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samedi 23 juillet 2011

Yann Arthus-Bertrand


Né en 1946, Yann Arthus-Bertrand s'est toujours passionné pour le monde animal et les espaces naturels. À trente ans, il part au Kenya avec sa femme Anne étudier le comportement d'une famille de lions pendant trois ans. Très vite, il utilise l'appareil photo pour consigner ses observations et découvre sa vocation : le témoignage par l'image.





De retour en France en 1981, il publie un livre, Lions, et devient photographe de grand reportage. En 1991, il fonde Altitude, première agence de photographie aérienne dans le monde, et se tourne vers des séries de longue haleine, s'interrogeant sur le lien de l'homme à la nature sauvage ou domestiquée : La Terre vue du ciel, Bestiaux, Chevaux, 365 Jours pour réfléchir à notre Terre… Il est aujourd'hui un militant convaincu du développement durable.

Ses photographies aériennes, indissociables des textes qui les accompagnent, invitent chacun à réfléchir à l'évolution de notre planète et au devenir de ses habitants. Un constat en images et en mots pour prendre conscience que nous sommes tous responsables, personnellement de l'avenir de notre Terre. Parce que chacun a un rôle à jouer, chacun a le pouvoir et le devoir d'agir et de se mobiliser. C'est pourquoi Yann Arthus-Bertrand a créé l'association GoodPlanet.org le 1er juillet 2005 et, pour limiter l'impact de ses propres activités sur le climat, il a mis en place « Action Carbone ». En finançant des projets d'énergies renouvelables, d'efficacité énergétique et de reforestation, Yann Arthus-Bertrand s'efforce de compenser les émissions de gaz à effet de serre engendrées par ses activités.

En 2006, il met en place l'opération « le Développement Durable, pourquoi ? » avec le Ministère de l'Education Nationale et le Ministère de l'Ecologie. Cette exposition pédagogique comprenant 22 posters illustrés par ses photographies aériennes a été mise gratuitement à disposition de toutes les établissements scolaires de France. En 2007 l'opération sera renouvelée et aura pour thème la biodiversité.



Empreinte écologique


Empreinte écologique : une Terre n'est pas suffisante pour les pays riches Publiée le 14 octobre 2010 à 08:28 dans Actualité environnement
L'association de protection de l'environnement WWF vient de publier son rapport 2010 Planète Vivante, qui effectue un bilan de santé de la Terre, notamment en termes de biodiversité et d'empreinte écologique. L'Humanité utilise l'équivalent d'une planète et demie pour subvenir à ses besoins.



L'empreinte écologique permet d'évaluer la surface productive de la Terre nécessaire à une population pour répondre à sa consommation de ressources et à ses besoins d'absorption de déchets.
Le WWF confirme dans son rapport que la Terre a dépassé sa biocapacité de 50 %. L'Humanité consomme 1,5 planète par an, soit plus que ce que la Terre est en capacité de lui offrir.
La surconsommation des pays riches est responsable de cette empreinte écologique insoutenable. "L’empreinte écologique la plus élevée se trouve dans les pays à haut revenus, elle est en moyenne 5 fois supérieure à celle des pays à faibles revenus" note le WWF.
La surconsommation du Nord se fait à crédit sur les ressources du Sud
Les 10 pays à la plus forte empreinte écologique sont : les Emirats Arabes Unis, le Quatar, le Danemark, la Belgique, les Etats-Unis, l'Estonie, le Canada, l'Australie, le Koweit et l'Irlande.
Ce sont en revanche les pays les plus pauvres qui souffrent d'une perte de biodiversité la plus élevée, des dégradations environnementales les plus fortes et des conséquences du réchauffement climatique.
"Le rythme de perte de la biodiversité est le plus alarmant dans les pays à bas revenus et souvent situés en zone tropicale alors que les pays développés vivent dans un paradis factice, alimenté par une consommation excessive et des émissions de carbone élevées" a déclaré Jim Leape, directeur général du WWF international.
Le rapport souligne également que 71 pays font actuellement face à une situation de stress hydrique : en 2025, 2/3 de la population mondiale souffriront d'un manque d'accès à l'eau potable.
Pour faire face aux défis les plus urgents, le WWF demande à ce que les actions suivantes soient mises en oeuvre :
Augmenter la proportion d’Aires Protégées à 15 % de l’ensemble des régions écologiques
Aider à la gestion durable des forêts
Arrêter la sur-consommation d’eau et la fragmentation des écosystèmes d’eau douce
Eliminer la sur-pêche et les pratiques de pêche destructive
Investir dans la biocapacité
Valoriser la biodiversité et les services rendus par les écosystèmes
Résoudre les dilemmes entre l’alimentation et l’énergie, créés notamment par les agrocarburants
Prêter attention aux problèmes soulevés par l’allocation des terres et la planification de l’usage de terres
Partager les ressources naturelles limitées

Gaz de schiste


Gaz de schiste : la fracturation hydraulique interdite en France Publiée le 01 juillet 2011 à 10:44 dans Actualité de l'énergie
Le parlement français a définitivement adopté hier l'interdiction de la fracturation hydraulique pour l'exploration et l'exploitation de gaz de schiste. Une première mondiale.



