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dimanche 31 juillet 2011

Les déchets dans l'Océan Atlantique Nord


Un nouveau "continent" de déchets a été découvert dans l'océan Atlantique Nord !


On la croyait spécifique au nord-est de l'océan Pacifique, la célèbre "grande plaque de déchets du Pacifique" a finalement son équivalent dans l'Atlantique Nord : un nouveau continent de déchets déjà plus grand que la France a été découvert !

En 1997, le capitaine Charles Moore, fondateur de l'Algalita Marine Research Foundation, découvrit la "grande plaque de déchets du Pacifique" (Great Pacific Garbage Patch), une zone océanique dans l'océan Pacifique qui, avec les courants marins, concentre les déchets que nous rejettons directement en mer mais surtout ceux issus de nos activités terrestres.
En 2007, de nouvelles observations avaient montré que cette zone s'accroissait constamment et atteignait déjà 3,43 millions de km², soit une surface plus importante qu'un géant comme l'Inde !

Or, des scientifiques viennent de révèler que cette plaque a son équivalent dans l'océan Atlantique !
D'une profondeur estimée à environ 10 mètres et d'une superficie équivalente à la France, la Belgique et la Grèce réunies, cette décharge flottante s'est formée à moins de 1000 kilomètres des côtes américaines. Elle est située à environ 930 km des côtes américaines, et son centre se trouve à la latitude d'Atlanta.

Cette immonde découverte est le fait de la Sea Education Association (SEA). "Beaucoup de personnes ont entendu parlé de la grande plaque de déchets du Pacifique mais ce problème demeurait encore inconnu dans l'Atlantique" a déclaré Kara Lavender Law, un océanologue de la SEA.
Plus de 7000 étudiants encadrés par l'association américaine pendant 22 ans ont pu directement observer et collecter des déchets marins sur une zone située entre 22 et 38 degrés de latitude Nord. Cette nouvelle alarmante a été révélée lors de la plus grande manifestation concernant les sciences océanographiques : l'American Geophysical Union's 2010 Ocean Sciences meeting qui s'est tenue à Portland, le 23 février 2010.

Carte indiquant l'emplacement où les débris marins en plastique ont été collectés par les navires de la SEA
© SEA

Cette nouvelle plaque de déchets résulte de l'accumulation de déchets plastiques : bouteilles vides, bouchons, sacs... et des milliards de débris dont la masse unitaire n'excède pas un dixième de celle d'un trombone. Dans certaines zones, les observateurs ont relevé jusqu'à 200 000 fragments de déchets par kilomètre ! Ils peuvent s'accumuler jusqu'à 20 mètres de profondeur comme en témoignent les vagues qui les ramènent à la surface.

La grande majorité de ces fragments est issue de déchets de consommation qui proviennent de décharges à ciel ouvert et qui ont été emportés par le vent, mais aussi de rejets via les fleuves et les navires en mer.
Guidés par les courants marins, ils s'accumulent ensuite formant des plaques de déchets océaniques. Ces observations confirment qu'il y a sans doute beaucoup d'autres accumulations. En effet, "compte tenu des courants marins, deux autres zones réserveront probablement d'aussi désagréables surprises au cours des prochaines années, toutes deux au large de l'Amérique du Sud : l'une du côté Pacifique, au large du Chili et l'autre du côté Atlantique, au large de l'Argentine", a précisé l'Agence Science Presse.






Ces morceaux de plastique souillent durablement l'océan. L'Algalita Marine Research Foundation estime qu'ils ont infiltré tous les niveaux de la chaîne alimentaire des océans et entraînent la mort d'environ 100 000 mammifères marins et d'un million d'oiseaux de mer chaque année ! Ce "poison" nous affecte également puisque nous consommons des poissons qui ingèrent ces fragments de plastique.

Conséquence directe de notre surconsommation irresponsable, ces déchets plastiques empoisonnent insidieusement des espaces aussi immenses que les océans, le berceau de la vie sur Terre. Or, il est impossible de nettoyer les océans... Seule solution : freiner sérieusement notre consommation de plastique et opter pour des plastiques rapidement biodégradables.

