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dimanche 20 janvier 2013
STATION SPATIALE INTERNATIONALE ( ISS )
Station spatiale internationale
Depuis le 1er vol du Russe Youri Gagarine en 1961, les Hommes n'ont cessé d'imaginer des moyens de plus en plus innovants pour accéder et évoluer durablement dans l'espace.
La Station spatiale internationale (ISS), seule station orbitale en service, représente une étape majeure pour la connaissance et la maîtrise de ce monde fascinant en permettant de faire vivre et travailler l'Homme dans l'espace.
Caractéristiques de l'ISS
Les dimensions de la station sont équivalentes à celles d'un terrain de football et plus de 40 vols seront nécessaires afin d'assembler la centaine d'éléments qui la composent. Pour réaliser ce projet d'une ampleur inégalée, les États-Unis, le Canada, la Russie, le Japon, le Brésil, la France et dix autres pays européens membres de l'Esa ont uni leurs forces. Elle tourne autour de la Terre à une altitude d'environ 400 kilomètres.
Les enjeux scientifiques sont de taille : l'ISS représente un terrain d'expérimentation unique pour les sciences de la vie et de la matière mais aussi une plateforme d'observation de la Terre et de l'univers.
Les dates clés de l'ISS
Le lancement du 1er élément de l'ISS, le module russe Zarya, a eu lieu en 1998 et, depuis novembre 2000, trois spationautes occupent en permanence la station. Suite à la tragédie de Columbia en février 2003, la configuration de l'ISS est modifiée et intègre les modules scientifiques européen et japonais (Colombus et Kibo). En 2010, le segment américain est achevé, les partenaires internationaux décident de prolonger au moins jusqu'en 2020 l'utilisation de l'ISS.
En 2011, du matériel est acheminé vers l'ISS pour la dernière fois en navette.
vendredi 26 août 2011
UN DE PLUS DE PERDU !
Un vaisseau de ravitaillement de la station spatiale internationale (ISS) s'est écrasé mercredi en Sibérie. Le contact a été perdu après 325 secondes de vol. L'épave se situerait non loin de la frontière avec la Mongolie. Si cet évènement est fâcheux, elle ne remet pas en cause la poursuite des missions de l'ISS dont les réserves permettent d'attendre l'arrivée d'un nouveau vol...
C'est un vaisseau comme celui-ci qui a été perdu cette semaine (photo Nasa)
Les vaisseaux de type Progress sont des capsules cargo transportant jusqu'à 2,5 tonnes dans sa version standard. Ils apportent à la fois vivres, matériels et carburant. Un vaisseau Progress est à usage unique: une fois le ravitaillement terminé, il est détruit dans les hautes couches atmosphériques. Dans certains cas, un petit module de retour sur Terre est ajouté pour le retour de certains éléments.
L'histoire des vaisseaux Progress débute dans les années 70 alors que l'URSS déploie un effort considérable autour des stations orbitales. Basé sur les vaisseaux Soyouz, les vaisseaux Progress n'ont pas la capacité de transporter des humains dans l'espace et encore moins de les ramener sur Terre.
C'est un vaisseau comme celui-ci qui a été perdu cette semaine (photo Nasa)
Les vaisseaux de type Progress sont des capsules cargo transportant jusqu'à 2,5 tonnes dans sa version standard. Ils apportent à la fois vivres, matériels et carburant. Un vaisseau Progress est à usage unique: une fois le ravitaillement terminé, il est détruit dans les hautes couches atmosphériques. Dans certains cas, un petit module de retour sur Terre est ajouté pour le retour de certains éléments.
L'histoire des vaisseaux Progress débute dans les années 70 alors que l'URSS déploie un effort considérable autour des stations orbitales. Basé sur les vaisseaux Soyouz, les vaisseaux Progress n'ont pas la capacité de transporter des humains dans l'espace et encore moins de les ramener sur Terre.
INQUIETUDE POUR L'ISS
La NASA ne s'inquiète pas pour l'ISS après l'échec du vaisseau russe
Info rédaction, publiée le 25 août 2011
Mercredi, la NASA a estimé que l'échec du lancement du vaisseau russe Progress M12-M n'aurait pas de conséquences immédiates sur l'équipage de la Station spatiale internationale. L'engin russe qui s'est écrasé sur Terre était destiné à ravitailler l'ISS, notamment en eau et en carburant.
La mission russe a échoué, mais ceci n'aura aucune conséquence sur les astronautes de la Station spatiale internationale (ISS). C'est ce qu'a indiqué mercredi la NASA, interrogé sur l'incident du vaisseau cargo russe. En effet, le Progress M12-M a décollé avec succès de la base de Baïkonour au Kazakhstan, mais il a ensuite échoué à rejoindre son orbite, probablement en raison d'un incident moteur, selon l'Agence spatiale russe. Or, ce vaisseau de fret transportait 2,9 tonnes, entre autres d'eau et de carburant, destinées à ravitailler l'ISS.
"Nous sommes dans une bonne situation pour absorber cette perte. Nous pouvons tenir, si besoin est, plusieurs mois sans un autre vaisseau de ravitaillement", a ainsi déclaré Mike Suffredini responsable du programme de l'ISS, lors d'une conférence de presse téléphonique depuis Houston au Texas. Des déclarations qui confirment ce que Kelly Humpfries, porte-parole de la NASA avait déclaré plus tôt : "Nous avons actuellement de très bonnes réserves de nourriture et de carburant à bord de l'ISS, après l'ultime mission d'une navette spatiale américaine (Atlantis) en juillet", cite l'AFP.
Par ailleurs, l'ISS est aujourd'hui habitée par six astronautes : trois Russes, deux Américains et un Japonais. Ainsi, Mike Suffredini a rappelé que l'engin pourrait très bien fonctionner avec un équipage plus réduit, alors que la prochaine rotation est prévue pour septembre. Toutefois, cette dernière pourrait être retardé, le temps que l'Agence spatial russe détermine les raisons de l'incident du vaisseau russe lancé par une fusée Soyouz. La Russie pourrait alors avancer le prochain lancement d'un autre vaisseau initialement prévu pour octobre.
D'autres engins de transport
Si les Etats-Unis dépendent uniquement des fusées Soyouz pour envoyer leurs astronautes vers l'ISS, il n'en est pas de même pour les missions de ravitaillement. Outre le Progress, il y aussi l'ATV développé par l'Agence spatiale européenne et le HTV japonais qui doivent chacun effectuer un vol début 2012, précise l'AFP. De même, la NASA a conclu des contrats de transports de fret jusqu'en 2016 avec deux sociétés privés : Space X et Orbital Space Corporation.
mercredi 20 juillet 2011
ATLANTIS RENTRE A LA MAISON
Atlantis: pour la dernière fois, une navette a quitté l'ISS
De Jean-Louis SANTINI (AFP) – Il y a 1 jour
WASHINGTON — Atlantis a quitté tôt mardi la Station spatiale internationale (ISS), la dernière fois qu'une navette américaine se désamarre de l'avant-poste orbital, pour entamer son retour sur la Terre jeudi et refermer à jamais l'ère de l'orbiteur débutée il y a 30 ans.
Le désamarrage a eu lieu comme prévu à 06H28 GMT quelque 350 km à la verticale du Pacifique à l'est de la Nouvelle-Zélande, a précisé le commentateur de la télévision de la Nasa.
Quelques minutes après une cloche a retenti à bord de l'ISS pour saluer le départ d'Atlantis selon une tradition empruntée à la Marine.
"Atlantis quitte l'ISS pour la dernière fois", a alors dit Ronald Garan, l'un des deux astronautes américains, membre de l'équipage permanent actuel de la Station.
"Merci d'avoir bouclé la 37e mission de construction de l'ISS, cet extraordinaire laboratoire orbital", a-t-il ajouté avant de souhaiter "bon vent" aux astronautes de la navette.
Le remerciant, Chris Ferguson, le commandant d'Atlantis, a souligné que l'"ISS, née à la fin de la guerre froide, permet à nombre de nations de parler d'une seule voix dans l'espace".
Les quatre astronautes d'Atlantis avaient fait leurs adieux lundi à leurs six collègues de l'ISS avant le verrouillage du sas qui séparait les deux vaisseaux amarrés depuis le 10 juillet échangeant poignées de mains et accolades chaleureuses.
"Nous refermons ce sas et aussi un chapitre de l'histoire de notre nation", avait alors dit Ronald Garan.
"A l'avenir, lorsqu'un autre vaisseau américain s'amarrera à cet endroit de la Station avec un nouvel équipage et que ce sas sera ouvert, nous débuterons une nouvelle ère et lèverons les couleurs américaines pour cet évènement", avait-il ajouté.
"Quand ce drapeau sera un jour ramené sur Terre par des astronautes venus à bord d'un vaisseau américain, ce ne sera pas la fin de son périple car il est destiné à quitter l'orbite basse de la Terre, peut-être vers une destination lunaire ou Mars", avait dit Chris Ferguson.
L'équipage d'Atlantis a appo rté ce drapeau qui se trouvait à bord du premier vol dans l'espace d'une navette, celui de Columbia, le 12 avril 1981.
Ce drapeau a été attaché à la porte du sas de la Station où était amarrée Atlantis et y restera jusqu'à la prochaine visite d'un vaisseau américain, probablement construit par le secteur privé en partenariat avec la Nasa. Mais il ne sera probablement pas prêt à voler avant 2015.
