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dimanche 7 août 2011

HENRIETTA SWAN LEAVITT


Henrietta Swan Leavitt
Henrietta Swan Leavitt (4 juillet 1868, Lancaster, Massachusetts — 12 décembre 1921, Cambridge, Massachusetts) était une astronome américaine renommée pour son travail concernant les étoiles variables.
Elle effectua des études au Oberlin College et à la Society for Collegiate Instruction of Women (Radcliffe College) où elle découvrit tardivement l'astronomie. À la fin de ses études, en 1892, elle suivit d'autres cours d'astronomie.
À partir de 1895, elle rejoignit l'Harvard College Observatory en tant que volontaire. Ses qualités et sa vivacité d'esprit lui permirent d'être admise dans le staff permanent de l'observatoire sous la direction de Charles Pickering. Elle n'y eut que peu de possibilité d'effectuer des travaux théoriques mais elle fut rapidement nommée à la tête du département de photométrie photographique responsable d'étudier les photographies d'étoiles afin de déterminer leur magnitude.
Elle découvrit et catalogua des étoiles variables situées dans les nuages de Magellan. En 1912, à partir de son catalogue, elle découvrit que la luminosité des variables céphéides était proportionnelle à leur période de variation d'éclat.
Cette relation période-luminosité est à la base d'une méthode d'évaluation des distances des amas stellaires et des galaxies dans l'Univers.
L'astéroïde (5383) Leavitt a été nommé en son honneur.

GEORGES LEMAITRE


Georges Lemaître, le pionnier de la théorie du Big Bang



Georges Lemaître (1894-1966) cet abbé né à Charleroi (Belgique) est le pionnier, voire l’inventeur de la théorie du Big Bang. Très tôt, il est convaincu que l’Univers évolue. Il considère que son « commencement a dû effectivement être très différent de [son] aspect actuel « . Même si l’idée d’un Univers en expansion est aujourd’hui actée, il faut bien avoir à l’esprit  qu’à l’époque l’idée d’un Univers statique et immuable prévalait.
La recherche des preuves de l’expansion de l’Univers
Pendant une décénie, il aurait chercher à obtenir des preuves de l’hypothèse de l’expansion cosmique qu’il préssentait. Selon certains témoignages, Lemaître aurait compris dès 1927 que le rougissement des galaxies lointaines, par effet Doppler-Fizeau fournissait une preuve de cette expansion. Ce phénomène visuel stipule que si une galaxie lointaine s’éloigne de l’observateur alors sa couleur est perçue comme virant vers le rouge, et virant vers le bleu si la galaxie se rapproche. C’est un phénomène de même nature qui nous fait entendre un son aigu lorsqu’une voiture de course vient vers nous et un son plus grâve lorsqu’elle s’éloigne. Officielement, c’est toutefois l’américain Edwin Hubble qui a mis en lumière ce phénomène d’éloignement des galaxies deux ans plus tard en 1929.

Georges Lemaître
Le concept d’Atome primitif
Dès lors, c’est la question de l’origine de l’Univers qui accapare Georges Lemaître. Si l’Univers est en expansion, c’est nécessairement qu’il a été plus dense par le passé. Il en vient à fonder l’hypothèse d’une origine cosmique ponctuelle qu’il nommera atome primitif.


En 1931, il présente son modèle à une communauté scientifique peu réceptive. D’une part le Belge est avant tout mathématicien et les bases physiques de son modèle ne sont pas complètement abouties. Mais c’est surtout son statut de religieux qui le laisse en marge de la communauté scientifique et jette la suspicion sur son concept d’atome primitif. Albert Einstein lui même, personnalité dominante du milieu scientifique de l’époque, y voit l’empreinte d’une pensée mystique subreptice …




Georges Lemaître et Albert Einstein
Peu à peu Lemaître se retire alors du paysage cosmologique. D’autres se chargeront d’étoffer son modèle de l’atome primitif qui sera renommé Big Bang. Il aura néamoins en 1948, la satisfaction de voir le russe Georges Gamow appuyer l’hypothèse d’une origine ponctuelle de l’Univers en lui associant le mécanisme de formation de l’hélium via la nucléosynthèse primordiale. Mais surtout, il verra son modèle confirmé en 1965 par la découverte du fond cosmologique diffus par Arno Penzias et Robert Wilson. Il mourra un an plus tard.

vendredi 29 juillet 2011

Lagrange Jean Louis


Joseph Louis, comte de Lagrange (en italien Giuseppe Lodovico Lagrangia), né à Turin le 25 janvier 1736 et mort à Paris le 10 avril 1813 (à 77 ans), est un mathématicien, mécanicien et astronome. Italien, mais de famille française par son arrière-grand-père, il passa trente ans dans le Piémont, puis vingt-et-un ans à Berlin, et le restant de ses jours à Paris.


