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lundi 25 juillet 2011

Hipparcos


Le satellite Hipparcos (HIgh Precision PARallax COllecting Satellite, satellite de mesure de parallaxe à haute précision) est un projet de l'Agence spatiale européenne dédié à la mesure de la position, la parallaxe et le mouvement propre des étoiles. Le satellite a été utilisé pour mesurer la distance de plus de 2,5 millions d'étoiles situées à moins de 500 années-lumières de la Terre. Les résultats ont permis de produire trois catalogues d'étoiles : les catalogues Hipparcos, Tycho et Tycho 2. Le satellite porte le nom de l'astronome grec Hipparque, qui compila un des premiers catalogues d'étoiles.
Le projet est proposé en 1980. Le satellite est lancé le 8 août 1989 par un lanceur Ariane IV. Le satellite devait être initialement placé sur une orbite géostationnaire mais, à la suite d'une panne du moteur d'apogée, Hipparcos reste sur l'orbite de transfert très elliptique. Malgré ce problème, les objectifs scientifiques ont pu être remplis. Les communications avec le satellite se sont interrompues le 17 août 1993.




Les catalogues dressés grâce à Hipparcos ont permis de nombreux progrès dans notre connaissance d'une part des étoiles et de leur évolution d'autre part des structures des galaxies et de leur dynamique. Il a permis des progrès dans des domaines aussi divers que la détermination de l'age de l'univers, le taux de formation des étoiles, les stratégies de recherches d'exoplanètes, la détermination des ages glaciaires. L'Agence spatiale européenne a décidé en 2000 de lui donner un successeur. Le satellite Gaia, dont le lancement est prévu en 2013, doit permettre d'établir un catalogue 50 fois plus précis qu'Hipparcos étendu à un milliard d'étoiles.

La rétine de Gaia avec son milliard de pixels a pris forme


Peut-on retracer l’histoire des collisions et fusions de galaxies, subies par notre Voie lactée ? Cela devrait être possible grâce à la mission Gaia qui mesurera avec précision les positions et vitesses d’un milliard d’étoiles à l’horizon 2013-2014. Sa caméra dotée de 106 CCD prend forme actuellement.

Faire de l’archéologie galactique, préciser la structure et la dynamique de la Galaxie, telle est l’ambition principale des ingénieurs et astronomes participant à la mission Gaia qui devrait être lancée en 2013. Une fois une compréhension plus fine de notre Voie lactée acquise, le savoir obtenu devrait nous permettre de mieux comprendre ses sœurs dans l’univers observable et, par voie de conséquence, la cosmologie elle-même et l’évolution de la complexité du Big Bang au Vivant.

Gaia sera placé sur une orbite autour du Soleil bien spécifique, à savoir autour du deuxième point de Lagrange L2, du nom du découvreur de ces points particuliers, le grand mathématicien Joseph Louis Lagrange (1736-1813). Le satellite ira y rejoindre d’autres grands frères européens, Planck et Herschel, pour une mission de cinq ans. Il s'agit essentiellement de combiner des mesures d'astrométrie, de photométrie et de spectroscopie concernant pas loin d'un milliard d'étoiles, mais la chasse aux exoplanètes et aux géocroiseurs fait aussi partie du programme. Les premières estimations suggèrent que Gaia va détecter entre 10.000 et 50.000 planètes hors de notre Système solaire.

Pour cela, il disposera d'une caméra formée de 106 éléments CCD. Les fameux capteurs de Willard Boyle n'en ont donc pas encore fini de révolutionner le monde de l'astronomie et de l'astrophysique. Or justement, l'Esa vient d'annoncer que ces 106 capteurs au milliard de pixels ont été assemblés, formant l'une des pièces principales des instruments équipant Gaia.




Des techniciens en train de monter les capteurs CCD de Gaia dans une chambre blanche à Toulouse. Il y en a 106 au total et il fallait en moyenne une journée pour en installer 4. Les éléments sont sur des supports en carbure de silicium et l'ensemble pèse 20 kg. Chaque capteur CCD mesure 6 × 4,7 cm, avec une épaisseur de seulement quelques dizaines de microns. L'écart entre les CCD adjacentes est d'environ 1 mm. © Astrium
Gaia devrait faire au moins deux cents fois mieux qu’Hipparcos, son prédécesseur, dans le domaine de l’astrométrie, c'est-à-dire essentiellement la détermination des positions angulaires et mouvements des astres. Ainsi, si Hipparcos pouvait mesurer depuis la Terre, l'angle qui correspond à la hauteur d'un astronaute debout sur la Lune, Gaia sera capable de mesurer celle de son pouce ! Le satellite devrait pouvoir mesurer les caractéristiques de jusqu’à 3 millions d’étoiles par degré carré et permettre de dresser en 3D une carte de tous les astres jusqu'à la magnitude 20 avec une précision à 20 μas (microseconde d'arc).

Trente mille CD d'informations en cinq ans

S’y ajouteront des mesures spectroscopiques de haute résolution et de photométrie qui permettront de placer avec précision les étoiles sur le diagramme de Hertzsprung-Russel. Il sera alors possible de faire d’impressionnantes statistiques sur les relations entre masses, compositions chimiques, luminosité, températures et distances des étoiles dans la Voie lactée. En plus de permettre de préciser la théorie de l’évolution et de la structure stellaire, la connaissance accrue des positions, vitesses et compositions chimiques des populations d'étoiles ouvre la porte à leur utilisation comme de véritables traceurs de l’évolution chimique de la Galaxie et plus généralement de son histoire. En plus de donner des indications sur les processus de formation d’étoiles, des courants stellaires provenant d’anciennes galaxies naines absorbées ou en cours d’absorption pourront ainsi être mis en évidence.