Les sénateurs ont adopté jeudi, une semaine après les députés, la proposition de loi UMP "visant à interdire l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique et à abroger les permis exclusifs de recherches comportant des projets ayant recours à cette technique."
L'opposition a voté contre, estimant le texte peu précis, car n'interdisant pas l'exploration et l'exploitation de gaz de schiste par d'autres techniques. Le groupe PS a néanmoins refusé de saisir le Conseil constitutionnel.
La ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet s'est félicitée de l'adoption définitive du texte. "C'est une proposition de loi d'importance majeure pour notre avenir" a-t-elle assuré, ajoutant que la vigilance de la part du gouvernement sur l'application de cette loi dès sa promulgation serait "pleine et entière".
L'Union Française des Industries Pétrolières (UFIP) a regretté aujourd'hui l'adoption de ce texte, estimant que cette loi empêchera l'évaluation des ressources en hydrocarbures de schiste et de leur impact sur l'économie française.
Les associations écologistes ont appelé à poursuivre la mobilisation afin de généraliser l'interdiction à tous types de techniques permettant l'exploration et l'exploitation de gaz de schiste.

Réchauffement des océans


Réchauffement des mers et océans



Le réchauffement climatique concerne l'atmosphère, mais également la température des mers et des océans : leur température augmente au même titre que la température atmosphérique, et les conséquences de ce réchauffement sont considérables.
La température moyenne mesurée depuis 2000 à la surface de l'océan Arctique était de 2 à 3°C supérieure par rapport à ces 50 dernières années, selon le Centre de données sur la neige et la glace américain, le NSDIC. Les différentes projections envisagent une augmentation des températures de l'eau de 3°C à 5°C.
L'augmentation de la température de l'eau a une incidence directe sur les catastrophes naturelles telles que les ouragans et les cyclones. L'eau plus chaude induit une augmentation du nombre et de la puissance des phénomènes violents tels que les ouragans. Selon une étude publiée par l'Université de Londres, une augmentation de la  température à la surface de l'océan de l'ordre de 0,5°C a élevé de 40% le nombre d'ouragans dans l'océan Atlantique entre 1996 et 2005.
La dilatation thermique engendrée par l'augmentation de la température de l'eau (plus l'eau est chaude, plus elle est volumineuse), associée à la fonte des glaces de l'Antarctique, du Groenland, et des nombreux glaciers situés aux quatre coins de la planète, pourrait élever le niveau des mers.
Les prévisions du GIEC annoncent une augmentation de 18 à 59 cm du niveau des mers à l'horizon 2100, mais il semblerait que ces prévisions aient été sous-estimées, car la hausse du niveau des mers a été 50 % plus rapide entre 1990 et 2001 par rapport aux prévisions des experts du GIEC. Les nombreuses villes situées en zone côtière et les territoires situés en basse altitude pourraient être inondés par l'élévation du niveau des mers et océans.
Entre 1993 et 2001, le niveau moyen des océans s'est élevé d'environ 2 centimètres, selon les mesures du satellite Topex-Poseidon. Il a été majoritairement provoqué par l'augmentation du volume d'eau consécutif au réchauffement climatique, la fonte des glaciers n'y contribuant que pour une très petite proportion. Celle-ci semble s'être inversée par la suite : depuis 2003, l'augmentation du niveau marin s'est accéléré et serait majoritairement dû à la fonte des glaciers.
Les océans et mers ont un également un effet direct sur le changement climatique : l'eau s'évapore à cause de l'augmentation des températures. La vapeur d'eau étant un gaz à effet de serre, elle contribue à accélérer le réchauffement du climat, et donc l'évaporation de d'eau : c'est un cercle vicieux.
Les océans jouent également un rôle de puits de carbone, essentiel à la lutte contre le réchauffement climatique : mais il semblerait que leur rôle d'absorption du CO2 ait cessé d'augmenter. "Ce résultat surprenant est très inquiétant vis-à-vis du changement climatique, car le caractère quasi constant du pompage du CO2 atmosphérique par les eaux froides de l'hémisphère sud ne peut qu'accélérer le taux de croissance du CO2 atmosphérique et donc le réchauffement global" explique le CNRS.
Le réchauffement climatique aurait également une incidence sur l'oxygénation des océans : la solubilité de l'oxygène diminue avec l'augmentation de la température de l'eau : plus l'eau est chaude, moins il y a d'oxygène. Les conséquences sont l'asphyxie de la biodiversité marine et la limitation de son habitat.
Lutter contre le réchauffement climatique s'avère donc indispensable pour limiter l'augmentation de la température des océans et ses conséquences.