Joseph Louis Lagrange naît à Turin de parents italiens. Élève brillant issu d'un milieu aisé, il étudie au collège de Turin. Il prend goût pour les mathématiques par hasard à l'âge de 17 ans après la lecture d'un mémoire de Edmund Halley portant sur les applications de l'algèbre en optique. Le sujet l'intéresse au plus haut point. Dès lors, il se passionne pour les mathématiques qu'il étudie seul et assidûment. Il devient rapidement un mathématicien confirmé et ses premiers résultats ne se font pas attendre1. Dans une lettre adressée à Leonhard Euler, sans doute le plus grand mathématicien de l'époque, il jette les bases du calcul variationnel. Cet échange est le début d'une longue correspondance entre les deux hommes. Lagrange a alors 19 ans et enseigne à l'école d'artillerie de Turin où il fut nommé en 1755. Il fonde en 1758 l'Académie des Sciences de Turin qui publiera ses premiers résultats sur l'application du calcul variationnel à des problèmes de mécanique (propagation du son, corde vibrante...). En 1764, ses travaux sur les librations de la lune (petites variations de son orbite) sont récompensés par le Grand Prix de l'Académie des Sciences de Paris.
Lagrange quitte sa ville natale en 1766 pour s'installer à Berlin où il est nommé directeur de la classe mathématique de l'Académie de Berlin, succédant ainsi à Euler. Le roi Frédéric II de Prusse souhaitait que « le plus grand roi d'Europe » ait « le plus grand mathématicien d'Europe ». Il se marie un an plus tard mais n'aura pas d'enfants. Commencent alors vingt années de publications aussi régulières que le permet la santé fragile de Lagrange. Ses travaux, qui s'inscrivent dans les mathématiques et la mécanique, font de lui un nom incontournable dans ces domaines. Il se consacre à des problématiques variées : Algèbre, calcul infinitésimal, probabilités, théorie des nombres, mécanique théorique, mécanique céleste, mécanique des fluides, cartographie... Ce sont plus de 80 mémoires qui sont publiés par Lagrange durant cette période berlinoise2. Le décès de sa femme en 1783 après de longues années de maladie le plonge dans la dépression. Trois ans plus tard, la mort du roi Frédéric II (son protecteur) rend sa position à Berlin inconfortable. Il reçoit de nombreuses propositions3 d'emplois venant d'Italie et de France. Le mathématicien convoité retient l'offre de l'Académie des Sciences de Paris, qui n'inclut pas d'enseignement... Et quitte définitivement Berlin en 1787.

Son œuvre

Fondateur du calcul des variations avec Euler et de la théorie des formes quadratiques, il démontre le théorème de Wilson sur les nombres premiers et la conjecture de Bachet sur la décomposition d’un entier en quatre carrés. Son nom figure partout en mathématiques. On lui doit un cas particulier du théorème auquel on donnera son nom en théorie des groupes, un autre sur les fractions continues, l’équation différentielle de Lagrange.
En physique, en précisant le principe de moindre action, avec le calcul des variations, vers 1756, il invente la fonction de Lagrange, qui vérifie les équations de Lagrange, puis développe la mécanique analytique, vers 1788, pour laquelle il introduit les multiplicateurs de Lagrange. Il entreprend aussi des recherches importantes sur le problème des trois corps en astronomie, un de ses résultats étant la mise en évidence des points de libration (dits points de Lagrange) (1772).
Il élabore le système métrique avec Lavoisier pendant la Révolution. Il est membre fondateur du Bureau des longitudes (1795) avec, entre autres, Laplace et Jean-Dominique Cassini (Cassini IV). Il participe à l'enseignement de mathématiques de l’École normale de l'an III avec Joseph Lakanal, de l’École polytechnique (1794) avec Monge et Fourcroy, où il enseigne dès 1797. Il est aussi le fondateur de l’Académie de Turin (1758).
En mécanique des fluides, il introduisit le concept de potentiel de vitesse en 1781 4, bien en avance sur son temps 5. Il démontra que le potentiel de vitesse existe pour tout écoulement de fluide réel, pour lequel la résultante des forces dérive d’un potentiel. Dans le même mémoire de 1781, il introduisit, en plus, deux notions fondamentales : le concept de la fonction de courant, pour une fluide incompressible, et le calcul de la célérité d’une petite onde dans un canal peu profond. En rétrospective, cet ouvrage marqua une étape décisive dans le développement de la mécanique des fluides moderne 5.

