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mardi 22 janvier 2013

LAURENT CASSEGRAIN


Un curé qui voyait loin! Laurent Cassegrain, contemporain de Newton

Laurent Cassegrain (né dans la région de Chartres vers 1629 — mort à Chaudon le 31 août 1693) était un prêtre et physicien français. Il a été professeur de sciences au collège Pocquet de Chartres et curé de Chaudon (Eure-et-Loir). Laurent Cassegrain est à l'origine du télescope de type Cassegrain, comportant un primaire parabolique et un secondaire convexe hyperbolique, contrairement au télescope de Gregory dont le secondaire est une ellipse concave. Le principe de son télescope fut combattu par Newton qui le jugeait irréalisable et sans véritable intérêt.
L'illumination dite de cassegrain a été reprise dans le domaine des transmissions et antennes paraboliques, notamment pour la TV par satellite, pour améliorer les performances des antennes domestiques en matière de gain (environ 1 dB) et d'angle d'ouverture, plus refermé, donc plus sélèctive.

Le 25 avril 1672, un certain M. de Bercé faisait par le " journal des Sçavans " qui était à l'époque l'organe de l'Académie des sciences récemment créée par Louis XIV, deux communications. Il transmettait tout d'abord une lettre écrite de Chartres par un dénommé Cassegrain qui donnait les proportions des " trompettes à parler de loin " qu'il avait calculées.

Et M. de Bercé ne pouvait s'empêcher de mentionner aussi que le même Cassegrain lui avait fait parvenir quelques mois auparavant le shéma d'un télescope, et de faire savoir qu'il trouvait le projet de Cassegrain beaucoup plus spirituel que celui que Newton venait de publier.

Le " Cassegrain " c'est le télescope Cassegrain,Combinaison d'un grand miroir primaire parabolique concave troué en son milieu, et d'un petit miroir secondaire hyperbolique convexe. Chez les astronomes amateurs, c'est la combinaison la plus utilisée de nos jours.

Ce sont de nombreuses archives patiemment consultées par Mme Françoise Launay, ingénieur au CNRS, qui ont permis de découvrir qui se cachait derrière ce patronyme .

Prêtre et Professeur :

La lecture de centaines d'actes de baptêmes, de mariage, de décès, a fait revivre ce Laurent Cassegrain, prêtre et professeur au collège Pocquet de Chartres. Le livre de l'abbé Beauhaire, du XIX siècle recense tous les ecclésiastiques du diocèse et mentionne un certain Laurent Cassegrain curé de Chaudon de 1685 à 1693. La confrontation des signatures du professeur du collège Pocquet et du curé de Chaudon, a autorisé à penser que c'était le même homme.


signature de Laurent Cassegrain (registre paroissial de chaudon, 1686, Mairie de Chaudon)
Issu d'une famille de maîtres-chirurgiens, on ne sait pas où Laurent Cassegrain a fait ses études, mais il était déjà prêtre et professeur en 1654. Physicien, il s'intéressait à l'acoustique, à l'optique et à la mécanique, ses lettres en attestent. Huit jours avant la révocation de l'édit de Nantes, Laurent Cassegrain signait son premier acte dans les registres de la paroisse de Chaudon dont il restera le curé jusqu'à sa mort le 1 septembre 1693.


Les télescopes

Concentrer la lumière par réflexion sur des miroirs
Contrairement à la lunette astronomique, qui tire parti des lentilles pour obtenir une image grossie, le télescope, appelé aussi « réflecteur », utilise des miroirs pour y parvenir. Les avantages de ce dispositif sont nombreux : la fabrication des miroirs est beaucoup plus simple et moins coûteuse que celle des lentilles, il y a moins de problèmes d’aberration et le miroir principal peut être soutenu par sa base. On considère aujourd’hui, à juste titre, que c’est un des instruments scientifiques les plus puissants jamais inventés par l’homme.

Entre 1540 et 1553, le mathématicien anglais Léonard Digges construit le premier télescope, composé d’un miroir réfléchissant et d’une lentille. En 1576, son fils Thomas, qui est astronome, l’utilise pour défendre l’idée que l’Univers est infini, une notion révolutionnaire pour son époque. Pourtant, il faudra attendre plus de 100 ans avant de voir l’usage du télescope se répandre.

En 1663, le mathématicien et astronome écossais James Gregory publie Optima Promota, un livre dans lequel il décrit le concept d’un nouveau type de télescope compact. Le physicien anglais Robert Hooke le construira quelques années plus tard, peu de temps avant qu’Isaac Newton mette au point son propre télescope en 1668.