En attendant les astronautes américains dépendront des Soyouz russes pour accéder à l'ISS.
Atlantis achève une mission de près de huit jours à l'ISS durant laquelle elle a livré 4,2 tonnes de marchandises et de pièces de rechange dont 1,2 tonne de denrées alimentaires permettant à l'ISS et à son équipage permanent de tenir un an.
Elle ramène dans sa soute 2,57 tonnes de déchets et matériels usagés qui se trouvaient dans la Station.
La navette et son équipage de quatre astronautes dont une femme, doit se poser au Centre spatial Kennedy près de Cap Canaveral en Floride (sud-est) jeudi à 05H58 du matin (09H58 GMT) avant le lever du soleil, si les conditions météorologiques le permettent, bouclant un périple de treize jours dans l'espace.
Une heure environ après s'être séparée de l'ISS, Atlantis a commencé à effectuer un survol d'une vingtaine de minutes autour de la Station à environ 200 mètres pour la filmer et en prendre des photos.
L'équipage procédera à une inspection des protections thermiques du bord d'attaque des ailes et du nez de l'orbiteur pour détecter d'éventuels dommages causés par l'impact de micrométéorites ou de débris orbitaux.
Pour ce faire, ils utiliseront une caméra à haute définition et un laser attachés à l'extrémite d'une rallonge du bras robotisé de la navette, manoeuvré de l'intérieur.
Les images seront transmises au Centre de contrôle de la mission à Houston (Texas, sud), où elles seront analysées et qui donnera le feu vert pour un retour sur Terre si aucun dégât sérieux n'est détecté.
mercredi 13 juillet 2011
Livraison à la station spatiale
CAP CANAVERAL, États-Unis - La Station spatiale internationale a reçu l'équivalent d'un an en nourriture dans un panier d'épicerie géant, lundi, courtoisie des astronautes sur le dernier vol de navette de la NASA, celui d'Atlantis.
Sandra Magnus et Douglas Hurley ont utilisé un bras robotisé pour transporter le conteneur de la taille d'un autobus et l'attacher à la station orbitale.
La boite de métal de fabrication italienne, baptisée Raffaello, contenait cinq tonnes d'items d'usage quotidien, dont plus d'une tonne de nourriture. Des vêtements ont aussi été livrés, ainsi que des pièces de rechange pour la station.
Atlantis étant arrivée avant l'heure prévue, les astronautes ont effectué les manoeuvres délicates quelques heures plus tard. Des sacs blancs remplis de vivres et de matériel étaient installés sur tous les murs de la station.
Les six résidants de la station ont reçu des fruits frais, livrés directement par les astronautes d'Atlantis et se sont fait promettre du beurre d'arachide supplémentaire, une fois Raffaello vidé.
D'autres bonnes nouvelles ont atteint l'espace, lundi.
La veille, les contrôleurs de vols s'inquiétaient qu'un débris spatial puisse passer dangereusement près de la station mardi, en plein milieu du parcours prévu pour une sortie dans l'espace. Mais lundi, des experts ont déterminé que l'objet, un morceau de satellite soviétique, passerait finalement à 18 kilomètres de la zone critique.
Le directeur de vol, Jerry Jason, a expliqué que les manoeuvres pour attacher Atlantis à la Station spatiale internationale l'avaient fait se déplacer hors du trajet.
La fin des navettes
La fin des navettes: et qu'est-ce qu'on fait maintenant?
À l'origine, les navettes devaient trouver leurs remplaçants dans le programme Constellation, lancé en 2005 par l'administration Bush. Le projet comprenait essentiellement un habitacle, Orion, fait pour se placer en orbite, un module lunaire, Altair, et deux fusées de lancement - la «petite» Ares I pour amener des astronautes en orbite basse, et la géante Ares V, pour les gros chargements ou les destinations éloignées.
Or les retards multiples et les dépassements de coûts ont fini par avoir raison de Constellation, dont le président Obama a signé l'arrêt de mort en 2010. Et voici l'Oncle Sam gros Johnny comme devant...
Du moins pour l'instant. Avec les navettes au musée et sans solution de rechange made in USA, la NASA devra à brève échéance sous-traiter à la Russie le transport de ses astronautes vers la Station spatiale internationale (SSI). Le temps de réaliser le plan Obama. Ou d'en changer encore, mais ne jouons pas aux prophètes de malheur...
«La raison [de cet hiatus] est en grande partie économique», estime le postdoctorant en astrophysique de l'Université de Toronto, René Breton. «Il y a un manque de motivation politique. On se demande des fois où sont les résultats scientifiques des vols habités, et pour le commun des mortels, ce n'est pas évident de justifier les sommes investies. Par comparaison, dans les années 70 et 80, les gens se préoccupaient moins des histoires de déficit.»
L'absence de cibles bien précises n'a certainement pas aidé non plus. L'ex-dirigeant de la NASA Michael Griffin le soulignait d'ailleurs dans un discours en mars 2007 : «La stabilité des objectifs est aussi importante que la stabilité du financement. [...] Les gestionnaires doivent pouvoir sacrifier ou reporter l'atteinte de buts secondaires [ce qui] requiert un minimum de cohérence sur ce que doivent être les priorités.»
Or, alors que la priorité des années 60 était claire et n'a jamais changé - compléter l'aller-retour sur la Lune le plus vite possible -, le portrait s'est embrouillé par la suite. Et «quand tu n'as pas de direction ou d'objectifs scientifiques clairs, tu es plus sensible aux fluctuations politiques», commente Yvan Dutil, astrophysicien de formation qui travaille maintenant comme conseiller scientifique à la Chaire en technologies de l'énergie de l'École de technologie supérieure.
Ainsi, les vols habités vers la Lune, pour reprendre cet exemple, ont été complètement abandonnés dans les années 70, pour redevenir la priorité principale dans les années 2000 avec les plans de base lunaire du président Bush fils, plans dont on n'entend plus guère parler depuis que Barack Obama a pris le pouvoir. Accoucher d'un successeur à la navette en pareilles circonstances revient à devoir choisir une arme à feu avant de savoir si on va chasser l'ours ou la gélinotte...
Mars et des astéroïdes
Alors quel est-il, au juste, ce plan Obama?
«La nouvelle donne, c'est qu'on laisse au secteur commercial l'accès à l'orbite basse, parce que c'est une technologie qui est bien connue et qui a commencé à se répandre», dit Gilles Leclerc, directeur général de l'exploration spatiale à l'Agence spatiale canadienne. «Alors la NASA se dit : "Concentrons-nous plutôt sur les développements technologiques plus poussés qui nous permettront d'atteindre les prochaines destinations" Ces prochaines destinations-là ne sont pas encore très claires, mais le but ultime, pour tous les programmes d'exploration au monde, y compris celui du Canada, ça reste la planète Mars.»
Dans un discours prononcé le 1er juillet dernier, l'administrateur en chef de la NASA Charles Bolden disait que ces objectifs «incluent la Lune, des astéroïdes et Mars». Dans son discours d'avril 2010 où il avait énoncé sa politique spatiale, M. Obama n'avait pas parlé de la Lune - qui était la première destination de Constellation -, mais uniquement de visiter un astéroïde en 2025 et d'une mission habitée en orbite autour de Mars au milieu des années 2030, l'atterrissage martien devant venir après.
Le travail fait sur le module Orion sera récupéré - et rebaptisé Multi-Purpose Crew Vehicle. La conception de la fusée qui servira à le lancer semble cependant beaucoup moins avancée, le site de la NASA n'y consacrant même pas une page Web : seulement deux paragraphes, écrits au futur...
Pour ou contre le privé?
En ce qui concerne l'idée de déléguer les vols en basse orbite au privé, elle a évidemment reçu sa part de critiques, provenant notamment de nul autre que Neil Armstrong, premier homme à avoir marché sur la Lune. Le vénérable astronaute estime que l'on ne peut faire confiance qu'à la NASA pour amener des gens là-haut, car seuls ses ingénieurs ont les connaissances qu'il faut. Cette crainte que la sécurité des astronautes serait négligée par le privé, d'abord intéressé par les profits, refait souvent surface.
Mais d'un autre côté, on se dit que si les vols dans l'espace deviennent un jour aussi banals que de prendre l'avion, comme le répète inlassablement Julie Payette, alors l'entrée en scène du privé peut être vue comme un progrès. Et cela peut ouvrir des perspectives intéressantes, disait récemment l'astrophysicien Jaymie Matthews, de l'Université de Colombie-Britannique, au Centre canadien science et médias.
«Avec cette approche de "libre marché", dit-il, nous allons probablement voir plus de diversité. Je crois qu'une des erreurs du programme des navettes était que les États-Unis mettaient tous leurs oeufs dans le même panier spatial. [...] Ils ont abandonné d'autres technologies de propulseur qui étaient bien établies pour se concentrer uniquement sur la navette comme "camionnette spatiale" tout usage. Malheureusement, si impressionnante qu'elle fut, elle ne s'est pas révélée aussi bon marché ni aussi sécuritaire qu'on l'espérait.»
Sur les rangs, la compagnie californienne SpaceX, dirigée par le fondateur de PayPal Elon Musk, semble avoir une petite longueur d'avance. En décembre dernier, en effet, elle a été la première à envoyer une cabine pressurisée en orbite et à la ramener au sol intacte. En d'autres termes : s'il y avait eu des humains à bord, ils auraient fait l'aller-retour dans l'espace sans heurt.