Réchauffement climatique


Réchauffement climatique



L'activité humaine fait subir au climat des bouleversements importants. La forte concentration de gaz à effet de serre générée par les activités humaines provoque le réchauffement de la planète.
Une augmentation des températures de la surface de la Terre, de la troposphère et des océans à l'échelle planétaire sur une période continue est unanimement constatée par les scientifiques.
L'évaluation de toutes les informations relatives au changement climatique est effectuée par le Groupement d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC).
Selon leur dernier rapport de 2007, le réchauffement climatique est "sans équivoque" car il apparaît "avec évidence dans l'observation de l'accroissement des températures moyennes mondiales de l'atmosphère et de l'océan, la fonte généralisée de la neige et de la glace, et l'élévation du niveau moyen de la mer".
De 1996 à 2008, 11 années sur 12 sont les plus chaudes enregistrées depuis 1850. Dans l’hémisphère nord, les années 1990 ont été la décennie la plus chaude de tout le millénaire (1998 fut l'année la plus chaude).
Selon le GIEC, la température de la terre augmentera de 1,8°C (prévision en cas de réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre des activités humaines) à 4°C (sans mesures de réduction) d'ici 2100.
L'augmentation des températures ne se fait pas de façon uniforme sur la planète : au Pôle Nord, les températures moyennes des dix dernières années ont augmenté 2 fois plus vite qu’au niveau mondial. Les températures à la surface du permafrost (surface gelée en permanence) se sont élevées de 3°C ces 20 dernières années.
La température moyenne des océans s'est accrue jusqu'à une profondeur de 3000 mètres, les océans ayant absorbé plus de 80 % de la chaleur ajoutée au système climatique. La fonte des glaciers et la dilatation de l'eau sous l'effet de la chaleur provoquent l'augmentation du niveau de la mer : l'estimation de la hausse d'ici 2100 varie entre 0,18 m et 0,59 mètres par rapport à la fin du siècle dernier.
Les conséquences du réchauffement climatique sur l'homme et l'environnement sont très préoccupantes

Pluies acides


Pluies acides



Les pluies acides sont des précipitations qui se sont acidifiées au contact du dioxyde de soufre (SO2) , de l’oxyde d’azote (NOx) et de l'ammoniac notamment, contenus dans l’atmosphère.
Ces polluants proviennent des émanations des automobiles, et des combustibles riches en oxyde de soufre, notamment utilisés pour le chauffage domestique, ou encore de l'élevage : ils peuvent être transportés sur de longues distances par les vents, et retombent sur la terre sous forme de pluie, neige, brouillard…
Les pluies acides sont très dangereuses pour l’environnement, et sont la cause de la dégradation de grandes surfaces de forêts, abiment des façades de bâtiments et de monuments, et rendent les roches et les sols acides. Les cours d’eau, lacs, océans, animaux et végétaux sont gravement affectés par les pluies acides.
Les conséquences des pluies acides sur les sols sont leur acidification et la perte d’éléments minéraux nutritifs pour les arbres et la végétation.
Les lacs et les cours d’eau sont particulièrement touchés par les pluies acides, qui diminuent leur pH, ce qui modifie la faune et la flore aquatique, et aboutit à la disparition de nombreuses espèces, tels que les salmonidés, les escargots, les écrevisses. D’autres espèces résistantes à l’acidification vont au contraire proliférer, comme l’anguille, le brochet, les vers de vase ou les larves de libellule, déséquilibrant tout l’écosystème.
Les oiseaux peuvent être contaminés par les poissons qu’ils ingurgitent.
Les forêts qui subissent les pluies acides dépérissent. La photosynthèse est perturbée, et les feuilles prennent une couleur jaune, orange ou rouge : l’arbre perd son feuillage, les aiguilles des conifères tombent, l’écorce de l’arbre est ensuite atteinte et devient vulnérable aux maladies.
La santé humaine peut également être affecté par les pluies acides, particulièrement les enfants, les personnes âgées, et les personnes souffrant d’affections respiratoires et cardiaques, car le dioxyde de soufre est irritant pour les poumons et réduit la résistance aux infections respiratoires.
L’acidité des pluies provoque l’érosion des surfaces métalliques et des pierres, ce qui provoque de gros dommages sur les bâtiments, les voies de chemin de fer, les sculptures ou les monuments historiques.
De nombreuses mesures ont été prises ces vingt dernières années, notamment l’équipement des voitures avec des pots catalytiques, afin de réduire la production de substances acides par l’industrie. Les émissions de dioxyde de soufre ont diminué de 85% entre 1980 et 2005 en France.
Deux protocoles, signés à Helsinki en 1985 et Oslo en 1994 ont fixé des objectifs de réduction des émissions de SO2 qui ont été atteints pour la France, selon l’Institut Français de l’Environnement (IFEN).
Mais ces mesures semblent aujourd’hui insuffisantes, tel que le démontre une étude du Centre d’Écologie et d’Hydrologie du pays de Galles : l’acidité est encore largement présente, notamment dans les cours d’eau et les sols, et les résultats sont toujours alarmants.
Le problème de l’acidité risque de s’aggraver encore avec le réchauffement climatique.