Si l’on considère que les étoiles sont l’équivalent des atomes formant la Terre, astronomes et astrophysiciens s’adonneront au même jeu que les géophysiciens et les géochimistes analysant la structure et l’évolution de notre planète, lorsqu'ils disposeront du flot de données que fournira Gaia. On estime que même compressées, ces données représenteront l’équivalent de 30.000 CD.

Satellite Gaïa


Le satellite Gaia (acronyme de Global Astrometric Interferometer for Astrophysics1) est une mission astrométrique de l'Agence spatiale européenne (ESA) devant observer plus d'un milliard d'objets jusqu'à la magnitude 20. En déterminant de manière extrêmement précise les positions, distances et mouvements ainsi que les magnitudes dans de nombreuses bandes spectrales, Gaia espère clarifier la composition, la formation et l'évolution de notre Galaxie, la Voie lactée, mais également apporter des contributions significatives concernant les planètes extrasolaires, le système solaire, les galaxies extérieures et la physique fondamentale. La maîtrise d'œuvre du satellite a été confiée par l'Agence Spatiale Européenne au site Toulousain de la société EADS Astrium.




Gaia doit être lancé par un lanceur Soyouz et rejoindre le point de Lagrange L2, situé à environ 1,5 million de kilomètres de la Terre, dont un des avantages est de procurer un environnement thermique extrêmement stable. Là, il décrira une orbite de type Lissajous pour éviter les éclipses du Soleil par la Terre, afin de pouvoir alimenter ses panneaux solaires.
Principes de mesure[modifier]


Loi de balayage de Gaia
Tout comme son prédécesseur Hipparcos, pionnier de l'astrométrie spatiale, Gaia observera simultanément deux directions de visée en tournant continûment avec une légère précession, et tout en conservant le même angle au Soleil. En mesurant précisément les positions relatives des objets des deux directions de visée séparées par un grand angle, une grande rigidité du système de référence est obtenue.
Chaque objet sera observé en moyenne 70 fois environ pendant la mission, qui doit durer 5 ans. Ces mesures permettront la détermination des paramètres astrométriques des étoiles : 2 pour la position angulaire sur le ciel, 2 pour leur dérivée par rapport au temps (mouvement propre), ainsi que la parallaxe annuelle.
Il manque néanmoins un sixième paramètre pour tout connaître de la position et de la vitesse des objets dans l'espace. Ce paramètre, la vitesse radiale, est obtenu par effet Doppler-Fizeau grâce à un spectromètre également à bord de Gaia.
Caractéristiques[modifier]
La charge utile de Gaia consiste en :
un miroir de 1,4 × 0,5 m² pour chaque direction de visée
un plan focal de 1,0 x 0,5 m sur lequel sont projetées les deux directions de visée, constitué de 106 CCD de 4500×1966 pixels dont certains sont équipés de filtres.
Elle implémente 3 instruments distincts :
L'instrument astrométrique (ASTRO) dédié à la mesure de la position angulaire des étoiles de magnitude 5.7 à 20
L'instrument photométrique, permettant l'acquisition de spectres d'étoiles dans la bande spectrale 320-1000 nm dans la même gamme de magnitude
Le spectromètre haute résolution permettant de mesurer la vitesse radiale des étoiles par l'acquisition de spectres de haute résolution dans la bande spectrale 847-874 nm (domaine des raies du calcium ionisé) pour des objets jusqu'à la magnitude 17.
Le lien télémétrique avec le satellite étant d'environ 1 Mbit/s en moyenne, alors que le contenu du plan focal représente plusieurs Gbit/s, oblige à ne descendre que quelques dizaines de pixels autour de chaque objet. En conséquence, la détection et le suivi des objets à bord sont obligatoires, et représentent un traitement complexe à bord du satellite dans les champs stellaires les plus denses.
Gaia est équipé d'un système de détection interne et autonome qui lui permettra d'observer tous les objets dans son champ de vision et donc d'en découvrir de nouveaux2.
Mission[modifier]
La mission a été adoptée par l'ESA comme mission Pierre Angulaire numéro 6 le 13 octobre 2000, et le démarrage de la phase B2 du projet sous la maîtrise d'œuvre d'EADS Astrium Satellites a été autorisé le 9 février 2006, en visant un lancement pour mars 2012. L'arrêt de la mission en vol est prévu pour fin-20173.
Le coût total de la mission est d'environ 450 millions d'euros, comprenant la fabrication, le lancement, les opérations au sol et les DPA.
La multiplicité des instruments (astrométrie, photométrie, spectroscopie) fait de Gaia l'analogue d'un observatoire complet en orbite et implique une importante diversité de données. La quantité ne sera pas en reste : 5 ans de mission avec un débit de données compressées de 1 Mbit/s correspond à environ 60 TB.
Le traitement scientifique au sol de ces données, à la charge des États membres, se révèlera d'ailleurs extrêmement complexe, compte tenu de la diversité du ciel (étoiles variables, étoiles doubles, etc.) : consacrer ne serait-ce que 1 s de temps de traitement par objet nécessiterait 30 ans de calcul en tout.
La rotation continue du satellite autour du Soleil et sur lui-même doit lui permettre d'observer la quasi-totalité de la voûte céleste. L'échantillonnage régulier sur 5 ans et les 100 observations par objet permettront d'avoir une vision assez dynamique des objets et particulièrement les orbites

Arabsat


L'Organisation arabe des Satellites de communications (appelée communément Arabsat) a été créée en 1976 par les états membres de la Ligue arabe.


