Affichage des articles dont le libellé est 9.1.1 OBSERVATOIRE PARANAL. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 9.1.1 OBSERVATOIRE PARANAL. Afficher tous les articles
mardi 22 janvier 2013
L ' E-ELT
Trouver un site
Un extraordinaire télescope a besoin d'un site exceptionnel. Aussi accorde-t-on une grande attention au choix du futur site de l'E-ELT afin qu'il soit le plus approprié possible. Le site choisi est en général un site sec de haute altitude afin de limiter les perturbations pour les observations. Le Comité Consultatif de Sélection du Site a étudé très méticuleusement plusieurs sites possibles en Argentine, au Chili, au Maroc et en Espagne. L'équipe de sélection du site pour le TMT (Thirty-Meter Telescope) développe les mêmes efforts. Dans un souci d'efficacité, les sites présélectionnés pour le TMT (tous en Amérique du Nord et du Sud) ne sont pas retenus dans les recherches pour l'E-ELT, mais les données sont échangées.
Les 2 et 3 mars 2010, le Comité Consultatif de Sélection du Site de l'E-ELT a présenté un rapport au Conseil de l'ESO, confirmant que tous les sites de la sélection finale examinés (Armazones, Ventarrones, Tolonchar et Vizcachas au Chili et La Palma en Espagne) présentaient de très bonnes conditions pour les observations astronomiques, chacun avec ses points forts particuliers. Le rapport technique conclut que Cerro Armazones, proche de Paranal, ressort clairement comme le site préféré car il a le meilleur équilbre entre laqualité du ciel et les autres paspects et car il peut être exploité de manière intégré avec l'Observatoire de Paranl de l'ESO.
Cerro Paranal est une montagne de 3060 mètres d'altitude dans la partie centrale du désert d'Atacama au Chili, à quelques 130 kilomètres au sud de la ville d'Antofagasta et à environ 20 kilomètres du Cerro Paranal où se trouve le très grand télescope (VLT) de l'ESO.
lundi 21 janvier 2013
VERY LARGE TELESCOPE
Le Very Large Telescope (VLT, en français Très grand télescope) est un ensemble de 4 télescopes principaux et 4 auxiliaires à l'Observatoire du Cerro Paranal, situé dans le désert d'Atacama au nord du Chili, à une altitude de 2 635 mètres. Il permet l'étude des astres dans les longueurs d'onde allant de l'ultraviolet à l'infrarouge.
C'est un projet européen de l'Observatoire européen austral (ESO).
Histoire
L'idée du VLT a germé en 1977, lors de la conférence de l'ESO, à Genève en Suisse, mais ce n'est qu'en 1983 que le projet commence véritablement à prendre forme et que la recherche d'un site commence. Le Conseil de l'ESO lance officiellement le projet VLT le 8 décembre 1987.
En 1988, le Chili donne le site de Cerro Paranal à l'ESO. Ce site a une surface de 725 kilomètres carré et est officiellement choisi en 1990. Les travaux commencent un an plus tard.
En 1992, le premier miroir primaire est coulé par la société allemande Schott et trois ans plus tard le premier dôme et l'ébauche de ce premier miroir sont faits. La société Réosc termine le polissage en 1997 et ce primaire est amené de France et installé dans sa cellule support. Celle-ci a été conçue et réalisée par le consortium Giat industries et SFIM.
OBSERVATOIRE PARANAL
Observatoire du Cerro Paranal
L'Observatoire du Cerro Paranal est un observatoire astronomique professionnel situé sur le Cerro Paranal, dans le désert d'Atacama, au Nord du Chili, à une altitude de 2 635 mètres. Il permet l'étude des astres dans les longueurs d'ondes allant de l'ultraviolet à l'infrarouge.
C'est un projet européen de l'observatoire européen austral (European Southern Observatory ou ESO).
À l'observatoire du Cerro Paranal, il y a quatre télescopes principaux de 8,2 mètres, qui, avec les quatre télescopes auxiliaires de 1,8 m (les « AT »), constituent le Very Large Telescope (VLT). Il s'y trouve de plus un télescope de 4 m (VISTA) et un de 2,5 m (le VLT Survey Telescope).
