe d'automne est celui de septembre dans l'hémisphère nord et de mars dans l'hémisphère sud.
Astronomie

Orbite terrestre



Schéma indiquant l'orientation approximative de la Terre par rapport au Soleil au solstice de juin (gauche), équinoxe de septembre (bas), solstice de décembre (droite) et équinoxe de mars (haut).
L'axe de la Terre est incliné d'environ 23,44° par rapport au plan de son orbite. En conséquence, pendant environ une moitié de l'année, son hémisphère nord est orienté vers le Soleil, tandis que l'orientation est au profit de son hémisphère sud pendant l'autre moitié. Lors d'un équinoxe, les deux hémisphères sont orientés également par rapport au Soleil et celui-ci est situé directement au zénith de l'équateur. Les pôles Nord et Sud sont également situés à cet instant sur le terminateur et le jour et la nuit divisent exactement les deux hémisphères.
Réciproquement, du point de vue géocentrique, un équinoxe se produit lorsque le Soleil atteint l'une des deux intersections entre l'écliptique et l'équateur céleste : sa déclinaison est alors nulle.
Le Soleil n'étant pas un simple point lumineux vu de la Terre, sa traversée de l'équateur prend environ 33 heures.
Détermination
La date de l'équinoxe peut se déterminer en observant le lever du Soleil, par rapport au point situé plein Est (ou plein Ouest pour le coucher) : l'équinoxe de printemps a lieu le jour où le Soleil cesse de se lever au sud de ce point, pour se lever au nord (mutatis mutandis pour le coucher du Soleil, et/ou pour l'équinoxe d'automne). L'instant exact peut s'apprécier à partir de l'azimut solaire à ces deux levers consécutifs, en interpolant le moment où le Soleil passe à l'azimut 90° (ou 270° pour le coucher).
On dit souvent que « à l'équinoxe, le Soleil se lève à l'Est et se couche à l'Ouest », mais ce n'est qu'approximativement exact : cette règle néglige les déplacements du Soleil pendant cette journée. Le Soleil ne peut se lever exactement à l'Est que s'il se lève à l'instant précis de l'équinoxe, ce qui est le cas sur tout un méridien ; mais le temps que le Soleil se couche douze heures plus tard, sa déclinaison aura légèrement varié (d'un cinquième de degré), et il ne se couchera plus exactement à l'Ouest. La différence n'est cependant pas très sensible pour l'observation courante (un tiers de degré en azimut, pour les latitudes de l'ordre de 45°).
L'observation du Soleil au lever n'est pas très précise sur le plan astronomique, parce que c'est là que la réfraction atmosphérique est la plus forte, entraînant une incertitude sur l'heure du lever astronomique et donc sur son azimut. Un observatoire astronomique utilisera plutôt une lunette méridienne, pour déterminer (par interpolation entre deux midis solaires consécutifs) le moment où le Soleil passe sur l'équateur céleste, et a par conséquent une distance zénithale égale à la latitude du lieu d'observation.
Longueur du jour
Le jour d'un équinoxe, le centre du Soleil passe à peu près le même temps au-dessus et en dessous de l'horizon pour tous les points de la surface de la Terre : 12 heures. Cependant, le Soleil n'étant pas perçu sur Terre comme un point lumineux mais comme une sphère, le jour y est plus long que la nuit car le limbe supérieur du Soleil peut être aperçu alors que son centre est toujours situé en dessous de l'horizon. De plus, l'atmosphère terrestre réfracte la lumière solaire : même si son limbe est situé juste sous l'horizon, ses rayons peuvent quand même atteindre la surface terrestre. En pratique, le rayon apparent du Soleil est d'environ 16 minutes d'arc et la réfraction atmosphérique de 34 minutes d'arc. La combinaison des deux implique que le limbe supérieur du Soleil peut être aperçu alors que son centre est situé à 50 minutes d'arc sous l'horizon réel. En conséquence, le jour est plus long de 14 minutes que la nuit à l'équateur lors d'un équinoxe. Cette durée augmente quand on se déplace vers les pôles : à Londres, elle atteint 24 minutes, et à 100 km des pôles, le Soleil reste en partie visible toute la journée.
Certains points de la surface terrestre suffisamment éloignés de l'équateur peuvent connaître une journée où la durée du jour et de la nuit sont quasiment identiques. Sa date exacte dépend de la latitude et de la longitude, mais les jours précédant l'équinoxe de printemps (ou suivant l'équinoxe d'automne) connaissent un jour supérieur à 12 heures. Prendre en compte le crépuscule diminue encore la durée de la nuit.
Lors des équinoxes, la variation journalière de la durée du jour et de la nuit est la plus grande. Aux pôles, l'équinoxe marque la transition entre six mois de jour et six mois de nuit. Située au Svalbard loin au-delà du cercle arctique, la ville norvégienne de Longyearbyen connaît 15 minutes de jour de plus tous les jours aux alentours de l'équinoxe de printemps. À Singapour (environ 1° Nord), cette variation n'est que de quelques secondes.
Trajectoire solaire
Lors des équinoxes, le Soleil se lève exactement à l'Est et se couche exactement à l'Ouest. Du pôle Nord au pôle Sud, tous les points de la Terre situés sur un même méridien, reçoivent alors simultanément la lumière du Soleil durant la journée.
Dans l'hémisphère nord, le Soleil culmine au sud ; dans l'hémisphère sud, il culmine au nord ; à l'équateur, il culmine au zénith.

LES MERIDIENS


Méridien



Carte montrant que les méridiens passent tous par les pôles.
En géographie, un méridien est un demi grand cercle imaginaire tracé sur le globe terrestre reliant les pôles géographiques. Tous les points de la Terre situés sur un même méridien ont la même longitude. On parle également d'arc de méridien entre deux latitudes.
En astronomie, un méridien est un grand cercle imaginaire tracé sur la sphère céleste, passant par les pôles célestes. L'ascension droite, par exemple, est repérée par les méridiens célestes. Le méridien, ou plan méridien, d'un lieu est un grand cercle de la sphère céleste passant par le pôle céleste, le zénith et le nadir du lieu. À midi solaire, le Soleil est dans le plan méridien.




Le 180e méridien aux Fidji, dont la trajectoire est partagée à cet endroit avec la ligne de changement de date.



Tous les méridiens sont perpendiculaires à tous les parallèles et ont tous la même longueur. Ce sont des grands cercles ou des demi-grands cercles et, comme géodésiques, la plus courte distance entre deux de leurs points.
Par convention, il y a 360 méridiens séparés par un degré d'arc.
Fuseaux horaires
Un fuseau horaire correspond à un angle équivalent à 15 méridiens, sachant qu'il y a 24 heures dans une journée.
Mille nautique
Le mille nautique avait été défini comme étant la 1/60e partie d'un dégré de méridien; elle équivaut en moyenne 1 852 m.

