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mercredi 10 août 2011

WILLIAM HERSCHEL


William Herschel (né Friedrich Wilhelm Herschel) est un compositeur et astronome germano-britannique, né à Hanovre le 15 novembre 1738 et décédé le 25 août 1822 (à 83 ans).


Premières années à Hanovre
Il passe son enfance à Hanovre, une ville du nord-ouest de l'Allemagne qui est sous la protection de la couronne de Grande-Bretagne et de son roi George II, où il reçoit une éducation musicale de la part de son père violoniste et hautboïste. Garde de régiment, il est appelé en Grande-Bretagne en 1756 afin de parer à une invasion française (guerre de Sept Ans).
Une vie de musicien[modifier]
Libéré de ses obligations militaires, il gagne sa vie comme copiste musical à Londres puis directeur de la milice de Durham. En 1758, il obtient la direction des concerts d'Édimbourg avant de devenir organiste à Halifax en 1766, puis à Bath l'année suivante. Il demeure au centre de la vie musicale de cette ville pendant 10 ans tout en s'intéressant de plus en plus à l'astronomie.
Sa musique, assez largement oubliée aujourd'hui, a été redécouverte avec bonheur en 2003 par les London Mozart Players, dans un disque consacré aux symphonies. Les œuvres "galantes" d'Herschel ont été composées entre 1759 et 1770 : 24 symphonies, une douzaine de concertos (violon, alto, hautbois, orgue), des sonates pour clavecin et de la musique religieuse.
L'astronome


En 1776 Herschel construit un télescope de sept pieds de foyer.
En 1781, il découvre par hasard, au cours d'une observations, la planète Uranus.
Aidé par sa sœur Caroline qui l'a rejoint à Bath, il devient un observateur hors pair, construisant lui-même ses lunettes et télescopes. Le Roi George III, passionné d'astronomie, lui offre son soutien, notamment en 1782 avec l'allocation d'un traitement annuel afin qu'il puisse se consacrer entièrement à ses recherches scientifiques.
En 1787 Il montre son télescope de 6 m de focale (20 pieds).
En 1789 Il construit un télescope de 12 m de long et de 1,22 m d'ouverture.
On lui doit, entre autres, la découverte :
de la planète Uranus (13 mars 1781),
du mouvement du soleil vers ce qu'il nomma l'apex. (1783),1
Il dessine un modèle d'univers lenticulaire et semble avoir eu l'intuition des nébuleuses extragalactiques (1785),1
de deux satellites d'Uranus : Titania et Obéron (1787),
des satellites Mimas et Encelade de Saturne (1789),
des rayons calorifiques (rayonnement infrarouge) (1800),
des étoiles binaires (1802),
de la forme (approximative) de notre Galaxie à partir du comptage d'étoiles (1785).
Il a également publié plusieurs Catalogues d'étoiles doubles (1782, 1785) et de nébuleuses (1786, 1789, 1802).
La Royal Society lui décerne la médaille Copley en 1781. En 1821 il devient le premier président de la Royal Astronomical Society.
Le cratère martien Herschel (14,9°S 230,3°O, 304 km de diamètre) a été nommé en son honneur et celui de son fils, John Frederick William Herschel.
L'Agence spatiale européenne (ASE ou ESA) a nommé Herschel un satellite d'observation astronomique en infrarouge et submillimétrique qui a été lancé en 2009 par une fusée Ariane V.
Son fils Sir John Herschel est également astronome.

CHRISTIAN HUYGENS


Christian Huygens, ou Christian Huyghens (Prononciation), tel qu'il est connu dans les lettres françaises depuis le Grand Siècle, (en néerlandais Christianus Huygens, en latin Christianus Hugenius, en néerlandais moderne Christiaan Huygens) (14 avril 1629, La Haye — 8 juillet 1695 dans la même ville) est un mathématicien, un astronome et un physicien néerlandais. Il est le fils de Constantin Huygens.