Les Pesticides


sticides et agriculture intensive



Les pesticides sont des produits chimiques toxiques développés afin de détruire les organismes vivants indésirables pour les cultures : ils sont utilisés dans le cadre de l'agriculture intensive.
Ils existent sous différentes formes :
Les organochlorés
Les organophosphorés
Les pyréthroïdes
Les carbamates
Les phytosanitaires
Les pesticides sont utilisés depuis les années 1940-50, et leurs effets secondaires négatifs sont rapidement détectés.
S’ils permettent de détruire les insectes, rongeurs, mauvaises herbes ou champignons qui peuvent se révéler indésirables pour l’agriculture, ils provoquent d’autre part des pollutions graves de l’environnement, qui ont des conséquences sur la santé humaine.
Les pesticides se disséminent dans l’atmosphère lorsqu’ils sont appliqués, ou parce qu’ils s’envolent lorsqu'ils sont répandus. Ils retombent avec la pluie dans la terre, les plans d’eau, les rivières et sont drainés par les ruissellements et les infiltrations jusque dans les nappes phréatiques et les cours d’eaux souterraines.
La mauvaise application des pesticides, leur stockage sans précaution, les rejets de résidus sont responsables d’une contamination importante.
Une pollution diffuse des cours d’eau, eaux souterraines et zones littorales existe aujourd’hui : il devient difficile voire impossible d'assainir, et de rendre consommable pour l’homme.
Les pesticides ont des effets graves sur la santé humaine, qui varient en fonction de l’exposition, des doses : atteintes dermatologiques, neurologiques, du système cardio-vasculaire, du système respiratoire, maladies neurodégénératives, cancers…
L'objectif en terme d'agriculture durable est de réduire massivement l'utilisation des pesticides, et de tendre vers une agriculture biologique qui n'utilise aucun produit chimique.

Marée noire


Marée noire



Une marée noire est un déversement brutal et localisé de pétrole ou de produits pétroliers bruts en mer, à cause d'un accident ou d'un rejet volontaire ou non. Une nappe d'hydrocarbure se forme à la surface de l'eau et peut s'étendre sur plusieurs centaines de kilomètres.
Une marée noire se produit en cas d'accidents de pétroliers, de plates-formes pétrolières off-shore ou de terminal pétrolier, de dégazages et déballastages sauvages, ou encore de déversements à terre causés par l'industrie et les guerres
Une marée noire produit une catastrophe écologique : les nappes d'hydrocarbures, les boulettes, galettes ou plaques de pétrole polluent la mer et les côtes.
La faune et la flore marines sont très affectées par les hydrocarbures : les animaux marins, les oiseaux qui pêchent leur nourriture, les algues et les micro-organismes subissent les effets du pétrole. Destruction du plancton, engluement des algues, ingestion de boulettes par les poissons, souillure du plumage pour les oiseaux... de nombreuses espèces périssent lors des marées noires.
Les écosystèmes du littoral sont également touchés par les engluements et les souillures, notamment les algues, crustacés, coquillages, poissons et oiseaux qui vivent dans les mares du littoral, ainsi que les marais, les cultures piscicoles et les mangroves tropicales.
Le coût environnemental, humain et économique d'une marée noire est élevé : les effets sur la biodiversité peuvent durer, de plusieurs mois à plusieurs années. Les activités de pêche, d'ostréiculture et de conchyliculture sont fortement affectées par les pollutions, ainsi que les activités touristiques et l'image de la région touchée.
Le coût financier est considérable : le nettoyage, la dépollution, l'indemnisation des victimes de dommages coûte également très cher. Pour le naufrage du pétrolier Erika, les frais de nettoyages et de dommages économiques sont estimés à 99,258 millions d'euros.
De nombreuses marées noires se sont produites au cours des vingt dernières années. Les plus graves sont restées dans les mémoires, avec le nom de leur pétrolier : l'Amoco Cadiz en 1978, l'Exxon Valdez en 1989, l'Erika en 1999 et le Prestige en 2002.
La législation s'est renforcée en France pour lutter contre les marées noires et les dégazages sauvages. L'application du principe pollueur-payeur oblige désormais le responsable de la pollution à financer et réparer les dommages.
A la suite de la marée noire consécutive au naufrage de l'Erika, le Comité Interministériel de l'Aménagement et du Développement du Territoire (CIADT) a décidé de créer un Réseau de Recherche et d'Innovation Technologiques (RRIT) sur le thème "Pollutions Marines Accidentelles et conséquences écologiques".
Le réseau RITMER notamment associe des équipes de recherche publique, des acteurs industriels et des opérateurs et gestionnaires publics et professionnels de la mer, et a pour objectif d'identifier les besoins prioritaires et de susciter et soutenir des actions de recherche coopératives en vue d'accroître les capacités de réponses technologiques aux marées noires

