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lundi 1 août 2011

EXOMARS > Mars Astrobiology Explorer-Cacher


Le Mars Astrobiology Explorer-Cacher (MAX-C) est un projet de mission martienne proposée par la NASA. Cette mission serait remplie par un rover qui serait lancé en 2018, avec le rover de la mission ExoMars de l'Agence spatiale européenne1,2,3.
Si il est approuvé, le rover sera alimenté à l'énergie solaire, avec une masse maximale de 340 kg et serait basé en grande partie sur les composants du rover Mars Science Laboratory (MSL), mais entraînerait un design pour un nouveau système adapté à sa mission spécifique. Le rover MAX-C exécuterait des explorations astrobiologiques in situ, il évaluerait le potentiel d'habitabilité de différents milieux de Mars, recueillerait,(et documenterait) des échantillons potentiellement destinés à un retour sur Terre par une future mission.


Les éléments essentiels pour une vie sur Mars - l'eau, l'énergie et les nutriments - sont aujourd'hui présents sur la planète, et les données géologiques de Mars présentent des nombreux indices qu'il est tentant d'interpréter comme l'existence par la passé de nombreux environnements propices à la vie. Si la vie est apparue et a évolué sur Mars dans les premières phases de son existence, alors il est possible, et même probable, que des biosignatures physiques ou chimiques aient été préservées dans les roches qui étaient à l'époque situées en surface. Ces découvertes et conclusions sont des arguments convaincants pour une mission menée par un rover chargé de rechercher des témoignages de la vie martienne passée.

Durant la plus grande de la dernière décennie, l'objectif du programme d'exploration de Mars mené par la NASA a été la recherche d'indices prouvant la présence d'eau. Bien que cette stratégie ai été couronné de succès dans le cadre des missions sur Mars de 1996-2007, on considère de plus en plus que l'évaluation du potentiel astrobiologique des environnements martiens nécessite d'aller au dela de la simple identification des endroits où l'eau liquide était présente. Ainsi, afin de rechercher des signes de vie passée ou actuelle sur Mars, il est nécessaire de caractériser plus complètement la structure microscopique et macroscopique des matériaux sédimentaires. Pour aborder la question de la vie ce type d'information est essentiel pour sélectionner et recueillir des échantillons destinés à être étudiés dans les laboratoires sophistiqués sur Terre.
L'utilisation de robots pour recueillir des échantillons géologiques qui seraient éventuellement ramenés par une mission ultérieure sur Terre est une stratégie analysée depuis au moins depuis le milieu des années 1990. En 2007, on a recommandé que toutes les missions sur le sol martien postérieures à Mars Science Laboratory prévoient la constitutions de stocks d'échantillon de manière à permettre la réalisation d'une mission de retour d'échantillons sur Terre au plus tôt. Mi-2007, la NASA a demandé qu'un système de stockage d'échantillon soit ajouté au rover MSL. Mais les experts ayant mis en doute la qualité des échantillons recueillis de cette manière, cette fonctionnalité a été abandonnée en novembre 2008 au profit d'outils permettant de nettoyer le système de recueil d'échantillons pour corriger les problèmes rencontrés par l'atterrisseur Phoenix durant ses manipulations d'échantillon.
L'équipe Mars Architecture Tiger Team (MATT), chargée de jeter les bases de la future mission, a développé le concept d'un rover de milieu de gamme. Lorsque le rapport MATT-3 est publié (2009), plusieurs dénominations étaient utilisés dans les groupes de travail, dont « Mid-Range Rover » et « Mars Prospector Rover », et on s'accordait sur le fait que la mission comprendrait un seul rover de classe MER ou MSL qui devait effectuer un atterrissage de précision et disposer de capacités lui permettant de recueillir des échantillons du sol martien. Pour fournir un nom qui corresponde à l'objectif de la mission, le nom générique adopté jusque là Mid-Range Rover (MRR) a été abandonné en août 2009 au profit de Mars Astrobiology Explorer-Cacher (MAX-C).