Huygens est généralement crédité pour son rôle fondamental dans le développement du calcul moderne, en particulier pour avoir développé les techniques de sommation et d'intégration nécessaires à la découverte de l'isochronisme de la cycloïde. En sciences physiques il est célèbre pour la formulation de la théorie ondulatoire de la lumière, et le calcul de la force centrifuge. Il s'est opposé à Leibniz, à la fin de sa vie, dans la mesure où il lui a semblé que le calcul infinitésimal n'était au fond qu'une affaire de langage, la géométrie devant seule intervenir dans la mise en forme mathématique des phénomènes. Le calcul ne serait en quelque sorte que l'automatisation de procédures de démonstrations qu'un géomètre avisé sait produire par d'autres moyens. Le développement du calcul infinitésimal à la fin de sa vie lui montrera tout de même, comme le révèle sa correspondance avec Leibniz et l'Hospital, la puissance de cet outil.

Jeune, Huygens eut pour précepteur le mathématicien Jan Stampioen, qu'il partagea à peu d'intervalle avec Guillaume II d'Orange-Nassau ; puis Frans Van Schooten, qui l'initia à l'algèbre au travers des œuvres de François Viète. Les premiers travaux du jeune Huygens touchent à l'élucidation des règles du choc. Il se penche très vite, dès 1652 sur les règles exposées par Descartes dans les Principes de la philosophie. Prenant appui sur la conservation cartésienne de la quantité de mouvement mv, il a l'idée de résoudre algébriquement le problème du choc en comparant les quantités mv 2 qui ne sont introduites que pour le bien du calcul, sans signification physique particulière. Découvrant alors que ces quantités se conservent avant et après le choc, il peut écrire les règles dans le cas général, ce que Descartes n'avait pu faire. Il ne publie ces règles qu'avec retard, en 1669 lors d'un concours lancé par la Royal Society, où John Wallis et Christopher Wren donnent eux aussi des règles satisfaisantes, quoique moins générales.
Lorsque Leibniz découvre à Paris, en 1671, les démonstrations de Huygens qui utilisent les quantités mv 2, il est d'abord sceptique, puis reconnaît, dans ses écrits de 1677, qu'il y a là un principe général de physique : le principe de conservation des forces vives.

En 1655, Huygens découvrit Titan, la lune de Saturne. Il examina également les anneaux de Saturne et établit qu'il s'agissait bien d'un anneau entourant la planète. En 1656, il découvrit que ces anneaux sont constitués de roches. La même année, il observa la nébuleuse d'Orion. En utilisant son télescope moderne, il put séparer la nébuleuse en différentes étoiles. La partie interne la plus lumineuse de la nébuleuse s'appelle actuellement la région de Huygens en son honneur. Il découvrit également plusieurs nébuleuses et quelques étoiles doubles.
Après avoir entendu parler de la correspondance de Blaise Pascal et Pierre Fermat au sujet du "problème des partis" lors d'un voyage à Paris en 1655, Huygens, encouragé par Frans van Schooten, publia le premier livre sur le calcul des probabilités dans les jeux de hasard en 1657. Il y introduit comme notion fondamentale la "valeur de l'espérance" d'une situation d'incertitude. Ce livre, qu'il traduit en néerlandais en 1660, va jouer un rôle déterminant dans la diffusion de cette nouvelle mathématique; il est repris en anglais (anonymement) par John Arbuthnot en 16923, en latin par Juan Caramuel y Lobkowitz en 1670, et de manière décisive par Jacob Bernoulli dans la première partie de son Ars conjectandi" publié en 1715.