Destruction des mangroves


Destruction des mangroves



Les mangroves sont des écosystèmes qui se développent dans les zones de balancement des marées des régions littorales.
Elles se situent dans les régions au climat tropical, et sont constituées d'une faune et d'une flore (palétuviers) très variée : la mangrove est l'un des écosystèmes le plus productif et le plus riche de la planète.
La fonction écologique de la mangrove est essentielle : elle abrite de nombreuses espèces menacées, elle fournit du bois et beaucoup de ressources, elle prévient l'érosion des sols, protège le littoral contre les raz de marée et les tempêtes, et sa destruction contribue au réchauffement climatique.
Les constructions touristiques sur les côtes, l'élevage des crevettes, le développement de la pisciculture, l'augmentation de la démographie sur les zones côtières, l'agriculture intensive... ont massivement détruit les mangroves.
L'Organisation des Nations Unies pour la pêche et l'agriculture (FAO) estime que les mangroves sont détruites depuis 25 ans, et ces 15 dernières années, 20 % des surfaces de mangrove ont été détruites, soit environ 3,5 millions d'hectares. La FAO qualifie la situation "d'effrayante".
Depuis le tsunami de 2004, qui aurait été moins dévastateur si la mangrove présente sur les côtes asiatiques n'avait pas été détruite, les populations ont pris conscience de la nécessité de la préservation de la mangrove.
Afin de préserver ce riche écosystème, des mesures de sauvegarde commencent à être mises en place dans de nombreuses régions d'Asie notamment.

Biodiversité



La biodiversité est l'ensemble de toutes les espèces animales et végétales qui constituent tous les écosystèmes terrestres, quelque soit leur taille (de la petite flaque d'eau à l'océan).
Les plantes, les animaux, les organismes microscopiques, les forêts, les mers... sont constitués d'une infinité d'écosystèmes de tailles variables. Les êtres vivants qui peuplent les écosystèmes interagissent sur ceux-ci.
Les êtres vivants ont des relations multiples : ils se chassent, se mangent entre eux ou mangent les mêmes espèces, s'entraident...
Actuellement, la diversité de la faune et la flore terrestre et marine subit une érosion sans précédent.
Selon la Fondation Nicolas Hulot, les espèces disparaissent à un rythme mille fois supérieur au taux d'extinction naturel et cette crise d'extinction sans précédent est due à l'activité directe ou indirecte des hommes.
Selon le dernier rapport de l'IUCN 2007, 16306 espèces sont menacées, 765 sont amenées à disparaître, et 85 sont déjà disparues.
En effet, les activités humaines ont des répercutions négatives sur l'environnement :
Modification des paysages, destruction des milieux naturels au détriment de zones urbaines, industrielles et agricoles, déforestation
Pollutions des sols, des nappes phréatiques et des cours d'eau par l'utilisation intensive de produits chimiques, détruisant la faune et la flore locale
Surexploitation des ressources halieutiques, végétales et animales, entraînant l'extinction des espèces animales
Introduction d'espèces exogènes provoquant la destruction des espèces locales
Pollution des océans et rivières entraînant la destruction des espèces
Réchauffement climatique bouleversant les écosystèmes et les espèces

Désertification des sols


La désertification est un phénomène d'érosion et de dégradation des sols, qui provoque une perte des nutriments et des matières organiques : les terres deviennent sèches, et ne jouent plus leur rôle d'alimentation des végétaux.
La désertification est caractérisée par l'appauvrissement des sols et la baisse du rendement agricole dans les zones arides, semi-arides ou sub-humides sèches. Elle s'intensifie chaque année pour diverses raisons :
déforestation, déboisement
surpâturage
mauvaises pratiques en terme d'irrigation
mauvaises pratiques agricoles
mauvaises gestion de l'eau et des végétaux
déplacements de population
perte de fertilité du sol, érosion
pollution des sols
avancée du désert
réchauffement climatique
Les conséquences humaines et environnementales de la désertification sont multiples et graves :
accroissement de la pauvreté
famine
pénurie d'eau
perte de la biodiversité
migration de population
instabilité politique, conflits, guerres, dus aux réfugiés environnementaux
Environ 4 milliards d'hectares de terres sont menacées par la désertification, et 250 millions de personnes en subissent les effets : ce sont les populations les plus démunies qui sont le plus affectées.
Selon l'ONU, entre 1997 et 2020, quelque 60 millions de personnes quitteront les zones désertifiées de l’Afrique sub-saharienne pour gagner le Maghreb et l’Europe. Les régions les plus menacées par la désertification sont l'Afrique, l'Asie et l'Amérique Latine.
Les conséquences économiques de la désertification sont estimées à 42 milliards de dollars de manque à gagner pour les régions touchées.
La Conférence des Nations Unies sur la désertification (UNCOD) avait adopté en 1977 un plan d'action pour lutter contre la désertification (PACD).
Le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) a admis en 1991 que la dégradation des sols s'aggravait, malgré les efforts fournis.
Lors du Sommet de Rio en 1992, la lutte contre la désertification était à l'ordre du jour, avec le souhait de l'intégrer dans une démarche de développement durable globale.
La convention de lutte contre la désertification des Nations Unies a vu le jour en 1994, a été ratifiée par 50 pays. Le 17 juin devient la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse.
Les possibilités de lutte contre la désertification sont nombreuses :
lutter contre la pauvreté : elle accroît la désertification, et la désertification accroît la pauvreté
la régénération et la fertilisation des sols
la construction de barrières de stabilisation des dunes, afin de combattre le vent
le reboisement : il permet également de combattre le vent, de fertiliser les sols, d'absorber l'eau
mettre en place des pratiques agricoles durables
préserver la biodiversité