Objectifs

L'objectif principal de la mission est d'évaluer les conditions paléo-environnementales, caractériser le potentiel de préservation de bio-signatures, et d'accéder à plusieurs séquences géologiques pour rechercher de preuves de vie passée et/ou de chimie prébiotique. Les échantillons nécessaires pour atteindre les objectifs scientifiques de la future mission de retour d'échantillon serait réunis, documentés, et conditionnés de manière à permettre son éventuel retour sur Terre.
L'objectif scientifique principal est donc d'atterrir sur un site ayant un haut potentiel d'habitabilité, et susceptible d'avoir préservé les biosignatures physique et chimique de :
Astrobiologie du début du Noachien - contexte environnemental prébiotique dans lequel la vie pourrait apparaître.
Stratigraphie du Noachien-Hesperien - Test ds conditions de surface avant et après la baisse de l'érosion, l'altération aqueuse, l'activité fluviale, et le champ magnétique étaient habitables.
Astrobiologie - la vie liée à des hypothèses de test dans le cadre d'un autre type particulier de terrain géologique. Prélèvement des échantillons qui pourraient avoir conservé de nombreux témoignages de la chimie prébiotique ou de la vie sur Mars ; caractériser le potentiel pour la préservation de bio-signatures.
Les émissions de méthane à partir du sous-sol.
Datation radiométrique
Carottage profond - carottes prélevées à une profondeur d'environ 2 m,
Couches de dépôts polaires - recherche de témoignages des évolutions récentes du climat de la planète.
Glace à faible profondeurs aux latitudes moyennes - évaluer la capacité de la glace à se conserver à ces latitudes et dans quelle mesure les perchlorates affectent cette capacité. La glace aux latitudes moyennes peut-elle être exploité pour produire des ressources (eau, oxygène,...) sur place (ISRU)?
Un objectif scientifique secondaire est de disposer de données sur le long terme sur la pression atmosphérique à la surface de la planète.

EXOMARS > ROVER > 2018


Le Rover ExoMars est un projet de rover de l'Agence spatiale européenne dont l'objectif principal est la recherche de trace de vie passée à la surface de Mars. Le rover développé dans le cadre du programme ExoMars doit être lancé en 2018 avec le rover MAX-C de la NASA. Tous deux doivent partager le même véhicule durant le transit vers Mars et la descente sur le sol martien. ExoMars Rover emporte plusieurs instruments dont un mini laboratoire capable d'analyser les échantillons extraits du sous-sol martien par une foreuse.

Au début des années 2000 un projet de rover martien européen sous l'appellation d'ExoMars, est mis à l'étude. Ce projet ambitieux est repoussé à plusieurs reprises car il nécessite à la fois des moyens financiers importants et la maitrise des techniques d'atterrissage sur Mars. Il est inscrit en 2005 comme mission majeure (Flagship mission) du programme Aurora. En octobre 2009 la NASA et l'Agence spatiale européenne associent leurs projets d'exploration de la planète Mars dans le cadre de l'Initiative conjointe d'exploration de Mars. La première matérialisation de cet accord est le programme ExoMars qui regroupe désormais quatre engins spatiaux :
ExoMars Trace Gas Orbiter (TGO) est un orbiteur sous la responsabilité de l'ESA qui a pour mission primaire d'identifier l'origine du méthane et d'autres gaz rares présents dans l'atmosphère martienne. Il doit être lancé en 2016 avec ExoMars EDM.
ExoMars EDM est un atterrisseur développé par l'ESA qui doit se poser en 2016 sur la planète Mars. ExoMars EDM doit permettre de valider les techniques de rentrée atmosphérique et d'atterrissage qui seront mises en œuvre par de futures missions martiennes européennes.
ExoMars Rover
MAX-C est un rover développé par la NASA lancé avec Exomars Rover en 2018 qui doit rechercher des indices de la vie, prélever des carottes dans le sous-sol martien et les stocker pour une future mission de retour d'échantillon sur Terre qui reste à définir.
Objectifs

Exomars rover doit :
Rechercher des indices d'une vie passée ou présente sur la planète Mars
Caractériser la composition du sous-sol martien en fournissant la composition géochimique et les indices de présence d'eau
Caractéristiques techniques