Entre 1658 et 1659, Huygens travaille à la théorie du pendule oscillant. Il a en effet l'idée de réguler des horloges au moyen d'un pendule, afin de rendre la mesure du temps plus précise. Il découvre la formule de l'isochronisme rigoureux en décembre 1659 : lorsque l'extrémité du pendule parcourt un arc de cycloïde, la période d'oscillation est constante quelle que soit l'amplitude. Contrairement à ce que Galilée avait cru démontrer dans les Discours et démonstrations mathématiques (en) de 1638, l'oscillation circulaire du pendule n'est pas parfaitement isochrone si l'on excède une amplitude de 5 degrés par rapport au point le plus bas.
Pour appliquer cette découverte aux horloges, il faut placer près du point de suspension du pendule deux « joues » cycloïdales qui contraignent la tige semi-rigide à parcourir elle-même une cycloïde. Bien évidemment l'ouvrage intitulé Horologium que Huygens publie en 1658 ne porte pas encore les fruits de cette découverte théorique et se contente de décrire un modèle innovant par sa régulation, et son système d'échappement, mais auquel il manque encore une maîtrise théorique qui ne sera publiée que dans l’Horologium Oscillatorium de 1673.
Huygens fut élu « fellow » de la Royal Society en 1663. En 1666, Huygens devient un membre éminent de l'Académie royale des sciences fondée par Colbert à Paris.
Participant à la réalisation de l'Observatoire de Paris, achevé en 1672, il y effectuera encore d'autres observations astronomiques.
Huygens est également connu pour ses arguments selon lesquels la lumière est composée d'ondes (voir : dualité onde-particule).
En réponse[réf. souhaitée] aux articles d'Isaac Newton sur la lumière, en 1672, il se lance dans l'étude de la nature de la lumière, à la suite de savants tels que Bartholin. Il découvre en 1677, grâce aux propriétés des cristaux et de leur coupe géométrique, en particulier grâce au spath d'Islande, que les lois de réflexion et de réfraction de Snell-Descartes sont conservées si l'on suppose une propagation de la lumière sous la forme d'ondes. En outre, la double réfraction du spath d'Islande peut être expliquée, ce qui n'est pas le cas avec une théorie corpusculaire.
La théorie ondulatoire, présentée en 1678 et publiée en 1690 dans son Traité de la Lumière, sous une forme encore très peu développée et vite éclipsée par les succès newtoniens, voyait alors le jour sous la plume d'auteurs tels que le P. Pardies. Augustin Fresnel en retrouvera le sens, plus tard, en toute indépendance puisqu'il ne semble pas avoir connu, pas plus que Young, les travaux de Huygens.
En 1673, Huygens et son jeune assistant Denis Papin, mettent en évidence le principe des moteurs à combustion interne, qui conduiront au xixe siècle à l'invention de l'automobile. Ils réussissent à déplacer un piston entraînant une charge de 70 kg sur 30 cm, en chauffant un cylindre métallique vidé d'air, empli de poudre à canon. Huygens est donc considéré comme le précurseur du moteur à combustion interne.
Huygens retourna à La Haye en 1681 après une sérieuse maladie. Le décès de son protecteur Colbert en 1683 ne lui permet plus d'échapper à la révocation de l'Édit de Nantes aux courants de contre-Réforme qui agitent la France. Lui qui demeurait à Paris au moment même où Louis XIV avait déclaré la guerre aux Provinces-Unies, doit se résoudre à demeurer en sa résidence de Hofwijck et sur le Plein de La Haye pour les dernières années de sa carrière scientifique. C'est à cette époque qu'il rédige plusieurs manuscrits portant sur la nécessité de saisir d'une manière synthétique son œuvre, qui est finalement publiée dans son intégralité.
Il est aussi conduit à méditer sur les relations entre la science et la croyance en général. C'est à ce moment qu'il s'interroge sur la manière de conforter l'hypothèse copernicienne. Dans son livre Cosmotheoros, sive de terris coelestibus, earumque ornatu, conjecturae (La Haye, 1698) il illustre en deux parties les conséquences de la thèse copernicienne. Il se situe en cela dans la tradition ouverte par Pierre Borel, Cyrano de Bergerac, Galilée ou Gassendi. D'une part, il se livre à des conjectures relatives à la possibilité d'autres formes de vie dans un univers où chaque soleil est un autre monde. Cette réflexion le conduit à justifier l'existence de planéticoles au titre d'une conséquence de la grâce divine qui doit nécessairement s'étendre à l'ensemble de l'univers et ne pas se limiter à notre Terre.
Créationniste, Huygens récuse toute possibilité d'évolution ou de transformation des espèces et il ne peut concevoir de vie intelligente que sous une forme nettement anthropoïde. D'autre part, Huygens examine ce que pourraient être les « apparences » telles qu'elles seraient perçues par un observateur situé sur un autre centre de référence que le nôtre. Il s'aide alors du principe de relativité pour reconstruire géométriquement ces apparences.
C'était le climat libéral aux Pays-Bas qui a permis, en ce temps de progrès scientifiques, de telles spéculations.
Il meurt le 8 juillet 1695.
Le module faisant partie de la sonde Cassini et qui a atterri sur Titan a été baptisé du nom de Huygens. L'astéroïde (2801) Huygens (en) a également été nommé en son honneur.

dimanche 7 août 2011

PETER WARE HIGGS


Peter Ware Higgs, physicien britannique, est né le 29 mai 1929 à Wallsend, dans la banlieue de Newcastle.