Démographie - Développement durable


La démographie galopante dans les pays en voie de développement, et le vieillissement de la population dans les pays développés, notamment en Europe, génèrent des déséquilibres.
La répartition inégale, la distribution inéquitable sur la Terre des populations et des ressources nécessaires à leur survie ont des conséquences sur le développement humain.
En France, l'accroissement de la population est au ralentissement : baisse de la fécondité (qui se stabilise), recul de la mortalité et vieillissement de la population.
Selon les chiffres Eurostat, en 2050, les habitants âgés de 65 ans et plus représenteront 29,2% de la population, soir le double qu’en 2000. On comptera trois fois plus de personnes âgées de plus de 75 ans et 4 fois plus de personnes de plus de 85 ans.
Il s’agit de faire face aux conséquences sociales, environnementales et économiques du vieillissement de la population.
Les dépenses publiques de retraites pourraient connaître une augmentation allant de 3% à 5% du PIB durant les prochaines décennies.
Dans les pays en voie de développement, c’est l’accroissement démographique trop élevé qui pose des problèmes environnementaux et sanitaires.
La surpopulation est souvent mise en cause dans les dégradations environnementales : extension des surfaces de production agricole, déforestation, destruction de l’habitat des écosystèmes, dégradation des sols, pénurie d’eau… Le taux d’accroissement démographique dans les pays du sud accentue ces problématiques environnementales et de santé humaine.
Au Niger, le taux de croissance démographique est très élevé : "en comparant la superficie des terres cultivables au niveau démographique, on se rend bien compte que le Niger est très proche de la saturation" a expliqué le secrétaire exécutif du Conseil national pour le développement durable (CNDD).
Le Niger voit sa population augmenter à un point que les ressources alimentaires ne peuvent assumer. En moyenne, une femme nigérienne accouche de 13 enfants dans sa vie. Le taux de mortalité infantile est très élevé : 1 enfant sur 5 décède avant 5 ans.
De graves crises alimentaires et sanitaires sont fréquentes au Niger : manque de nourriture, d’accès aux soins, d’eau potable…
Lors des Sommets de Rio et du Caire, les pays en voie de développement ont été interpellés pour contrôler et limiter les naissances. Les pays développés, quant à eux, étaient sommés d’augmenter leur aide et de réorienter leurs modes de productions non durables.
Aucun pays n’a mis en œuvre une politique convaincante dans ces domaines.
Les Nations Unies prévoient que la population mondiale sera de 9 milliards en 2050 : les problématiques environnementale, alimentaires et sanitaires augmenteront avec le nombre d’habitants si les modes de production, consommation, répartition des richesses, d'exploitation des ressources ne sont pas fondamentalement et durablement modifiées.

La Déforestation


La déforestation est l'action de déboisement et de défrichement de surfaces forestières, sans préoccupation du renouvellement de ces forêts. La déforestation aboutit à une énorme perte de surface forestière dans le monde.
Les forêts primaires sont détruites principalement :
pour étendre les surfaces agricoles
pour exploiter des essences forestières
pour accroître l'urbanisation
Chaque année, l'équivalent d'un tiers de la surface de la France, soit environ 17 millions d’hectares de forêts sont coupées dans le monde.
Uniquement sur la période 2003-2004, 26 130 km² de végétation de la forêt amazonienne, soit 20% de sa surface totale, ont disparu.
Selon l'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'Amérique du Sud a vu 4,3 millions d'hectares de forêts détruits tous les ans entre 2000 et 2005. L'Afrique a quant à elle déboisé 4 millions d'hectares sur les mêmes périodes.
L'Asie a coupé 800 000 hectares de forêts par an dans les années 1990, mais a mis en place un programme de reboisement, notamment en Chine, qui augmente la surface forestière d'un million d'hectares par an.
Les forêts primaires (sans signe d'activité humaine), représentent 36 % de la superficie forestière totale, mais disparaissent à un rythme effréné de 6 millions d'hectares par an.
La déforestation d'une telle ampleur est une catastrophe écologique mondiale, avec pour vitrine Amazonie :
la destruction de l'habitat de la biodiversité : la forêt amazonienne est un conservatoire de la biodiversité, car elle abrite 30 % des espèces de la planète. La faune et la flore qui vivent dans ces forêts sont détruites avec leur habitat. La déforestation est responsable de la menace et de l'extinction de nombreuses espèces.
la forêt est un régulateur de la température de la planète. La détruire accentue le phénomène du réchauffement climatique. Selon le WWF, "elle stocke une grande quantité de CO2, et constitue une source d'eau douce primordiale, régulant les grands courants maritimes impliqués dans l'équilibre climatique mondial".
50 à 100 millions de tonnes de CO2 supplémentaires seraient rejetés dans l'atmosphère à cause de la déforestation de l'Amazonie, ce qui accentuerait encore plus le réchauffement climatique.
la déforestation entraîne au final une baisse des précipitations en Amazonie, qui pourrait aboutir à la perte de 60% de la forêt amazonienne d'ici 2030.
La lutte contre la déforestation doit être intégrée à une démarche de développement durable globale : elle nécessite une implication forte des gouvernements des pays concernés, le contrôle de la déforestation, la lutte contre le trafic d'essences précieuses, la régulation de l'agriculture intensive, la protection de la biodiversité, ainsi que la sensibilisation des populations aux conséquences graves de la déforestation