Mais si d'autres compagnies sont sur les rangs, dont Boeing et le milliardaire Robert Bigelow (qui veut assembler des stations spatiales privées!), il n'est pas encore acquis qu'elles parviendront à faire naître le «PPP» sur lequel mise Barack Obama. «Il y a des compagnies qui développent des fusées, mais ça coûte extrêmement cher, dit M. Breton. Ce n'est pas comme si on voulait démarrer une nouvelle marque de voitures demain matin : dans ce cas-là, on sait déjà ce que ça prend [...] pour faire de l'argent. Mais pour le vol spatial, la recette [de la rentabilité] n'est pas aussi bien connue. Si quelqu'un veut faire des fusées privées en ce moment, il n'y a pas beaucoup d'argent à faire.»
mardi 12 juillet 2011
STS - 96 ( Mai 1999 )
AGENCE SPATIALE
Le 27 Mai 1999 à 10:49 UTC, la navette spatiale Discovery a été lancée du Kennedy Space Center en Floride avec un équipage international de sept astronautes à son bord. Le lancement était initialement prévu le 20 mai, mais a été reporté en raison d'un orage de grêle qui est venu endommager le réservoir externe. La décision a été prise de réparer les dégâts sur la rampe de lancement mais les inspections ont révélé que certains dommages ne pouvaient pas être accessibles en toute sécurité. La navette spatiale a alors était retournée dans le bâtiment d'assemblage (VAB) afin d'opérer les réparations dans de bonnes conditions.
La mission STS-96 a marqué le premier amarrage d'une navette spatiale à la Station Spatiale Internationale (ISS). Dans la soute de Discovery a été installé le module Spacehab. Ce dernier a été rempli d'équipements et de matériels divers qui doivent être transférés à l'ISS. On y trouve ainsi des casiers de rangement, des équipements de communication, des caméras et des vêtements pour les premiers astronautes qui vivront à bord de la Station orbitale. De plus, deux grues en pièces détachées, l'une américaine et l'autre russe, doivent être fixées à l'extérieur de l'ISS au cours de la sortie extravéhiculaire (EVA) prévue au cours de l'amarrage.
Discovery a réalisé son « docking » (accostage) avec l'ISS le 29 mai à 04:23 UTC.
Le lendemain à 02:56 UTC, les astronautes Tamara Jernigan et Daniel Barry ont entamé leur sortie dans l'espace. Durant cette EVA, ils ont transféré et fixé au module russe Zarya, une grue américaine de manipulation appelée OTD (Orbital Transfer Device). Cette dernière sera déplacée ultérieurement sur un endroit définitif. Elle sera utilisée pour transférer le matériel nécessaire aux futures sorties spatiales. Certaines parties de la grue russe « Strela » ont aussi été fixées par les astronautes à l'extérieur de l'ISS. Au cours de l'EVA ont également été apposés aux parois de l'ISS, des sacs remplis d'outils, des cale pieds et des mains courantes afin d'être utilisés lors des missions vers la Station spatiale ainsi qu'une couverture d'isolation. La sortie extravéhiculaire prend fin à 10:51 UTC. Elle aura duré 7 heures et 55 minutes.
Durant les 79 heures et 30 minutes passées à l'intérieur de l'ISS au cours des opérations à quai, l'équipage a transféré environ 1,6 tonnes de matériels et fournitures. Diverses opérations et améliorations ont aussi été réalisées comme l'installation d'un appareil de mesure pour surveiller les effets de la structure de l'ISS lors de l'ajout de nouveaux modules, le nettoyage de différents filtres, la vérification des détecteurs de fumée et l'installation de silencieux sur le système de ventilation.
Juste avant le désarrimage, les propulseurs d'appoint de la navette ont rehaussé l'altitude de l'ISS d'environ 10 km. Le 3 juin à 22:39 UTC, Discovery réalise son « undocking » (désarrimage) avec la Station Spatiale Internationale. Après la déconnexion, l'orbiteur a effectué une manoeuvre de contournement afin de réaliser une étude photographique détaillée de l'ISS.
Une fois cette opération terminée, un satellite nommé STARSHINE (Student-Tracked Atmospheric Research Satellite for Heuristic International Networking Equipment) a été déployé. La sonde de forme sphérique est recouverte d'un revêtement réfléchissant afin de permettre à un programme scolaire international de suivre la course du satellite et de mieux comprendre la mécanique orbitale.
Au cours de la 154ème révolution, Discovery a réalisé sa désorbitation. L'atterrissage a eu lieu sans encombre sur la piste 15 du Kennedy Space Center en Floride le 6 juin.
Membres d'équipage de la Mission STS-96: Commandant, Kent V. Rominger - Pilote, Rick D. Husband - Spécialistes de mission, Ellen Ochoa, Tamara E. Jernigan, Daniel T. Barry, Julie Payette et Valery Ivanovich Tokarev.
Lancement de la navette spatiale Discovery depuis le pad de tir 39B, au Kennedy Space Center en Floride. La mission STS-96 a marqué le premier amarrage d'une navette spatiale à la Station Spatiale Internationale (ISS). Dans la soute de Discovery a été installé le module Spacehab. Ce dernier a été rempli d'équipements et de matériels divers qui doivent être transférés à l'ISS.
Photographie spectaculaire de la navette spatiale Discovery s'élançant au lever du jour.
L'astronaute Tamara Jernigan, lors de sa sortie extravéhiculaire, installe une partie de la grue russe "Strela" sur l'extérieur de l'ISS.
Les membres d'équipage ont réalisé cette image de l'ISS pendant les manoeuvres de contournement, juste avant de rejoindre la Terre
Le satellite STARSHINE quitte la soute de Discovery. Il sera utilisé par un programme scolaire pour étudier son orbite.
Emblème de la mission STS-96: L'écusson de l'équipage met en évidence les grands thèmes du programme de la station: la recherche pour une meilleur compréhension de la Terre, l'avancement de l'exploration humaine de l'espace et la coopération internationale. La navette spatiale Discovery est représentée peu de temps après avoir atteint l'orbite. L'équipage se prépare à effectuer le premier amarrage à la nouvelle station. À ce stade précoce de sa construction, l'ISS est composée de deux modules: Zarya et Unity, montrés en orbite autour de la Terre. La forme triangulaire du patch représente les connaissances et l'expérience des missions antérieures, tandis que les trois barres verticales de l'emblème des astronautes symbolisent l'avenir des efforts de l'homme dans l'espace. L'étoile à cinq branches qui surmonte l'emblème des astronautes dans cette représentation est symbolique des cinq agences spatiales participant au développement de l'ISS: la NASA, l'Agence spatiale russe, l'Agence spatiale européenne, la National Space Development Agency of Japan, et l'Agence spatiale canadienne. Le mélange de rouge, blanc et bleu est un hommage à la nationalité des membres d'équipage qui sont des États-Unis, du Canada et de la Russie.
Le 27 Mai 1999 à 10:49 UTC, la navette spatiale Discovery a été lancée du Kennedy Space Center en Floride avec un équipage international de sept astronautes à son bord. Le lancement était initialement prévu le 20 mai, mais a été reporté en raison d'un orage de grêle qui est venu endommager le réservoir externe. La décision a été prise de réparer les dégâts sur la rampe de lancement mais les inspections ont révélé que certains dommages ne pouvaient pas être accessibles en toute sécurité. La navette spatiale a alors était retournée dans le bâtiment d'assemblage (VAB) afin d'opérer les réparations dans de bonnes conditions.
La mission STS-96 a marqué le premier amarrage d'une navette spatiale à la Station Spatiale Internationale (ISS). Dans la soute de Discovery a été installé le module Spacehab. Ce dernier a été rempli d'équipements et de matériels divers qui doivent être transférés à l'ISS. On y trouve ainsi des casiers de rangement, des équipements de communication, des caméras et des vêtements pour les premiers astronautes qui vivront à bord de la Station orbitale. De plus, deux grues en pièces détachées, l'une américaine et l'autre russe, doivent être fixées à l'extérieur de l'ISS au cours de la sortie extravéhiculaire (EVA) prévue au cours de l'amarrage.
Discovery a réalisé son « docking » (accostage) avec l'ISS le 29 mai à 04:23 UTC.
Le lendemain à 02:56 UTC, les astronautes Tamara Jernigan et Daniel Barry ont entamé leur sortie dans l'espace. Durant cette EVA, ils ont transféré et fixé au module russe Zarya, une grue américaine de manipulation appelée OTD (Orbital Transfer Device). Cette dernière sera déplacée ultérieurement sur un endroit définitif. Elle sera utilisée pour transférer le matériel nécessaire aux futures sorties spatiales. Certaines parties de la grue russe « Strela » ont aussi été fixées par les astronautes à l'extérieur de l'ISS. Au cours de l'EVA ont également été apposés aux parois de l'ISS, des sacs remplis d'outils, des cale pieds et des mains courantes afin d'être utilisés lors des missions vers la Station spatiale ainsi qu'une couverture d'isolation. La sortie extravéhiculaire prend fin à 10:51 UTC. Elle aura duré 7 heures et 55 minutes.