Méridien d'origine

Matérialisation du méridien d'origine à l'Observatoire de Greenwich
Si les latitudes peuvent être mesurées à partir de l'équateur, il n'existe pas de référence naturelle équivalente pour fixer l'origine des longitudes. Il est donc nécessaire de définir un méridien d'origine, où les points ont par définition une longitude égale à zéro.
Actuellement, le méridien d'origine pour la plupart des systèmes géodésiques est voisin du méridien de Greenwich, qui passe par l'observatoire de Greenwich, en Angleterre. Jusqu'au début du xxe siècle, différents pays utilisèrent d'autres méridiens d'origine comme le méridien de Paris en France (02° 20' 14" E), le méridien de Berlin en Allemagne (13° 24' E), le méridien de Tolède en Espagne ou le méridien d'Uppsala en Suède. En France, le roi Louis XIII décréta par ordonnance en 1634 que le premier méridien serait celui dit de l'Île de Fer (aujourd'hui île d'El Hierro dans l'archipel des îles Canaries), arbitrairement situé à 20°00'00" à l'ouest du méridien de Paris. Cette localisation permettait d'obtenir une longitude positive pour toutes les terres européennes et a été longtemps suivie par plusieurs autres pays.
La longueur du méridien à la longitude de Paris a servi, en 1791, à définir le mètre comme nouvelle unité de longueur. Celui-ci avait été défini comme la dix millionième partie de la moitié du méridien terrestre (un méridien est un demi cercle); la Terre a une circonférence d'environ 40 000 km, soit 40 000 000 m. Un méridien a une longueur d'environ 20 000 000 m.
Choisir un méridien d'origine de longitude 0° implique l'existence d'un antiméridien, situé à l'opposé sur le globe. La ligne de changement de date suit cet antiméridien sur la majeure partie de sa longueur.

Méridien magnétique
C'est un méridien particulier passant par les pôles magnétiques.

Frontières
Certaines frontières entre pays ou régions ont été déterminées par des méridiens, bien que le cas soit moins fréquent que pour les parallèles :
109e méridien ouest : frontière entre le Colorado et l'Utah entre les 37e et 41e parallèles nord et entre le Nouveau-Mexique et l'Arizona au sud du 37e parallèle nord. L'intersection du 109e méridien ouest et du 37e parallèle nord à Four Corners est l'unique point où quatre États se touchent.
102e méridien ouest : frontière entre le Manitoba et la Saskatchewan et partie de la frontière entre le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest, au Canada.
25e méridien ouest : tripoint frontalier entre l'Algérie, la Mauritanie et le Mali.
20e méridien est : partie de la frontière entre la Namibie et l'Afrique du Sud et le Botswana
Historiquement la ligne de Tordesillas, située par 46° 37' ouest, a servi à partager les terres encore non explorées par les Européens entre l'Espagne et le Portugal lors de la signature du traité de Tordesillas en 1494.

PARALLELES (Géographie)


Parallèle (géographie)



Principaux parallèles de la Terre
Sur Terre, un parallèle est un cercle imaginaire reliant tous les lieux situés sur une même latitude.



Les parallèles sont perpendiculaires aux méridiens. Leur périmètre est d'autant plus petit qu'ils sont proches d'un pôle et éloignés de l'équateur.
Les parallèles sont des loxodromies, mais, à part l'équateur, ce ne sont pas des grands cercles et donc pas la plus courte distance entre deux points, bien que quelques projections cartographiques les représentent comme des lignes droites.



Géographie physique
Cinq parallèles ont un rapport avec la rotation de la Terre autour du Soleil :
Le cercle polaire Arctique (66° 33' 44" N)
Le tropique du Cancer (23° 26' 16" N)
L'équateur (0° latitude)
Le tropique du Capricorne (23° 26' 16" S)
Le cercle polaire Antarctique (66° 33' 44" S) 1 2
Les deux cercles polaires représentent les limites nord et sud où il est possible d'avoir un jour sans lever de Soleil.
Les deux tropiques représentent les limites nord et sud où le Soleil peut être vu directement au zénith à un moment de l'année.
Frontières[modifier]
Des arcs de parallèles ont parfois été utilisés pour déterminer des frontières entre pays ou régions, comme par exemple :
Le 49e parallèle nord : majeure partie de la frontière entre le Canada et les États-Unis.
Le 45e parallèle nord : frontière entre le Québec et le Vermont.
Le 42e parallèle nord : frontière entre la Californie et l'Oregon.
Le 41e parallèle nord : parties des frontières entre le Colorado, le Nebraska, l'Utah et le Wyoming.
Le 40e parallèle nord : frontière entre le Kansas et le Nebraska.
La ligne Mason-Dixon (39° 43' N) : frontière entre le Maryland et la Pennsylvanie.
Le 38e parallèle nord : frontière entre les zones d'occupation américaine et soviétique en Corée en 1945.
Le 37e parallèle nord : frontière entre l'Utah et l'Arizona et entre le Colorado et le Nouveau-Mexique. L'intersection du 109e méridien ouest et du 37e parallèle nord à Four Corners est l'unique point où quatre États se touchent. La frontière nord de l'Oklahoma et la frontière sud du Kansas sont également définies par ce parallèle.
Le 33e parallèle nord : frontière entre l'Arkansas et la Louisiane.
Le 22e parallèle nord : majeure partie de la frontière entre l'Égypte et le Soudan.
Le 17e parallèle nord : frontière entre la République du Viêt Nam (au sud) et la République démocratique du Viêt Nam (au nord) entre 1954 et 1975.
Vers 17° 24' sud : partie de la frontière entre l'Angola et la Namibie.
Le 60e parallèle sud : frontière nord de l'Antarctique tel que définie dans le traité sur l'Antarctique.
27° 40' : frontière entre le Maroc et le Sahara occidental.

Maritime
Dans le langage maritime, certaines zones particulières possèdent une dénomination spécifique. Dans l'hémisphère sud, on parle des :
40e rugissants, pour la zone comprise entre le 40e et le 50e parallèle,
50e hurlants, pour la zone comprise entre le 50e parallèle et le 60e parallèle.
Ces zones ont reçu leur nom des grands vents et de la houle quasi omniprésents, dus notamment aux dépressions récurrentes et au courant circumpolaire antarctique ; la zone en devient très dangereuse pour les navires qui y passent.

EQUATEUR Terrestre


Équateur terrestre



Représentation de l'équateur, en rouge, à la surface de la Terre.
L'équateur terrestre est un parallèle, une ligne imaginaire tracée autour de la Terre, à mi-chemin de ses pôles. Il marque la séparation entre l'hémisphère nord et l'hémisphère sud. La latitude de l'équateur est par définition de zéro degré. Il s'agit également d'un grand cercle, le seul parallèle qui le soit dans ce cas.
Il est également défini comme étant l'intersection de la surface de la Terre avec le plan perpendiculaire à son axe de rotation et contenant son barycentre.




Carte du monde mettant en évidence l'équateur.
La latitude de l'équateur est égale à 0°. Sa longueur est d'environ 40 075 km. Il est distant des deux pôles terrestres d'environ 10 002 km.
La position exacte de l'équateur n'est pas fixe. Le plan équatorial est défini comme perpendiculaire à l'axe de rotation de la Terre. Bien que cet axe soit relativement stable, sa position évolue néanmoins au fil du temps, modifiant du même coup celle de l'équateur. Cet effet est cependant très faible.
Longueur

L'équateur terrestre est modélisé de façon exacte dans deux systèmes standards sous la forme d'un cercle de rayon possédant un nombre entier de mètres. En 1976, l'Union astronomique internationale standardise ce rayon à 6 378 140 m, valeur ensuite affinée à 6 378 137 m par l'Union géodésique et géophysique internationale et adoptée pour le système géodésique WGS 84. Dans ces modèles, la longueur de l'équateur est, par définition, égale à 2π fois la longueur de ce rayon, soit 40 075 035,535 m dans le premier cas et 40 075 016,6864 m dans le deuxième (en arrondissant au plus proche millimètre).