Note
Le terme "continent" est bien sûr exagéré, il faut sans doute plus y voir une concentration importante de déchets qui flottent et se regroupent sur une large zone dont la forme et la localisation précises varient au gré des courants. Mais la superficie de cette zone est comparable à celle d'un continent.

samedi 23 juillet 2011

Pollutions des Océans


Pollutions des océans et des rivières



Les océans, mers et rivières subissent des pollutions qui ont des conséquences graves et souvent irrémédiables sur la faune, la flore, et la qualité de l'eau.
Les origines des pollutions sont diverses :
Les pollutions aux hydrocarbures dues aux dégazages et les marées noires des naufrages de navires ou de pétroliers.
L'introduction d'espèces non indigènes par des navires qui rejettent l'eau de let (eau de mer collectée au départ du voyage pour lester la cargaison) : les espèces exogènes envahissantes se développent et menacent voire détruisent la faune et la flore locale.
La pollution d'origine tellurique, soit le déversement des eaux usées et des produits chimiques que les océans et rivières ne peuvent assimiler.
Les infiltrations de pesticides utilisés dans l'agriculture dans les nappes phréatiques et les cours d'eau souterrains.
Les émissions de gaz à effet de serreproduites par les activités humaines induisent le réchauffement climatique, et par conséquent l'augmentation de la température des océans. Quelques degrés de plus dans l'océan bouleversent les écosystèmes et les divers organismes marins, notamment le plancton, ce qui entraîne un effet négatif sur toute la chaîne alimentaire.
Une réglementation européenne en matière de pollution de l'eau existe, entre autres à travers la convention MARPOL, qui traite des pollutions liées aux hydrocarbures, produits chimiques, détritus et eaux usées.
Mais l'application des directives européennes n'est pas toujours effectuée : la France en est un exemple flagrant.
En 2008, elle n'a pas encore intégralement transposé la directive européenne de traitement des eaux issues des stations d'épuration, datant de 1991.
Une centaine d'agglomération sont encore en infraction : les rivières de France sont donc polluées au-delà des seuils fixés par l'Euro

Pollution des sols


Pollution des sols
Causes et conséquences de la pollution des sols en France ; remédier à cette pollution dans une perspective de développement durable



Un sol pollué est un site présentant un risque ou des nuisances pérennes pour la santé de l'homme, les ressources biologiques, et les écosystèmes présents sur ce site.
Les dépôts de substances polluantes, les pratiques sommaires d'élimination des déchets, les infiltrations, l'utilisation de pesticides, d'engrais chimiques pour la culture du sol, l'épandage de produits chimiques, les retombées dues à des rejets atmosphériques sont à l'origine de ces pollutions.
L'impact des sols pollués concerne principalement les eaux souterraines et nappes phréatiques. La contamination des eaux souterraines est très difficile, voire impossible à nettoyer. L'eau ne peut plus être traitée et devenir inutilisable.
Le coût de l'assainissement des réserves d'eaux souterraines est extrêmement élevé. Les effets de la contamination souterraine migrent jusqu'aux cours d'eau ou lacs voisins.
Les industries qui polluent les sols ont aujourd'hui une loi restrictive : la loi du 30 juillet 2003, relative à la prévention des risques technologiques et naturels et à la réparation des dommages et son décret d'application du 16 septembre 2005 modifient les conditions de cessation d'activité des installations industrielles, clarifiant les responsabilités en matière de remise en état du site.
En revanche, pour les agriculteurs-pollueurs, la législation demeure beaucoup plus floue. Les agriculteurs ont un énorme rôle à jouer dans la diminution des pollutions des sols.
L'agriculture intensive et l'utilisation massive de produits phytosanitaires ont une responsabilité considérable dans ce domaine.