Durant les 79 heures et 30 minutes passées à l'intérieur de l'ISS au cours des opérations à quai, l'équipage a transféré environ 1,6 tonnes de matériels et fournitures. Diverses opérations et améliorations ont aussi été réalisées comme l'installation d'un appareil de mesure pour surveiller les effets de la structure de l'ISS lors de l'ajout de nouveaux modules, le nettoyage de différents filtres, la vérification des détecteurs de fumée et l'installation de silencieux sur le système de ventilation.
Juste avant le désarrimage, les propulseurs d'appoint de la navette ont rehaussé l'altitude de l'ISS d'environ 10 km. Le 3 juin à 22:39 UTC, Discovery réalise son « undocking » (désarrimage) avec la Station Spatiale Internationale. Après la déconnexion, l'orbiteur a effectué une manoeuvre de contournement afin de réaliser une étude photographique détaillée de l'ISS.
Une fois cette opération terminée, un satellite nommé STARSHINE (Student-Tracked Atmospheric Research Satellite for Heuristic International Networking Equipment) a été déployé. La sonde de forme sphérique est recouverte d'un revêtement réfléchissant afin de permettre à un programme scolaire international de suivre la course du satellite et de mieux comprendre la mécanique orbitale.
Au cours de la 154ème révolution, Discovery a réalisé sa désorbitation. L'atterrissage a eu lieu sans encombre sur la piste 15 du Kennedy Space Center en Floride le 6 juin.
Membres d'équipage de la Mission STS-96: Commandant, Kent V. Rominger - Pilote, Rick D. Husband - Spécialistes de mission, Ellen Ochoa, Tamara E. Jernigan, Daniel T. Barry, Julie Payette et Valery Ivanovich Tokarev.
Lancement de la navette spatiale Discovery depuis le pad de tir 39B, au Kennedy Space Center en Floride. La mission STS-96 a marqué le premier amarrage d'une navette spatiale à la Station Spatiale Internationale (ISS). Dans la soute de Discovery a été installé le module Spacehab. Ce dernier a été rempli d'équipements et de matériels divers qui doivent être transférés à l'ISS.
Photographie spectaculaire de la navette spatiale Discovery s'élançant au lever du jour.
L'astronaute Tamara Jernigan, lors de sa sortie extravéhiculaire, installe une partie de la grue russe "Strela" sur l'extérieur de l'ISS.
Les membres d'équipage ont réalisé cette image de l'ISS pendant les manoeuvres de contournement, juste avant de rejoindre la Terre
Le satellite STARSHINE quitte la soute de Discovery. Il sera utilisé par un programme scolaire pour étudier son orbite.
Emblème de la mission STS-96: L'écusson de l'équipage met en évidence les grands thèmes du programme de la station: la recherche pour une meilleur compréhension de la Terre, l'avancement de l'exploration humaine de l'espace et la coopération internationale. La navette spatiale Discovery est représentée peu de temps après avoir atteint l'orbite. L'équipage se prépare à effectuer le premier amarrage à la nouvelle station. À ce stade précoce de sa construction, l'ISS est composée de deux modules: Zarya et Unity, montrés en orbite autour de la Terre. La forme triangulaire du patch représente les connaissances et l'expérience des missions antérieures, tandis que les trois barres verticales de l'emblème des astronautes symbolisent l'avenir des efforts de l'homme dans l'espace. L'étoile à cinq branches qui surmonte l'emblème des astronautes dans cette représentation est symbolique des cinq agences spatiales participant au développement de l'ISS: la NASA, l'Agence spatiale russe, l'Agence spatiale européenne, la National Space Development Agency of Japan, et l'Agence spatiale canadienne. Le mélange de rouge, blanc et bleu est un hommage à la nationalité des membres d'équipage qui sont des États-Unis, du Canada et de la Russie.
STS - 88 ( 12/1998 )
La mission STS-88 a marqué une étape importante pour la Nasa et le programme de la navette spatiale. Ce fut la première mission de la navette américaine dédiée à l'assemblage de la Station Spatiale Internationale (ISS).
Le décollage d'Endeavour était initialement prévu le 3 décembre mais en raison d'une anomalie décelée sur le système hydraulique de l'orbiteur, les gestionnaires au sol ont été dans l'incapacité d'exécuter le lancement avant que la fenêtre de tir ne se referme. Après un report de 24 heures, la navette et son équipage ont décollé sans problème le 4 décembre à 08:35 UTC.
La charge utile principale de la mission était le module américain Node-1, appelé Unity. Ce dernier a été construit par la Nasa et la société Boeing, il mesure 5,47 mètres de long et 4,57 mètres de diamètre et il possède deux ports d'escale lui permettant pour l'un de s'amarrer au module russe Zarya déjà présent en orbite, et pour l'autre de permettre l'accès de l'équipage aux deux modules spatiaux connectés.
Pour commencer la séquence d'assemblage, les membres d'équipage d'Endeavour ont effectué une série de manoeuvres d'accostage similaires à celles menées sur d'autres missions de la navette, comme notamment les rendez-vous avec la Station spatiale russe Mir, afin de se rapprocher du module russe Zarya. Ce dernier a été lancé un mois plus tôt par une fusée russe Proton depuis le cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, Il a été construit par la Russie sous contrat avec les Etats-Unis. Il doit fournir la logistique et les communications. Pour cette raison, cet élément clé a été le premier à prendre la route de l'espace.
Peu de temps avant l'amarrage des deux vaisseaux, la spécialiste de mission Nancy Currie a délogé grâce au bras télémanipulateur RMS, le module Unity de la soute de la navette. Une fois ce dernier positionné convenablement, le bras RMS s'est emparé du module Zarya et y a positionné un adaptateur d'amarrage. Après cette manoeuvre achevée, un tir en douceur des propulseurs d'appoint d'Endeavour a été effectué, et les deux modules de l'ISS ont été connectés ensemble. L'accouplement de Zarya au module Unity a été achevé à 02:07 UTC le 7 décembre donnant acte à la naissance officielle de la Station Spatiale Internationale.
Les jours suivants, les astronautes Jerry Ross et Jim Newman ont effectué une série de trois sorties extravéhiculaires (EVA) afin principalement de connecter différents câbles d'alimentation et de transmission de données à l'extérieur des deux modules. Le 10 décembre à 19:54 UTC, le commandant Bob Cabana et le cosmonaute russe Sergei Krikalev ouvre la trappe d'accès au module Unity. Moins d'une heure et demie plus tard, c'est au tour de l'écoutille du module Zarya d'être ouverte. L'ensemble de l'équipage flotte pour la première fois à l'intérieur de l'ISS.
Le reste de la mission sera consacré à transférer du matériel dans la Station orbitale, à opérer les différentes mises sous tension électrique et à permettre l'établissement des communications depuis l'ISS. A noter que durant le vol, deux petits satellites ont été déployés grâce à un système d'éjection. Il s'agissait de MightySat pour U.S. Air Force et the Phillips Laboratory et de SAC-A pour Argentinean National Commission of Space Activities.
Le 13 décembre à 20:25 UTC, la navette spatiale Endeavour se détache de la Station Spatiale Internationale. L'orbiteur a ensuite pris ses distances par rapport à l'ISS et a volé à proximité afin de réaliser une enquête visuelle et photographique de la Station orbitale.
Après onze jours de mission, Endeavour atterrit le 15 décembre sur la piste 15 du Kennedy Space Center en Floride. La première mission vouée à la construction de la Station Spatiale Internationale a été un succès.
Membres d'équipage de la Mission STS-88: Commandant, Robert D. Cabana - Pilote, Frederick W. Sturckow - Spécialistes de mission, Nancy J. Currie, Jerry L. Ross, James H. Newman et Sergei K. Krikalev.
La navette spatiale Endeavour s'élance dans la nuit, depuis le Kennedy Space Center en Floride. La mission STS-88 marque une étape importante pour la Nasa et le programme de la navette spatiale. C'est la première mission de la navette américaine dédiée à l'assemblage de la Station Spatiale Internationale (ISS).
Les deux modules Unity et Zarya ont été assemblés. On distingue les astronautes Jerry Ross et James Newman en train d'intervenir sur le module russe. L'image a été réalisée par une caméra IMAX à grand champ d'image.
Lors de la troisième EVA, les astronautes Jerry Ross (à gauche) et James Newman (à droite) déploient une des antennes du module russe Zarya.
Photographie du module américain Node 1, appelé Unity (à droite), connecté au module russe Zarya. La Station Spatiale Internationale vient de naître.
Diagramme du positionnement du module américain Unity.
Le satellite d'expérimentation des systèmes spatiaux déployé lors de la mission, pour le compte de U.S. Air Force.
Le satellite SAC-A lancé pour le compte de Argentinean National Commission of Space Activities.
Emblème de la mission STS-88: Conçu par les membres d'équipage, ce patch commémore le premier vol d'assemblage à porter du matériel de construction des États-Unis pour la construction de la Station spatiale internationale (ISS). Le soleil levant symbolise l'aube d'une nouvelle ère de coopération internationale dans l'espace et le début d'un nouveau programme: la Station spatiale internationale. L'image de la Terre présente les pays partenaires de la Station: les États-Unis, la Russie, les pays partenaires de l'Agence spatiale européenne (ESA), le Japon et le Canada. Avec l'adaptateur pressurisé (PMA) et le module fonctionnel de fret, le node 1 "Unity" est représenté dans sa configuration finale alors amarré à la navette spatiale lors de la mission STS-88/2A. La Constellation de la Grande Ourse ouvre la voie à l'étoile du Nord, un phare pour les pionniers et les explorateurs pendant des générations. L'équipage a pu déclaré, "Ces étoiles symbolisent les efforts de tous, y compris tous les pays impliqués dans la conception et la construction de la Station spatiale internationale, en nous guident vers l'avenir."