L'Organisation s'est dotée de plusieurs générations de satellites de télécommunications Arabsat, dont les premiers ont été principalement réalisés au Centre spatial de Cannes Mandelieu, basée sur des plateformes Spacebus, tandis que les satellites plus récents sont construits à Toulouse sur la base des plateformes Eurostar d'EADS Astrium.
La flotte actuelle est composée de 3 satellites "Badr 4" et "Badr 6" à 26° Est et d'"Arabsat 2B" à 30,5° Est. L'organisation Arabsat prévoit d'agrandir sa flotte avec "Badr 5" qui a été lancé avec succès le 4 juin 2010 et qui sera co-positionné avec "Badr 4" et "Badr 6" à 26°Est. Il y aura aussi "Arabsat 5A" à 30,5° Est qui sera lancé le 23 juin 2010, il remplacera "Arabsat 2B". Un dernier satellite est toujours en prévision: "Arabsat 5C" sur une nouvelle position orbitale à 20°

Satellite artificiel


Un satellite artificiel est un objet fabriqué par l'homme, envoyé dans l'espace à l'aide d'un lanceur et gravitant autour d'une planète ou d'un satellite naturel comme la Lune. La vitesse imprimée par la fusée au satellite lui permet de se maintenir pratiquement indéfiniment dans l'espace en décrivant une orbite autour du corps céleste. Celle-ci, définie en fonction de la mission du satellite, peut prendre différentes formes — héliosynchrone, géostationnaire, elliptique, circulaire — et se situer à des altitudes plus ou moins élevées classifiées en orbite basse, moyenne ou haute.





Le premier satellite artificiel Spoutnik I est lancé par l'URSS en 1957. Depuis cette époque, plus de 5 500 satellites artificiels ont été placés en orbite (2007)1,N 1. Les satellites jouent désormais un rôle important à la fois sur les plans économique (télécommunications, positionnement , prévision météorologique), militaire (renseignement) et scientifique (observation astronomique, microgravité, observation de la Terre, océanographie, altimétrie). Ils sont, en particulier, devenus des instruments incontournables pour notre compréhension de l'univers physique, la modélisation des changements climatiques et le fonctionnement de la société de l'information.
Un satellite artificiel est composé d'une charge utile, définie spécifiquement pour la mission qu'il doit remplir, et d'une plate-forme souvent standardisée assurant les fonctions de support comme la fourniture d'énergie, la propulsion, le contrôle thermique, le maintien de l'orientation et les communications. Le satellite est suivi par un centre de contrôle au sol, qui envoie des instructions et recueille les données collectées grâce à un réseau de stations terrestres. Pour remplir sa mission le satellite doit se maintenir sur une orbite de référence en orientant ses instruments de manière précise : des interventions sont nécessaires à intervalles réguliers pour corriger les perturbations naturelles de l'orbite générées, dans le cas d'un satellite terrestre, par les irrégularités du champ de gravité, l'influence du Soleil et de la Lune ainsi que la traînée créée par l'atmosphère qui subsiste en orbite basse.
Les progrès techniques permettent aujourd'hui de mettre en orbite des satellites plus lourds (jusqu'à 6 tonnes et demi pour les satellites de télécommunications), capables de remplir des missions toujours plus sophistiquées (satellites scientifiques), avec une grande autonomie. La durée de vie d'un satellite, variable selon le type de mission, peut atteindre 15 ans. Les avancées de l'électronique permettent également de concevoir des micro-satellites capables d'effectuer des missions élaborées.
La construction de satellites a donné naissance à une industrie très spécialisée mais les instruments les plus complexes sont encore souvent réalisés par des laboratoires de recherche. La conception d'un satellite, difficilement reproductible lorsqu'il ne s'agit pas d'un satellite de télécommunications, est un processus qui peut prendre une dizaine d'années dans le cas d'un satellite scientifique. Les coûts de fabrication qui peuvent monter à plusieurs centaines de millions d'euros et ceux de lancement (de l'ordre de 10 000 à 20 000 $/kg) limitent aujourd'hui le développement de cette activité qui, hormis le secteur des télécommunications très rentable pour les opérateurs, est subventionnée pour l'essentiel par les budgets publics.

Satellite d'observation


Fiche d'identité d'un satellite




Le CCD du télescope Kepler (95 Mégapixels) fait partie de la charge utile
Un satellite est constitué de deux sous-ensembles :
la charge utile qui regroupe les instruments nécessaires pour remplir la mission : antennes et amplificateurs pour un satellite de télécommunications, instrument d'optique pour l'observation de la Terre, etc. ;
la plate-forme, ou module de service, qui supporte la charge utile et qui lui fournit les ressources dont elle a besoin pour son fonctionnement (électricité…), maintient le satellite sur son orbite selon l'orientation demandée et assure la liaison avec les stations à Terre.
Les principales caractéristiques d'un satellite sont sa charge utile, sa masse, sa durée de vie opérationnelle, son orbite et sa plate-forme.

Interspoutnik

L'Organisation des Télécommunications Spatiales Interspoutnik appelée généralement Interspoutnik est une organisation de services de télécommunications assurées par satellite fondée à Moscou, le 15 novembre 1971, par l'Union Soviétique et 8 anciennes républiques socialistes la Pologne, la Tchécoslovaquie, l'Allemagne de l'Est, la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie, la Mongolie et Cuba. Les objectifs de l'organisation étaient et restent le développement et l'utilisation conjointe de satellites de télécommunications. Sa création est la réponse des pays du bloc de l'est à la mise en place de l'organisation Intelsat par les pays occidentaux. L'organisation comporte en 2008 25 membres dont l'Allemagne qui a pris la succession de l'ancienne Allemagne de l'Est. Interspoutnik est de nos jours une société commerciale qui utilise 12 satellites comportant 41 transpondeurs. En juin 1997 Interspoutnik a créé la coentreprise Lockheed Martin Intersputnik (LMI) avec Lockheed Martin, pour construire et mettre en œuvre des satellites désignés sous ce même nom.