Pollution par les sacs plastiques


Pollution des sacs plastiques



Les sacs plastiques sont une source de pollution considérable, durant tout leur cycle de vie.
Leur production consomme des produits pétroliers, de l'eau, de l'énergie, et émet des gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique.
La fin de vie des sacs plastiques est particulièrement nocive pour l'environnement : il apparaît que leur recyclage n'est pas rentable d'un point de vue écologique et économique.
Selon l'organisme Éco-emballage, les sacs plastiques seraient trop légers pour être recyclés, et leur recyclage consommerait plus de ressources qu’il n’en restituerait.
80 % des sacs plastiques ne sont ni triés ni recyclés : entre 100 et 400 années sont nécessaires pour qu'ils puissent se dégrader. Comme ils sont légers, ils ont tendance à s'envoler, et on les retrouve partout dans les milieux naturels : champs, rivières, montagne et mer, où ils contribuent à la dégradation des paysages.
Ils se retrouvent par centaines de millions dans la nature, et sont responsables de la destruction de la biodiversité : 122 millions de sacs plastiques juchent les 5 000 kilomètres de côtes du littoral français, et tuent des milliers d'animaux marins chaque année.
Ils étouffent et étranglent de nombreuses espèces marines, comme les tortues, les dauphins, les thons, qui les ingèrent car ils les confondent avec des proies.
La France distribue 18 millions de sacs plastiques chaque année dans l'hexagone. Interdits dans certains pays, notamment en Afrique du Sud, la législation sur le sac plastique en France est en cours d'évolution : en 2010, les sacs plastiques non biodégradables ne pourront plus être distribués gratuitement aux caisses.
La distribution de sacs cabas réutilisables, déjà utilisés dans plusieurs supermarchés depuis plus de 10 ans qui ont définitivement abandonné le sac plastique de caisse, sera généralisée.
Les technologies évoluent avec la mise sur le marché des sacs 100 % biodégradables à base d'amidon de maïs, mais qui coûtent jusqu'à 10 fois plus chers que les sacs à base de polyéthylène.



Les consommateurs ont un grand rôle à jouer concernant l'utilisation de sacs plastiques : ils doivent adopter une consommation responsable en refusant les sacs plastiques de caisse, et en amenant systématiquement leurs sacs cabas avec eux pour faire leurs courses

Les sacs plastiques


Le sac à usage unique est polluant à plus d'un titre : dégradation de l'environnement, danger sanitaire, pollution visuelle...Il est devenu le symbole de la consommation, de la société du jetable. Certes pratique, il ne l'est pas longtemps en comparaison des dégâts qu'il cause. Il en est de même pour bon nombre de produits dits jetables. Un produit jetable n'est pas un produit dont on se débarrasse si facilement. Le déchet qui a le moins d'impact reste celui qu'on ne produit pas.


Quelques chiffres

* 18 milliards de sacs à usage unique distribués chaque année, soit 570 par seconde, 72000 tonnes de déchets
* 100 millions d'euros dépensés pour leur élimination soit 0,6 centimes d'euros par sac soit son coût de production
* 122 millions de sacs à usage unique présents sur le littoral français de façon continue




Un sac jetable = 1 seconde de fabrication

** 20 minutes d'utilisation.
** 100 à 400 ans de dégradation dans la nature.
** 500 milliards de sacs distribués chaque année dans le monde,soit 16 000 par seconde.
** Encore 15 milliards de sacs distribués chaque année en France,soit 475 par seconde et 60 000 tonnes de plastique - puis de déchets- utilisées pour cet usage. 100 millions d'euros dépensés pour leur élimination. 122 millions de sacs présents sur le littoral français de façon continue.
** Les fragments de plastique de sacs jetables mettent en péril la fauneet la flore aquatiques (mer et eau douce).