Le travail peut commencer sur l'ISS
[STS-135] La mission entame son travail sur l'ISS
11-07-11
A bord de la station spatiale depuis dimanche, les derniers astronautes voyageant à bord de la navette américaine entame leur travail tandis que la trajectoire d'un débris de satellite menaçant l'ISS est surveillé de près.
Le sas vient d'être d'ouvert entre la station et la navette Atlantis, le 10 juillet 2011 et la mission STS-135 est accueillie à bord. (NASA TV )
Les quatre astronautes arrivés sur la station spatiale dimanche à bord de la navette Atlantis ont aujourd’hui pour mission de déplacer Raffaello, un module logistique rempli de presque 4 tonnes de chargement pour la station orbitale. Doug Hurley et Sandy Magnus seront aux manettes pour manipuler à distance le bras robotisé de la station, Canadarm2, qui doit se saisir du module de 12,5 tonnes placé dans la soute de la navette.
Le commandant Christopher Ferguson et ses trois collègues, Douglas Hurley, Sandra Magnus et Rex Walheim, ont été accueillis dimanche 10 juillet à bord de l’ISS par les six résidents en orbite : les Russes Andreï Borisenko, Alexandre Samokutyaev et Sergei Volkov ; les Américains Ron Garan et Mike Fossum, et le Japonais Satoshi Furukawa. La navette spatiale s’est arrimée à la station à 15h07 TU dimanche et le sas entre les deux a été ouvert à 16h47 TU.
Avant de réaliser ce dernier amarrage, le 37ème d’une navette américaine à l’ISS, la navette Atlantis s’est retournée, afin d’exposer son ‘ventre’ aux caméras de la station. Ces données s’ajoutent à l’inspection du bouclier thermique mené en orbite, en particulier sur le bord des ailes, afin de déterminer si la navette peut revenir sur Terre sans risque. Ces mesures ont été mises en place après l’accident de Columbia en 2003.
Débris spatial menaçant
Demain mardi 12 juillet deux astronautes Fossum et Garan, doivent réaliser une sortie dans l’espace. Cependant ce programme pourrait être perturbé par l’approche d’un débris, un morceau de satellite de l’ère soviétique (lancé en 1970). La trajectoire de ce débris est surveillée par la Nasa car il représente une menace potentielle pour la station spatiale. C’est justement demain à 16h59 TU, au moment de la sortie extravéhiculaire, que sa trajectoire sera au plus près de l’ISS. Au besoin la position de la station peut être modifiée pour éviter la collision.
Le 28 juin dernier les astronautes séjournant à bord de l’ISS ont dû évacuer d’urgence et se réfugier dans les vaisseaux Soyouz de secours car un débris s’est approché très près, à un peu plus de 300 mètres. Faute de l’avoir détecté à temps, une manœuvre d’évitement n’a pas pu être programmée et c’est donc le plan d’urgence qui a été appliqué. Finalement le passage de ce débris n’a causé aucun dégât.
Cette mission d’Atlantis, lancée vendredi 8 juillet depuis la Floride, est la dernière pour les navettes spatiales américaines. Le transport du matériel et des astronautes vers l’ISS sera ensuite assuré par les Soyouz russes jusqu’à ce que les États-Unis mettent au point un nouveau système de transport spatial, attendu vers 2015.
LIVRAISON DES VIVRES
STATION SPATIALE ISS: l'équipage d'Atlantis commence à livrer des vivres
12-07-11
Atlantis s'est amarrée dimanche à la Station spatiale internationale (ISS) à l'occasion de la dernière mission d'une navette américaine dans l'espace, a annoncé la NASA. (c) Afp
Les quatre astronautes de la navette américaine Atlantis, amarrée pour la dernière fois à la Station spatiale internationale depuis dimanche, ont commencé lundi à livrer des vivres pour un an à l'équipage permanent de l'ISS.
La mission d'Atlantis a été prolongée d'un jour, pour un atterrissage désormais prévu le 21 juillet, et non plus le 20 juillet en Floride, a annoncé lundi la Nasa.
Les astronautes ont retiré le module de fret Raffaelo de la soute de l'orbiteur, en utilisant le bras robotisé de la Station, avant de l'attacher à l'avant-poste orbital.
Le module pressurisé, de la taille d'un minibus et construit par l'agence spatiale italienne, contient quatre tonnes de vivres, fournitures, pièces de rechange et matériel d'expériences scientifiques.
Raffaelo transporte notamment 1,2 tonne de denrées alimentaires devant permettre à l'équipage permanent de six astronautes de l'ISS, renouvelé tous les six mois, de tenir une année.
Les astronautes d'Atlantis et de la Station spatiale internationale commenceront mardi matin à décharger le module.
Une fois vide, ils le rempliront avec 2,5 tonnes de déchets et d'équipements qui ne sont plus nécessaires à l'ISS pour qu'Atlantis les ramène sur Terre.
Il faudra une semaine de travail aux astronautes de la navette et de l'ISS pour effectuer ces tâches.
Les astronautes prépareront également lundi la seule sortie orbitale de leur mission, prévue mardi à partir de 12H44 GMT.
Contrairement à d'habitude, cette expédition orbitale de six heures et demie ne sera pas menée par des astronautes de la navette mais par deux membres de l'équipage de la Station, les Américains Ronald Garan et Michael Fossum.
Cette sortie dans l'espace a deux objectifs. Les marcheurs de l'espace retireront tout d'abord de la Station une pompe à ammoniaque (un réfrigérant) qui ne fonctionne pas, pour la mettre dans la soute d'Atlantis qui la ramènera sur Terre.
Ils installeront ensuite sur l'ISS un nouveau système expérimental permettant de faire le plein de carburant des satellites automatiquement, afin d'en allonger la vie.
La Nasa a par ailleurs estimé lundi qu'un débris orbital détecté ce week-end ne présentait aucun risque pour la Station. Le directeur de vol de l'ISS, Courtenay McMillan, a indiqué qu'il n'y avait plus de risques de "collision" ou de passage rapproché d'un morceau de satellite russe hors d'usage.
Les calculs menés initialement sur la trajectoire de ce débris indiquaient ce week-end qu'il pourrait s'approcher de l'ISS mardi, mais d'autres observations faites ultérieurement pour traquer l'objet ont permis de conclure qu'aucune manoeuvre d'esquive n'était nécessaire.
Atlantis, lancée vendredi depuis la Floride pour son dernier vol historique, sous les regards émus de quelque 750.000 spectateurs, devrait revenir se poser en Floride le 20 juillet très tôt le matin, faisant ainsi tomber le rideau sur le programme des navettes spatiales américaines vieux de trois décennies.
lundi 11 juillet 2011
STS - 133 ( février 2011 )
La mission STS-133 était l'avant dernier vol du programme des navettes spatiales (hors vol éventuel de la mission STS-135), et le dernier vol de Discovery. L'orbiteur s'est élancé le 24 février 2011, à 21:53 UTC, depuis le Kennedy Space Center. On retiendra de cette mission les importants reports de lancement qu'elle a supporté.
En effet, le décollage initial était prévu le 1er Novembre 2010, mais raison de fuites d'hélium et d'azote constatées dans le système de propulsion de l'orbiteur le 29 octobre, d'irrégularités de tension sur les moteurs principaux observées les jours suivants, de conditions météorologiques instables sur le Kennedy Space Center et surtout de fissures sur le réservoir externe constatées à la suite de la manifestation de fuites d'hydrogène lors des opérations de remplissage le 5 novembre, le lancement a été reporté à fin novembre. Suit alors une autre série de reports, directement liés aux verdicts des réunions validant l'avancée des réparations et des tests effectués sur le réservoir externe. Le 14 décembre, les gestionnaires de la Nasa décident de ramener Discovery au VAB (Vehicle Assembly Buiding), afin de poursuivre dans les meilleures conditions possibles, les réparations sur les fissures localisées sur la zone intertank du réservoir principal externe. Après son séjour dans le VAB, la navette spatiale est repositionnée le 1er février sur le pad de tir 39A du Kennedy Space Center, le lancement est programmé pour le 24 février 2011. A cette date enfin, Discovery décolle impeccablement.
A bord de l'orbiteur ont pris place six membres d'équipage. L'astronaute Stephen G. Bowen a remplacé le 19 janvier son collègue Tim Kopra. Initialement prévu sur la mission, Kopra a été victime un mois avant le lancement d'une fracture de la hanche lors d'une sortie en vélo.
La mission STS-133, référencée ULF-5 dans la liste des vols à destination de l'ISS, est une mission logistique. A l'intérieur de la soute de Discovery a pris place le module Leonardo PMM (Permanent Multipurpose). Rempli de différents matériels et fournitures pour la Station Spatiale, Leonardo doit être amarré de façon définitive à l'ISS, augmentant ainsi de façon significative l'espace pressurisé disponible à bord du complexe orbital. De plus, une palette extérieure de stockage de pièces détachées ELC-4 (Express Logistics Carrier-4), doit être installée à l'extérieur de la Station spatiale.