Instruments scientifiques
Les instruments embarqués comprennent1 :
PanCam (Panoramic Camera) : Caméras panoramiques
WISDOM (Water Ice and Subsurface Deposit Observation on Mars) : Radar permettant de détecter la présence de dépôts de glace d'eau dans le sous-sol proche de la surface
CLUPI (CLose-UP Imager on ExoMars) : Système de caméra permettant de faire des gros plans en couleurs des roches, affleurements, carottes de forage
Raman : Spectroscope laser Raman pour l'analyse de la composition des roches à distance
Ma_MISS (Mars Multispectral Imager for Subsurface Studies) : Spectromètre pour l'analyse de la matière martienne en surface et sous surface
MOMA (Mars Organic Molecule Analyser) : Chromatographe en phase gazeuse pour analyser la matière organique et inorganique dans l'atmosphère, en surface et dans le sous-sol
MicrOmega : Spectromètre infrarouge pour l'étude des échantillons martiens
Mars-XRD (X-Ray Diffractometer) : Analyse de la structure cristalline par diffraction par rayons X

Foreuse
Le rover dispose d'une foreuse capable de prélever des carottes jusqu'à une profondeur de 2 mètres. Elle est capable de pénétrer dans le sol martien et d'y prélever une carotte d'un cm de diamètre et de 3 cm de long puis de transférer cet échantillon dans le mini laboratoire du rover. Le senseur de l'instrument Ma_MISS, un spectromètre infrarouge miniaturisé, est monté sur la tête de la foreuse pour permettre l'étude du forage. La foreuse est conçue pour permettre de travailler dans les différents sols qui sont envisagés pour la mission. Elle doit pouvoir effectuer 7 forages plus deux d'un profondeur de 2 mètres avec recueil de 4 carottes à chaque sondage profond.
La foreuse comprend 2 :
une tête de forage de 70 cm de long qui inclue le système permettant de recueillir la carotte et la tête de lecture du spectromètre.
trois tiges de 50 cm de long permettant à la tête de forage d'atteindre la profondeur de 2 mètres.
Le moteur qui imprime le mouvement de rotation au système de forage.
Une structure située sur le flanc du rover dans laquelle la foreuse est rangée lorsqu'elle n'est pas utilisée.
Déroulement de la mission[modifier]

Lancement et transit vers Mars
Le rover Exomars et le rover américain MAX-C sont lancés par une fusée américaine Atlas en mai 2018 et doivent arriver sur la planète Mars 9 mois plus tard. Du lancement jusqu'à l'atterrissage, les deux rovers sont installés sur une palette unique installé dans un ensemble formé par l'étage de croisière, le bouclier thermique et l'étage de descente qui reprend l'architecture du rover Mars Science Laboratory (Curiosity) lancé en 2011. Après l'atterrissage les rover mènent des programmes d'exploration indépendants.

L'exploration du sol martien
La durée nominale de la mission est de 180 sols (jours martiens). La mission est constitué de cycle d'expérimentation : chaque cycle comprend le repérage d'un lieu présentant un intérêt scientifique, le déplacement jusqu'à celui-ci, la mise en œuvre des instruments scientifiques et enfin la transmission vers la Terre des données scientifiques. Les instruments optiques, radar et infrarouge permettent d'effectuer des repérages dans un cercle d'environ 20 mètres autour du rover. Celui-ci a la capacité de parcourir plusieurs kilomètres entre deux sites intéressants mais il est probables que la distance entre deux sites sera généralement comprise entre 100 et 500 mètres.

EXOMARS > Trace Gas Orbiter (TGO) > 2016


ExoMars Trace Gas Orbiter (TGO) (autrefois désigné sous l'appellation 2016 Mars Science Orbiter (MSO))1,2 est une sonde interplanétaire développé par l'Agence spatiale européenne avec une participation importante de la NASA qui doit se placer en orbite autour de la planète Mars pour étudier l'origine du méthane et d'autres gaz présents dans l'atmosphère martienne. La sonde doit être lancée en 2016 dans le cadre du programme ExoMars par un lanceur américain Atlas V 421. La sonde doit transporter l'atterrisseur européen ExoMars EDM qui doit permettre aux équipes européennes de roder les techniques d'atterrissage sur Mars.