lundi 25 juillet 2011

Urbain LE VERRIER


Urbain Jean Joseph Le Verrier, né à Saint-Lô le 11 mars 1811, mort à Paris le 23 septembre 1877, est un astronome et mathématicien français spécialisé en mécanique céleste, découvreur de la planète Neptune et fondateur de la météorologie moderne française.




Il est né dans une famille bourgeoise modeste, d'un père Louis-Baptiste Le Verrier, « surnuméraire dans l'administration des domaines » et de Marie-Jeanne-Joséphine-Pauline de Baudre1. Après huit ans d'études au collège communal de sa ville natale Saint-Lô, il entre au Collège Royal de Caen où il étudiera les mathématiques de 1827 à 1830, puis à l’Institution Mayer dirigée par le mathématicien Choquet. Il poursuit ses études au Collège Louis-le-Grand à Paris et est admis en 1831 à l'École polytechnique dont il sort deux ans après comme ingénieur dans l'administration des tabacs. Il en démissionne en 1835 pour se consacrer à un carrière scientifique2. Il travaille d'abord au laboratoire de chimie de Gay-Lussac.
Il demande en 1837 la place de répétiteur de chimie à l'École polytechnique mais celle-ci lui est ravie par Henri Victor Regnault. On lui offre en revanche une place de répétiteur de « géodésie, astronomie et machines », qu'il accepta et où il se spécialise en astronomie de position et en mécanique céleste. La même année, il épouse Lucile Marie Clotilde Choquet (fille de son ancien professeur), avec qui il aura trois enfants1. En 1839, il présente à l'Académie des sciences son premier mémoire sur les variations séculaires des orbites des planètes (notamment d’Uranus, Alexis Bouvard ne parvenant pas à résoudre le problème des anomalies de cette planète). C'est d'ailleurs dans ce mémoire qu'on trouve la première description de l'algorithme de Faddeev-Leverrier.
Urbain Le Verrier devient membre de la section d'astronomie de l'Académie des sciences le 19 janvier 1846 et le 14 octobre de la même année membre-adjoint du Bureau des longitudes.
La découverte de Neptune[modifier]

Urbain Le Verrier devient célèbre lorsque la planète, dont il a calculé les caractéristiques comme cause hypothétique des anomalies des mouvements d'Uranus, est effectivement observée, par l'astronome allemand Johann Galle à l'observatoire de Berlin, le 23 septembre 1846. On baptisera Neptune cette nouvelle planète, malgré la proposition par François Arago, sous le chantage de Le Verrier (une rumeur prétend qu'Arago a une liaison avec Madame Le Verrier1), qui fut faite de la baptiser Le Verrier auprès de l'Académie des sciences, alors que les Anglais proposent Janus ou Oceanus.
La planète Uranus, découverte par William Herschel en 1781, présentait en effet des irrégularités par rapport à l'orbite qu'elle aurait dû avoir suivant la loi de la gravitation universelle d'Isaac Newton. Encouragé par François Arago, Le Verrier se lance en 1844 dans le calcul des caractéristiques de cette nouvelle planète (masse, orbite, position actuelle), dont il communiquera les résultats à l'Académie des Sciences le 31 août 1846.
Ils seront confirmés (à peu de choses près) par Johann Galle, qui observa le nouvel astre le jour même où il reçut en courrier sa position par Le Verrier. Devant l'Académie des Sciences, Arago prononcera la célèbre phrase : « M. Le Verrier vit le nouvel astre au bout de sa plume ». La Royal Society lui décerne la médaille Copley la même année avec pour éloge « …un des plus grands triomphes de l'analyse moderne appliqué à la théorie de la gravitation… ».
Cette découverte sera le sujet de nombreuses polémiques à l'époque, puisque ces calculs ont été menés en même temps par John Adams mais sans qu'aucun d'eux ne connaisse les travaux de l'autre. Les caractéristiques de la planète avaient été déterminées par Adams un an plus tôt mais n'avaient pas été publiées.
En 1846, est créée pour lui une chaire de mécanique céleste à la Faculté des sciences de Paris. Pierre-Ossian Bonnet lui succédera en 1878.
Plus tard, Le Verrier tenta de répéter le même exploit pour expliquer les perturbations de Mercure. Après plusieurs observations par d'autres astronomes de taches rondes passant devant le Soleil (dont celle, célèbre, du docteur Lescarbault en 1860), Le Verrier en déduit la présence d'une autre planète, Vulcain, dont il prédit le passage devant le Soleil en 1877. Ces prédictions se révéleront inexactes, et ces anomalies seront expliquées un demi-siècle plus tard par Albert Einstein avec la théorie de la relativité générale.