Mise en orbite



                                   http://fr.wikipedia.org/wiki/Satellite_de_télécommunications




Orbite géostationnaire

Un satellite en orbite géostationnaire semble fixe à un observateur à la surface de la Terre. Il fait le tour de la Terre en 23h 56 min, à vitesse constante, à la verticale de l'équateur.
L'orbite géostationnaire est très pratique pour les applications de communication car les antennes au sol, qui doivent impérativement être pointées vers le satellite, peuvent fonctionner efficacement sans devoir être équipées d'un système de poursuite des mouvements du satellite, système coûteux et compliqué à exploiter. Dans le cas d'applications nécessitant un très grand nombre d'antennes au sol (comme la diffusion de bouquets de télévision numérique), les économies réalisées sur les équipements au sol justifient largement la complexité technologique du satellite et le surcoût de la mise sur une orbite relativement haute (près de 36 000 km).
Le concept de satellite de communication géostationnaire a été exposé pour la première fois par Arthur C. Clarke, se fondant sur des travaux de Constantin Tsiolkovski et sur un article de Herman Potočnik, écrit en 1929 sous le pseudonyme de Herman Noordung, avec pour titre Das Problem der Befahrung des Weltraums — der Raketen-motor. En octobre 1945 Clarke publia un article intitulé « Extra-terrestrial Relays » dans le magazine britannique Wireless World. L'article décrit les lois fondamentales régissant le déploiement de satellites artificiels en orbite géostationnaire à des fins de relayer des signaux radio. Pour cette raison, Arthur C. Clarke est considéré comme l'inventeur du satellite de communication.
Le premier satellite de communication géostationnaire était canadien, c'était le Anik 1, lancé le 9 novembre 1972 ; il restera en exploitation jusqu'au 15 juillet 1982. Les États-Unis d'Amérique suivront peu de temps après, Western Union lançant le satellite Westar 1 le 13 avril 1974, et RCA Americom (devenue SES Americom de nos jours) lançant le satellite Satcom 1 le 12 décembre 1975.
Satcom 1 fut à l'origine du succès des chaînes câblées américaines comme WTBS, HBO, CBN, The Weather Channel, etc. en permettant à ces dernières d'atteindre par satellite les têtes de tous les réseaux locaux par câble. De plus, ce satellite était le premier utilisé par les grands réseaux de télévision, comme ABC, NBC ou CBS pour alimenter leurs filiales locales en programmes. Satcom 1 était très utilisé car il proposait deux fois plus de bande passante (24 transpondeurs au lieu de 12 pour Westar 1), et donc avait des coûts d'exploitations bien moindre.
Le premier satellite de télécommunications géostationnaire stabilisé trois-axes a été le satellite expérimental de la NASA ATS-6 lancé le 30 mai 1974, bientôt suivi par les satellites Symphonie, satellites de télécommunications réalisés en France et en Europe et les premiers stabilisés trois-axes en orbite géostationnaire à système de propulsion biergol pour la manœuvre de circularisation geosynchrone et le maintien à poste (précurseur des satellites modernes à partir des années 1990), et premier système complet (après le lancement du second modèle) avec tous les segments dédiés de contrôle et d'utilisation.
En 2000, Hughes Space and Communications, racheté depuis par Boeing Satellite Development Center, avait construit près de 40 % des satellites en exploitation dans le monde entier. Les autres fabricants importants sont Loral Space Systems, Lockheed Martin Space Systems, Northrop Grumman, Thales Alenia Space et EADS Astrium Satellites.


Satellites en orbite terrestre basse

Une orbite terrestre basse est une orbite circulaire entre 350 et 1400 km de la surface de la Terre; en conséquence la période de révolution des satellites est comprise entre 90 minutes et 2 heures. En raison de leur faible altitude, ces satellites sont uniquement visibles dans un rayon de quelques centaines de kilomètres autour du point à la verticale duquel se trouve le satellite. De plus les satellites en orbite basse se déplacent rapidement par rapport à un point fixe sur Terre, donc même pour des utilisations locales, un grand nombre de satellites sont nécessaires si l'application exige une connectivité permanente.
Les satellites en orbite terrestre basse sont beaucoup moins chers à mettre en orbite que les satellites géostationnaires, et grâce à leur proximité avec le sol, demande une puissance de signal moins importante1. Le coût de chaque satellite étant bien moindre, il peut être intéressant d'en lancer en plus grand nombre, le lancement étant aussi moins cher, ainsi que les équipements nécessaires à l'exploitation au sol.
Un ensemble de satellites fonctionnant de concert est connu sous le nom de constellation satellitaire. Plusieurs de ces constellations fournissent des services de téléphonie sans fil par satellite, à l'origine vers des zones isolées. Le réseau Iridium par exemple utilise 66 satellites. Le réseau Globalstar se compose, quant à lui, de 60 satellites.
Le réseau satellitaire d'O3b Networks, Ltd., pour Google, 16 satellites de télécommunications en orbite basse devant offrir des services de déport de réseau Internet par satellite à faible période de latence vers les pays émergents et en voie de développement dans le monde entier à des vitesses pouvant atteindre 10 Gbps et d’une capacité totale combinée de 160 Gbps est en cours d'étude par Thales Alenia Space, dans le Centre spatial de Cannes Mandelieu2.
Une autre utilisation possible de ces systèmes est l'enregistrement de données reçues lors du passage au-dessus d'une zone terrestre, et sa retransmission lors du passage sur une autre zone. Ce sera le cas avec le système CASCADE, du projet canadien CASSIOPE de communication par satellite.
Satellites en orbite de Molniya[modifier]
Les satellites géostationnaires sont nécessairement à la verticale de l'équateur. En conséquence, ils sont assez peu intéressants sous des latitudes élevées : dans de telles régions, un satellite géostationnaire apparaîtra très bas sur l'horizon; la liaison pourra alors être perturbée par les basses couches de l'atmosphère. Le premier satellite Molniya a été lancé le 23 avril 1965 et fut utilisé pour des transmissions expérimentales de télévision, l'émission se faisant depuis Moscou, et différentes réceptions en Sibérie et dans l'Extrême-Orient russe, à Norilsk, Khabarovsk, Magadan et Vladivostok. En novembre 1967, les ingénieurs soviétiques créèrent un système de télévision nationale par satellite unique, appelé Orbita, basé sur des satellites Molniya.


