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lundi 18 juillet 2011

TRITON Satellite naturel de Neptune


Triton est le plus gros des 13 satellites naturels de la planète Neptune, et le 7ème par distance croissante à cette dernière. Il a été découvert le 10 octobre 1846 par l'astronome britannique William Lassell, 17 jours après la découverte de Neptune. Il a un diamètre d'un peu plus de 2 700 km, ce qui en fait le 7ème satellite naturel du système solaire par taille décroissante — et un astre plus gros que Pluton. C'est le seul gros satellite connu du système solaire orbitant dans le sens rétrograde, c'est-à-dire inverse au sens de rotation de sa planète ; tous les autres satellites dans ce cas sont de petits corps irréguliers de quelques centaines de kilomètres dans leur plus grande longueur. Cette caractéristique orbitale exclut que Triton ait pu se former initialement autour de Neptune, et sa composition similaire à celle de Pluton suggère qu'il s'agisse en réalité d'un objet issu de la ceinture de Kuiper capturé par Neptune3.
Triton orbite autour de Neptune en 5 jours et 21 heures sur une trajectoire quasiment circulaire ayant un demi grand-axe de 354 759 km4, une inclinaison de 156,865° (-23,135°) sur le plan de Laplace4 du système, et jusqu'à 129,6° (-50,4°) sur le plan orbital de sa planète5. Ceci lui confère des saisons très marquées tout au long de l'année neptunienne, longue de 164,79 années terrestres ; l'hémisphère sud a ainsi passé son solstice d'été en 20006 avec une inclinaison proche du maximum possible par rapport au Soleil, ce qui est à l'origine d'un réchauffement général de l'hémisphère sud depuis le passage de Voyager 2 le 25 août 1989.



Triton est un corps de masse volumique moyenne un peu supérieure à 2 g/cm3, constitué vraisemblablement d'un important noyau métallique et rocheux entouré d'un manteau de glace d'eau et d'une croûte d'azote gelé à environ 38 K (-235 °C) en surface7. Une atmosphère ténue apparentée à celle des comètes enveloppe le satellite à une pression d'environ 4 à 6,5 Pa8 selon des mesures récentes réalisées depuis la Terre, composée presque uniquement d'azote N2, avec des traces de monoxyde de carbone CO et de méthane CH4 ; du néon et de l'argon y sont certainement présents sans avoir pu y être quantifiés, n'excédant donc sans doute pas quelques pourcents du total. De l'hydrogène moléculaire H2 et atomique H• sont également présents dans la haute atmosphère en quantités significatives, résultant de la photolyse du méthane par les ultraviolets du rayonnement solaire.
Cette atmosphère est probablement issue de geysers dont les traces ont été observées sur la calotte polaire australe de Triton, l'un des rares satellites naturels connus pour avoir une activité géologique significative et assez récente, notamment sous la forme de cryovolcanisme. Ceci expliquerait l'âge très récent des terrains observés par la sonde Voyager 2 en été 1989, qui couvrent environ 40 % de la surface du satellite, où très peu de cratères d'impact ont été relevés, donnant à l'ensemble un âge n'excédant pas la centaine de millions d'années — soit une valeur très brève à l'échelle des temps géologiques.
Cet astre a été nommé d'après Triton, dieu marin fils de Poséidon dans la mythologie grecque, Poséidon étant lui-même assimilé au dieu Neptune de la mythologie romaine.


NEPTUNE ET TRITON

Satellites Naturels


Les satellites naturels de Saturne sont les corps qui sont en orbite autour de la planète Saturne, et précisément les cinquante trois dont l'existence est suffisamment confirmée pour qu'ils soient nommés individuellement et douze qui n'ont encore qu'une désignation temporaire1. Parmi ceux-ci, l'existence de trois satellites est particulièrement remise en question. Les satellites de Saturne ont une taille très variée. On y trouve des petites lunes de moins d'un kilomètre de diamètre, mais aussi Titan, plus grand que la planète Mercure. Parmi les satellites recensés, treize ont un diamètre de plus de 50 kilomètres.

Les deux satellites les plus notables de Saturne sont Titan, qui possède une atmosphère dense constituée principalement d'azote et des lacs d'hydrocarbures à sa surface, et Encelade, qui émet des geysers de gaz et de poussières, et pourrait contenir de l'eau liquide sous son pôle sud.