 Jusque récemment, il occupait une chaire de physique à l'Université d'Édimbourg ; il est maintenant professeur émérite.
Il est surtout connu pour avoir proposé, dans les années 1960, une rupture de symétrie dans la théorie des particules, concernant la force électrofaible, expliquant notamment l'origine de la masse des particules élémentaires, et plus particulièrement les bosons W et Z. Ce mécanisme, appelé mécanisme de Higgs, prédit l'existence d'une nouvelle particule, appelée par commodité le boson de Higgs, ou plus précisément le boson scalaire massif. Bien qu'elle n'ait encore jamais été détectée, on reconnaît généralement le mécanisme de Higgs comme une partie importante du modèle standard des particules.
Peter Higgs a reçu de nombreux prix, notamment le prix et la médaille Dirac et le prix Wolf de physique en 2004.

WILLIAM HUGGINS





William Huggins
Sir William Huggins (7 février 1824 - 12 mai 1910) est un astronome britannique, un des pionniers de la spectroscopie appliqué à l'astronomie.


À 30 ans, il vend l'affaire familiale et construit un observatoire à Tulse Hill dans le sud de Londres. Il y étudie les raies d'émission et d'absorption de divers objets célestes. La première observation spectroscopique de William Huggins publiée en 1863 démontre que les étoiles sont composées des mêmes éléments qui apparaissent sur la Terre et sur la surface du Soleil[réf. souhaitée]. En 1875, après son mariage avec Margaret Lindsay Murray, sa femme l'aide dans ses observations. Tandis que la plupart des biographies mentionnent le nom de celle-ci comme simple assistante, son activité semble aller bien au-delà1.
Il est le premier à distinguer les nébuleuses des galaxies en montrant que certaines (tel que la nébuleuse d'Orion) présentent le spectre d'un gaz chaud, tandis que d'autres, comme la galaxie d'Andromède, présentent un spectre caractéristique d'une étoile.
Huggins est président de la Royal Society de 1900 à 1905

GEORGES ELLERY HALE


George Ellery Hale (29 juin 1868 – 21 février 1938) était un astronome américain, spécialiste du Soleil.

Biographie

Il a inventé le spectrohéliographe alors qu'il était étudiant en licence au Massachusetts Institute of Technology.
Il a participé et aidé à la fondation d'un certain nombre de grands observatoires, parmi lesquels l'observatoire Yerkes et l'observatoire du Mont Wilson. Au Mont Wilson, il engagea et encouragea dans leurs recherches Harlow Shapley et Edwin Hubble. Il fit également beaucoup pour lever des fonds, organiser et promouvoir des institutions astronomiques, des sociétés et des journaux. Hale joua également un rôle essentiel dans le développement du California Institute of Technology (Caltech) de Pasadena.

dimanche 10 juillet 2011

Edwin Hubble


Edwin Powell Hubble (20 novembre 1889 - 28 septembre 1953) est un astronome américain. Il a permis d'améliorer la compréhension de la nature de l'Univers en démontrant l'existence d'autres galaxies en dehors de notre Voie lactée. En observant un décalage vers le rouge du spectre de plusieurs galaxies, il a montré que celles-ci s'éloignaient les unes des autres à une vitesse proportionnelle à leur distance (loi de Hubble). C'est ce qu'on appelle aussi l'expansion de l'Univers.