Effets astronomiques

Au cours d'une année, le Soleil passe directement au zénith de l'équateur deux fois, lors des équinoxes de mars et de septembre. Les lieux situés sur l'équateur connaissent les levers et couchers de soleil les plus rapides du monde. Il s'agit également des endroits du globe où le Soleil se déplace directement du zénith au nadir, et inversement, c'est-à-dire que le soleil ne passe pas à midi par le Sud (dans l'hémisphère Nord) mais à la verticale de ces endroits, et ceci tous les jours de l'année. En théorie, ils connaissent une durée de jour et de nuit constante de 12 heures toute l'année. Cependant, du fait de la réfraction atmosphérique et de la taille du soleil, ces durées varient de quelques minutes.
Les horaires de lever et de coucher de soleil à l'équateur ne suivent pas les variations rencontrées sur des latitudes plus tempérées : ils sont de plus en plus tôt de mi-février à mi-mars, deviennent plus tardifs entre mi-mars et mi-juillet avant de redevenir de plus en plus tôt jusqu'au début de novembre ; ils se produisent ensuite de plus en plus tard jusqu'à la mi-février. Ces variations n'excèdent pas une demi-heure, toutefois.
La nuit, toutes les étoiles traversent le ciel d'Est en Ouest, traçant un demi-cercle centré au point le plus au Sud ou le plus au Nord de l'horizon.

Climat

Entre l'équinoxe de printemps et celle d'automne, les latitudes au nord du tropique du Cancer sont inclinées vers le Soleil, c'est donc l'été dans l'hémisphère nord. Dans l'hémisphère sud, la situation est inversée : les latitudes au sud du tropique du Capricorne sont inclinées vers le Soleil entre l'équinoxe d'automne et celle de printemps.
Les climats régnant dans les zones situées sur et proches de l'équateur se regroupent sous le terme climat équatorial (une seule saison humide). On parle de climat tropical aux environs des tropiques dans lequel on distingue deux saisons : une saison sèche et une saison humide. Toutefois, les climats varient en fonction de nombreux facteurs comprenant l'altitude et la proximité d'une étendue d'eau (océan). Ainsi plus on est proche de l'océan plus la saison sèche devient humide.
Pays traversés




Sur Terre, l'équateur coupe principalement des océans, seuls 20% environ de sa longueur étant situés sur des terres émergées.
Le point le plus élevé situé à l'équateur est situé sur le flanc sud du volcan Cayambe, en Équateur, à 4 690 m au-dessus du niveau de la mer (00°00′00″N 77°59′31″O , le volcan culminant à 5 790 m d'altitude). Ce point étant le seul situé légèrement au-dessus de l'altitude nécessaire pour les neiges éternelles à cette latitude, il s'agit du seul endroit de l'équateur où la neige existe au sol toute l'année.




Récapitulatif
Le tableau ci-dessous résume les différentes zones traversées par le parallèle :
Zone Début Fin Longueur (km)
Océan Atlantique 00°00′S 49°01′W 00°00′S 09°21′E 6 497
Afrique 00°00′S 09°21′E 00°00′S 42°54′E 3 735
Océan Indien 00°00′S 42°54′E 00°00′S 98°12′E 6 156
Indonésie (îles Batu, Lorang) 00°00′S 98°12′E 00°00′S 98°13′E 2
Océan Indien 00°00′S 98°13′E 00°00′S 98°14′E 2
Indonésie (îles Batu, Batu) 00°00′S 98°14′E 00°00′S 98°15′E 2
Océan Indien 00°00′S 98°15′E 00°00′S 98°19′E 7
Indonésie (îles Batu, Tanahmasa) 00°00′S 98°19′E 00°00′S 98°24′E 9
Océan Indien 00°00′S 98°24′E 00°00′S 99°41′E 143
Indonésie (Sumatra) 00°00′S 99°41′E 00°00′S 103°48′E 458
Détroit de Malacca 00°00′S 103°48′E 00°00′S 104°29′E 76
Indonésie (Lingga) 00°00′S 104°29′E 00°00′S 104°35′E 11
Océan Pacifique (mer de Chine méridionale) 00°00′S 104°35′E 00°00′S 109°09′E 508
Indonésie (Bornéo) 00°00′S 109°09′E 00°00′S 117°31′E 931
Océan Pacifique (détroit de Macassar) 00°00′S 117°31′E 00°00′S 119°40′E 240
Indonésie (Sulawesi) 00°00′S 119°40′E 00°00′S 119°44′E 7
Océan Pacifique (Détroit de Macassar) 00°00′S 119°44′E 00°00′S 119°52′E 15
Indonésie (Sulawesi) 00°00′S 119°52′E 00°00′S 120°05′E 24
Océan Pacifique (mer des Moluques) 00°00′S 120°05′E 00°00′S 127°24′E 814
Indonésie (Kayoa) 00°00′S 127°24′E 00°00′S 127°27′E 6
Océan Pacifique (mer des Moluques) 00°00′S 127°27′E 00°00′S 127°41′E 26
Indonésie (Halmahera) 00°00′S 127°41′E 00°00′S 127°53′E 22
Océan Pacifique 00°00′S 127°53′E 00°00′S 129°20′E 161
Indonésie (Gebe Umera) 00°00′S 129°20′E 00°00′S 129°22′E 4
Océan Pacifique 00°00′S 129°22′E 00°00′S 130°05′E 80
Indonésie (Kawe) 00°00′S 130°05′E 00°00′S 130°08′E 6
Océan Pacifique 00°00′S 130°08′E 00°00′S 91°36′W 15 392
Équateur (îles Galápagos, Isabela) 00°00′S 91°36′W 00°00′S 91°13′W 43
Océan Pacifique 00°00′S 91°13′W 00°00′S 80°07′W 1 236
Amérique du Sud 00°00′S 80°07′W 00°00′S 49°01′W 3 462
Océan Atlantique 00°00′S 49°01′W 00°00′S 09°21′E 6 497

Monuments

Le passage de l'équateur est commémoré par plusieurs monuments autour de la planète :
sur l'Ilhéu das Rolas, dans l'archipel de São Tomé-et-Príncipe, le passage de l'équateur est marqué au sol sous la forme d'une mosaïque représentant une carte du monde ;
en Indonésie, à Pontianak sur l'île de Bornéo, un monument à l'équateur marque son passage ;
en Équateur, le Mitad del Mundo est situé à une vingtaine de kilomètres au nord de Quito ;
au Brésil, le Marco Zero à Macapá commémore également ce passage.

Indication du passage de l'équateur sur l'îlot d'Ilhéu das Rolas, Sao Tomé-et-Principe.



Monument marquant l'équateur à Pontianak, en Indonésie.