Vingt-quatre des lunes de Saturne sont des satellites réguliers. Ils ont une orbite prograde, presque circulaire, et peu inclinée par rapport au plan équatorial de la planète. Parmi ceux-ci, on trouve les sept satellites majeurs, les quatre satellites troyens qui ont une orbite commune à un satellite majeur, Hypérion qui orbite en résonance avec Titan et les trois petites lunes (Méthone, Anthée et Pallène) entre Mimas et Encelade qui constituent le groupe des Alkyonides. Les autres satellites réguliers (S/2009 S 1, Pan, Daphnis, Atlas, Prométhée, Pandore, Janus, Épiméthée, Égéon) sont situés dans les anneaux de Saturne, de l'anneau B (S/2009 S 1) à l'anneau G (Égéon). Les satellites réguliers sont généralement nommés suivant le nom des Titans ou d'autres personnages associés au dieu Saturne.





Les autres lunes sont toutes des satellites irréguliers. Leur orbite est plus éloignée de Saturne et fortement inclinée par rapport au plan équatorial de la planète. Ils ont tous une taille inférieure à 30 km, à l'exception de Phœbé, neuvième satellite de Saturne découvert à la fin du xixe siècle et Siarnaq (groupe inuit). Ces satellites sont probablement des objets capturés par Saturne, ou des fragments d'objets capturés. Ils sont classés en trois groupes selon leurs caractéristiques orbitales : le groupe inuit, le groupe nordique (auquel appartient Phœbé) et le groupe celte.
Les anneaux de Saturne sont constitués d'une multitude d'objets, dont la taille varie de quelques micromètres à quelques mètres. Chacun de ces objets suit sa propre orbite autour de la planète. Il n'existe pas de frontière précise entre les innombrables objets anonymes qui constituent ces anneaux et les objets plus grands qui ont été nommés. Le nombre exact de satellites de Saturne ne sera donc probablement jamais connu.

dimanche 17 juillet 2011

NEPTUNE ( Planète Gazeuse )


Neptune


Neptune est la première planète dont l’existence n’a pas été découverte par l’observation : elle a été prédite par calcul, à partir de la théorie de la gravitation universelle.

Evolution des nuages autour de la tache sombre de Neptune. Ces changements observés par Voyager 2 peuvent se produire en à peine quelques dizaines d'heures alors que la tache est de dimension équivalente à la Terre. Crédits : NASA

Elle ressemble à sa sœur jumelle, Uranus, tant par sa couleur bleue verdâtre que par ses dimensions, sa densité et sa structure. Elle dispose d'un noyau rocheux, d'un manteau glacé et d'une enveloppe gazeuse constituée d'hydrogène, d'hélium et de méthane dans les couches supérieures.

L'activité de son atmosphère est particulièrement surprenante, comme en témoignent les tâches à sa surface : vents violents (jusqu'à 1 000 km/h), présence de nombreux nuages, déplacements rapides de turbulences etc.




Les anneaux de Neptune vus par la sonde Voyager 2. Crédits : NASA

Neptune est entourée de 13 satellites très irréguliers et d'un système d'anneaux particuliers, appelés "arcs de Neptune", et curieusement incomplets.
L'année de la géante gazeuse la plus lointaine de la Terre est 164 fois plus longue que la nôtre. Depuis sa découverte en 1846, Neptune n'a donc pas encore effectué une révolution complète autour du Soleil, ce sera le cas en 2010.



 

Neptune
Etymologie : fils de Saturne et frère de Jupiter, Neptune est le Dieu de la Mer dans la mythologie romaine.
Découverte : en 1846, par l’astronome allemand Johann G. Galle d’après les calculs de U. Leverrier.
Signe particulier : en raison de l’orbite très irrégulière de Pluton, Neptune a été la planète la plus éloignée du Soleil entre 1979 et 1999.
Durée typique du voyage aller avec les techniques actuelles : 11 ans


 
                                           Position de Neptune dans le système solaire



2. L'exploration de Neptune


Les observations de la planète Uranus, à la fin du XVIIIème siècle, laissent les scientifiques perplexes : la planète ne se trouve pas là où elle devrait être ! Des écarts inexpliqués entre sa position réelle sur son orbite et celle déduite par la théorie suggèrent l'existence d'un astre inconnu, plus lointain, exerçant une force gravitationnelle perturbatrice.
En 1846, un astronome allemand observe pour la première fois la planète recherchée, cause de cette anomalie, à partir des calculs fait par Urbain Leverrier. Elle est baptisée Neptune.



Dernière étape de la sonde américaine Voyager 2, Neptune se révèlent véritablement en août 1989. C’est l’astre le plus lointain jamais visité par une sonde spatiale. Passant à seulement 5 000 km de ses nuages, la sonde découvre une autre "planète bleue", qui doit sa couleur à la présence de méthane absorbant les radiations rouges de la lumière solaire.