Hubble naît à Marshfield dans le Missouri le 20 novembre 1889. Il étudie les mathématiques et l'astronomie à l'université de Chicago où il obtient son diplôme en 1910. Titulaire d'une bourse d'étude, il passe ensuite 3 ans à l'université d'Oxford où il obtient un Master of Arts en droit. Il revient rapidement à l'astronomie à l'observatoire Yerkes, où il reçoit son Ph.D. en 1917.
George Ellery Hale, le fondateur et directeur de l'observatoire du Mont Wilson, près de Pasadena en Californie, lui propose un poste de chercheur en 1919. Il y poursuit ses travaux jusqu'à la fin de sa vie. Peu de temps avant sa mort, il utilisa le premier le télescope Hale composé d'un réflecteur de 200 pouces (5,08 m de diamètre) qui venait d'être achevé. Le 28 septembre 1953, il meurt d'un accident vasculaire cérébral.









Existence des galaxies
Son arrivée au mont Wilson coïncide plus ou moins avec l'achèvement du télescope Hooker de 250 cm, le plus puissant télescope à l'époque. Les observations faites avec ce télescope par Hubble en 1923-1924 permettent d'établir que les « nébuleuses » observées précédemment avec des télescopes moins puissants ne font pas partie de notre Galaxie, mais constituent d'autres galaxies éloignées. Il annonce sa découverte le 30 décembre 1924. La première nébuleuse identifiée comme une galaxie n'est pas M31 (la Galaxie d'Andromède), mais la petite galaxie NGC 6822 située dans la constellation du Sagittaire (1925). Suivront ensuite M33 (la Galaxie du Triangle) en 1926 et M31 en 1929. Il a également classifié les galaxies en les regroupant sur des critères morphologiques (séquence de Hubble)
Redshift
Les travaux sur la spectroscopie astronomique étaient menés avant 1918 par James Edward Keeler (observatoire Lick), Vesto Melvin Slipher (observatoire de Lowell) et William Wallace Campbell (observatoire de Lick). Combinant leurs propres mesures de distance des galaxies avec les mesures de Vesto Slipher relatives à leur décalage vers le rouge, Hubble en collaboration avec Milton Humason établit en 1929, grâce à la spectroscopie, la relation entre la distance des galaxies et leur vitesse d'éloignement1. Cette relation est connue sous le nom de loi de Hubble, à l'origine du concept d'expansion de l'univers.
Cette découverte basée sur l'observation et la mesure permit de soutenir la thèse de la théorie du Big Bang proposée par Alexandre Friedmann en 1922.
Système de classement morphologique[modifier]
Edwin Hubble a établi un système permettant de classer les galaxies. Ce système est toujours utilisé aujourd'hui2.
Autres travaux et découvertes[modifier]
Il est lauréat de la Médaille Franklin en 1939 pour ses travaux sur les nébuleuses. Il reçoit la médaille d'or de la Royal Astronomical Society en 1940. Le télescope spatial Hubble a été nommé en son honneur, ainsi que l'astéroïde (2069) Hubble. Il a découvert l'astéroïde (1373) Cincinnati le 30 août 1935.

Stephen Hawking


Stephen W. Hawking, CH, CBE, FRS, FRSA, est un physicien théoricien et cosmologiste anglais, né le 8 janvier 1942 à Oxford. Hawking a été professeur de mathématiques à l'Université de Cambridge de 1980 à 20091, membre de Gonville and Caius College, Cambridge et chercheur distingué du Perimeter Institute for Theoretical Physics2. Il est connu pour ses contributions dans les domaines de la cosmologie et la gravité quantique, en particulier dans le cadre des trous noirs. Il a également eu du succès avec ses œuvres de vulgarisation scientifique dans lesquelles il discute de ses propres théories et de la cosmologie en général, comme le best-seller A Brief History of Time, qui est resté sur la liste des records des bestsellers du Sunday Times pendant 237 semaines consécutives3. Hawking a une dystrophie neuromusculaire qui est liée à la sclérose latérale amyotrophique (SLA), sa maladie a progressé au fil des ans et l'a laissé presque complètement paralysé.