Contexte

Au début des années 2000 un projet de rover martien européen ExoMars, est mis à l'étude. Ce projet ambitieux est repoussé à plusieurs reprises car il nécessite à la fois des moyens financiers importants et la maitrise des techniques d'atterrissage sur Mars. Il est inscrit en 2005 comme mission majeure (Flagship mission) du programme Aurora. En octobre 2009 la NASA et l'Agence spatiale européenne associent leurs projets d'exploration de la planète Mars dans le cadre de l'Initiative conjointe d'exploration de Mars. La première matérialisation de cet accord est le programme ExoMars qui regroupe désormais quatre engins spatiaux :
ExoMars Trace Gas Orbiter (TGO) est un orbiteur sous la responsabilité de l'ESA qui a pour mission primaire d'identifier l'origine du méthane et d'autres gaz rares présents dans l'atmosphère martienne
ExoMars EDM est un atterrisseur de l'ESA qui doit permettre à celle-ci de valider les techniques de rentrée atmosphérique et d'atterrissage sur Mars en vue de l'envoi d'un rover.
ExoMars Rover est un rover européen qui doit rechercher la présence de vie sur Mars et étudier la surface la planète pour y détecter des indices de présence d'eau
MAX-C est un rover développé par la NASA qui doit pouvoir rechercher des indices de la vie, prélever des carottes dans le sous-sol martien et les stocker pour une future mission de retour d'échantillon sur Terre qui reste à définir.
Les engins ExoMars TGO et ExoEDM doivent être lancés ensemble début 2016 et constituer la première partie du programme ExoMars placée sous la responsabilité de l'Agence spatiale européenne. La seconde partie du programme, lancée en 2018 par une unique fusée et baptisée ExoMars 2018, comprend le lancement des deux rovers qui doivent effectuer l'atterrissage en partageant le même module de descente. Exomars 2018 est placée sous la responsabilité de la NASA.
Le constructeur franco-italien Thales Alenia Space a été retenu pour la construction de ExoMars TGO et ExoMars EDM5.

Objectifs

ExoMars TGM a une mission principale scientifique et une mission secondaire qui est de jouer le rôle de relais de télécommunications avec les autres orbiteurs en activité autour de Mars pour les rovers présents sur le sol martien.
Des observations récentes réalisées par des orbiteurs martiens ainsi que depuis des observatoires terrestres ont indiqué la présence de méthane dans l'atmosphère martienne avec des variations dans le temps de la concentration de ce gaz. Les modèles actuels ne permettent pas d'expliquer la présence de méthane et les rapides changements de sa concentration sur le plan spatial et temporel. L'apparition du méthane comme sa disparition ne sont pas expliquées. Ces observations soulèvent les questions suivantes :
S'agit il d'une manifestation d'une activité souterraine :
Y a-t-il des réservoirs de glace en surface ou proches de la surface (en particulier dans la glace) ? Où sont ces réservoirs
Quelle est l'origine de ce gaz : géochimique ou biochimique ?
Existe-t-il d'autres traces de gaz ? Quels sont les ratios des isotopes ?
Quels sont les processus qui contrôlent le cycle de vie de ces gaz ?
Échelle de temps des emplacements, des activations et des modifications : phénomènes saisonniers, annuels, épisodiques, long terme
rôle de la géochimie hétérogène
Interaction entre la surface et l'atmosphère
Ces questions débouchent sur les objectifs assignés à la mission ExoMars TGM6 :
Identifier les gaz et isotopes présents sous forme de trace dans l'atmosphère martienne
Définir les variations spatiales et temporelles de la distribution du méthane et si possible des gaz les plus importants ainsi que des molécules à l'origine de ces gaz (H²O,...)
Localiser les sources du méthane et des principaux gaz et leurs interactions dont celles avec les aérosols et de quelle manière ces processus sont modifiés par l'état de l'atmosphère (température, distribution des principales sources de gaz comme l'eau)
Prendre des photos des formations de surface qui peuvent être liées aux sources de gaz.



Instruments scientifiques

ExoMars TGM embarque cinq instruments scientifiques développés par des équipes internationales. Quatre de ces instruments sont développés sous la responsabilité américaine et un instrument sous la responsabilité de la Belgique6 :
Le spectromètre infrarouge MATMOS effectue des mesures dans la bande des 2,3-11,8 microns. Il doit détecter les traces de gaz présents dans l'atmosphère et de leurs isotopes.
Le spectromètre ultraviolet NOMAD fonctionne dans les bandes 0,2-0,65 et 2,2-4,3 microns. Il doit détecter les gaz et les isotopes présents dans l'atmosphère. L'instrument est très proche de celui embarqué sur la sonde Venus Express.
Le radiomètre infrarouge EMCS utilise 9 canaux entre 12 et 45 microns pour mesurer la température, la pression, la concentration de poussière, la vapeur d'eau, la glace dans l'atmosphère avec une résolution verticale de 5 km sur une épaisseur de 90 km. L'instrument est pratiquement une copie de l'instrument Mars Climate Sounder de la sonde martienne Mars Reconnaissance Orbiter.
L'imageur MAGIE fournit des images en lumière visible et dans l'ultraviolet destinées à fournir le contexte météorologique. Il doit délivrer 50 cartes par jour de l'atmosphère avec une définition de 4 à 6,4 km par pixel pour les cartes d'ensemble et de 400 mètres par pixel pour des cartes de détail.
L'imageur HiSCI doit fournir des images en couleur. La caméra a une focale de 6,4 mètres.
Déroulement de la mission[modifier]