Very Large TelescopeLe Very Large Telescope (VLT) est un ensemble de quatre télescopes principaux de type Ritchey-Chrétien composé chacun d'un miroir primaire de 8,2 m de diamètre. Il fonctionne dans la gamme du spectre électromagnétique de la lumière visible et celui de l'infrarouge. Le VLT dispose également de quatre télescopes auxiliaires réservés à des mesures interférométriques.
VISTA survey telescope
Le Vista survey telescope dispose d'un miroir primaire de 4,2 m de diamètre. Ce télescope est installé à proximité du VLT. Il est surtout utilisé pour faire des relevés photométriques en infrarouge.
VLT survey telescope
Le VLT survey telescope est composé d'un miroir primaire de 2,6 m de diamètre. Il est un complément du VLT pour certaines recherches scientifiques.
dimanche 14 août 2011
SITE E-ELT
Le site de l’E-ELT a été choisi
Le plus grand télescope au monde sera situé sur l’Armazones au Chili
26 avril 2010
Le 26 avril 2010, le Conseil de l’ESO a sélectionné le Mont Armazones comme site de référence pour le projet du futur télescope géant européen (E-ELT – European Extremely Large Telescope) de 42 mètres. Le Mont Armazones est une montagne haute de 3060 mètres dans la partie centrale du désert d’Atacama au Chili, à quelques 130 kilomètres au sud de la ville d’Antofagasta et à environ 20 kilomètres du Mont Paranal qui héberge le VLT de l’ESO.
« C’est une étape cruciale qui nous permet de finaliser les plans de base de ce très ambitieux projet qui fera considérablement progresser la connaissance en astronomie, » déclare Tim de Zeeuw, Directeur Général de l’ESO. « Je remercie l’équipe de sélection du site pour le formidable travail qu’elle a réalisé au cours de ces dernières années. »
La prochaine étape de l’ESO est de construire ce télescope optique et infrarouge géant européen (E-ELT) avec un miroir primaire de 42 mètres de diamètre. L’E-ELT sera « l’œil le plus grand au monde pointé sur l’Univers » - l’unique télescope de ce type au monde. L’ESO est en train d’en dessiner les plans de construction détaillés avec l'ensemble de la communauté astronomique. L’E-ELT concernera la plupart des grandes questions de l’astronomie encore non résolues et pourra peut-être révolutionner notre perception de l’Univers, autant que le fit la lunette de Galilée il y a 400 ans. Le feu vert définitif pour la construction est attendu à la fin de 2010 avec le début des travaux prévu pour 2018.
La décision concernant le choix du site de l’E-ELT a été prise par le Conseil de l’ESO, qui est l'organe de direction de l’organisation composé de représentants des quatorze Etats membres de l’ESO et repose sur une étude comparative approfondie des conditions météorologiques qui a duré plusieurs années. La majorité des données recueillies durant la campagne de sélection du site seront rendues publiques dans le courant de l’année 2010.
Plusieurs facteurs devaient être pris en considération dans le processus de sélection du site. Il y avait évidemment la « qualité astronomique » de l’atmosphère. Par exemple, le nombre de nuits claires, la quantité de vapeur d’eau et la « stabilité » de l’atmosphère (aussi appelé seeing) jouent un rôle crucial. Mais d’autres paramètres devaient aussi être pris en compte comme le coût de la construction et des opérations ainsi que les synergies scientifiques et opérationnelles avec d’autres installations majeures (VLT/VLTI, VISTA, VST, ALMA et SKA, etc.).
En mars 2010, le Conseil de l’ESO a reçu un rapport préliminaire contenant les principales conclusions du Comité consultatif pour la sélection du site de l’E-ELT [1]. Ces conclusions ont confirmé que tous les sites examinés dans la phase finale (Armazones, Ventarrones, Tolonchar et Vizcachas au Chili et La Palma en Espagne) bénéficient de très bonnes conditions pour les observations astronomiques, chacun avec ses points forts particuliers. Le rapport technique a conclu que le Mont Armazones, proche de Paranal, ressort clairement comme le site préféré. Il présente le meilleur bilan pour la qualité du ciel pour tous les facteurs pris en compte et il peut être exploité en complémentarité avec l’Observatoire de Paranal de l’ESO. Le Mont Armazones et Paranal partagent les mêmes conditions idéales pour les observations astronomiques, avec en particulier plus de 320 nuits claires par an.
Prenant en compte la recommandation très claire du Comité consultatif pour la sélection du site et tous les autres aspects pertinents, notamment la qualité scientifique du site, le Conseil a maintenant approuvé le choix du Mont Armazones en tant que site de référence pour l’E-ELT [2].