Le principe du télescope de Newton est si simple qu’on l’utilise encore de nos jours. Il se compose de deux miroirs. Le premier, appelé miroir primaire, est de forme parabolique et sert à collecter la lumière provenant de l’objet observé. Le miroir secondaire, plus petit, est plat et disposé en diagonale de façon à dévier la lumière hors du télescope vers un oculaire et l’observateur.



En 1672, le prête catholique et enseignant français Laurent Cassegrain invente un nouveau type de télescope qu’il décrit dans un manuscrit qui demeurera non publié. Le télescope de Cassegrain se compose d’un miroir primaire parabolique qui collecte la lumière de l’objet observé et d’un miroir secondaire situé vis-à-vis qui recueille la lumière réfléchie et la concentre vers l’observateur par un trou situé au centre du miroir primaire. L’image peut donc être perçue derrière le télescope et non sur le côté (comme pour le télescope de Newton).



Le grand avantage du télescope Cassegrain est son format compact, ce qui le rend facilement transportable. De plus, on peut installer des instruments lourds à sa base. C’est aujourd’hui le type de télescope le plus utilisé.

dimanche 7 août 2011

NICOLAS COPERNIC

Nicolas Copernic (polonais : Mikołaj Kopernik [mi'kɔwaj kɔ'pɜrnik], allemand : Nikolaus Kopernikus, latin : Nicolaus Copernicus Torinensis/Thorunensis/Torunensis), né le 19 février 1473 à Thorn (Toruń), Prusse royale (Royaume de Pologne) et mort le 24 mai 1543 à Frauenburg (Frombork), Prusse royale (Royaume de Pologne), était un chanoine, médecin et astronome de langue allemande. Il est l'auteur célèbre de la théorie selon laquelle le Soleil se trouve au centre de l'Univers (héliocentrisme) et la Terre — que l'on croyait auparavant centrale — tourne autour de lui. Les conséquences de cette théorie — dans le changement profond des points de vue scientifique, philosophique et social qu'elle imposa — sont parfois baptisées révolution copernicienne.

samedi 6 août 2011

BRANDON CARTER


Brandon Carter né en 1942 est un physicien théoricien britannique travaillant au Laboratoire Univers et Théories de l'observatoire de Paris-Meudon. Il est célèbre pour sa contribution notable à la compréhension des trous noirs en relativité générale, ainsi que l'étude du principe anthropique.
Brandon Carter est l'auteur de plus de 130 publications. Parmi ses travaux les plus connus, il a établi avec James M. Bardeen et Stephen Hawking les lois générales de la thermodynamique des trous noirs1, une analogie à l'époque formelle entre diverses quantités thermodynamiques et certaines propriétés des trous noirs, qui par la suite se trouva confirmée par la découverte du phénomène d'évaporation des trous noirs. Il a également été le premier à trouver l'interprétation physique de la géométrie décrite par la métrique de Kerr, qui correspond en réalité à un trou noir en rotation (appelé trou noir de Kerr). Il fut également le premier à trouver la structure détaillée des géodésiques autour de ces objets, en déterminant l'existence d'une troisième constante du mouvement permettant de calculer les géodésiques à l'aide d'un système très simple d'équations différentielles. Cette constante s'appelle en son honneur constante de Carter. Il a également fait partie des participants à la longue élaboration du théorème de calvitie2, qui stipule qu'un trou noir ne possède pas d'autres paramètres mesurables que sa masse, son moment cinétique et sa charge électrique. Enfin, il a découvert avec son directeur de thèse Roger Penrose un moyen de déterminer ce que l'on appelle la structure causale de l'espace-temps autour d'un trou noir ou dans un univers en expansion à l'aide de diagramme appelés diagrammes de Carter-Penrose (ou diagrammes de Penrose-Carter, ou diagrammes de Penrose, le nom de Brandon Carter étant parfois omis).
Cependant, sa contribution la plus connue concerne la cosmologie, pour laquelle il a jeté les bases de ce que l'on appelle le principe anthropique, un ensemble de considérations relatives au fait que l'Univers tel que nous l'observons possède certaines propriétés inéluctables liées au fait que nous y vivons, la présence de structures biologiques évoluées n'étant pas a priori une caractéristique présente dans tous les univers possibles3. Il existe plusieurs versions du principe anthropique (versions dites « faible » et « forte », se distinguant par le fait que le principe anthropique est vu selon le cas comme une simple nécessité factuelle au fait que des individus intelligents y apparaissent, ou comme une sorte de finalité à son existence. Brandon Carter est promoteur de la version faible du principe anthropique et est relativement critique de ceux qui défendent la version forte[réf. nécessaire]. Toujours en cosmologie, il a été un grand défenseur de l'existence des cordes cosmiques et de la présence de boucles microscopiques stables issues de tels objets, les vortons, dont il a proposé qu'ils puissent former les particules à l'origine des rayons cosmiques de ultra-haute énergie.

lundi 25 juillet 2011

Marie CURIE


Marie Curie née Maria Skłodowska le 7 novembre 1867 à Varsovie, Pologne et morte le 4 juillet 1934 à Sancellemoz, France est une physicienne polonaise naturalisée française.