San Antonio de Pichincha, Mitad del Mundo, Equator monument

Équateur : cylindre, fonctionnant comme horloge solaire, placé exactement sur l' Équateur : ligne de l'équateur près de la ville de Cayambe au pied du volcan fr:Cayambe. L'équateur est la ligne pavée claire qui traverse la colonne. Altitude : 2747 m. Le site est géré par une association non gouvernementale de bénévoles.}}



Renflement équatorial

La rotation d'un objet céleste sur lui-même induit une déformation de sa forme qu'il n'aurait pas s'il ne tournait pas. Ainsi, un objet sphérique (une planète, par exemple) se déforme en un ellipsoïde, possédant un renflement au niveau de son équateur.
La Terre est modélisée de façon standard par une sphère aplatie de 0,336 % le long de l'axe. En conséquence, l'équateur est 0,16 % plus long qu'un méridien. Dans le standard WGS 84, la longueur d'un méridien (sous la forme d'un grand cercle) est de 40 007 862,917 m, contre 40 075 016,686 m pour l'équateur, soit une différence de 67 153,769 m, environ 67,154 km.
Bases spatiales


La vitesse de rotation d'un point à la surface de la Terre est maximale à l'équateur (environ 465 m/s), ce qui rend cette zone intéressante économiquement pour le lancement de charges utiles spatiales. Trois sites de lancement se trouvent particulièrement proche de l'équateur: le centre de lancement d'Alcântara (latitude 2,3°S), la plateforme San Marco (2,9°S) et le centre spatial guyanais (5,2°N).

HEMISPHERE Nord


L'hémisphère nord ou hémisphère boréal est la moitié du globe terrestre qui s'étend entre l'équateur et le pôle Nord. En astronomie, ce terme désigne la partie du ciel située au nord de l'équateur céleste (déclinaisons positives).
En politique ou en économie, l'hémisphère nord représente également l'ensemble des pays industrialisés (Europe, Asie, Amérique) par opposition à l'hémisphère sud et ses pays en voie de développement (principalement l'Afrique).



Environ 100 millions de kilomètres carrés de terre émergées sont situées dans cet hémisphère, soit les 2 tiers du total mondial. Comme l'hémisphère nord a une surface de 255 millions de kilomètres carrés, il est couvert de terre émergées à hauteur de 40 %. La plus haute montagne du monde, l'Everest, est également située dans cet hémisphère. Il est à remarquer que la plus grande partie de l'humanité vit dans cet hémisphère.

HEMISPHERE Sud


L'hémisphère sud ou hémisphère austral est la moitié du globe terrestre qui s'étend entre l'équateur et le pôle Sud. En astronomie, ce terme désigne la partie du ciel située au sud de l'équateur céleste (déclinaisons négatives).
L'hémisphère sud est essentiellement marin, les terres émergées (50 millions de kilomètres carrés) ne représentent que 20 % de sa surface. Entre 50 et 65 degrés de latitude sud, il n'y a quasiment pas de terre émergées, ce qui n'est pas le cas de l'hémisphère nord. Le point culminant de cet hémisphère est l'Aconcagua en Argentine, plus haut sommet de la cordillère des Andes et situé à 150 kilomètres au nord-est de la capitale chilienne, Santiago du Chili.




Le portugais est la langue la plus parlée de l’hémisphère sud. De l’Angola au Mozambique, en passant par le Timor oriental et en terminant par le plus peuplé : le Brésil.

IceCube


L'IceCube prend ses quartiers en Antarctique




La construction de l'Observatoire IceCube Neutrino a enfin été terminée à la date du 18 décembre dans le Pôle Sud. La fin des travaux sur la structure marque la naissance du plus grand détecteur à neutrino du monde. L'observatoire devrait vite devenir une référence en matière d'exploration et d'observation de l'Univers.








DOIGT DE GLACE DE LA MORT


Les premières images d’un "doigt de glace de la mort" dans les eaux de l’Antarctique


Des caméramans de la BBC sont parvenus à enregistrer des séquences d’un phénomène inhabituel désigné par les scientifiques sous le nom anglophone de "Brinicle". Les images présentent une effrayante colonne d’eau salée en dérive sous les eaux de l’Antarctique, gelant tout ce qui croise son parcours.

Pour la toute première fois, Hugh Miller et Doug Anderson, caméramans de la BBC, ont filmé sous la surface de l’océan australe, l’évolution d’un processus hors du commun. Baptisé "brinicle" par les scientifiques, le phénomène désigne une colonne d’eau fortement salée, plus dense que le reste de l’océan qui l’entoure, et plus froide que la glace.

La formation en question diffère notablement de la glace solide et dense observable en surface, plutôt assimilable à une éponge imbibée d'eau de mer. Sa structure extrêmement redoutable pour l’environnement sous-marin lui vaut son surnom de "doigt de glace de la mort". A la dérive sous la surface de l’océan austral,  le "brinicle" évolue comme une rivière, gelant tout ce qui se trouve sur son passage. Etoiles de mer, oursins, et tout organisme du plancher océanique se retrouvent petit à petit pris au piège sous une toile de glace meurtrière.



Pour pouvoir capturer le phénomène sur le vif, l’équipe de la BBC a disposé une plate-forme de plusieurs caméras sur la plancher de l’océan Austral, près de l’île volcanique de Ross. "En explorant les alentours de cette île, nous sommes tombés sur une zone où  trois ou quatre "Brinicles" s’étaient déjà formés et un était actuellement en cours" se souviens Hugh Miller.

Il ajoute : "Ça a été un peu la course contre la montre car personne ne savait réellement à quelle vitesse il pouvait se former". Contre tout attente, l’opération s’est avérée un succès. Les images enregistrées ont été montées en accéléré afin de rendre compte pour la toute première fois, du fascinant spectacle retraçant le macabre phénomène naturel.

dimanche 27 novembre 2011

ACTIVITES HUMAINES


Activités humaines
POPULATION

Deux chercheuses étudient du plancton à travers des microscopes.
L'Antarctique ne compte pas d'habitants permanents mais un certain nombre de gouvernements maintiennent en permanence des équipes dans les diverses stations de recherche présentes sur le continent. Le nombre de personnes qui gèrent et qui secondent la recherche scientifique et les autres travaux sur le continent et ses îles proches varie d'environ 1 000 personnes en hiver à environ 5 000 en été. Beaucoup de ces stations sont pourvues en personnel durant toute l'année mais la majorité des employés qui passent l'hiver en Antarctique arrivent de leur pays d'origine pour des missions d'un an. Une église orthodoxe, ayant ouvert en 2004 à la station russe Bellingshausen, est également occupée par un ou deux prêtres qui alternent tous les ans[96],[97].

Les chasseurs de phoques anglais et américains furent les premiers résidents semi-permanents des régions proches de l'Antarctique (notamment des zones situées au sud de la convergence antarctique) dont ils se servirent, à partir de 1786, pour passer un an ou plus en Géorgie du Sud. Durant l'époque de la chasse à la baleine, qui dura jusqu'en 1966, la population de cette île variait de plus de 1 000 habitants en été (voire plus de 2 000 certaines années) à environ 200 en hiver. Les chasseurs de baleines étaient principalement norvégiens mais aussi britanniques et japonais. Les principales stations baleinières furent la baie des Baleiniers sur l'île de la Déception, Grytviken, Leith Harbour, King Edward Point, Stromness, Husvik, Prince Olav Harbour, Ocean Harbour et Godthul. Les chefs et les officiers supérieurs des stations baleinières y vivaient souvent avec leur famille. Citons par exemple le fondateur de Grytviken, le capitaine Carl Anton Larsen, un célèbre chasseur et explorateur norvégien qui acquit avec sa famille la nationalité britannique en 1910.