ExoMars TGO doit être lancé début janvier 2016 par une fusée Atlas V 421 et atteindre Mars environ 9 mois plus tard vers octobre 2016. Trois à cinq jours avant les manœuvres d'insertion en orbite autour de Mars, la sonde doit libérer l'atterrisseur qui effectue une rentrée directe dans l'atmosphère martienne dans le prolongement de la trajectoire hyperbolique de la sonde. Les manœuvres d'insertion en orbite qui suivent sont dans la mesure du possible conçues pour permettre de maintenir la liaison UHF avec l'atterrisseur. La sonde doit s'insérer sur une orbite elliptique autour de Mars d'une période de 4 sols et s'y maintenir durant 8 sols après l'atterrissage pour que l'orbiteur puisse effectuer un passage supplémentaire au-dessus du lieu d'atterrissage. Par la suite ExoMars TGO entame une série de manœuvres à l'aide de sa propulsion pour réduire son apogée et faire passer son inclinaison à 74° et sa période à 1 sol. Les réductions consécutives de son apogée sont effectuées en utilisation la technique de l'aérofreinage c'est à dire en manœuvrant de manière à faire passer l'orbiteur dans les couches denses de l'atmosphère martienne et ainsi ralentir la sonde et réduire son orbite. Cette deuxième phase doit durer de 6 à 9 mois et doit amener la sonde sur une orbite circulaire comprise entre 350 et 420 km optimale pour le recueil des données scientifiques 7.
Le recueil des données scientifiques devrait débuter vers mai 2017 mais cette date dépend de l'efficacité de l'aérofreinage. La durée nominale de la mission scientifique est de une année martienne. A l'issue de cette phase les deux rovers de la mission ExoMars 2018 devraient arriver (début janvier 2019) : la mission prioritaire de l'orbiteur sera, à compter de cette date, de jouer le rôle de relais de télécommunications entre les rovers et la Terre7.

samedi 9 juillet 2011

LA CAPSULE X DRAGON



Les vols spatiaux habités seront-ils sauvés par le secteur privé ?



                                                           La capsule SpaceX Dragon

En février 2010, la décision du Président Obama de retirer la NASA des programmes de vols spatiaux habités au profit du secteur privé a fait l’effet d’un coup de tonnerre dans le secteur aérospatial américain. Renonçant au programme spatial Constellation de son prédécesseur, Obama souhaite répondre au plus vite au remplacement des navettes spatiales et réorienter la NASA vers d’autres projets spatiaux, dont notamment un retour de l’agence dans l’exploration spatiale habitée d’ici vingt ans avec des missions vers Mars et des astéroïdes géocroiseurs.

Mais le secteur privé peut-il sauver l’aérospatiale américaine ? Jusqu’aux années 2008, les échecs de la société Space X faisaient ricaner les ingénieurs de la NASA. De même que le prototype SpaceShip One de Burt Rutan, qui malgré son vol réussi jusqu’à 100 km d’altitude n’a fait que frapper aux portes de l’espace. Et pourtant, en 2009, le succès de Falcon 9, lanceur capable d’atteindre les 350km d’altitude, a redonné du crédit au secteur privé. L’objectif premier d’Obama, visant à ce que les astronautes américains dépendent le moins longtemps possible des lanceurs Soyouz pour rallier l’ISS (à 400 km d’altitude), devient ainsi de plus en plus crédible.