Les mesures enregistrées permettent de déterminer la taille, la masse, la composition, la température et la vitesse de rotation de la planète.

Voyager 2 permet également la découverte de 3 nouveaux anneaux et 6 satellites. Triton, le plus grand d’entre eux, est presque aussi gros que la Lune ; il apparaît comme un monde glacé entouré d’une faible atmosphère et présentant une importante activité géologique.

Aucune autre mission d’exploration de Neptune n’est prévue à ce jour.
 

Si vous étiez sur Neptune...
…vous ne pourriez pas respirer, en raison du faible taux d’oxygène et du fort taux de méthane
…vous ne pourriez voir ni le Soleil, ni les étoiles ni les satellites de Neptune à travers l’épaisse couverture nuageuse
…vous seriez balayés par des vents très violents allant jusqu’à 1 000 km/h
…vous auriez très froids, la température dans l’atmosphère avoisinant les – 200 °C.

jeudi 30 juin 2011

NEPTUNE


Neptune est la huitième et dernière planète du système solaire par distance croissante au Soleil1.
Neptune orbite autour du Soleil à une distance d'environ 30 UA avec une excentricité orbitale moitié moindre que celle de la Terre en bouclant une révolution complète en 164,79 ans. C'est la troisième planète du Système solaire par masse décroissante — elle est 17 fois plus massive que la Terre et 19 fois moins massive que Jupiter — et la quatrième par taille décroissante ; Neptune est en effet à la fois un peu plus massive et un peu plus petite qu'Uranus.
Neptune et Uranus ont une composition similaire, et légèrement différente de celle des deux autres planètes géantes gazeuses, Jupiter et Saturne. Comme ces dernières, l'atmosphère de Neptune est principalement constituée d'hydrogène et d'hélium avec des traces d'hydrocarbures et peut-être d'azote, mais contiendrait davantage de « glaces » (au sens astrophysique), c'est-à-dire de composés volatils tels que l'eau, l'ammoniac et le méthane. Ce dernier est d'ailleurs partiellement responsable de la teinte bleue de l'atmosphère de Neptune, bien que l'origine de ce bleu très soutenu — plus soutenu que celui produit par le seul méthane — soit en fait inconnue.
Cette atmosphère présente des formations météorologiques bien visibles, contrairement à celle, uniforme, d'Uranus, avec notamment une Grande tache sombre observée en été 1989 par Voyager 2 dont la nature semble similaire à celle de la Grande tache rouge de Jupiter — à la différence près que celle de Neptune a disparu depuis — et des vents dont la vitesse a été estimée à 2 100 km/h — de loin les vents les plus rapides du Système solaire. La température mesurée dans les couches supérieures de l'atmosphère est de l'ordre de 55 K (-218 °C), moyenne la plus basse mesurée sur une planète du Système solaire.
Contrairement aux sept autres planètes, Neptune n'est jamais visible à l'œil nu : sa magnitude apparente de 8,0 en fait un astre environ quatre fois moins brillant que les plus pâles étoiles visibles à l'œil nu, dont la magnitude apparente ne dépasse pas 6,5. Elle n'apparaît comme un disque bleu-vert qu'à travers un télescope. Planète la plus éloignée de la Terre, Neptune n'a été visitée que par une seule sonde spatiale, Voyager 2, qui est passée près de la planète le 25 août 1989 et a permis à la fois de découvrir cinq de ses treize satellites actuellement connus, d'explorer partiellement le principal d'entre eux (Triton) et de confirmer l'existence d'au moins six anneaux ténus et très sombres, dont le plus externe comporte cinq arcs concentrés sur 52° de circonférence. L'essentiel de nos connaissances sur Neptune provient de cette unique rencontre.






Neptune est la seule des huit planètes connues à avoir été découverte par le calcul mathématique plutôt que par l'observation empirique. L'astronome français Alexis Bouvard avait noté des perturbations inexpliquées sur l'orbite d'Uranus et conjecturé au début du xixe siècle qu'une huitième planète, plus lointaine, pouvait en être la cause. Les astronomes britannique John Couch Adams en 1843 et français Urbain Le Verrier en 1846 calculèrent chacun de leur côté et par des méthodes différentes la position prévisible de cette hypothétique planète, qui fut observée le 23 septembre 1846 par l'astronome allemand Johann Gottfried Galle à 1° de la position alors calculée par Le Verrier, et à 12° de celle calculée par Adams