L'orbite de Molniya

Se caractérise par un apogée de l'ordre de 40000 km situé au-dessus de l'hémisphère nord et un périgée de l'ordre de 1000 km est au-dessus de l'hémisphère sud. De plus son inclinaison sur l'équateur est forte, 63,4°. Les propriétés de cette orbite garantissent que le satellite passe la plus grande partie de son orbite au-dessus des latitudes les plus nordiques, période durant laquelle son empreinte au sol change relativement peu puisqu'il se déplace plus lentement. Sa poursuite en est ainsi facilitée. La période de cette orbite est d'une demi-journée (12h), ce qui rend le satellite utilisable durant 8h à chaque révolution. Ainsi, une constellation de trois satellites Molniya (plus un de secours en orbite) pouvait fournir une couverture permanente des latitudes nord.
Les satellites en orbite de Molniya sont essentiellement utilisés pour des services de téléphonie et de télévision au-dessus de la Russie. Une autre application permet de les utiliser pour des systèmes de radio mobile (même sous des latitudes moins élevées) car les véhicules circulant dans des aires fortement urbanisées ont besoin de satellites avec des élévations importantes pour garantir une bonne connectivité même en présence d'immeubles élevés.
Le DoD des États-Unis utilise également une telle orbite pour des satellites de surveillance et de communications. En effet, en raison de sa période de 12 heures, un satellite qui atteint une première apogée au-dessus de la Russie, pour 8 heures environ d'utilisation opérationnelle, passera 8 heures dans les mêmes conditions au-dessus de l'Amérique du nord à l'orbite suivante.


Mise en orbite



Le « canon de Newton » : au-delà d'une certaine vitesse le boulet ne retombe plus au sol.
Un objet lancé à la surface de la Terre décrit une trajectoire parabolique qui le ramène au sol sous l'influence de la gravité terrestre (cas A sur le schéma). Plus la vitesse initiale de l'objet est importante plus le point de chute est éloigné (cas B). Lorsqu'une certaine vitesse est atteinte, l'objet chute mais sans jamais atteindre le sol du fait de la courbure de la Terre (cas C). Pour que l'objet conserve indéfiniment sa vitesse, il faut toutefois que celui-ci se déplace dans le vide au-dessus de l'atmosphère, là où aucune force de traînée (frottement) ne s'exerce : à cette altitude en application du principe d'inertie aucune énergie n'est en effet nécessaire pour maintenir son mouvement.
Pour qu'un objet soit satellisé autour de la Terre il faut que sa vitesse horizontale par rapport au centre la Terre (la vitesse d'injection) soit de 7 700 mètres par seconde pour une orbite circulaire à 200 km au-dessus de la Terre (au-dessous de cette altitude la traînée est trop importante). Si on communique une vitesse supérieure à un satellite circulant à la même altitude, l'orbite devient elliptique (cas D sur le schéma) : le point de l'ellipse le plus rapproché de la Terre est le périgée et le point le plus éloigné est l'apogée. Si la vitesse dépasse 11 km par seconde (cas E), le satellite échappe à l'attraction terrestre : c'est la vitesse de libération de la Terre qu'il est nécessaire de communiquer à une sonde spatiale pour qu'elle puisse être envoyée vers d'autres planètes du système solaire.
La vitesse de satellisation minimale est proportionnelle à la gravité - et donc à sa masse - du corps céleste autour duquel le satellite doit orbiter  : un objet qui décolle du sol lunaire a besoin d'une vitesse horizontale beaucoup plus faible pour être satellisé (4 fois plus faible que la Terre : 1,7 km/s).



La Terre se trouve à l'emplacement d'un foyer de l'orbite elliptique du satellite dont la vitesse croit d'autant plus que la Terre est proche.





Orbite basse se situe juste au-dessus de l'atmosphère terrestre à une altitude où la traînée ne freine pas trop la vitesse du satellite (par convention l'orbite basse se situe à une altitude inférieure à 2 000 km). Une fusée a besoin de moins de puissance pour placer un satellite sur ce type d'orbite. Elle est utilisée par les satellites scientifiques qui explorent l'espace lointain. Le télescope Hubble, par exemple se situe sur une orbite de 610 km. On trouve également sur ce type d'orbite les satellites de radioamateur et les constellations de téléphonie mobile ou de télédétection terrestre, telle que l'A-train ;
l'orbite moyenne culmine généralement à une altitude de 20 000 km avec une période de 12 heures. L'orbite située en dehors de l'atmosphère terrestre est très stable. Les signaux envoyés par le satellite peuvent être reçus sur une grande partie de la surface du globe terrestre. C'est l'altitude retenue pour les satellites de navigation comme le système GPS. Un peu plus bas, à 8.063 km, est prévue la constellation de satellites O3b pour la distribution d'Internet.









L'orbite haute a un apogée qui se situe à une altitude supérieure à l'orbite géostationnaire. La Russie utilise ce type d'orbite pour certains de ses satellites de télécommunications : l'orbite de Molniya se caractérise par une orbite très excentrique avec un apogée de 40 000 km pour un périgée de 500 km. L’inclinaison de 63,4° permet d'échapper aux perturbations d'orbite découlant de l'aplatissement du globe. L'orbite de Molniya permet une couverture 24h sur 24 du territoire de la Russie avec une constellation de trois satellites. Cette orbite est utilisée car la Russie ne peut lancer de satellites géostationnaires depuis ses bases spatiales toutes situées à des latitudes trop élevées et les satellites géostationnaires ne peuvent pas couvrir la fraction du territoire russe située à une latitude supérieure à 81°10.