Réchauffement climatique


Catastrophes naturelles et réchauffement climatique


 Le réchauffement climatique multiplie les phénomènes météorologiques extrêmes : les catastrophes d'origine naturelle seraient décuplées à cause de l'augmentation de température sur la terre et dans les mers.
Cyclones, ouragans, sécheresse, inondations, tempêtes ont vu leur intensité progresser de façon significative cette dernière décennie, et cette progression est une conséquence directe du réchauffement planétaire, selon l'avis de nombreux scientifiques.
En 2007, plus de 500 catastrophes naturelles ont été recensées dans le monde, soit une progression de 20 % par rapport à l'année précédente.
Au cours de la dernière décennie, de 1997 à 2006, le nombre de catastrophes a augmenté de 60 % par rapport à la période 1987-1996, soit de 4241 à 6 806 catastrophes.
On constate entre 70 et 90 cyclones par an dans le monde et ce chiffre est resté stable : mais selon une étude du Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC), les cyclones sont d'une intensité supérieure (plus de cyclones d'intensité 4 ou 5, accompagnés de vents de plus de 200 km/h).
Depuis 2004, une très forte saison cyclonique est constatée par les météorologues : Katrina à la Nouvelle Orléans, Rita dans le Golfe du Mexique, Wilma dans la mer des Caraïbes, Sidr au Bangladesh, Nargis en Birmanie... La liste des cyclones de forte intensité et très dévastateurs est longue ces dernières années.
Les catastrophes naturelles sont de plus en plus meurtrières. 600 000 décès sont à déplorer sur la période 1987-1996 ; ils sont 1,2 millions entre 1997 et 2007.
Cette augmentation est due à l'intensification des catstrophes naturelles et à l'accroissement de la population vivant dans les régions côtières : 250 millions de personnes par an sont touchées par les inondations et les destructions liées aux phénomènes météorologiques très violents sur les côtes


Inondation et réchauffement climatique 



Les inondations peuvent submerger des zones ou des territoires entiers, de façon plus ou moins rapide, pour plusieurs raisons :
débordement d'un cours d'eau, à cause de pluies diluviennes, de fonte des neiges ou des glaces en amont, de ruissellement
accumulation d'eau à cause de précipitations très importantes, qui ne peuvent plus être évacuées ou infiltrées
saturation et remontée des nappes souterraines
lors d'un ouragan, tempête, cyclone, raz de marée ou tsunami
Les inondations sont des catastrophes naturelles qui peuvent être très meurtrières : les inondations des zones côtières consécutives au tsunami du 26 décembre 2004 ont tué plus de 220 000 personnes. Le cyclone Nargis qui a frappé la Birmanie en 2008 a noyé une partie du littoral, faisant plus de 140 000 victimes selon l'ONU.
Chaque année, des dizaines de milliers de personnes sont tuées par les inondations, les coulées de boue ou les effondrements de terrain qu'elles provoquent : les inondations sont responsables de 40 % des victimes de catastrophes naturelles dans le monde.
De nombreux dégâts matériels sont également provoqués par les inondations : elles détruisent maisons, matériel, véhicules, infrastructures routières et ferroviaires, ainsi que les canalisations d'eau potable. L'accès à l'eau potable peut alors devenir problématique, et les épidémies de maladies liées à l'insalubrité de l'eau peuvent se développer.
Le changement climatique a pour conséquence l'augmentation de la densité des précipitations, la fonte des glaciers, la montée du niveau des mers, l'augmentation de la fréquence et de la puissance des ouragans, cyclones, typhons et des tempêtes. Les inondations risquent de s'intensifier si les mesures de lutte contre le réchauffement climatique prises au niveau international s'avèrent insuffisantes.
Des actions de prévention peuvent limiter, prévenir ou éviter les inondations. De nombreuses actions sont efficaces :
préservation des mangroves dans les zones tropicales
limitation des constructions en zone inondable
aménagements divers pour maîtriser le ruissellement de l'eau : bassins de rétention, drainage des terres...
construction de barrages pour retenir ou dévier des volumes d'eau d'une rivière
augmentation de la capacité d'évacuation des eaux
prévision météorologique des précipitations et des intempéries
prévision des crues des cours d'eau
information de la population
évacuation de la population
En France, le Plan de Prévention des Risques d'Inondation (PPRI) est mis en oeuvre par les pouvoirs publics pour prévenir et limiter les conséquences des crues de cours d'eau.