Chaque année en mer… : 5 millions de tonnes de déchets rejetés 
60 à 95 % sont des déchets plastiques (sacs à usage unique, bouteilles, emballages divers…)

Pollution de l'eau


Pollution de l'eau : eutrophisation des écosystèmes aquatiques



L'eutrophisation est le phénomène d'asphyxie des écosystèmes aquatiques résultant de la prolifération d'algues, qui consomment tout l'oxygène nécessaire à la vie de l'écosystème.
Ce phénomène résulte d'un apport trop riche de substances nutritives dans la rivière ou dans le lac concerné.
Cette pollution de l'eau est principalement due au phosphore (contenu dans les phosphates, présents dans les lessives notamment) et à l'azote (contenu dans l'ammonium et les nitrates présents dans les engrais).
Les algues qui se développent grâce à ces substances nutritives absorbent de grandes quantités d'oxygène lorsqu'elles meurent et se décomposent. Leur prolifération provoque l'appauvrissement, puis la mort de l'écosystème aquatique présent : il ne bénéficie plus de l'oxygène nécessaire pour vivre.
Ce phénomène s'intensifie avec la profondeur du lac ou de la rivière, notamment des lacs profonds qui sont naturellement peu oxygénés. La propagation des bactéries aérobies (elles se développent en l'absence d'oxygène) qui se nourrissent des algues en décomposition provoque la disparition de l'oxygène, ainsi que la production de méthane et de sulfure d'hydrogène.
Le phénomène d'eutrophisation est fortement aggravé et accéléré par les rejets agricoles, domestiques ou industriels dans les cours d'eau et les lacs. Appelé dystrophisation, cet état se traduit par l'accumulation des algues et des bactéries aérobies, qui absorbent l'oxygène présent dans l'eau et provoquent la mort de tous les écosystèmes aquatiques : une dystrophisation peut détruire tout un écosystème en quelques années. Des zones mortes d'une très grande superficie résultent de ces phénomènes.
Pour lutter contre l'eutrophisation et la dystrophisation, il s'agit :
d'arrêter tous les rejets de substances nutritives dans le cours d'eau pollué
d'enlever les algues qui pullulent dans le cours d'eau
d'aérer de façon mécanique le cours d'eau, pour accélérer le processus d'épuration
globalement, de réduire ou de stopper la présence de phosphates ou de nitrates dans les engrais ou les produits ménagers

Site édifiant pour la France : http://www.robindesbois.org/PCB/PCB_hors_serie/ATLAS_PCB.html#atlas

Pollution de l'air par des particules


Pollution de l'air par les particules



Les particules sont des particules en suspension dans l'air dont le diamètre varie. Les PM 10 (PM pour particulate matter en anglais) ont un diamètre inférieur à 10 micromètres, les PM 2,5 appelées particules fines, mesurent moins de 2,5 micromètres de diamètre, et les PM 0,1, appelées particules ultrafines, moins de 0,1 micromètre.
La pollution de l'air par les particules peut être d'origine naturelle, notamment lors d'une éruption volcanique ou de feux de forêts. Elle provient également de la combustion du carburant pour les voitures diesel, des centrales thermiques et différents modes de chauffage par combustion du fuel, ainsi que de divers procédés industriels.
La pollution de l'air par les particules a des répercussions importantes sur la santé. Les personnes souffrant d’asthme, de maladie cardiovasculaire ou respiratoire, ainsi que les personnes les plus fragiles, notamment les enfants ou les personnes âgées, y sont sensibles.
Un rapport du programme de surveillance air et santé (PSAS) et de l'Institut de veille sanitaire (INVS) démontre que la pollution par les particules dans l'air ambiant augmente le risque de mortalité en France.
Au cours de la période 2000-2004, les connaissances sur les liens entre la pollution de l'air et le risque de décès ont été actualisés pour 11 millions d'habitants répartis dans 9 villes françaises (Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Le Havre, Strasbourg, Toulouse).
"Sur l’ensemble des neuf villes, le nombre journalier de décès est significativement associé aux niveaux de polluants gazeux ou particulaires le jour et la veille. L’excès de risque de décès est de 2,2 % pour une augmentation de 10µg/m3 des niveaux de PM 2,5 et de PM 2,5-10, ainsi que de 0,9 % pour l’ozone. Il est plus marqué chez les personnes de plus de 65 ans et pour la mortalité cardiovasculaire et cardiaque" conclut un communiqué de l'INVS.
Des études internationales corroborent le rapport français : plus la quantité de particules fines est élevée dans l'air, plus le nombre de décès augmente. La mauvaise qualité de l'air est une menace de santé publique pour la population.
En France, un "plan particules", issu des négociations du Grenelle de l'environnement, vise la réduction des particules PM 10 et PM 2,5 dans l'industrie, les transports, l'agriculture et le chauffage domestique. Il pourrait être appliqué dès 2009.