Mais la charge utile vedette de cette mission est sans nul doute le robot humanoïde Robonaut 2. Robonaut 2, ou R2, a été élaboré conjointement par la NASA et par la société General Motors en vertu d'un accord de coopération pour développer un assistant robotisé pouvant travailler aux côtés des humains, qu'ils soient astronautes dans l'espace ou travailleurs dans les usines de fabrication de General Motors sur la Terre. Le robot R2 d'environ 140 kg, se compose d'une tête et d'un torse avec deux bras et deux mains. Une fois à bord de la Station Spatiale Internationale, les ingénieurs doivent contrôler la manière dont le robot fonctionne en apesanteur. R2 sera limité à des opérations dans le laboratoire Destiny de la Station. Toutefois, des améliorations futures et des modifications pourront lui permettre de se déplacer plus librement à l'intérieur de l'avant poste orbital ou à l'extérieur du complexe. La mission STS-134 programmée en avril 2011, doit s'occuper de sa mise en oeuvre.
Après une course poursuite de deux jours, la navette spatiale Discovery réalise son amarrage à la Station spatiale Internationale le 26 février à 19:14 UTC. Les écoutilles entre les deux vaisseaux sont ouvertes deux heures plus tard, permettant à l'équipage de l'Expédition 26 d'accueillir à l'intérieur de l'ISS, leurs collègues de la mission STS-133. Le coup d'envoi des opérations communes est lancé.
Dès le lendemain, la palette de stockage ELC-4 est fixée à son emplacement sur la poutre S3 de l'ISS. La manoeuvre est assurée par les binômes Nicole Stott/Michael Barratt et Eric Boe/Alvin Drew, respectivement aux commandes des bras robotisés Canadarm2 de l'ISS, et RMS de la navette. ELC-4 est une plate-forme conçue pour soutenir des charges utiles externes montées sur la Station spatiale internationale. Elle a été développée conjointement par le Goddard Space Flight Center de la Nasa et par la Société Remmele Engineering, basée à Minneapolis. Elle pèse 3700 kg. Ce jour là, est aussi opéré le transfert de fret divers entre la navette et Station spatiale.
Le 28 février à 15:46 UTC, la première des deux sorties spatiales prévues commence. Les astronautes Stephen Bowen et Alvin Drew ont pour mission l'installation d'un câble d'extension appelé J612, destiné à l'alimentation du module Leonardo. De plus, ils doivent relocaliser une pompe à liquide de refroidissement défectueuse sur un emplacement protégé, situé sur la palette de stockage ELC-2, en attendant son retour éventuel sur Terre pour examen. Ils opéreront aussi l'instalation d'une extension vidéo sur le segment S3, afin de prendre en compte la fixation récente de la palette ELC-4. Enfin, une expérience appelée "Message in the bottle", initiée par des scientifiques japonais et visant à emprisonner du "vide spatiale", doit être réalisée. L'intégralité de ce programme a été mené sans encombre, si ce n'est un petit problème de caméra de casque en début d'EVA. A 22:20 UTC, les deux astronautes rejoingnent le sas Quest après 6 heures et 34 minutes de sortie spatiale.
Le 2 mars, débute la deuxième EVA. La veille le module PMM Leonardo a été extrait de la soute de Discovery par Mike Barratt et Nicole Stott, aidés du bras Canadarm2, et installé de façon définitive sur le noeud de jonction Unity.
La sortie spatiale a pour but la finalisation des opérations de relocalisation de la pompe défectueuse. La manoeuvre est particulièrement délicate puisqu'il s'agit d'évacuer vers le vide spatial un surplus d'ammoniac, en prenant garde que ce liquide toxique ne vienne pas contaminer la combinaison de l'astronaute Alvin Drew, chargé de cette mission. Le programme de l'EVA doit permettre aussi d'ôter des couvertures thermiques sur la plateforme ELC-4, de rapatrier dans la soute de Discovery une expérience européenne qui demeurait à l'extérieur du module Columbus, d'assurer notamment la mise en place d'un éclairage sur le chariot mobile CETA, de mener l'installation d'une isolation sur une ligne fluidique de radiateur externe, et d'apposer un cache objectif sur la caméra du robot Dextre. Les deux marcheurs de l'espace effectuent ce programme de façon optimale. Le sas de décompression Quest se referme derrière eux à 21:56 UTC. Débutée à 15:42 UTC, cette deuxième et dernière sortie spatiale a duré 6 heures et 14 minutes.
Dans l'intervale de ce planning, les gestionnaires au sol ont annoncé aux astronautes de STS-133, que la mission était prolongée de deux jours. Cette extention doit permettre d'effectuer dans les meilleures conditions possibles les opérations de mise en oeuvre du module Leonardo, et l'exécution du transfert de fret qui y est attaché. De plus, l'ensemble des deux équipages ont pu converser quelques minutes avec le président Barack Obama, qui les a assuré de son soutien et de son admiration au nom du peuple américain.
Le 7 mars à 12:00 UTC, la navette spatiale se déconnecte de la Station Spatiale Internationale. L'intégralité du programme a été réalisé. Aussitôt le désarrimage effectué, les occupants de Discovery réalisent une importante moisson de photographies de l'ISS. En effet, pas moins de trois ravitailleurs spatiaux automatisés, de trois nationalités différentes (Russie, Japon et Europe), y sont amarrés. A cela s'ajoute le module permanent PMM Leonardo. Avec l'arrimage de l'orbiteur, c'était l'unique fois que l'avant poste orbital connaissait une telle configuration.
Après une inspection du bouclier thermique via le bras robotisé de la navette, les astronautes entament les opérations de préparation de désorbitation.
Le 9 Mars 2011, la navette spatiale Discovery réalise à 16:57 UTC, un superbe atterrissage sur la piste du Kennedy Space Center. Après une carrière débutée en 1984 lors de la mission STS-41D, le plus ancien des orbiteurs clôture ainsi 27 ans de carrière, 365 jours de temps cumulé dans l'espace et 238 millions de kilomètres parcourus.
Membres d'équipage de la Mission STS-133: Commandant, Steven W. Lindsey - Pilote, Eric A. Boe - Spécialistes de mission, Stephen G. Bowen, Michael R. Barratt, Nicole Stott et Alvin Drew.
Préparation de la plateforme ELC-4 à l'intérieur du bâtiment Space Station Processing Facility, au Kennedy Space Center en Floride.
STS - 123
La mission STS-123 est la vingt-cinquième mission de la navette spatiale à destination de la Station Spatiale Internationale (ISS). Lors de l'arrimage, doit être livré à la Station orbitale le premier élément du module d'expérimentation japonais (JEM) ainsi que le robot extérieur de manipulation (Dextre). Il est prévu aussi de relever à bord de l'ISS, le spationaute français Léopold Eyharts. L'astronaute Garrett Reisman pour ce faire a pris place à bord d'Endeavour. La navette et son équipage décollent à la date fixée le 11 mars depuis le complexe spatial Kennedy en Floride.
L'arrimage d'Endeavour et de l'avant poste orbital s'effectue sans problème le 13 mars à 03:49 UTC. La dernière écoutille séparant les deux engins spatiaux est ouverte deux heures plus tard permettant les salutations d'usage. Les opérations communes peuvent commencer. Pas moins de cinq sorties spatiales sont prévues pour cette mission.
Le programme d'assemblage comporte deux objectifs principaux.
D'une part, les astronautes doivent arrimer à la Station spatiale le premier élément du laboratoire japonais KIBO. Cette section pressurisée appelée ELM-PS (Experiment Logistics Module-Pressurized Section) doit servir essentiellement au stockage de matériel. Elle mesure 4,2 mètres de long pour 4,4 mètres de diamètre et pèse 8387 kg. Les astronautes doivent la fixer temporairement au Node 2. Elle sera arrimée définitivement à une autre partie du laboratoire KIBO, le module pressurisé PM (Pressurized Module), qui prendra le chemin de l'ISS lors de la prochaine mission.
D'autre part, le robot Dextre aussi appelé SPDM (Spécial Purpose Dexterous Manipulator), doit rejoindre la plateforme mobile extérieure de la Station. Dextre, après les bras Canadarm et Canadarm2 et la plateforme où il va prendre place, est une nouvelle contribution du Canada à la construction de la Station orbitale. Sa fonction est d'exécuter toute une série de tâches à l'extérieur de l'ISS afin de réduire le nombre de sorties spatiales dangereuses à des fins d'entretien et donnera ainsi plus de temps à consacrer aux activités scientifiques qui constituent l''objectif premier de l'ISS.
La première EVA commence à 01:18 UTC le 14 mars. Les astronautes Richard Linnehan et Garrett Reisman commencent par assembler les différents éléments de Dextre et en particulier le système OTCM (Orbital Replacement Unit/Tool Changeout Mechanism) qui sont un peu les mains du robot. Ce dernier a été positionné provisoirement sur la poutre P1 par le bras télémanipulateur. Les coéquipiers préparent aussi à l'intérieur de la soute de la navette, le module logistique japonais qui doit être amarré dans la foulée au Node 2, par l'astronaute japonais Takao Doi aux commandes du bras RMS. La sortie spatiale se termine au bout de 7 heures et 1 minute.
La deuxième sortie spatiale est exécutée le 15 mars par Richard Linnehan et Michael Foreman. Durant les 7 heures et 8 minutes d'EVA, les astronautes se consacrent exclusivement à la poursuite du montage de Dextre. Le torse du robot est relevé de 60 degrés pour permettre le raccordement des deux bras et des épaules. A 06:56 UTC, le 16 mars, les marcheurs de l'espace regagnent le sas de décompression Quest.
