Affichage des articles dont le libellé est GLOSSAIRES LES COMETES. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est GLOSSAIRES LES COMETES. Afficher tous les articles

dimanche 24 juillet 2011

Mort d'une comète


Observation inédite de la mort d'une comète qui "fond" au Soleil
Info rédaction, publiée le 13 juillet 20114 commentaires

Pour la toute première fois de l’histoire, une photo de la mort d’une comète plongeant dans le Soleil a pu être prise par le Solar Dynamics Observatory (SDO), un satellite de la NASA orbitant autour de la Terre.

C’est le 6 juillet dernier qu’une comète a disparu alors qu’elle s’approchait du Soleil. Elle a fondu dans le vide alors qu’elle allait s’écraser sur l’étoile. Les témoins de cette disparition sont le Solar Dynamics Observatory (SDO) de la NASA, un satellite en orbite terrestre spécialement dédié à l’étude du Soleil et le Solar and Heliospheric Observatory (SOHO), un vaisseau issu d’un partenariat entre la NASA et l’ESA, l’Agence spatiale européenne. L'évènement a même pu être filmé par les observatoires spatiaux.





Une image en haute définition, prise depuis le satellite, montre la désintégration de la comète après une période de 15 minutes, ce qui n’avait jamais été observé auparavant ont rapporté les scientifiques. Si d’autres comètes avaient déjà été détectées à proximité de l’astre solaire, il s’agissait de la première dont la disparition a pu être observée en temps réel.

Les chercheurs rapportent que "soumise à l’intense chaleur et aux radiations, la comète s’est tout simplement littéralement évaporée". Le site Space.com indique alors qu’il s’agissait d’une comète rasante, ainsi nommée parce qu’elle passe à proximité du Soleil. Bernard Fleck, un scientifique du projet SOHO explique dans un communiqué qu’il "s’agit d’une des plus lumineuses comètes rasantes que le satellite a enregistré, identique à la comète de Noël 1996". Une luminosité due à la trajectoire particulière de la comète, selon les chercheurs.

mardi 12 juillet 2011

Naissance d'une comète !


Comment se sont fabriquées les comètes
04-07-11

Les comètes sont des corps glacés, pourtant elles sont constituées de matériaux formés à de très hautes températures. D'où viennent-ils ? Des chercheurs français viennent d'en donner l'explication physique.


                                            Image composite de la comète Wild-2. Nasa/JPL

Les comètes sont constituées d'un noyau de glace et de poussière qui indique qu’elles se sont formées à des températures très faibles (près de 50 Kelvins soit -223°C). Pourtant, la mission Stardust de la NASA qui a ramené en 2006 des poussières de la comète Wild 2 a fourni la preuve que cette dernière était constituée de cristallins et de CAIs (Calcium-Aluminium-rich Inclusions) : des minéraux dont la synthèse nécessite de très hautes températures (supérieures à 1 000 Kelvins ou 727°C).

Une incompatibilité qui ne peut s’expliquer que par un seul phénomène, la photophorèse, selon une équipe comprenant des chercheurs de l'Institut de physique de Rennes et du laboratoire Astrophysique, instrumentation et modélisation (CNRS). Leurs résultats sont publiés dans le numéro de Juillet 2011 de la revue Astronomy & Astrophysics.

La photophorèse dépend de deux paramètres : l'intensité du rayonnement solaire et la pression du gaz. Aux origines du système solaire, avant que les planètes ne se soient formées, il existait un disque protoplanétaire de poussières et de gaz autour du soleil. D'après les chercheurs, sous l'effet du rayonnement solaire, les grains de poussières présentaient une face « plus chaude » que l'autre et le comportement des molécules de gaz à la surface de ces grains était modifié : du côté « soleil », les molécules de gaz étaient plus instables et se déplaçaient plus rapidement que du côté « froid ». Provoquant une différence de pression, ce déséquilibre a éloigné le grain du Soleil (voir le schéma ci-dessous).


Effet de la photophorèse sur une particule dans la nébuleuse primitive : la particule bouge dans la direction opposée au Soleil en raison de la variation de pression du gaz qui est chauffé côté « jour » et refroidit côté « nuit ». O. Mousis

Grâce à des simulations numériques, les chercheurs ont vérifié ce phénomène de photophorèse. Ils ont démontré que les grains de silicates cristallins formés dans la partie interne et chaude du disque protoplanétaire à proximité du Soleil ont migré jusque dans sa partie externe et froide avant de prendre part à la formation des comètes. Cette nouvelle explication physique pourrait expliquer la position de certains anneaux de poussières observés dans les disques protoplanétaires et permettrait ainsi de mieux comprendre les conditions de formation des planètes.

lundi 27 juin 2011

La Comète MacNaught








La comète MacNaught démontre une fois de plus que les comètes sont des astres parfaitement imprévisibles. Non seulement elles arrivent dans nos cieux par surprise, mais elles semblent surtout prendre un malin plaisir à déjouer tous les pronostics quant à leur éclat ! Ainsi, il y a quelques semaines encore, personne n’aurait parié un centime sur le fait que la comète Mc Naught allait devenir une des comètes les plus brillantes de la décennie écoulée, rivalisant avec Hale-Bopp elle-même, la comète surprise de 1997.