Pollution de l'air à l'intérieur


Pollution de l'air à l'intérieur



La pollution de l'air intérieure est un phénomène mal connu : elle fait cependant beaucoup de dégâts en terme de santé publique.
La pollution intérieure provient de plusieurs sources, selon l'Observatoire de la Qualité de l'Air Intérieur :
l'extérieur du bâtiment : le sol (radon) ou l'air extérieur (monoxyde de carbone, oxydes d'azote, particules et certains composés organiques volatils - COV)
les produits de construction, d'ameublement, de décoration, d'entretien et de bricolage : la plupart des COV (y compris les aldéhydes) et les particules
les appareils à combustion (chauffage, production d'eau chaude) : monoxyde de carbone, oxydes d'azote, particules, certains COV
les plantes et les animaux : pollens, allergènes de chat, de chien et d'acariens
la présence et l'activité humaine (tabagisme, activités de cuisine ou d'entretien, bureautique, ...) : particules, monoxyde de carbone, COV et aldéhydes...
Tous les polluants dans l'air identifiés à l'intérieur des bâtiments ont une incidence sur la santé humaine : elles peuvent aller de la simple irritation des yeux, de la peau, la gêne respiratoire, l'allergie jusqu'aux pathologies respiratoires.
Chacun passe 22 heures sur 24 dans des habitations, lieux de travail, écoles, commerces, transports...
L'exposition de la population aux polluants à l'intérieur des bâtiments peut être de deux ordres :
une exposition à de fortes doses de polluants, comme l'intoxication au monoxyde de carbone
une exposition continue à de faibles doses de polluants, mais sur une longue période
Les personnes sensibles comme les enfants, les personnes âgées, les personnes atteintes par des maladies pulmonaires sont particulièrement concernées par la pollution de l'air intérieure.
Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), chaque année, la pollution de l’air à l’intérieur des habitations est responsable du décès de 1,6 million de personnes, soit 1 décès toutes les 20 secondes.
Le traitement, l'épuration, la ventilation de l'air à l'intérieur d'un bâtiment ou d'une habitation sont essentiels en terme de santé publique.

Pollution aux Nitrates


Pollution aux nitrates



Les nitrates sont essentiels pour la croissance des végétaux, et sont présents dans la composition des engrais naturels comme le fumier. Cependant, à forte concentration, ils sont très nocifs pour l'environnement.
Les nitrates sont présents dans les engrais azotés et le lisier, utilisés pour l'épandage agricole : 66 % des nitrates présents dans l'eau proviennent de l'agriculture, 22 % des collectivités territoriales, et 12 % de l'industrie.
L'apport de nitrates sous forme d'engrais pratiqué en agriculture intensive est en quantité excessive par rapport à ce que peuvent consommer les végétaux, d'où un surplus rejeté dans l'environnement.
Les nitrates sont aujourd'hui la cause majeure de la pollution des eaux en France : ils sont très solubles, facilement drainés par les eaux de pluie, de ruissellement, et d'infiltration. Les nappes phréatiques, les réservoirs d'eau, les cours d'eau, les lacs, les rivières regorgent de nitrates, dont les conséquences sont multiples : risques pour la santé humaine, eutrophisation des écosytèmes aquatiques, voire dystrophisation et destruction de leur équilibre biologique.
Ils sont également présents dans les déjections animales : les sites d'élevage de bétail sont par conséquent majoritaitement pollués aux nitrates.
Les nitrates sont de plus produits par la matière organique présente dans les sols : ils y sont stockés et sont libérés petit à petit.
La pollution aux nitrate s'installe donc pour de nombreuses années : en effet, l'infiltration des eaux dans le sol et la libération des nitrates qui y sont stockés nécessitent beaucoup de temps.
La France a été condamnée en 2008 par la Cour de justice Européenne pour la non application des règles européennes en matière de lutte contre la pollution de l’eau aux nitrates : la Vendée, les Deux-Sèvres, la Charente-Maritime, et la Bretagne sont concernés.
Concernant la Bretagne, la France avait déjà été condamnée en juin 2007 à une amende de plus de 28 millions d’euros, avec une astreinte de près de 118 000 euros par jour.