Catastrophes écologiques


Définition et explications des catastrophes écologiques : Quelles sont-elles, quelles sont les conséquences, et comment peut-on les prévoir et les éviter ?


 Une catastrophe écologique est un événement aux conséquences humaines, environnementales ou économiques désastreuses, résultant de causes naturelles ou de l’action de l’homme.
Tremblement de terre, tsunami, éruption volcanique, cyclone, typhon, tempête, tornade, inondation… ont longtemps été considérés comme les uniques sources de dévastation naturelle.
Mais l’action de l’homme est de plus en plus liée aux catastrophes : marées noires, explosion chimique ou industrielle (catastrophe de Bhopal en Inde, Tchernobyl), famine due à la sécheresse mais aussi au processus de désertification engendré par l’homme (au Sahel et en Éthiopie)… L’action de l’homme sur son environnement provoque des drames environnementaux et humains.
La surexploitation des ressources, la déforestation et l’érosion des sols provoquent une augmentation des inondations et des glissements de terrain. L’évolution technologique et chimique est également responsable d’accidents graves, résultant de problèmes techniques ou de négligences, et laissent planer un risque en permanence.
La pollution atmosphérique, les pluies acides, la pollution chimique des sols (pesticides, métaux lourds…) sont également les conséquences des activités humaines.
Les catastrophes d’origine naturelle sont "à priori" imprévisibles, mais certaines se manifestent progressivement, et peuvent être anticipées grâce aux progrès technologiques.
Les catastrophes ont souvent pour conséquence une mortalité considérable au sein de la population humaine. Elles ravagent des territoires, et toute la biodiversité qui y réside, détruisent les biens individuels et collectifs et ont des répercussions économiques fortes.
On constate un accroissement constant des catastrophes naturelles et de leur fréquence ces dernières décennies, en ce qui concerne les désastres dont l’homme est directement responsable, mais également les cataclysmes d’origine naturelle.
Le réchauffement climatique est le grand responsable de l'augmentation de la puissance et de la fréquence de certaines catastrophes naturelles, notamment les ouragans, cyclones, tornades, pluies diluviennes,inondations dues à l'élévation du niveau des mers...
Les causes de l’augmentation du nombre de catastrophes et de la gravité de leurs conséquences sont :
L’accroissement de la population dans les zones à risques, qui augmente la probabilité de pertes humaines et de dommages économiques.
L’explosion démographique
La dégradation de l’environnement
Le réchauffement climatique
La vulnérabilité des populations sous développées
En épuisant l’environnement naturel, les hommes détruisent la couverture végétale, ce qui favorise les inondations, détruisent les récifs coraliens ou la mangrove qui pourrait réduire le choc d’un tsunami et coupent les zones boisées qui atténueraient le vent d’un ouragan sur un village. Les surfaces de zones inondables ont également énormément augmentées ces dernières décennies.

jeudi 21 juillet 2011

ECOLOGIE


L'écologie, entendue au sens large, désigne le domaine de réflexion qui prend pour objet l'étude des interactions, et de leurs conséquences, entre individus (pris isolément et/ou en groupe constitué) et milieu biotique et abiotique qui les entoure et dont ils font eux-mêmes fait partie ; les conséquences sont celles qui affectent le milieu, mais aussi, en retour, les individus eux-mêmes.




Cette acception générale (dite « large ») fait de l'écologie un domaine de réflexion très vaste, puisque par biotique il faut entendre la totalité du monde vivant (les animaux, les plantes, les micro-organismes, mais pouvant aussi inclure les autres individus, la société, etc. ) ; et par abiotique il faut entendre tout ce qui n'est pas vivant (donc aussi potentiellement les objets, la technologie, la connaissance, etc. ). C'est cette acception, dite "large", que l'on retrouve par exemple à la base de la réflexion en écologie politique.
Dans son acception dans le champ scientifique (qui est la plus couramment utilisée pour des raisons historiques), le terme "écologie" désigne la science qui se donne pour objet les relations des êtres vivants (animaux, végétaux, micro-organismes, etc. ) avec leur habitat et l’environnement, ainsi qu'avec les autres êtres vivants1. Une autre définition proche est l'étude scientifique des interactions qui déterminent la distribution et l'abondance des organismes vivants. Ainsi, en science, l'écologie est souvent classée dans le champ de la biologie. Cette science étudie deux grands ensembles : celui des êtres vivants (biocénose) et le milieu physique (biotope), le tout formant l'écosystème (mot inventé par Tansley). L'écologie étudie les flux d'énergie et de matières (réseaux trophiques) circulant dans un écosystème. L'écosystème désigne une communauté biotique et son environnement abiotique2.
De fait, malgré une confusion extrêmement fréquente, l'écologie ne doit pas être confondue avec l’écologisme ou avec l'environnementalisme qui sont des courants de pensées idéologique ou philosophique adoptés face au questionnement sur l'environnement ou la sauvegarde de la planète3.