La clé des principaux travaux scientifiques d'Hawking à ce jour est fondée, en collaboration avec Roger Penrose, sur l'élaboration des théorèmes des singularités dans le cadre de la relativité générale, et la prédiction théorique que les trous noirs devraient émettre des radiations, aujourd'hui connu sous le nom de radiation d'Hawking (ou parfois en tant que radiation de Bekenstein-Hawking)4. C'est un physicien théoricien de renommée mondiale dont la carrière scientifique s'étend sur plus de 40 ans. Ses livres et ses apparitions publiques ont fait de lui une célébrité universitaire. Il est membre honoraire de la Royal Society of Arts5 et est membre à vie de l'Académie pontificale des sciences6.
En 1981, il est lauréat de la médaille Franklin. L'astéroïde (7672) Hawking a été nommé en son honneur.

samedi 9 juillet 2011

Stephen Hawking


L’été très chargé de Stephen Hawking


Le célèbre physicien Stephen Hawking s’est beaucoup manifesté cet été dans les médias, malgré un état de santé assez fragile. Toujours à la pointe de la diffusion du savoir scientifique, Hawking n’en reste pas moins un visionnaire et un essayiste fameux. Fidèle à sa réputation, le physicien avait déjà envoyé au printemps dernier un pavé dans la mare en déconseillant de lancer des messages dans l’espace à destination d’éventuels aliens. Au mois d’août, il déclarait au site internet Big think que l’avenir de l’homme était dans les étoiles. Et en septembre, enfin, il récidive en réfutant fermement le déisme dans une série d’articles publiés par The Times.



Hawking voit grand pour l’humanité. Et si Kennedy nous avait promis la Lune, le célèbre physicien nous promet l’espace tout entier ! Pour Hawking, coloniser l’espace n’est pas seulement un défi technologique. C’est aussi notre planche de salut. « Je pense que l’avenir à long terme de la race humaine se trouve dans l’espace. Il sera déjà difficile d’éviter une catastrophe sur la planète Terre dans les 100 prochaines années, sans parler du prochain millier ou million d’années  » , a-t-il déclaré au site internet Big think. « Si nous pouvons éviter une catastrophe au cours des deux prochains siècles, notre espèce devrait être sauve si nous nous déployons dans l’espace  » . Une position que ne contredira pas l’auteur Ray Bradbury, qui à 90 ans exhorte les États-Unis à reprendre les programmes de colonisation lunaire et martienne.

Mais l’anticipation scientifique n’est pas le seul créneau de Stephen Hawking. Dans son dernier livre, « The Grand Design  » , il réfute l’idée déiste d’une force transcendante orchestrant la création de notre univers. Cette prise de position rationaliste l’amène à critiquer Sir Isaac Newton, qui écrivait de son vivant : « Gravity explains the motions of the planets, but it cannot explain who set the planets in motion. God governs all things and knows all that is or can be done  » [1]. Newton, comme beaucoup de savants de son époque, pensait que toute la mécanique céleste n’était pas due au hasard mais trahissait l’œuvre discrète de Dieu. Hawking veut en finir avec cet héritage déiste. Dans son ouvrage, il argumente qu’il est tout à fait possible d’expliquer la création de l’univers en se passant de Dieu, et donc de doctrine déiste. L’astrophysicien ne change en rien de position, sa conclusion sur Dieu et les lois  naturelles de la physique  dans « Une brève histoire du temps » se rapportant plus à une métaphore qu’à une croyance en Dieu. Les clins d’œil de la physique à la religion sont d’ailleurs nombreux, comme le « visage de Dieu » concernant le rayonnement fossile laissé par le big-bang ou la « particule de Dieu » désignant le boson de Higgs. Ces métaphores soulignent à quel point la physique moderne peut substituer le mythe divin de la création par des bases scientifiques plus rationnelles.

Évidemment, cette prise de parole d’Hawking n’est pas pour plaire aux autorités religieuses. Rowan Williams, l’archevêque de Canterbury, mène la riposte dans le quotidien londonien The Times : « La physique seule ne peut dire pourquoi il y a quelque chose plutôt que rien  » . Il réagit à la publication, par le même journal, d’extraits du nouveau livre de Stephen Hawking. Des représentants des religions musulmane et juive ont aussi donné de la voix. Qu’un physicien renommé rappelle fermement que sciences et religions ne sont pas compatible dérange  donc toujours autant, à l’heure où obscurantisme et croyances dogmatiques ressurgissent de toutes parts.