Pollution à l'Ozone


Pollution à l'ozone



L'ozone (O3) est un gaz polluant émis dans l'air par les activités industrielles, de transports, et qui est produit dans l'atmosphère par des réactions chimiques entre les composés organiques volatils et les oxydes d'azote.
La chaleur et l'absence de vent maintiennent au sol ce gaz, qui stagne.
L'ozone est un gaz nocif pour la santé : il agresse les muqueuses oculaires et respiratoires, entraînant des crises d'asthme, de la toux, des essoufflements, irrite le nez, les yeux et la gorge, et altère les fonctions pulmonaires.
Des niveaux d'alertes et de pics de pollution ont été fixés pour l'ozone :
supérieur à180 microgrammes d'ozone par m3 d'air : niveau d'information et de recommandation. La population est informée par les préfectures, et des recommandations sanitaires et comportementales sont diffusées.
supérieur à 240 microgrammes/m3 en moyenne horaire dépassé pendant 3 heures consécutives : niveau d'alerte 1
supérieur à 300 microgrammes/m3 en moyenne horaire dépassé pendant 3 heures consécutives : niveau d'alerte 2
supérieur à 360 microgrammes/m3 en moyenne horaire : niveau d'alerte 3
Le niveau d'alerte implique des mesures de restrictions d'activités émettrices d'ozone, industrielles, automobiles et également domestiques.
Le Ministère de l'écologie fait des recommandations comportementales en cas de pics d'ozone :
Utiliser les transports en commun ou pratiquer le covoiturage
Privilégier la marche ou le vélo pour les petits trajets
En voiture : réduire la vitesse et conduire "en souplesse", limiter l’usage de la climatisation
Privilégier les stations services équipées d’installations de récupération de vapeurs
Ne pas utiliser de produits à base de solvants (peintures, vernis, white-spirit, etc.)
Ne pas utiliser d’outils d’entretien extérieur non électriques (tondeuses, taille haie, etc.)
Ainsi que des recommandations sanitaires :
En cas de dépassement du seuil de recommandation et d’information de 180 µg/m3 en moyenne horaire :
Être vigilant vis à vis de l’apparition de symptômes évocateurs chez les enfants (toux, gêne respiratoire, irritation de la gorge, des yeux) et ne pas hésiter à prendre un avis médical
Ne pas aggraver les effets de la pollution en ajoutant des facteurs irritants : fumée de tabac, utilisations de solvants, etc
Pour les patients souffrant d’une pathologie chronique, asthmatiques, insuffisants respiratoires ou cardiaques : respecter rigoureusement leur traitement de fond, être vigilants par rapport à toute aggravation de leur état et ne pas hésiter à consulter leur médecin
Organiser les activités sportives en matinée (avant midi)
Éviter les exercices physiques intenses pour les sujets sensibles
En cas de dépassement du seuil d’alerte de 240 µg/m3 en moyenne horaire
En cas de dépassement du seuil de recommandation et d’information de 240 µg/m3 en moyenne horaire :
Pour les enfants :
Éviter les promenades pour les jeunes enfants (moins de 6 ans)
Éviter les activités à l’extérieur et privilégier à l’intérieur des locaux les exercices physiques de moyenne ou faible intensité
Reporter les compétitions sportives
Pour les adolescents et les adultes :
Éviter à l’extérieur les activités sportives violentes et les exercices d’endurance
Déplacer dans la mesure du possible les compétitions sportives prévues à cette période
Afin de réduire les émissions d'ozone, il s'agit de prendre des mesures de prévention et de contrôle strictes dans les domaines de l'industrie, des transports, et des activités domestiques.
Un programme d'actions adopté en 2003 vise à réduire par 2 les émissions des molécules à l'origine de l'ozone à l'horizon 2010