L’entreprise Space X planche déjà sur un prototype de capsule (Dragon) pour son lanceur Falcon 9. Outre des projets plein les cartons, la firme apporte également un argument de poids : la réduction des coûts en diminuant le recours aux prestataires de service et en augmentant le savoir-faire maison. L’entreprise fabrique désormais ses propres boulons en aluminium anodisé, ses propres boucliers thermiques et son propre système anti-turbulance de tuyères. Les économies résultant de cette centralisation des services et des fournitures permettraient de réduire de 10% le coût d’un ticket pour l’ISS ! Baisser les coûts est essentiel pour favoriser le marché de l’aérospatial, mais encore faut-il que le lanceur réponde à des chartes de qualité technique rigoureuses. Or le plus grand savoir-faire reste entre les mains de la NASA. L’agence ne pourra pas se limiter à jouer le rôle de client rancunier du secteur privé. Elle devra également collaborer en intelligence avec ces partenaires privés si elle souhaite réduire considérablement les délais entre la fin du programme navettes spatiales et la reprise des vols habités américains.




Greg Olsen, 3ème touriste de l'espace


Le marché pourrait être encore plus juteux si, au fret spatial et aux astronautes, se rajoutait le transport régulier de touristes spatiaux. Avec une diminution des coûts de fabrication d’un lanceur, le prix du billet pour l’espace pourrait passer de 22-36 millions d’euros à moins de 10 millions d’euros. Le rabais échappe complètement au commun des mortels, mais intéresserait bon nombre de millionnaires « moins fortunés » que les 8 premiers chanceux touristes spatiaux. Le marché pourrait être réellement porteur, et certains l’anticipent déjà, comme à Albuquerque au Nouveau-Mexique, où un spatioport est déjà en construction (pour la coquette somme de 225 millions de dollars). Reste que ce marché pourrait s’effondrer tout aussi vite. Au premier accident mortel, les clients potentiels déserteraient les files d’attente. Et le tourisme spatial serait rapidement enterré, faute de candidats. A ce tourisme de milliardaire vers l’ISS s’ajoute également le marché – beaucoup plus abordable – du tourisme subspatial (pour simples millionnaires). Le marché est forcément plus vaste en terme de clientèle et bien moins risqué qu’un séjour en orbite basse. La société Virgin Galactics de Richard Branson propose ainsi son billet à 200.000 dollars pièce. Toutes ces activités touristiques pourraient se révéler en définitive assez rentables et financer une partie des activités aérospatiales à des fins de recherche scientifique. Un cercle vertueux, mais hautement fragile et à l’avenir bien incertain.

SPACE X > MARS DANS QQUES ANNEES


Space X vise à son tour Mars


Décidément, le secteur spatial privé n’en a pas fini de prendre peu à peu le pas sur l’agence publique américaine. Dernier coup de théâtre en date, SpaceX a annoncé vouloir envoyer des hommes sur Mars d’ici 10 à 20 ans. Coup de bluff ou reprise de l’exploration spatiale habitée ?

La firme californienne SpaceX a depuis quelques mois le vent en poupe. Après avoir remporté un marché de 75 millions de dollars auprès de la NASA pour remplacer les navettes spatiales, la voilà désormais lancée dans sa propre course vers le système solaire : « notre but est de faciliter le transfert de personnes et de marchandises vers d’autres planètes » a déclaré son directeur Elon Musk. « Nous allons probablement envoyer un premier homme dans l’espace d’ici 3 ans [...] Nous irons également sur Mars, je pense… Dans le meilleur des cas d’ici 10 ans, dans le pire d’ici 15-20 ans  » .

Plus tôt dans le mois, SpaceX avait présenté à la presse son nouveau lanceur lourd, le Falcon Heavy (à gauche), qui devrait effectuer son premier vol d’essai fin 2012. La fusée, à même de concurrencer le mythique lanceur Saturn, pourrait ainsi placer en orbite jusqu’à 53 tonnes de charge utile ! Beaucoup d’analystes en aérospatial reconnaissent les énormes progrès effectués par la société SpaceX. Sa maîtrise technique lui a également permis de concevoir une capsule spatiale, la « Dragon » pour son lanceur Falcon 9. Lorsque son directeur Elon Musk parle de vols habités d’ici trois ans, il songe certainement aux  futurs premiers essais du couple Dragon/Falcon 9.



Entreprendre un vol habité vers la Lune ou Mars reste une toute autre paire de manches. Les annonces fracassantes d’Elon Musk n’en ont pas encore la prétention, loin de là. Tout au plus, grâce à ses récentes conceptions, SpaceX fait  ainsi preuve d’une très grande ambition. La manœuvre est une belle réussite en terme de publicité, assurément. Désormais, il ne reste plus qu’à attendre de voir si la firme sera à la hauteur de tels objectifs.