                             http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Curie


Elle et son époux Pierre Curie reçoivent une moitié du prix Nobel de physique de 1903 (l'autre moitié est remise à Henri Becquerel) pour leurs recherches sur les radiations1. En 1911, elle obtient le prix Nobel de chimie pour ses travaux sur le polonium et le radium2. Elle est la seule femme à avoir reçu deux prix Nobel. Elle est également la première femme lauréate en 1903, avec son mari, de la Médaille Davy pour ses travaux sur le radium.




Pierre Curie (15 mai 1859 à Paris - 19 avril 1906 à Paris) est un physicien français. Il est principalement connu pour ses travaux en radioactivité, en magnétisme et en piézoélectricité. Lui et son épouse, Marie Curie, pionniers de l'étude des radiations, reçurent une moitié du prix Nobel de physique de 1903 (l'autre moitié a été remise à Henri Becquerel) « en reconnaissance des services extraordinaires qu'ils ont rendus par leur effort conjoint de recherches sur les phénomènes des radiations découvertes par le professeur Henri Becquerel1 ».






Pierre Curie est le fils d'un médecin protestant, Eugène Curie (1827-1910) et de Sophie-Claire Depouilly (1832-1897). Il a un frère aîné, Jacques Curie (1856-1941), avec qui il découvre la piézoélectricité.
Le grand-père de Pierre Curie, Paul Curie 2(1799-1853), docteur en médecine, est un humaniste malthusien engagé et marié à Augustine Hofer, fille de Jean Hofer et arrière-petite-fille de Jean-Henri Dollfus, grands industriels mulhousiens de la seconde moitié du xviiie siècle et de la première partie du xixe siècle.
Pierre Curie ne fréquente ni l'école, ni le lycée, l'enseignement ne devenant obligatoire en France qu'à partir de 1881 (lois Ferry). Son instruction est dès lors assurée par ses parents, puis par un ami de la famille, M. Bazille, qui lui enseigne les mathématiques élémentaires et spéciales, ce qui développe les capacités mentales de Pierre, qui a clairement un intérêt pour cette science. À 16 ans, en novembre 1875, il passe son baccalauréat en sciences.

John COUCH ADAMS


John Couch Adams (5 juin 1819 - 21 janvier, 1892), était un mathématicien et astronome britannique. Adams est né à Laneast, dans les Cornouailles et décédé à Cambridge.





Sa plus célèbre découverte fut la prédiction de l'existence et de la position de la planète Neptune, en ne se basant que sur les mathématiques. Il effectua ses calculs pour expliquer les divergences entre l'orbite d'Uranus et les lois de Kepler et de Newton, qui lui valurent la Médaille Copley en 1848.
Au même moment, mais à l'insu l'un de l'autre, les mêmes calculs furent effectués par Urbain Le Verrier. Le Verrier demanda à Johann Gottfried Galle de localiser la planète, ce qui fut fait en septembre 1846. Malgré les réclamations britanniques, Le Verrier fut considéré comme le découvreur de la planète.
John Adams est aussi connu pour avoir inventé une méthode numérique d'intégration des équations différentielles ordinaires, qui porte son nom conjointement avec Forest Ray Moulton et Francis Bashforth, qui ont amélioré par la suite sa méthode.
Il devient membre de la Royal Society en 1849. Il remporta la médaille d'or de la Royal Astronomical Society en 1866.
En 1884, il assista à la Conférence Méridienne Internationale en tant que délégué du Royaume-Uni.
Éponymes

Un cratère sur la Lune lui doit son nom, ainsi qu'à Walter Sydney Adams et à Charles Hitchcock Adams.
L'anneau le plus éloigné de Neptune et l'astéroïde (1996) Adams lui doivent également leur nom.

vendredi 22 juillet 2011

CYSAT Jean-Baptiste


Jean-Baptiste Cysat, né en 1585 (baptisé le 12 mai 1587) à Lucerne (Suisse) et décédé le 3 mars 1657 à Lucerne également, était un prêtre jésuite suisse, un mathématicien, astronome et architecte de renom. Il a donné son nom aux Monticuli Cysati, une chaîne de montagnes près du pôle sud de la Lune.