Les paramètres de l'orbite d'un satellite



Paramètres orbitaux d'un satellite artificiel : ascension droite du nœud ascendant ☊, inclinaison i, argument du périgée ω.





Paramètres orbitaux : demi grand axe a, argument du périgée ω, anomalie vraie ν.



Six paramètres sont utilisés pour fournir la position et la trajectoire d'un satellite dans l'espace :

l'orbite d'un satellite est un plan. Si on ne tient pas compte des perturbations naturelles auxquelles elle est soumise et en l'absence de manœuvres du satellite, le plan d'orbite est fixe dans l'espace. Ce plan peut être défini par deux paramètres : l'inclinaison i et la longitude (ou ascension droite) du nœud ascendant ☊ ;
trois paramètres – l'excentricité e et le demi-grand axe a de l'ellipse ainsi que l'argument du périgée ω – permettent de décrire la trajectoire en forme d'ellipse dans le plan d'orbite ;
un dernier paramètre permet de situer le satellite sur son orbite : on peut par exemple prendre le temps t écoulé depuis le passage au périgée.
Plans et droites de référence

Les paramètres de l'orbite sont définis dans un référentiel constitué de plusieurs plans et de droites :
la trajectoire de la Terre autour du Soleil s'inscrit dans un plan, dit plan de l'écliptique, passant par le centre du Soleil ;
le plan de l'équateur terrestre est le plan passant à la latitude de l'équateur ;
à l'équinoxe de printemps le 21 mars le plan de l'équateur terrestre coupe le plan de l'écliptique selon une ligne dite ligne des équinoxes passant par le Soleil. Cette droite qui désigne à l'infini le point vernal γ est fixe dans le système solaire ;

l'orbite d'un satellite coupe le plan de l'équateur en deux points appelés nœud ascendant lorsque le satellite passe de l'hémisphère sud à l'hémisphère nord et nœud descendant. La ligne reliant les deux points est appelée ligne des nœuds.
L'orientation du plan de l'orbite

L'inclinaison i du plan de l'orbite du satellite (entre 0 et 180 degrés) est l'angle que fait le plan de l'orbite avec le plan de l'équateur. Lorsque i = 90° l'orbite du satellite survole les pôles (orbite polaire) ; si i = 0 le plan de l'orbite se situe dans le plan de l'équateur. L'orbite est dite directe lorsque i est inférieur à 90° et rétrograde sinon.
La longitude du nœud ascendant ☊ (ou ascension droite du nœud ascendant) est l'angle entre la direction du point vernal et la ligne des nœuds, dans le plan de l'écliptique. Si le plan de l'orbite coïncide avec la droite des équinoxes la longitude du nœud ascendant est nulle.
Les caractéristiques de la trajectoire dans le plan d'orbite
Dans le plan défini par les paramètres précédents, l'orbite est décrite par trois paramètres. La forme de l'ellipse que parcourt le satellite est fournie par deux informations :
le demi-grand axe a c'est-à-dire la moitié de la distance qui sépare le périgée de l'apogée ;
l'excentricité e de l'ellipse décrite par le satellite. Si e = 0 le satellite a une orbite circulaire.
L'argument du périgée ω est l'angle formé par la ligne des nœuds et la direction du périgée (la droite passant par la Terre et le périgée de la trajectoire du satellite), dans le plan orbital. La longitude du périgée est la somme de la longitude du nœud ascendant et de l'argument du périgée.
La position du satellite sur son orbite
La position du satellite sur sa trajectoire peut être fournie de deux manières :
en spécifiant le temps t écoulé depuis son passage au périgée. t = 0 indique que le satellite est à son périgée ;
en indiquant l'angle ν (dit anomalie vraie) formé par les droites allant du centre de la Terre vers d'une part le périgée et d'autre part la position du satellite. ν = 0° indique que le satellite se trouve à son périgée.

dimanche 24 juillet 2011

Satellite de Télédétection


Un satellite de télédétection est un satellite artificiel dont l'objectif principal est l'observation vers le bas, c'est-à-dire vers l'astre autour duquel il orbite (le plus souvent la Terre) à des fins civiles. Pour les utilisations militaires, on parle de satellite espion.
La télédétection par satellite est principalement utilisée en météorologie (atmosphère), climatologie (atmosphère, terres émergées, océans) et en cartographie1.
Les longueurs d'ondes et les résolutions spatiales sont variables. Cette approche permet de suivre de manière régulière et continue l'évolution de la végétation, de la couverture neigeuse, des aérosols en suspension dans l'atmosphère, de certaines pollutions et sert de base à une nouvelle.