Solveig Jacobsen, debout à côté de son chien, devant la carcasse d'une baleine en train d'être dépecée à Grytviken. Photo de 1916.
Le premier enfant né au sud de la convergence antarctique est une Norvégienne du nom de Solveig Gunbjørg Jacobsen qui voit le jour à Grytviken le 8 octobre 1913 et dont la naissance est déclarée par le représentant de la magistrature anglaise en Géorgie du Sud. Elle est l'une des filles de Fridthjof Jacobsen, le directeur adjoint de la station baleinière, et de Klara Olette Jacobsen. M. Jacobsen arrive sur l'île en 1904 afin de devenir le directeur de Grytviken ; un poste qu'il assure de 1914 à 1921. Deux de ses enfants sont nés sur l'île[98].

Emilio Marcos Palma est la première personne née au sud du 60e parallèle sud (la limite du continent selon le traité sur l'Antarctique[99]), et également la première née sur ledit continent, en 1978 à la base Esperanza à l'extrémité de la péninsule Antarctique[100],[101]. Ses parents ainsi que sept autres familles furent envoyées sur ce territoire par le gouvernement argentin qui cherchait à déterminer si la vie de famille y était possible. En 1984, Juan Pablo Camacho voit le jour à la base Presidente Eduardo Frei Montalva et devient le premier chilien né en Antarctique. Plusieurs bases sont aujourd'hui le domicile de familles avec des enfants qui fréquentent les écoles présentes à proximité[102]. Jusqu'en 2009, onze enfants étaient nés en Antarctique (au sud du 60e parallèle sud) : huit à la base antarctique argentine Esperanza[103] et trois à la base chilienne Presidente Eduardo Frei Montalva[104].

ÉCONOMIE

La pêche et la vente illégales de la légine australe ont conduit à plusieurs arrestations. Ici est visible une légine antarctique.
Un groupe de touristes débarquent à l'île de Cuverville au milieu d'une colonie de Manchots papous.
Bien que de la houille, des hydrocarbures, du minerai de fer, du platine, du cuivre, du chrome, du nickel, de l'or et d'autres minéraux aient été découverts en Antarctique, ils ne sont pas présents en quantités suffisantes pour permettre une exploitation rentable. Le protocole de Madrid de 1991 limite par ailleurs une éventuelle activité liée aux ressources naturelles. En 1998, un accord aboutit à l'interdiction, pour une durée illimitée, d'exploiter les ressources minérales de l'Antarctique. Ce consensus, qui sera réétudié en 2048, limite davantage le développement et l'exploitation économique du continent. La principale activité économique repose sur la pêche et la vente du poisson. En 2000-2001, la quantité de poissons pêchée en Antarctique s'élevait à 112 934 tonnes.

Dans une moindre mesure, les « expéditions touristiques » existent depuis 1957 et sont théoriquement encadrées par le protocole de Madrid. En réalité, elles sont régulées par l'Association internationale des tour-opérateurs antarctiques (IAATO). Tous les navires liés au tourisme ne sont pas membres de l'IAATO mais les adhérents de cette association sont à l'origine de 95 % de l'activité touristique du continent. Les voyages, qui s'effectuent le plus souvent sur des navires de petite ou de moyenne taille, privilégient les sites typiques où la faune et la flore caractéristiques du continent sont facilement accessibles, c'est-à-dire les parties côtières des îles Shetland du Sud et de la péninsule Antarctique. Depuis 2004, environ 27 000 touristes, provenant presque tous de navires de croisière, visitent l'Antarctique chaque année, soit une augmentation de 500 % depuis dix ans[105]. Ce nombre a atteint 37 506 lors de l'été austral 2006-2007. Il pourrait croître jusqu'à 80 000 en 2010[106].

Récemment, les possibles effets néfastes de l'afflux de visiteurs sur l'environnement et l'écosystème furent un sujet de préoccupations. Un appel à des réglementations plus strictes envers les navires et à la mise en place d'un quota de touristes fut émis par plusieurs écologistes et scientifiques[107]. La première réponse des signataires du traité sur l'Antarctique fut de mettre en place, à travers leur comité pour la protection de l'environnement et leur association avec l'IAATO, d'une part des directives concernant l'organisation des débarquements des touristes sur les sites visités, et d'autre part l'interdiction ou la restriction d'accès aux sites qui recevaient la plus forte abondance de visites. Les vols touristiques étaient assurés par l'Australie et la Nouvelle-Zélande jusqu'au crash du vol 901 Air New Zealand sur le mont Erebus qui tua les 257 passagers en 1979. Qantas reprend les vols commerciaux de l'Australie vers l'Antarctique au milieu des années 1990, on compte environ 3 000 « touristes aériens » par an[105].

TRANSPORT
Article détaillé : Transport en Antarctique.
Les transports en Antarctique ont été améliorés par les technologies humaines : les zones isolées et reculées traversées par les premiers explorateurs sont aujourd'hui transformées en des régions plus accessibles au transport terrestre, mais surtout aérien et maritime, plus adapté et plus rapide notamment par l'utilisation de navires brise-glace. L'utilisation de chiens de traîneaux est maintenant interdite car les chiens sont une espèce exotique en Antarctique et par leur statut de superprédateurs sont une menace pour la faune locale.

RECHERCHE

Des chercheurs de l'ANSMET découvrent une météorite durant l'été austral 2001.
Chaque année, des scientifiques de 27 pays différents effectuent en Antarctique des expériences impossibles à réaliser ailleurs dans le monde. En été, plus de 4 000 scientifiques travaillent dans les stations de recherche. Ce nombre décroît à environ 1 000 en hiver[36]. Certains États y maintiennent en effet une présence humaine permanente ou semi-permanente.

Les chercheurs présents en Antarctique peuvent être des biologistes, des géologues, des océanographes, des physiciens, des astronomes, des glaciologues et des météorologues. Les géologues étudient notamment la tectonique des plaques, les météorites provenant de l'espace et les traces du morcellement du supercontinent Gondwana. Les glaciologues travaillent sur l'histoire et la dynamique des icebergs, de la neige saisonnière, des glaciers et de l'inlandsis. Les biologistes, en plus d'étudier la faune et la flore, s'intéressent à la façon dont les températures rigoureuses et la présence de l'être humain agissent sur l'adaptation et les techniques de survie d'un grand nombre d'organismes. Les médecins ont fait des découvertes concernant la propagation de virus et la réaction du corps aux températures extrêmes. Les astrophysiciens étudient la voûte céleste et le fond diffus cosmologique à la station d'Amundsen-Scott. Beaucoup d'observations astronomiques sont de meilleure qualité lorsqu'elles sont effectuées au sein du territoire Antarctique plutôt qu'à un autre endroit du Globe car l'altitude élevée offre une atmosphère raréfiée. En outre, les basses températures minimisent la quantité de vapeur d'eau dans l'atmosphère et l'absence de pollution lumineuse permet une vision de l'espace plus nette que n'importe où sur Terre. La glace de l'Antarctique sert à la fois de protection et de milieu de détection pour le plus grand télescope à neutrinos du monde, l'IceCube, construit à 2 kilomètres en dessous de la station d'Amundsen-Scott[108].


