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lundi 3 octobre 2011

TROU D'OZONE


Un inquiétant trou dans la couche d’ozone révélé en Arctique
Info rédaction, publiée le 03 octobre 20113 commentaires

Hier, des chercheurs ont déclaré avoir observé un trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Arctique. D’une taille équivalente à cinq fois la surface de l’Allemagne, ce trou égale celui observé en Antarctique.

L’ozone est une molécule composée de trois atomes d’oxygène qui se forme dans la stratosphère. Elle filtre les ultraviolets de la lumière solaire et assure donc un rôle protecteur pour la végétation aussi bien que pour notre peau ou nos yeux.

Mais la couche d’ozone a été en grande partie endommagée par les hommes de par l’emploi massif de composés chlorés (chlorofluorocarbones ou CFC) utilisés dans les systèmes de réfrigération et les aérosols. Depuis 1985 et le protocole signé à Montréal, la production de CFC est désormais quasiment nulle, cependant.

Le froid est aujourd’hui le facteur principal de la destruction de cette couche protectrice. En effet, avec le froid, la vapeur d'eau et les molécules d'acide nitrique se condensent pour former des nuages dans les couches basses de la stratosphère. Dans ces nuages se forment du chlore qui aboutit à la destruction de l'ozone, rapporte TV5monde.

Ainsi, des chercheurs viennent de découvrir un trou dans la couche d’ozone exceptionnel. Provoqué par un froid intense et inhabituel, ce trou s’est déplacé pendant deux semaines au-dessus de l'Europe de l'Est, de la Russie et de la Mongolie. A l’origine, se trouve un "vortex polaire", un cyclone massif qui se forme chaque hiver dans la stratosphère arctique et qui l'an dernier est né dans un froid extrême, a expliqué à l'AFP Gloria Manney, du Jet Propulsion Laboratory, en Californie.

Une perte de 80% à une certaine altitude


Habituellement plus important en Antarctique (hémisphère sud), où il fait plus froid qu’en Arctique (hémisphère nord), l’étude publiée dans Nature indique que "pour la première fois, la diminution a été suffisante pour qu'on puisse raisonnablement parler de trou dans la couche d'ozone en Arctique". Des observations satellitaires menées entre l'hiver 2010 et le printemps 2011 ont ainsi montré que la couche d'ozone avait été soumise à rude épreuve à une altitude comprise entre 15 et 23 kilomètres. La perte la plus importante - plus de 80% - a été enregistrée entre 18 et 20 kilomètres d'altitude, rapporte l'AFP.

"La destruction de l'ozone a commencé en janvier, puis s'est accélérée à tel point que les concentrations d'ozone dans la région du vortex polaire étaient bien inférieures à celles de l'an dernier", indique Mme Manney. Des valeurs particulièrement basses ont été observées "durant 27 jours en mars et au début du mois d'avril, sur une surface d'environ deux millions de kilomètres carrés, soit à peu près cinq fois l'Allemagne ou la Californie", précise la scientifique

dimanche 24 juillet 2011

ARCTIQUE


CLIMAT - Selon les scientifiques, l'Arctique perd chaque jour 120.000km2 de glace...

Une vague de chaleur fait fondre l’Arctique à une vitesse record: D’après le National snow and ice data center (NSDIC) du Colorado, la banquise perdrait chaque jour près de 120.000km2 depuis le début de l’année. Si ce rythme se confirmait en juillet, ce serait le record depuis 1979, date des premières mesures sur les glaces de l’Arctique.




Six à huit degrés de plus que d’habitude

Le  17 juillet dernier, les eaux gelées représentaient 7,5 millions de km2 dans l’océan Arctique, soit 2,2 millions de moins que la moyenne observée entre 1979 et 2000. Cette année, la glace a commencé à fondre, selon les endroits, deux semaines à deux mois plus tôt que d’habitude. Les fortes pressions observées en mer de Beaufort depuis le mois de juin ont provoqué une hausse des températures de six à huit degrés au dessus des normales saisonnières.

Julienne Stroeve, chercheuse au NSDIC, explique que le ciel découvert au dessus de l’Arctique a également favorisé la pénétration des rayons du soleil. Le refroidissement observé en juillet pourrait ralentir la fonte des glaces, mais Julienne Stroeve ne préfère pas faire de prévisions: «Il est trop tôt pour savoir si nous atteindrons un record, mais je pense que c’est possible.

mardi 28 juin 2011

NASA en Arctique


Seconde expédition de la Nasa dans l’Arctique


Ce week-end, une cinquantaine de scientifiques de la Nasa se rendait au large de l’Alaska, dans l’Arctique. Ils vont chercher à étudier comment le changement climatique affecte la chimie de l'océan et les écosystèmes marins.

L’Agence spatiale américaine vient de lancer la mission ICESCAPE (pour Impacts of Climate on Ecosystems and Chemistry of the Arctic Pacific Environment). Seconde et dernière mission dans l’Arctique, celle-ci vise à étudier dans quelle mesure le changement climatique affecte les océans et leur écosystème. Elle fait suite à la première expédition qui avait eu lieu en 2010 et prévoit d’effectuer des mesures qui permettront de confirmer les observations de l’année dernière.




"Nous espérons que cette seconde expédition nous permettra de récolter davantage de données sur les processus physiques faisant remonter les nutriments des eaux profondes à la surface de l'océan", a indiqué Kevin Arrigo, le principal responsable scientifique de la mission. "L'an dernier, ICESCAPE avait permis de découvrir un certain nombre de choses sur le cycle du phytoplancton […], nous savons maintenant à quel rythme le phytoplancton se développe et à quoi il réagit", précise-t-il dans un communiqué.

Ainsi, 47 scientifiques ont embarqué à bord du Cutter Healy, un navire de garde-côtes qui a appareillé de Dutch Harbor, en Alaska, samedi. Divers instruments de mesures seront utilisés depuis le navire et d’autres seront directement déployés dans l’océan et sur la glace. Combinées aux informations fournies par les satellites de la Nasa, les observations réalisées sur place devraient permettre d’en apprendre davantage sur les effets du changement climatique.

En effet, dans l’Arctique, les retentissements de ce réchauffement sont amplifiés. La réduction de la superficie et de l’épaisseur de la glace qui recouvre l’océan Arctique en témoigne. Cette diminution peut avoir un impact considérable sur les organismes microscopiques qui constituent le phytoplancton. Or, ils sont indispensable à la fixation du carbone minéral (CO2) et constituent la nourriture essentielle de la majeure partie des poissons.