Il existe des instruments de télédétection dits passifs (capteurs optique et infrarouge) et actifs, qui envoient et reçoivent un signal (capteurs radar et lidar).
Les systèmes sont plus souvent désignés par les instruments qu'ils embarquent que par la plate-forme en elle-même d'autant que bon nombre d'entre eux disposent de plusieurs instruments couvrant différentes portions du spectre électromagnétique à différentes résolutions spatiale, spectrale et temporelle.
Orbites[modifier]

En général, les satellites de télédétection sont en orbite héliosynchrone (inférieur à 1 000km), passant donc toujours à la même heure solaire à une latitude donnée, avec le même éclairement de la zone observée, permettant des comparaisons de scènes successives.
Les satellites météorologiques opérationnels comme Meteosat, Météosat seconde génération, peuvent aussi être classés dans cette catégorie, à la différence qu'ils sont placés en orbite géostationnaire à environ 36 000 km de la Terre.

samedi 23 juillet 2011

Eutelsat



Eutelsat (European Telecommunications Satellite Organization, Organisation européenne de télécommunications par satellite) est une société anonyme de droit français dont le siège social est situé dans le 15e arrondissement de Paris, rue Balard. Créée en 1977 en tant qu'organisation intergouvernementale (OIG) dans le but d'améliorer le réseau téléphonique européen, son activité principale consiste aujourd'hui à gérer la transmission par satellite de chaînes de télévision et stations de radio. En 2001, Eutelsat est privatisé et devient une société anonyme de plein droit. L'OIG demeure néanmoins afin de veiller à ce que ses principes soient respectés par la société anonyme1. Le 2 décembre 2005, Eutelsat fait son entrée à la bourse de Paris avec un prix d'introduction de 12 euros par action.
Avec des ressources en orbite sur 26 satellites offrant une couverture sur toute l'Europe, le Moyen-Orient, l'Afrique et l'Inde, et sur de larges zones de l'Asie et du continent américain, Eutelsat est l'un des trois premiers opérateurs mondiaux de satellites en termes de chiffre d'affaires. La flotte des satellites d'Eutelsat assure la diffusion de plus de 3 500 chaînes de télévision et 1 100 stations de radio.
En 2008, Eutelsat est le troisième opérateur mondial avec 12,5 % du marché2.

Eutelsat possède 23 satellites géostationnaires nommés Hot Bird, Atlantic Bird, EUROBIRD, W et SESAT, et loue de la capacité de diffusions sur 3 autres : Telstar 12, Telecom 2D et Express AM22

dimanche 17 juillet 2011

LES SATELLITES


Comment ça marche... un satellite ?


Le 4 octobre 1957, l’Union Soviétique met pour la première fois un satellite artificiel en orbite. Spoutnik restera exactement 3 mois autour de la Terre et émettra des signaux pendant 21 jours. Modeste sphère d’aluminium, il mesure 58 cm de diamètre, pèse à peine plus de 80 kg et évolue entre 200 km et 900 km d’altitude.

Le premier satellite artificiel lancé le 4 octobre 1957 par l’Union Soviétique. « Spoutnik » tire son nom du russe « Compagnon de route ». Crédits : S.P.Korolev RSC Energia



Surnommé le « très simple », il est composé d’un émetteur radio, dont les célèbres « bip bip » seront entendus dans le monde entier, de 4 antennes mais également de capteurs de températures et de pression, fournissant des renseignements sur la haute atmosphère.

L’exploitation scientifique du satellite appartenait malgré tout encore à l’avenir, mais Spoutnik était un symbole, celui qui allait amorcer l’essor des applications spatiales. Si en 1955, l’utilité des satellites semblait plus que dérisoire, elle est devenue depuis incontestable.

Aujourd’hui, environ 2 500 satellites tournent autour de la Terre : les objectifs se sont diversifiés, les technologies améliorées et complexifiées et les limites géographiques ont été repoussées. Grâce à une meilleure compréhension des lois physiques de l’espace, un véritable savoir-faire s’est développé en matière de conception, d’assemblage et d’exploitation des satellites artificiels.


2.Une physionomie sur mesure

Les satellites ont des objectifs très variés et ont de ce fait une physionomie qui leur est propre.
Cependant, de même que sur tout véhicule motorisé on retrouve un châssis, un moteur, des réservoirs de carburant et les mécanismes de direction, tous les satellites ont une structure de base et une organisation communes.
Elément central, la plate-forme, encore appelée bus, supporte les équipements nécessaires à la mission, qu’on appelle la charge utile, et est équipée pour lui fournir les ressources nécessaires à son fonctionnement. Elle comprend notamment des équipements de mesure, de communication, de commande, de gestion et de servitude. Elle est en général composée d’une structure en treillis très rigide, capable d’encaisser les accélérations et vibrations durant le lancement.

 
Jargon
Satellite ou satellite ?
Littéralement, un satellite est un objet céleste animé d’un mouvement périodique autour d’un corps plus massif, sous l’effet du champ de gravité de ce dernier. Depuis l’avènement de l’ère spatiale, on distingue les satellites naturels comme la Lune des satellites artificiels, qu’on appelle couramment satellites.




Physionomie du satellite d'altimétrie JASON-1. Crédits : CNES


Selon sa mission, le satellite comprend les divers instruments lui permettant d'assurer sa mission par exemple effectuer des prises de vue, d’enregistrer des données, d’émettre et de recevoir des ondes radioélectriques. Il fabrique sa propre énergie, fournie par des panneaux solaires.

Un satellite terrestre orbite en général entre 450 km et 36 000 km d’altitude. Son déplacement est naturellement assuré par la gravitation. Il possède néanmoins des moyens de propulsion utilisés pour effectuer des manoeuvres orbitales, dont pour certains la mise sur orbite définitive.
Le tout est commandé par un ordinateur qui assure la gestion des divers équipements et permet de communiquer avec des stations au sol.


3.L'énergie, denrée essentielle



Détail des cellules photovoltaïques sur un panneau solaire. Crédits : CNES

Tous les systèmes du satellite ont besoin d’électricité pour fonctionner. En général, elle est fournie par des panneaux solaires, composés de cellules photovoltaïques, qui transforment l’énergie des photons reçus par le Soleil en énergie électrique.

Lorsque le satellite est situé en orbite basse, chaque mètre carré exposé au Soleil reçoit une puissance de 1 400 Watts.

De faible rendement, ce système ne permet de récupérer et d’utiliser que 200 Watts/m2. Pour être le plus rentables possibles, ils doivent être tournés en permanence vers le Soleil.