Le lendemain, à 22:51 UTC, Richard Linnehan et Robert Behnken entament la troisième sortie spatiale. Les travaux d'assemblage de Dextre continuent, lui est adjoint la plateforme d'outils ORU, des caméras vidéo CLPA (Camera, Light, PTU Assemblies) et des couvertures de protection thermique. L'EVA est consacrée aussi à l'installation sur le laboratoire Columbus de l'expérience d'exposition au vide spatial MISSE-6. Toutefois, malgré les efforts de Behnken, l'installation du système de support accueillant l'expérience ne peut être finalisée. L'opération est reportée sur l''emploi du temps de la cinquième sortie spatiale. L'EVA a duré 6 heures et 53 minutes.
La quatrième marche spatiale se déroule le 20 mars. Une bonne partie de cette EVA permet le remplacement d'un module de puissance défectueux sur la section SO (S-zéro). L'opération assure de nouveau le fonctionnement de deux roues gyroscopiques permettant de tenir la Station spatiale à une altitude fixe par rapport à la surface de la Terre. De plus, les astronautes Robert Behnken et Michael Foreman profitent de cette EVA pour tester un kit de réparation des tuiles thermiques de la navette, pour intervenir sur le mécanisme d'arrimage bâbord du module Harmony et pour enlever une protection thermique sur l'une des mains de Dextre. A 04:28 le lendemain, les astronautes terminent leur EVA après 6 heures et 24 minutes.
La dernière sortie spatiale est effectuée le 22 mars par Robert Behnken et Michael Foreman. La perche d''inspection OBSS est déplacée de la soute d'Endeavour vers un emplacement provisoire sur l'ISS afin de ne pas gêner les opérations d'installation du second module du laboratoire KIBO qui auront lieu lors de la prochaine mission. Les expériences MISSE-6 sont enfin fixées au module Columbus en même temps que Michael Foreman s''en va au panneau S6 pour prendre des photos haute résolution du joint SARJ qui avait posé des problèmes lors de la mission STS-120 l'année dernière. Pour finir, des couvertures de protection sont installées sur les pivots de support du module KIBO nouvellement arrimé. Après 6 heures et 2 minutes, la sortie spatiale prend fin à 02:36 UTC le 23 mars.
Après ce programme d'assemblage, les équipages sont sur le point de se quitter. Le français Léopold Eyharts cède sa place à bord de l'ISS à l'astronaute américain Garrett Reisman. Ce dernier débute un séjour orbital de deux mois et demi. La traditionnelle cérémonie d'adieu se déroule avec émotion, mettant fin à douze jours d''opérations communes.
La navette spatiale Endeavour se détache de la Station Spatiale Internationale le 25 mars à 00:25 UTC et commence lentement ses opérations de désorbitation. Le top rentrée dans l'atmosphère est donné le lendemain à 23:33:14 UTC. Une heure après, l'orbiteur et ses sept membres d'équipage atterrissent de nuit sur la piste du Kennedy Space Center en Floride.
Membres d'équipage de la Mission STS-123: Commandant, Dominic L. Pudwill Gorie - Pilote, Gregory H. Johnson - Spécialistes de mission, Robert Behnken, Michael Foreman, Takao Doi et Richard M. Linnehan.
ISS Expédition 16: Garrett Reisman (aller) et Léopold Eyharts (retour).
Lancement nocturne pour la navette spatiale Endeavour, depuis le Kennedy Space Center en Floride. La mission STS-123 est la vingt-cinquième mission de la navette spatiale à destination de la Station Spatiale Internationale (ISS). Lors de l'arrimage, doit être livré à la Station orbitale le premier élément du module d'expérimentation japonais (JEM) ainsi que le robot extérieur de manipulation (Dextre).
Configuration d'assemblage de la Station Spatiale Internationale. En foncé, le module logistique du laborartoire japonais Kibo et le robot Dexter. Ce dernier, aussi appelé SPDM (Spécial Purpose Dexterous Manipulator), doit rejoindre la plateforme mobile extérieure de la Station spatiale.
Le module logistique ELM-PS (Experiment Logistics Module-Pressurized Section) a pris place provisoirement sur le Node 2 de la Station Spatiale Internationale. Il sera arrimée définitivement à une autre partie du laboratoire KIBO, le module pressurisé PM (Pressurized Module), qui prendra le chemin de l'ISS lors de la prochaine mission.
L'astronaute Rick Linnehan, entame sa première sortie spatiale attaché au bras Canadarm2. Avec son collègue Garrett Reisman, ils commencent notamment par assembler les différents éléments de Dextre et en particulier, le système OTCM (Orbital Replacement Unit/Tool Changeout Mechanism) qui sont un peu les mains du robot
Le robot canadien Dexter vient d'être fixé sur son emplacement provisoire en attendant sa mise en service sur la plate-forme mobile de la Station spatiale.
Les astronautes Rick Linnehan et Robert Behnken (hors champ) poursuivent, lors de la troisième sortie spatiale, les travaux d'assemblage de Dextre. Est adjoint à ce dernier, la plateforme d'outils ORU, des caméras vidéo CLPA (Camera, Light, PTU Assemblies) et des couvertures de protection thermique.
L'astronaute Michael Foreman, lors de la cinquième sortie spatiale. Durant cette dernière EVA, la perche d''inspection OBSS est déplacée de la soute d'Endeavour vers un emplacement provisoire sur l'ISS, afin de ne pas gêner les opérations d'installation du second module du laboratoire KIBO, qui auront lieu lors de la prochaine mission.
La navette spatiale Endeavour atterrit au milieu de la nuit, au Kennedy Space Center en Floride.
Emblème de la mission STS-123: L'écusson de la mission représente la navette spatiale en orbite avec les noms de l'équipage dans la queue de la trajectoire. Les ajouts majeurs de la mission STS-123 à l'ISS (La section pressurisée du laboratoire Kibo appelée ELM-PS, Experiment Logistics Module-Pressurized Section et le robot canadien Dextre, aussi appelé SPDM, Spécial Purpose Dexterous Manipulator) sont tous deux illustrés. L'ISS est représentée dans la configuration où l'équipage STS-123 la trouva, lors de son arrivée.
STS - 134 ( avril 2011 )
La mission STS-134 est l'avant dernier vol du programme des navettes spatiales. Cette mission représente dans le même temps le dernier vol de l'orbiteur Endeavour. Ce dernier a débuté sa carrière 19 ans plus tôt, lors du vol STS-49 en Mai 1992. Le but principal de la mission est la livraison du spectromètre AMS (Alpha Magnetic Spectrometer) et de la palette extérieure de stockage "Express Logistics Carrier 3", à la Station Spatiale Internationale. Pour ce faire, un équipage de six astronautes a pris place à bord d'Endeavour. C'est le vétéran Mark E. Kelly qui commande la mission.
Le décollage de la mission était initialement prévu le 29 Avril. Les préparatifs du lancement se sont déroulés normalement jusqu'à la phase de remplissage du réservoir externe d'oxygène et d'hydrogène liquide couplé à la navette. Très rapidement, les contrôleurs de la Nasa remarquent un problème avec un thermostat du système de chauffage des canalisations liées aux Unités Auxiliaires de Puissance (APU). Ce dysfonctionnement pouvant avoir des répercussions immédiates sur les systèmes hydrauliques, et donc sur la navigabilité d'Endeavour, un arrêt de la chronologie de lancement est immédiatement décidé. Une première analyse réoriente les causes de l'anomalie sur un boitier de contrôle électronique appelé ALCA-2 (Aft Load Control Assembly). Le remplacement de cette pièce est jugé suffisamment délicat pour contraindre la Nasa à repousser la lancement à une date ultérieure. La navette spatiale Endeavour décolle en définitif le 16 Mai, à 12:56 UTC.
Les deux premiers jours de vol sont consacrés, comme de coutume, à l'ouverture des portes de la soute d'Endeavour, à l'activation de l'antenne en bande K.u, à l'inspection du bouclier thermique par le dispositif bras RMS/perche d'inspection OBSS, et au contrôle des différents matériels de mission, notamment des combinaisons spatiales devant servir aux quatre EVAs programmées.
Le 18 mai à 10:14 UTC, la navette spatiale Endeavour effectue sa jonction "docking" avec la Station Spatiale Internationale. Les six membres d'équipage de la navette, après le contrôle d'étanchéité d'usage, sont accueillis par l'équipage de l'Expédition 17 à bord de l'ISS. Près de deux semaines de travail orbital peuvent ainsi débuter.