Pollution au mercure


Pollution au mercure



Le mercure est un métal liquide, de couleur argent brillant. Il est utilisé dans de nombreuses activités industrielles telles que l'extraction de l'or et de l'argent, l'électrochimie, la pharmacie, ou dans des produits d'utilisation courante comme les thermomètres, les baromètres, les tubes luminescents, les amalgames dentaires, les piles...
La pollution au mercure est une forte préoccupation environnementale et sanitaire. Il est notamment présent :
dans les sols et les roches : les pluies et la température favorisent sa libération
dans les océans, qui contiendraient 300 milliards de tonnes de mercure au sein des sédiments
lors des éruptions volcaniques et des feux de forêts
dans les gisements d'or et d'argent
lors de la combustion de matières fossiles
lors de l'incinération des ordures ménagères
dans les cimenteries et certaines industries, comme celle du chlore
Le mercure contamine les poissons et les crustacés : 50 millions de personnes dans le monde sont intoxiquées par le mercure qui s'accumule dans la chair des poissons comme la truite, le thon, l'espadon ou le requin, et dans les fruits de mer.
La toxicité du mercure est unanimement reconnue, tout particulièrement pour les jeunes enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées. La forme gazeuse du mercure est particulièrement nocive, car elle pénètre dans les poumons, le sang et le cerveau. Le mercure peut provoquer des lésions neurologiques graves comme la maladie de Minamata, ou des problèmes rénaux.
Lors du Conseil d'administration du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) en février 2009, 140 pays ont donné leur accord pour le lancement de négociations sur un mécanisme de gestion mondiale du mercure. Un instrument juridique contraignant devra être trouvé d'ici 2013.
"La décision, prise par plus de 140 pays, permettra de lever une menace pour la santé de centaines de millions de personnes" explique un communiqué des Nations Unies.
L'accord devra être conclu sur le renforcement de la capacité des pays à stocker le mercure et réduire sa provision en provenance de l'extraction primaire du métal lourd. Des projets de sensibilisation aux risques du mercure devront être mis en place. L'utilisation du mercure dans l'exploitation minière artisanale, dans des produits tels que les thermomètres, les lampes ou encore la production de matières plastiques sera réduite.

Pollutions des eaux


Pollutions des océans et des rivières



Les océans, mers et rivières subissent des pollutions qui ont des conséquences graves et souvent irrémédiables sur la faune, la flore, et la qualité de l'eau.
Les origines des pollutions sont diverses :
Les pollutions aux hydrocarbures dues aux dégazages et les marées noires des naufrages de navires ou de pétroliers.
L'introduction d'espèces non indigènes par des navires qui rejettent l'eau de let (eau de mer collectée au départ du voyage pour lester la cargaison) : les espèces exogènes envahissantes se développent et menacent voire détruisent la faune et la flore locale.
La pollution d'origine tellurique, soit le déversement des eaux usées et des produits chimiques que les océans et rivières ne peuvent assimiler.
Les infiltrations de pesticides utilisés dans l'agriculture dans les nappes phréatiques et les cours d'eau souterrains.
Les émissions de gaz à effet de serreproduites par les activités humaines induisent le réchauffement climatique, et par conséquent l'augmentation de la température des océans. Quelques degrés de plus dans l'océan bouleversent les écosystèmes et les divers organismes marins, notamment le plancton, ce qui entraîne un effet négatif sur toute la chaîne alimentaire.
Une réglementation européenne en matière de pollution de l'eau existe, entre autres à travers la convention MARPOL, qui traite des pollutions liées aux hydrocarbures, produits chimiques, détritus et eaux usées.
Mais l'application des directives européennes n'est pas toujours effectuée : la France en est un exemple flagrant.
En 2008, elle n'a pas encore intégralement transposé la directive européenne de traitement des eaux issues des stations d'épuration, datant de 1991.
Une centaine d'agglomération sont encore en infraction : les rivières de France sont donc polluées au-delà des seuils fixés par l'Europe.