Une pleine Lune et une exposition de 25 secondes ont permis un éclairage suffisant pour réaliser cette photographie à la station d'Amundsen-Scott durant une nuit polaire. La station peut être vue à l'extrême gauche, la centrale électrique au centre et l'atelier de réparation mécanique en bas à droite. La lumière verte à l'arrière plan est une aurore australe.
Depuis les années 1970, la couche d'ozone dans l'atmosphère au-dessus de l'Antarctique est un point important des différentes études menées sur le continent. En 1985, trois scientifiques britanniques qui travaillent sur les données qu'ils ont recueillies sur la barrière de Brunt, près de la base antarctique Halley, découvrent l'existence d'un « trou » dans cette couche. En 1998, les données satellites de la NASA montrent que le trou de la couche d'ozone présente une taille plus importante que jamais, couvrant 27 millions de km2. Il a finalement été montré que la destruction de l'ozone était causée par les chlorofluorocarbures émis par l'Homme. Avec l'interdiction des CFC dans le protocole de Montréal de 1989, on estime que le « trou de la couche d'ozone » sera refermé d'ici les cinquante prochaines années.

Financé par la CEE depuis 2006 pour 4 années, ARENA (Antarctic Research, a European Network for Astrophysics) est un programme européen de recherche en astrophysique situé en Antarctique[109],[110]. Soutenu par le CNRS en ce qui concerne la France, et par chaque organe de recherche national des États membres de l'Europe, les recherches s'effectuent principalement à la base antarctique Concordia.

En 2007, selon Mark Meier de l'université du Colorado à Boulder aux États-Unis, la fonte des glaces du Groenland et de l'Antarctique ne contribuerait, pour le siècle en cours, qu'à hauteurs respectives de 28 % et 12 % à l'élévation du niveau des mers. Ce serait plutôt les plus petits glaciers, qui, fondant désormais à une vitesse accélérée, contribueraient actuellement à des apports excédentaires de 417 milliards de mètres cubes en eau par an, et devraient rester les plus gros contributeurs jusqu'à la fin du siècle. Alors le niveau marin se sera élevé de 10 à 25 cm[111].

Bases scientifiques
La station Amundsen-Scott située au pôle Sud géographique.
Les bases ou stations, de l'Antarctique sont les centres stratégiques et logistiques de la recherche scientifique internationale. À l'intérieur de ces infrastructures cohabitent les laboratoires, les lieux de vie (cuisine, chambres, salle médicalisée, etc.) et les locaux techniques (générateur, ateliers, salle de stockage, etc.). Pour des raisons d'accessibilité, elles se situent principalement au Shetland du Sud, en péninsule Antarctique et sur les parties côtières du continent. Seules les bases permanentes Amundsen-Scott (États-Unis), Concordia (France-Italie), Vostok (Russie) et celles estivales Dôme Fuji (Japon), Kunlun (Chine), kohnen (Allemagne) où se situe le forage du projet EPICA, et Princesse Elisabeth (Belgique), sont installées sur l'inlandsis[112]. Ces bases sont ravitaillées par avion spécifique et équipé pour atterrir sur des pistes gelées ou bien par bateau pendant l'été austral lorsque le retrait ou la diminution de l'épaisseur de la banquise permet aux navires de s'approcher suffisamment des côtes et d'accoster grâce à des embarcadères de glace comme celui utilisé à la base antarctique McMurdo. Cette base américaine peut loger plus de 1 000 scientifiques, visiteurs et touristes. Construite en 1956, la base Dumont d'Urville est la seule française. « Véritable campus universitaire », une cinquantaine de bâtiments répartis sur 5 000 m2 est occupée par 30 personnes durant l'hiver austral. Un distillateur d'eau de mer est utilisé pour l'eau des sanitaires et les déchets sont soit traités sur place soit ramenés hors du continent[113]. C'est le navire polaire Astrolabe qui assure les rotations. Dans la station américaine Admundsen-Scott est installé un laboratoire de culture hydroponique. Des jeunes arbres, des plantes grimpantes, des légumes-feuilles (salades, choux, etc.) mais aussi des melons et des pastèques y poussent éclairés par des lampes à vapeur de sodium[114].

Une lycéenne bulgare et un manchot à jugulaire sur l'Île Livingston. La Bulgarie a construit une base sur l'île en 1988.
Les deux bases les plus récentes sont celle chinoise Kunlun et celle belge Princesse Elisabeth ouvertes durant l'été 2009. C'est à la même période que la station allemande Neumayer 3 est inaugurée en remplacement de la précédente construite en 1992. Cette nouvelle structure, prévue pour durer 30 années, a coûté 40 millions d'euros. Elle accueille 40 personnes et les recherches se portent sur l'état de la banquise et le niveau des eaux[115]. Le 6 septembre 2007, la Fondation polaire internationale, organisation scientifique basée en Belgique, dévoile le projet de la Princesse Elisabeth, la première base « zéro-émission » du monde[116] qui a pour but d'étudier les changements climatiques. La station préfabriquée, construite lors de l'Année polaire internationale est expédiée par bateau de Belgique jusqu'au pôle Sud vers la fin de l'année 2008 afin de surveiller les conditions naturelles des régions polaires. La construction, le transport et l'équipement de la station auront coûté près de 22 millions d'euros[117]. L'explorateur polaire belge Alain Hubert a déclaré que cette base serait la première de la sorte à produire « zéro émission », ce qui fera d'elle un modèle unique de la façon dont l'énergie devrait être utilisée en Antarctique[118]. L'équipe de conception de la station a été dirigée par le directeur du projet Johan Berte qui mène des recherches en climatologie, en glaciologie et en microbiologie[119]. Le seul moyen d'observer les aurores australes est d'hiverner dans les bases antarctiques. En effet ces réactions lumineuses issues d'éjections de matières coronales ne peuvent pas être vues en dehors du continent[120].

Météorites
ALH 84001, une météorite provenant de Mars et tombée en Antarctique.
Les météorites, disponibles en quantité sur le continent Antarctique, sont une part importante de l'étude des matières qui se sont formées au début de la conception du système solaire. La plupart viennent probablement d'astéroïdes mais certaines proviendraient de planètes plus importantes. Les premières météorites sont découvertes en 1912. En 1969, une expédition japonaise en découvre neuf dont la majorité est tombée sur l'Inlandsis de l'Antarctique au cours du dernier million d'années. Aujourd'hui, les expéditions scientifiques pour la recherche et la récolte de ces objets célestes sont notamment envoyées dans le cadre du programme ANSMET. Les déplacements de l'inlandsis ont tendance à rassembler les météorites, par exemple au niveau des chaînes montagneuses. Sous l'action de l'érosion, les météorites recouvertes depuis plusieurs siècles par l'accumulation des chutes de neige, sont alors entraînées vers la surface. Comparées à d'autres météorites recueillies en des régions plus tempérées du Globe, celles tombées en Antarctique sont mieux préservées[121].