Fils du consul Renward Cysat, il entra au noviciat de la Compagnie de Jésus en 1604. Il étudia les mathématiques et l'astronomie à l'Université d'Ingolstadt sous la direction du Père Scheiner. Devenu son collaborateur, il le suivit en 1618 comme professeur de mathématiques.
Il quitta Ingolstadt en 1622 pour retourner dans son pays. De 1624 à 1627 il fut recteur de l’Université de Lucerne. Après un séjour de quelques années en Espagne, il fut nommé en 1637 recteur de l’université d'Innsbruck puis en 1646 recteur de l’Université d'Eichstätt. Finalement, il reprit le rectorat de l'université de Lucerne.
Cysat et les comètes

Le travail le plus important de Cysat concerne les comètes; il a observé la comète de 1618. Il a publié une monographie sur cette comète intitulé Mathematica astronomica de loco, motu, magnitudine et causis cometae qui sub finem anni 1618 et initium anni 1619 in coelo fulsit. Ingolstadt Ex Typographeo Ederiano 1619 (Ingolstadt, 1619).
Suivant l'opinion de Cysat, les comètes tournent autour du soleil; il a démontré que l'orbite de la comète était parabolique, et non circulaire. Les observations de Cysat sur la comète sont caractérisées par leur grande précision.
Cysat a fait ses observations avec un telle précision qu'il est le premier à décrire le noyau cométaire, et qu'il a pu noter la transition de ce noyau d'une partie solide jusqu'à une partie faite de particules brillantes. Les dessins de Cysat du noyau ont été repris dans les planches d'autres auteurs. Ses observations étaient si détaillées qu'en 1804, il était toujours considéré comme un des meilleurs observateurs de ces objets. Le livre contient également les observations de Cysat de la Nébuleuse d'Orion , dont il compare la nature avec celle de la comète (on lui attribue parfois, probablement à tort, la découverte de cette nébuleuse).

Jean Philippe de Chéseaux (Jean Phillippe Loys de Chéseaux) (1718–1751) était un astronome de Lausanne, en Suisse.



En 1746, il présente un liste de nébuleuses, comprenant huit de ses découvertes, à l'Académie française des Sciences.
Il a été un des premiers à formuler la version moderne du paradoxe d'Olbers.
Il est connu pour son traité de la comète1 qui a décrit les phénomènes astronomiques observés de décembre 1743 à mars 1744. Cette comète se caractérisait par des queues multiples et a sans doute été la plus belle du XVIIIème siècle2.
Le 29 novembre 1743 Jan de Munck, Dirk Klinkenberg & Jean-Philippe de Chéseaux découvrent la grande Comète qui arrivera en 1774 dit Comète de Chéseaux (C/1743 X1).

CLAIRAUT Alexis


Sphéroïde de Clairaut[modifier]



Alexis Clairaut (1713–1765), élu membre de l'Académie Royale des Sciences de Paris à seize ans. C'est à lui qu'on doit l'ouvrage capital sur la figure de la Terre. Dans ce livre, paru en 1743, Clairaut (on écrivait aussi Clairaux et Clairault) posa les fondations de l'hydrostatique moderne, dont la formulation actuelle fut donnée par Leonhard Euler (1707–1783) quelques années plus tard.