Paul LANGEVIN


Paul Langevin, né à Paris le 23 janvier 1872 et décédé dans cette même ville le 19 décembre 1946, était un physicien français, connu notamment pour sa théorie du magnétisme et l'organisation des Congrès Solvay.




Né juste après la Commune dans une famille républicaine, le jeune Paul Langevin se distingue dès l'école primaire comme un élève extraordinairement doué. Il fait des études scientifiques tout d'abord 1 à l'École municipale de physique et de chimie industrielle de Paris de 1888 à 1893. C'est sur les conseils de Pierre Curie, alors chef de travaux dans cette école, qu'il s'oriente vers la recherche et l’enseignement plutôt que vers une carrière d'ingénieur. Il étudie ensuite de 1894 à 1897 à l’École normale supérieure, où il suit les conférences de physique de Jules Violle et Marcel Brillouin, et à la faculté des sciences de l'université de Paris, où il suit les cours d'Edmond Bouty et Gabriel Lippmann et obtient les licences ès sciences physiques et ès sciences mathématiques. Lauréat du concours d'agrégation des sciences physiques en 1897, il obtient une bourse de la Ville de Paris qui lui permet d'aller travailler un an au Cavendish Laboratory de Cambridge, prestigieux laboratoire foyer de la physique moderne dirigé par J. J. Thomson où il se lie d'amitié avec Ernest Rutherford.
Il rentre en France en 1898 et rejoint le laboratoire d'enseignement de la physique de la faculté des sciences de l'université de Paris, dirigé par Edmond Bouty, et dont Raphaël Dongier est le sous-directeur, d'abord comme boursier de l'Ecole normale supérieure, puis comme préparateur (suite au départ de Georges Sagnac). Il se lie d'amitié avec un autre préparateur du laboratoire de Gabriel Lippmann, Victor Crémieu. Langevin obtient le doctorat ès sciences physiques en 1902. Il devient alors professeur remplaçant, puis suppléant, au Collège de France pour la chaire de physique générale et expérimentale d'Éleuthère Mascart.
En 1904, il participe, avec Henri Poincaré, au congrès international de Saint-Louis, où il fait un rapport sur la physique des électrons. En 1905, il fait des expériences sur les ions de l'atmosphère depuis la Tour Eiffel et à l'Observatoire du Pic du Midi. Il succède à Pierre Curie au poste de professeur d'électricité générale de l'École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris en 1905 et devient directeur des études de Albin Haller. Il lui succède au poste de directeur de l'École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris en 1925, poste qu'il conservera jusqu'à sa mort.
Il devient l'ami des Curie, de Jean Perrin, physicien, et d'Émile Borel. Bien qu'il soit marié, il a une brève liaison avec Marie Curie, alors veuve, révélée par la presse en 1911.
Il est lauréat de la médaille Hughes en 1915. À partir de 1920, il dirige le Journal de Physique et du Radium. Il est devenu membre étranger de la Royal Society le 21 juin 1928.
Il participe en 1931 au quatrième cours universitaire de Davos, avec de nombreux autres intellectuels français et allemands.
Il est nommé professeur de physique générale et expérimentale au Collège de France en 1909 au décès d'Éleuthère Mascart. Ses travaux sur le magnétisme lui valent la médaille Copley en 1940. À cause de ses opinions anti-fascistes, il est incarcéré le 30 octobre 1940 par la Gestapo à la prison de la Santé. Il est libéré quarante jours plus tard et assigné à résidence à Troyes, qu'il quitte clandestinement en mai 1944 pour rejoindre la Suisse. Sa fille Hélène Langevin, mariée à un résistant, Jacques Solomon, est déportée à Auschwitz en 1943 (elle y survivra). Jacques Solomon est fusillé au Mont-Valérien le 23 mai 1942. Paul Langevin adhéra dans la clandestinité au Parti communiste français et fit partie du Comité parisien de la Libération. Il est libéré[réf. nécessaire] en septembre 1944 et revient assurer la direction de l' ESPCI jusqu'à son décès le 19 décembre 1946. Ses cendres ont été transférées au Panthéon de Paris en 1948.