Le grand nombre de météorites recueillies permet de mieux comprendre leur diversité dans le système solaire ainsi que leurs liens avec les astéroïdes et les comètes. De nouveaux types de météorites et des météorites rares y ont été découverts. Certaines d'entre elles ont été éjectées de la Lune voire probablement de Mars à la suite de collisions. Ces spécimens et particulièrement ALH 84001 découvert par une expédition du programme ANSMET, sont au centre de la controverse sur l'éventuelle existence de vie microbienne sur Mars. Les météorites absorbant et réémettant des rayons cosmiques dans l'espace, le temps écoulé depuis leur entrée en collision avec la Terre peut être estimé grâce à des études en laboratoire. Le temps écoulé depuis la chute ou la durée du séjour sur Terre d'une météorite constituent encore des informations qui peuvent être utiles pour les études environnementales de l'inlandsis de l'Antarctique[121].

En 2006, une équipe de chercheurs de l'université de l'État de l'Ohio a utilisé des mesures de la pesanteur réalisées par les satellites GRACE de la NASA pour découvrir le cratère de la Terre de Wilkes de 480 kilomètres de diamètre qui s'est probablement formé il y a environ 250 millions d'années[122].

Volcanologie
Article connexe : Liste des volcans d'Antarctique.
Le continent possède des volcans actifs qui se situent dans sa partie occidentale, en mer de Ross, le long de la péninsule antarctique, sur certaines îles sub-antarctiques comme l'île de la Déception et enfin on observe la présence de volcans sous-marins[123]. C'est au pied du mont Erebus, le volcan en activité le plus austral du monde, qu'est installé le MEVO (Mount Erebus Volcano Observatory), un observatoire volcanologique au sein de la base de recherche géophysique, Lower Erebus Hut[124]. Les chercheurs ont à leur disposition des données satellites fournies notamment par le spectromètre pour imagerie de résolution moyenne, le MODIS, embarqué sur les satellites Terra et Aqua du programme de la NASA, l'Earth Observing System (EOS) ou bien également par l'imagerie haute résolution de la mission de cartographie de l'Antarctique réalisée par RADARSAT[125]. L'activité volcanique du mont Belinda sur l'île Montagu a pu ainsi être confirmée en 2001 grâce à des photographies prises par le MODIS[126]. En janvier 2008, les scientifiques du British Antarctic Survey (BAS) dirigés par Hugh Corr et David Vaughan, s'appuyant sur des images radar réalisées lors d'un relevé aérien, annoncent dans le journal Nature Geoscience qu'il y a 2 200 ans, un volcan est entré en éruption sous l'inlandsis de l'Antarctique. Il s'agit de la plus grosse éruption en Antarctique au cours des 10 000 dernières années : des cendres volcaniques ont été retrouvées sur la surface de glace de la chaîne Hudson près du glacier Pine Island

LE MILIEU NATUREL (FAUNE/FLORE)


MILIEU NATUREL



Fond marin sous la banquise à Explorer's Cover, New Harbor au détroit de McMurdo. On observe différentes types d'espèces comme une pétoncle austral (Adamussium colbecki), un oursin de l'Antarctique (Sterechinus neumayeri), une éponge de mer (Homaxinella balfourensis), une ophiure (Ophionotus victoriae), une araignée de mer (Colossendeis sp.).
L'Antarctique est l'une des huit écozones ou régions biogéographiques terrestres[61]. L'océan Austral contient une biomasse importante grâce à une remontée d'eau (upwelling en anglais) par de forts courants marins d'eau froide en cette zone, qui apporte énormément de nutriments (sels nutritifs) et d'oxygène[62]. Cette biomasse est d'autant plus riche par la présence de la convergence antarctique, véritable « frontière climatique » entre les autres océans et l'océan Austral aux eaux plus froides et moins salées[63]. Cette richesse de cette biodiversité marine dont sa faune et sa flore benthiques, s'oppose à celle terrestre c'est-à-dire aux côtes beaucoup plus pauvres voire inexistantes à l'intérieur de l'inlandsis. En effet le climat de la région antarctique ne permet pas une végétation dense et une vie animale foisonnante. Les températures glaciales, la pauvre qualité du sol, le manque d'humidité et de luminosité empêchent les plantes de se développer et la faune de prospérer[64]. On n'y trouve ni arbre ni arbuste et seulement 1 % du continent est colonisé par les plantes. Les zones les plus favorables sont les parties côtières occidentales, la péninsule Antarctique et les îles sub-antarctiques[65].

Faune
Voir la catégorie : Faune en Antarctique.
La faune en Antarctique est marquée par la faune australe du Crétacé, dont des fossiles de plusieurs espèces sont découverts au XIXe et XXe siècles[66]. Au début du Crétacé, sur l'est-Gondwana alors sans calotte glaciaire[66], plusieurs espèces sont recensées, comme des animaux endémiques. Des amphibiens et reptiles géants (Temnospondyli, Plesiosauroidea), dinosaures (Cryolophosaurus, Antarctopelta, Glacialisaurus) ou des mammifères y ont vécu, mais néanmoins, peu de fossiles de dinosaures ont été découverts en Antarctique en comparaison d'autres continents[66]. Le climat passant de tropical à polaire, semble avoir entraîné une évolution importante jusqu'à la disparition de pratiquement toutes les espèces vivantes.

Peu d'invertébrés terrestres sont présents en Antarctique. Toutefois on y trouve des acariens microscopiques comme Alaskozetes antarcticus mais aussi des poux, des nématodes, des tardigrades, des rotifères, du krill et des collemboles[67]. Récemment, des écosystèmes antédiluviens, constitués de plusieurs types de bactéries, ont été retrouvés vivants, emprisonnés sous des glaciers[68]. L'espèce de mouche Belgica antarctica qui mesure seulement 12 mm est, à proprement parler, le plus grand animal terrestre d'Antarctique. On compte 40 espèces d'oiseaux pour une population totale estimée à 200 millions d'individus ; les plus représentés sont les sternes, les skuas, les pétrels et les manchots[69]. Le pétrel des neiges (Pagodroma nivea) est l'une des trois espèces d'oiseaux qui se reproduisent exclusivement sur ce continent[70]. Les cormorans et les fulmars fréquentent les côtes et les îles proches du continent. Les oiseaux charognards comme le chionis blanc (Chionis albus), le skua (Stercorarius skua), le pétrel géant (Macronectes giganteus) ou bien le pétrel de Hall (Macronectes halli) peuplent parmi les colonies de manchots à l'affût de nourriture. En Antarctique, la vie marine peuplée par 300 espèces de poissons[69], comprend également des manchots, des cétacés comme la baleine bleue (Balaenoptera musculus) ou la baleine franche australe (Eubalaena australis), l'orque (Orcinus orca), des dauphins, des cachalots, des pinnipèdes comme les otaries à fourrure (Arctocephalinae) et les éléphants de mer du sud (Mirounga leonina), et dans les eaux profondes on note la présence du calmar colossal (Mesonychoteuthis hamiltoni). Le manchot empereur (Aptenodytes forsteri) dont le nombre est estimé à 200 000 individus, est le seul manchot qui se reproduit en Antarctique pendant l'hiver austral[71]. C'est l'espèce de manchots qui se reproduit le plus au sud que n'importe quel autre[72]. Avec le manchot Adélie (Pygoscelis adeliae), ils sont les deux espèces dont l'aire de distribution se limite au continent[73]. D'autres comme le manchot royal (Aptenodytes patagonicus), le manchot à jugulaire (Pygoscelis antarcticus) ou le manchot papou (Pygoscelis papua) ne se reproduisent pas uniquement en Antarctique mais leurs colonies y sont importantes et denses[74]. Le gorfou doré (ou manchot à aigrettes) qui possède des plumes autour des yeux comme de longs sourcils, se reproduit quant à lui sur la péninsule antarctique et les îles sub-antarctiques telles la Géorgie du Sud. Bien que concentrée sur les parties côtières du continent et de ses îles environnantes, la population de manchots et de gorfous est estimée à 20 millions de couples[74].