Certaines sondes interplanétaires, voyageant à des distances très lointaines du Soleil, ont des panneaux d’environ 30 m2 chacun. L’apport en énergie est complété par des générateurs nucléaires.






Tests de déploiement des panneaux solaires de la sonde Rosetta. Crédits : ESA/CNES/Arianespace

L’énergie produite est soit utilisée directement par les systèmes, soit stockées dans les batteries pour assurer la continuité du fonctionnement lorsque le satellite n'est plus éclairé (passage derrière la Terre) ou faire face à des phases de consommation plus importantes.

La plus grande partie de l’énergie consommée par les systèmes est rejetée sous forme de chaleur, qui se dissipe difficilement. Les échanges thermiques doivent être contrôlés pour éviter une surchauffe ou à l’inverse un refroidissement excessif.
La température interne est régulée grâce à des couvertures réfléchissantes et isolantes ; des radiateurs évacuent les excédents de chaleur vers l'espace


4.La vie d'un satellite


Un satellite commence sa vie dans l’espace replié sous la coiffe du lanceur, qui le protège des frottements de l’air lors du passage dans l’atmosphère. Fixé par une petite interface, le satellite se sépare grâce à un système pyrotechnique et des ressorts lorsqu’il est sur l’orbite visée.

Dans les heures qui suivent, les panneaux solaires sont déployés, son attitude par rapport à la Terre et au Soleil s’adapte, et le satellite effectue les manœuvres nécessaires pour rejoindre son orbite définitive. C’est la phase de mise à poste, qui varie selon la mission : en orbite basse, le satellite est généralement injecté sur une trajectoire proche de celle choisie ; en orbite géostationnaire, il est injecté sur une orbite de transfert.

Il n’est cependant pas opérationnel immédiatement. La phase de recette en vol est destinée à valider en environnement réel le fonctionnement et les performances du système, impossibles à réaliser au sol. Les différents instruments sont donc progressivement « réveillés » et testés.
Au bout de cette phase pouvant durer de quelques semaines à quelques mois, le satellite est déclaré apte pour le service.



Correctement positionné, il est lancé à une vitesse variant de 11 000 km/h à 28 000 km/h selon son altitude. Perturbé par différents phénomènes, il ne se maintient pas naturellement sur sa trajectoire. Les opérations de maintien à poste, assurées conjointement par des services au sol et l’ordinateur de bord, permettent tout au long de son exploitation d’effectuer les corrections de trajectoires et d’orientation nécessaires au bon déroulement de sa mission.



5.Le contrôle en vol



Température, tensions, paramètres d’orientation… De nombreuses fonctions sont trop complexes ou trop fastidieuses pour pouvoir être en permanence pilotées depuis le sol. L’ordinateur de bord est donc programmé pour assurer ces tâches : en fonction des données reçues par différents capteurs, il gère automatiquement les actions nécessaires.

Selon le type d'orbite, le satellite peut être est en liaison quasi permanente avec un centre de contrôle, auquel il transmet par le biais d’antennes les données permettant de suivre son fonctionnement. Des ordres sont régulièrement transmis depuis le sol pour reconfigurer l’ordinateur de bord ou directement les équipements.

Pour mener à bien leur mission, recevoir suffisamment d’énergie et communiquer avec la Terre, instruments et antennes doivent conserver une orientation bien précise dans l’espace, obtenue en faisant tourner la plate-forme sur elle-même. Les opérations de mise et maintien à poste nécessitent également d’effectuer des manoeuvres orbitales.






 
Le satellite est donc équipé de moyens de propulsion : un ensemble de petits moteurs, actionnés depuis la Terre ou automatiquement. Actuellement, la plupart des moteurs utilisent la propulsion chimique. La durée de vie du satellite est donc principalement conditionnée par ses réserves en ergols, puisqu’il devient inutilisable dès qu’on ne peut plus le contrôler. D’autres types de propulsions, ioniques ou plasmiques, plus adaptées et plus performantes, sont de plus en plus utilisées.



6.Un outil adapté à chaque mission


L’ensemble des instruments spécifiques aux objectifs de la mission est appelée la charge utile, qui comprend généralement différents instruments. On distingue plusieurs types de missions, parmi lesquelles :

De bas en haut : les satellites METEOSAT, MARS EXPRESS, SPOT 5. Crédits : CNES, ill. D.Ducros

la météorologie, dédiée à la prévision immédiate et à l’étude de l’évolution du climat ;
les sciences de la Terre, destinées à mieux comprendre le fonctionnement de la planète et protéger l’environnement. Les observations couvrent les terres émergées – couvert végétal, occupation des sols, calottes polaires – mais aussi les océans, les phénomènes atmosphériques et géophysiques ;
les sciences de l’Univers, permettant d’enrichir nos connaissances sur l’origine de l’Univers et de la vie sur Terre. Ces satellites sont dédiés à l’exploration du système solaire et à l’astronomie (on parle alors plus souvent de sondes), mais également à la physique fondamentale et à l'exobiologie ;
les missions de télécommunications, utilisant le satellite comme relais pour de nombreuses applications comme le téléphone, la télévision, le multimédia et les échanges d’informations ;
la navigation par satellites, permettant de se positionner précisément et à tout moment à la surface du globe. Elle joue un rôle important pour l’aide à la navigation maritime, le contrôle de la circulation ou les missions de recherche et de sauvetage ;
les activités militaires, utilisant la plupart des technologies spatiales civiles pour la surveillance des théâtres d’opérations et la rapidité des communications, avec la garantie d’un service intègre et confidentiel.


 

 
Selon la mission, la charge utile contient des instruments de prise de vue, des moyens de mesures ou des répéteurs, qui amplifient et transmettent par ondes radio les signaux entre la Terre et le satellite.