vendredi 22 juillet 2011

LASKAR Jacques

Jacques Laskar, né le 28 avril 1955 à Paris, est un astronome français. Il est actuellement directeur de recherche au CNRS, membre du groupe Astronomie et systèmes dynamiques de l'Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE) de l'Observatoire de Paris. Depuis 2003, il est membre de l'Académie des sciences. Il a reçu la médaille d'argent du CNRS en 1994.


dimanche 10 juillet 2011

Lagrange Joseph-Louis


Joseph Louis, comte de Lagrange (en italien Giuseppe Lodovico Lagrangia), né à Turin le 25 janvier 1736 et mort à Paris le 10 avril 1813 (à 77 ans), est un mathématicien, mécanicien et astronome. Italien, mais de famille française par son arrière-grand-père, il passa trente ans dans le Piémont, puis vingt-et-un ans à Berlin, et le restant de ses jours à Paris.



                                         http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph-Louis_Lagrange



Son œuvre

Fondateur du calcul des variations avec Euler et de la théorie des formes quadratiques, il démontre le théorème de Wilson sur les nombres premiers et la conjecture de Bachet sur la décomposition d’un entier en quatre carrés. Son nom figure partout en mathématiques. On lui doit un cas particulier du théorème auquel on donnera son nom en théorie des groupes, un autre sur les fractions continues, l’équation différentielle de Lagrange.
En physique, en précisant le principe de moindre action, avec le calcul des variations, vers 1756, il invente la fonction de Lagrange, qui vérifie les équations de Lagrange, puis développe la mécanique analytique, vers 1788, pour laquelle il introduit les multiplicateurs de Lagrange. Il entreprend aussi des recherches importantes sur le problème des trois corps en astronomie, un de ses résultats étant la mise en évidence des points de libration (dits points de Lagrange) (1772).
Il élabore le système métrique avec Lavoisier pendant la Révolution. Il est membre fondateur du Bureau des longitudes (1795) avec, entre autres, Laplace et Jean-Dominique Cassini (Cassini IV). Il participe à l'enseignement de mathématiques de l’École normale de l'an III avec Joseph Lakanal, de l’École polytechnique (1794) avec Monge et Fourcroy, où il enseigne dès 1797. Il est aussi le fondateur de l’Académie de Turin (1758).
En mécanique des fluides, il introduisit le concept de potentiel de vitesse en 1781 4, bien en avance sur son temps 5. Il démontra que le potentiel de vitesse existe pour tout écoulement de fluide réel, pour lequel la résultante des forces dérive d’un potentiel. Dans le même mémoire de 1781, il introduisit, en plus, deux notions fondamentales : le concept de la fonction de courant, pour une fluide incompressible, et le calcul de la célérité d’une petite onde dans un canal peu profond. En rétrospective, cet ouvrage marqua une étape décisive dans le développement de la mécanique des fluides moderne 5.

samedi 9 juillet 2011

Pierre-Simon LAPLACE


Pierre-Simon de Laplace, né le 23 mars 1749 à Beaumont-en-Auge et mort le 5 mars 1827 à Paris, est un mathématicien, astronome et physicien français.


Laplace est l’un des principaux scientifiques de la période napoléonienne ; en effet, il a apporté des contributions fondamentales dans différents champs des mathématiques, de l’astronomie et de la théorie des probabilités ; il a été l'un des scientifiques les plus influents de son temps, notamment par son affirmation du déterminisme ; il a contribué de façon décisive à l'émergence de l’astronomie mathématique reprenant et étendant le travail de ses prédécesseurs dans son traité intitulé Mécanique Céleste (1799-1825). Ce chef-d’œuvre, en cinq volumes, a transformé l’approche géométrique de la mécanique développée par Newton en une approche fondée sur l’analyse mathématique. En 1799 il est nommé ministre de l’intérieur sous le Consulat. Napoléon Ier, en 1806 lui confère le titre de comte de l’Empire. Il est nommé marquis en 1817, après la restauration des Bourbons1