Une sterne couronnée (Sterna vittata) posée sur une épave à l'île Entreprise.




Un manchot empereur (Aptenodytes forsteri) adulte en Terre Adélie.







Un léopard des mers (Hydrurga leptonyx) se reposant sur un iceberg.





Un « poisson des glaces » Trematomus bernacchii




Aux XVIIIe et XIXe siècles, l'otarie de Kerguelen a été décimée pour sa fourrure par des chasseurs originaires des États-Unis et du Royaume-Uni[75]. Le phoque crabier (Lobodon carcinophaga) avec 15 millions d'individus, est le plus représenté des phocidés[69]. Malgré son nom qu'il porte et comme le phoque de Weddell entre autres, leur principale ressource alimentaire est le krill antarctique (Euphausia superba). Ce krill qui se rassemble en bancs de proportions importantes (500 km2)[69], est l'espèce clé de voûte de l'écosystème de l'océan Austral et compose une grande part de l'alimentation des baleines, des otaries, des léopards de mer, des phoques, des calmars, des poissons-antarctiques, des manchots, des albatros et de beaucoup d'autres oiseaux[76].

Contrairement à certaines idées reçues, il n'existe pas de mammifères terrestres sur le continent. Il n'y a donc ni ours polaire ou ours blanc (Ursus maritimus) ni caribous (Rangifer tarandus)[77]. Seuls ces derniers, introduits par l'Homme, vivent en petits troupeaux sur les îles sub-antarctiques de la Géorgie du Sud et des Kerguelen[78]. De même le morse (Odobenus rosmarus), le narval (Monodon monoceros) ou bien le pingouin torda (Alca torda), unique représentant du genre Alca, ne vivent que dans l'hémisphère nord[79].

L'adoption en 1978 de l'Antarctic Conservation Act apporte plusieurs restrictions à l'activité américaine sur le continent. Ainsi, l'importation de plantes ou d'animaux exotiques peut entraîner des sanctions pénales tout comme l'extraction d'espèces indigènes[80]. La surpêche du krill, un animal qui joue un grand rôle dans l'écosystème de l'Antarctique, pousse les gouvernements à promulguer des réglementations sur la pêche. domestiques et l’arrêté du 12 octobre 2001 interdit l’introduction de toute espèce animale ou végétale non indigène.

Un bébé phoque de Weddell en Terre Adélie.
La Convention sur la conservation des phoques en Antarctique de 1972 signée à Londres et qui entre en vigueur en 1978, assure une protection des phocidés par une gestion raisonnée des captures dans le respect des équilibres écologiques. Les espèces protégées sont l'éléphant de mer du sud (Mirounga leonina), le phoque de Ross (Ommatophoca rossi) et les otaries (Arctocephalus sp.). Le phoque de Weddell (Leptonychotes weddellii) âgé d’un an ou de plus d'un an sont également protégés[81]. Entrée en vigueur en 1980, la Convention sur la conservation de la faune et la flore marines de l'Antarctique (CCAMLR) exige que les règles qui gèrent l'industrie de la pêche dans l'océan Austral prennent en compte les effets possibles de celle-ci sur l'écosystème antarctique[36]. Malgré cette nouvelle loi, la pêche non réglementée et illégale, particulièrement celle de la légine australe, reste un problème important et en augmentation, avec une estimation de 32 000 tonnes en 2000[82],[83].

Démarré depuis l'Année polaire internationale, le recensement de la vie marine (Census of Marine Life), qui a impliqué plus de 300 chercheurs, présente quelques découvertes notables. Plus de 235 organismes marins vivent à la fois dans les deux régions polaires, reliant ainsi deux zones espacées de 12 000 km. Certains grands animaux comme des cétacés ou des oiseaux font l'aller-retour tous les ans. Plus surprenant, on a trouvé de plus petites formes de vie comme des vers de vase, des concombres de mer ou des mollusques sous-marins dans les deux océans polaires. Plusieurs facteurs peuvent aider cette diffusion : dans les profondeurs de l'océan, les températures sont plutôt uniformes aux pôles et à l'équateur où elles ne diffèrent que par moins de 5 °C. En outre, la circulation thermohaline transporte les œufs et les larves[84]. Toujours dans le cadre de ce programme de recherche, des scientifiques ont découvert 15 nouvelles espèces d'amphipodes et également certaines nouvelles espèces de cnidaires sous la barrière de Larsen[85]. Les résultats du recensement de la vie marine qui seront divulgués officiellement en octobre 2010 à Londres, prévoient encore de nouvelles et nombreuses découvertes[86].

Flore

Les seuls autotrophes présents sur le continent sont essentiellement des protistes. La flore antarctique se limite principalement à des mousses, des algues, des mycètes et des hépatiques qui ne poussent généralement que quelques semaines en été.

L'Antarctique compte plus de 200 espèces de lichens[87], 100 de mousses (Bryophyta) et 30 d'hépatiques (Hepaticophyta)[88]. On dénombre également 700 espèces d'algues dont la majorité est du phytoplancton[89]. En été, l'algue des neiges (Chlamydomonas nivalis) et des diatomées multicolores sont particulièrement abondantes sur les côtes. Seulement deux espèces de plantes vasculaires sont indigènes de l'Antarctique : la canche antarctique (Deschampsia antarctica) et la sagine antarctique (Colobanthus quitensis)[7]. Cette flore est particulièrement présente sur la partie occidentale du continent généralement plus chaud et humide. Les îles sub-antarctiques sont également davantage privilégiées comme le montre la présence de 26 espèces de plantes indigènes en Géorgie du Sud[65]. Cependant, on a observé certains lichens et mousses dans des biotopes absolument extrêmes comme leur présence dans les vallées sèches de McMurdo en Terre Victoria[65]. Aussi la sagine antarctique a été observée jusqu'à l'île Neny, soit 68 ° 12' Sud, et la canche antarctique aux îles Refuge, soit 68 ° 21' Sud. Enfin, ont été observées des mousses jusqu'au 84 ° 42' Sud et des lichens au 86 ° 09' Sud et ce jusqu'à 2 000 m d'altitude[90].


Canche antarctique (Deschampsia antarctica).





Plus de 200 espèces de lichens ont été répertoriées en Antarctique.






Usnée antarctique (Usnea antarctica).





Algue des neiges (Chlamydomonas nivalis) sur l'île Galindez.