Page de titre de la première édition (1743) du célèbre ouvrage de Clairaut
Dans son célèbre ouvrage « Théorie de la Figure de la Terre, Tirée des Principes de l'Hydrostatique » publié en 1743, Alexis Claude Clairaut (1713–1765) fit une synthèse des rapports existant entre la pesanteur et la forme de la Terre. Membre de la mission en Laponie, ce mathématicien hors-pair avait aussi une solide expérience de terrain. Dans le préambule de son livre, il examine la théorie des tourbillons de Descartes pour conclure qu'elle ne convient pas au problème, qui selon lui doit être traité dans l'esprit de la théorie de Newton en tenant compte des lois de l'hydrostatique établies par Pascal et d'autres. Il écrit en particulier : «… Les lois de l'hydrostatique ne pourraient-elles pas permettre que cette masse d'eau eût une forme irrégulière, qu'elle fût aplatie par un pôle, allongée de l'autre et que les méridiens ne fussent pas semblables ? En ce cas les opérations faites en Laponie, en France et au Pérou ne pourraient nous donner la vraie figure de la Terre. On sait par les premiers principes de cette science qu'un fluide ne saurait être en repos à moins que la surface ne soit de niveau c'est-à-dire perpendiculaire à la ligne à plomb, parce qu'alors chaque goutte n'a plus de pente à couler d'un côté que de l'autre. De là il suit que si la force avec laquelle tous les corps tombent étant toujours dirigée vers un même centre, la Terre devrait être parfaitement ronde… mais si au contraire la pesanteur suit une ligne qui ne passe pas par le centre, la Terre ne sera plus sphérique, mais elle aura la forme nécessaire pour qu'en chacun des points de la surface elle soit coupée perpendiculairement par la direction de la pesanteur en ce point. Toute la question de la forme de la Terre est donc fondée sur la loi selon laquelle la force de pesanteur agit… ».
La théorie de la forme hydrostatique fut formulée par Clairaut au milieu du xviiie siècle, puis étendue dans les décennies et siècles suivants par d'éminents savants comme Legendre, Laplace, Roche, Lyapunov et Poincaré, et d'autres à peine moins distingués. En fait, le problème de la forme de la Terre a constitué l'un des problèmes majeurs de la science du xixe siècle siècle. Il fut à l'origine de très importants progrès en mathématiques et en mécanique, ainsi qu'en astronomie et en géodésie, et il est toujours à l'ordre du jour.

CASSINI Jean-Dominique


Giovanni Domenico Cassini, connu en France sous le nom Jean-Dominique Cassini, dit Cassini Ier (8 juin 1625, Perinaldo, Italie, alors dans le Duché de Savoie - 14 septembre 1712, Paris, France), est un astronome et ingénieur italien, naturalisé français en 1673.


De 1648 à 1669, il travaille à l'Observatoire de Panzano et enseigne la géométrie euclidienne et l'astronomie de Ptolémée (selon la doctrine de l'Église Catholique) à l'Université de Bologne, où il remplace en 1650 Bonaventura Cavalieri. Il obtient bientôt une telle réputation que le sénat de Bologne et le pape le chargent de plusieurs missions scientifiques et politiques.
Attiré en France par Colbert en 1669, il s'y fait naturaliser et il est reçu membre de l'Académie des sciences fondée deux ans plus tôt. Il dirige, à la demande de Louis XIV, l'Observatoire de Paris à partir de 1671.
Il participe à la découverte de la variation d'intensité de la pesanteur en fonction de la latitude au cours d'un voyage à Cayenne.
Il découvre la grande tache rouge de Jupiter en 1665, et détermine la même année la vitesse de rotation de Jupiter, Mars et Vénus. Il découvre également quatre satellites de Saturne (Japet en 1671, Rhéa en 1672, Téthys et Dioné en 1684), ainsi que la division de Cassini des anneaux de Saturne en 1675. En 1673, il fait la première mesure précise de la distance de la Terre au Soleil, grâce à la mesure de la parallaxe de Mars déduite des observations de Jean Richer à Cayenne.
En 1683, il détermine la parallaxe du Soleil. Vers 1690, il est le premier à observer la rotation différentielle dans l'atmosphère de Jupiter. Devenu aveugle en 1710, il meurt deux ans plus tard à Paris, le 14 septembre 1712.




Il publie de 1668 à 1693 les Éphémérides des satellites de Jupiter et rédige un grand nombre de mémoires, dont une partie a été réunie sous le titre d' Opera astronomico en 1666.
Jean-Dominique épousa Geneviève Delaistre, fille du lieutenant général de Clermont en Beauvaisis, et acheta la terre de Thury (Oise).
En 1701, il fait construire une résidence d'été au hameau de Fillerval à Thury-sous-Clermont.

lundi 18 juillet 2011

CHARL CONRAD Jr

Charles Conrad Junior dit Pete Conrad, né le 2 juin 1930 et mort d'un accident de moto le 8 juillet 1999, est un astronaute américain. Il est le troisième marcheur lunaire et a été inhumé à Arlington.




Biographie

Après une formation d'ingénieur aéronautique à l'université de Princeton, il entre dans la marine des États-Unis en 1953 où il devient pilote d'essai puis instructeur. Il est sélectionné par la NASA dans le second groupe d'astronautes en 1962.
Il a pris sa retraite de la NASA et de la marine en 1973 et a travaillé pour différentes firmes dont McDonnell Douglas. Dans les années 1990, il a participé à des vols d'essai du véhicule expérimental (piloté depuis le sol) Delta Clipper. Il s'est tué à moto sur une route de Californie.