Six heures après l'amarrage des deux vaisseaux, l'astronaute Gregory Chamitoff au commande du bras articulé Canadarm2 et Michael Fincke et Roberto Vittori, au commande du bras RMS de la navette, entreprennent l'installation de la plateforme extérieure de stockage ELC-3. Cette dernière est installée sur la poutre P3 de l'ISS. ELC-3 est conçue pour soutenir un certain nombre de pièces de rechange, trop volumineuses pour être stockées à l'intérieur de la Station orbitale. Ainsi, un réservoir d'ammoniac, un réservoir de gaz haute pression, un conteneur de transport de fret, deux ensembles d'antennes en bande S et un bras de rechange pour le robot canadien Dextre, y sont entreposés. Le lendemain à 09:46 UTC, par le même ballet des deux bras articulés, le spectromètre magnétique Alpha-2 (AMS-2) est fixé comme prévu sur le segment de poutrelle S3. Une version simplifiée de ce spectromètre, désignée AMS-1, avait déjà volé lors de la mission STS-91 en Juin 1998. Le spectromètre AMS-2 a été conçu, en raison de sa consommation importante d' énergie, pour être installé comme un module externe sur la Station spatiale et ainsi profiter de son système d'alimentation électrique. Il doit mesurer les rayons cosmiques et ainsi détecter tous types de matières spatiales inhabituelles comme la matière noire ou l' antimatière. AMS-2 est un effort de développement impliquant 500 scientifiques de 56 institutions et 16 pays, il a une masse de 6717 kg et une puissance de 2000 à 2500 watts. A ce stade de la mission, les équipages d'Endeavour se préparent pour réaliser la première des quatre sorties extravéhiculaires planifiées.
Le 20 mai à 07:10 UTC, débute la première EVA. Elle est assurée par les astronautes Drew Feustel et Greg Chamitoff. Lors de cette sortie spatiale de 6 heures et 19 minutes, les marcheurs de l'espace ont récupéré les deux expériences MISSE-7 (exposition de matériaux au vide de l'espace) qui avait pris place sur la plateforme ELC-2, lors de la mission STS-129 en Novembre 2009. Ils ont installé une nouvelle expérience de même type MISSE 8 sur ELC-2. Ils ont installé deux cavaliers de conduites d'ammoniaque reliant les circuits de refroidissement des segments P3 à P4, et purgé l'azote qui se trouve dans les circuits de refroidissement entre P1 et P5. Ils ont également commencé à installer une antenne de communication sans fil externe sur le laboratoire Destiny, mais l'intervention a été écourtée en raison d'une panne sur un des capteurs de dioxyde de carbone de la combinaison spatiale de Greg Chamitoff. L'EVA a permis d'autre part, l'installation d'un système d'éclairage sur l'un des chariots CETA, ainsi que l'adjonction d'une couverture thermique sur le joint rotatif SARJ tribord des panneaux solaires. Les astronautes clôturent leur sortie spatiale à 13:29 UTC.
L'EVA-2 doit permettre la poursuite des travaux de remplissage du circuit de refroidissement entre P3 et P4, la lubrification du joint rotatif SARJ sur le segment P3. Ce type de joint est assez coutumier de cette opération. En effet, dès STS-120, il devient évident que la pièce devra être régulièrement lubrifiée. L'opération de lubrification rencontre quelques contre-temps, quand une des vis retenant les couvercles de protection du joint s'en va flotter dans l'espace. L'incident toutefois ne remet pas en cause l'opération. Il est installé pour finir, deux poutrelles de rangement qui doivent supporté des poignées vouées à manoeuvrer des composants de rechange pour les radiateurs thermiques de la Station et un couvercle sur l'objectif de la caméra du robot Dextre. Les astronautes Drew Feustel et Mike Fincke réintègrent la sas Quest à 14:12 UTC. La sortie spatiale a duré 8 heures et 07 minutes.
Le 25 mai, débute la troisième EVA de la mission. L'équipe est la même que lors de la précédente sortie spatiale. La but affiché de cette EVA est de terminer l'installation de l'antenne externe de communication sans fil qui n'avait pas pu être achevée lors de la première sortie spatiale, d'ajouter une borne électromagnétique dite PDGF (Power Data Grapple Fixture) au module russe Zarya afin de permettre au bras Canadarm2 d'étendre son rayon d'action, d'installer des câbles entre le module Harmony, Unity et le module Zarya afin d'augmenter la redondance du système d'alimentation du segment russe et d'opérer l'installation d'un convertisseur vidéo faisant partie de l'interface du dispositif PDGF. La sortie prend fin à 12:37 UTC et a duré 7 heures et 54 minutes.
Le lendemain, avant le déménagement de la perche d'inspection OBSS (Orbiter Boom Sensor System) à l'ISS, qui doit avoir lieu lors de la quatrième et dernière EVA, une dernière inspection minutieuse du bouclier thermique est effectuée. En effet, plus tôt dans la mission, des dommages occasionnés lors du lancement ont été détectés. Cette analyse devra fournir aux ingénieurs de la Nasa toutes les données nécessaires à un accord de rentrée dans l'atmosphère. Accord qui sera en définitif donné.
La quatrième et ultime sortie spatiale est réalisée par les astronautes Mike Fincke et Greg Chamitoff le 27 mai. Cette EVA de 7 heures et 24 minutes permet comme indiqué plus haut, le déménagement de la perche OBSS sur le côté droit de la poutre principale de l'ISS. La perche OBSS a fait son apparition pour la première fois lors de la mission STS-114. Il s'agissait au lendemenain de l'accident de Columbia, de disposer d'une extention au bras RMS afin d'optimiser l'inspection du bouclier thermique. En cette fin du programme des navettes spatiales, son transfert définitif à la Station spatiale permettra d'augmenter les capacités d'inspection et de télémanipulation de l'ISS. La sortie spatiale inclut la préactivation sur la plateforme ELC-3, d'un bras de rechange pour le robot canadien Dextre ainsi que l'installation d'une couverture isolante sur une pièce de capture du réservoir d'oxygène haute pression de rechange, également entreposé sur ELC-3. L'EVA se termine à 11:39 UTC. Elle représente l'ultime EVA américaine d'assemblage de la Station Spatiale Internationale pour sa section U.S. A ce propos, le commandant de la mission STS-134 Mark E. Kelly aura pu déclarer: "Houston, Endeavour, Au nom de l'équipage STS-134 et de l'Expédition 27, l'assemblage de la station spatiale est officiellement terminé.
La mission STS-134 touche à sa fin, les équipages de l'Expédition 17 et de la navette Endeavour finalisent le transfert de matériels divers entre l'orbiteur et l'ISS, et en profitent pour solliciter les propulseurs d'Endeavour pour réhausser l'orbite de la Station. Le 30 mai à 03:55 UTC, après les adieux d'usage, les deux engins spatiaux effectuent leur séparation. Les opérations conjointes ont duré 11 jours, 17 heures et 41 minutes.
Le 1 juin, les astronautes d'Endeavour se réveille au son de la chanson "Sunrise Number 1" de Stormy Mondays. C'est la journée du retour sur Terre. Les portes de la soute sont fermées et les opérations de "deorbit burn" commencent. A 06:35 UTC, l'orbiteur et son équipage touche la piste 15 du Kennedy Space Center en Floride. L'avant dernière mission du programme "Shuttle", et la dernière mission pour la navette Endeavour, s'achève dans la nuit floridienne sur un atterrissage parfait et oh combien émouvant pour nombres de personnes.
Membres d'équipage de la Mission STS-134: Commandant, Mark E. Kelly - Pilote, Gregory H. Johnson - Spécialistes de mission, Gregory Chamitoff, Michael Fincke, Roberto Vittori et Andrew J. Feustel
Lancement de la navette spatiale Endeavour depuis le Kennedy Space Center en Floride. Le but principal de la mission est la livraison à la Station Spatiale Internationale du spectromètre AMS (Alpha Magnetic Spectrometer) et de la palette extérieure de stockage "Express Logistics Carrier 3".
Le 18 mai à 10:14 UTC, la navette spatiale Endeavour effectue sa jonction "docking" avec la Station Spatiale Internationale.
Installation de la plateforme extérieure de stockage ELC-3 par le duo bras RMS/Canadarm2. Cette dernière va être fixée sur la poutre P3 de l'ISS.
Lors de la première EVA, les astronautes Drew Feustel et Greg Chamitoff travail à proximité du spectromètre AMS-2, nouvellement installé.
L'astronaute Greg Chamitoff, ici photographié par son collègue Michael Fincke lors de la quatrième et dernière EVA
Avant son déménagement sur ISS, la perche OBSS, dans le prolongement du bras RMS, effectue une dernière inspection du bouclier thermique d'Endeavour
Les équipages de l'ISS et de la mission STS-134. De gauche à droite (première rangée), Paolo Nespoli de l'Agence spatiale européenne (ESA), le cosmonaute russe Dmitri Kondratiev, l'astronaute Mark Kelly de la Nasa et l'astronaute de l'ESA Roberto Vittori. De gauche à droite (rangée arrière), l'astronaute Cady Coleman de la Nasa, les cosmonautes russes Andrei Borisenko et Alexander Samokutaiev, ainsi que les astronautes de la Nasa Ron Garan, Michael Fincke, Andrew Feustel, Greg Chamitoff et Greg H. Johnson
Photographie peu commune, marquant le tout dernier arrimage de la navette Endeavour à l'ISS.
La Station Spatiale Internationale peu de temps après le désarrimage d'Endeavour.
Emblème de la mission STS-134: La conception du patch de l'équipage STS-134 met en évidence la recherche sur la Station spatiale internationale (ISS) en se concentrant sur la physique fondamentale de l'univers. La forme de la pièce est inspirée par le symbole atomique international, et représente l'atome et l'orbite des électrons autour du noyau. L' "explosion" près du centre se réfère à l'origine de l'univers. La navette spatiale Endeavour et l'ISS volent ensemble dans le lever de soleil sur le bord de la surface de la Terre, ce qui représente l'aube d'un nouvel âge promettant de mieux comprendre la nature de l'univers.
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