« Ajouter les capacités scientifiques évolutives de l’E-ELT à la formidable puissance de l’Observatoire déjà pleinement opérationnel du VLT, c’est garantir au Paranal de rester pendant de longues années l’observatoire optique et infrarouge le plus avancé au monde tout en renforçant la position de l’ESO en tant qu’organisation leader mondial de l’astronomie au sol » déclare Tim de Zeeuw.
En prévision du choix du Mont Armazones comme site du futur E-ELT et pour faciliter et soutenir le projet, le gouvernement Chilien a convenu de donner à l’ESO une étendue substantielle de terre contigüe au domaine du Paranal de l’ESO comprenant l’Armazones. L’objectif est d’assurer la protection du site de manière continue contre tous les risques d’activités pouvant générer des perturbations et en particulier la pollution lumineuse et les activités minières.
Notes
[1] Le Comité consultatif indépendant de sélection du site de l’E-ELT (E-ELT Site Selection Advisory Committee (SSAC)) a analysé de manière très détaillée les résultats de plusieurs sites à travers le monde. Des efforts similaires ont été mis en œuvre par l’équipe américaine de sélection du site du Thirty-Meter Telescope (TMT). Dans un souci d’efficacité, les sites présélectionnés par l’équipe du TMT (tous en Amérique du Nord et du Sud), n’ont pas été étudiés par le SSAC, étant donné que l’équipe du TMT partageait ses données avec le SSAC. Deux des sites retenus dans la dernière phase de sélection du SSAC, dont l’Armazones, étaient également dans la liste de l’équipe du TMT.
[2] La résolution complète du Conseil de l’ESO est la suivante:
Résolution du Conseil de l’ESO sur le site de référence de l’E-ELT
Reconnaissant
la recommandation très claire du Comité consultatif de sélection du site indiquant que l’E-ELT devrait être situé sur le Mont Armazones au nord du Chili
les synergies scientifiques considérables qu’il pourrait y avoir entre l’E-ELT et de futures installations dans l’hémisphère sud et plus particulièrement ALMA et SKA
les synergies scientifiques et opérationnelles qui en résulteraient avec Paranal
et dont il se félicite chaleureusement
les offres très généreuses de l’Espagne et du Chili pour héberger l’E-ELT
Les contributions très importantes faites par l’Espagne et le Chili à la qualité et à la richesse de la discussion sur l’emplacement de l’E-ELT au cours du développement de leurs offres;
Le Conseil a conclu que le facteur primordial pour la décision sur l’emplacement de l’E-ELT devait être la qualité scientifique du site. Les qualités scientifiques du Mont Armazones et l’impact positif qu’engendrera l’installation de l’E-ELT à cet endroit sur le futur leadership de l’ESO sont suffisamment indiscutables pour l’emporter sur l’offre substantielle faite par l’Espagne.
Le Conseil a par conséquent résolu d’approuver la recommandation du Directeur Général d’adopter le Mont Armazones au Chili comme site de référence pour l’E-ELT.
Le Conseil note que cette décision est essentielle pour la finalisation de la proposition de construction qui interviendra à une date ultérieure.
Plus d'informations
L’ESO - l’Observatoire Européen Austral - est la première organisation intergouvernementale pour l’astronomie en Europe et l’observatoire astronomique le plus productif au monde. L’ESO est soutenu par 14 pays : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L’ESO conduit d’ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l’astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d’importantes découvertes scientifiques. L’ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l’organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L’ESO gère trois sites d’observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l’ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l’observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et VISTA, le plus grand télescope pour les grands relevés. L’ESO est le partenaire européen d’ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L’ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d’un télescope européen géant – l’E-ELT- qui disposera d’un miroir primaire de 42 mètres de diamètre et observera dans le visible et le proche infrarouge. L’E-ELT sera « l’œil tourné vers le ciel » le plus grand au monde.
EVALSO
EVALSO: Une nouvelle liaison à grande vitesse pour la transmission de données vers les observatoires Chiliens
4 novembre 2010
S’étalant sur 100 km à travers le désert aride d'Atacama au Chili, un câble de transfert de données récemment inauguré va créer de nouvelles opportunités pour l’Observatoire Paranal de l’ESO et l’Observatorio Cerro Armazones. Le raccordement de ces installations à la principale « colonne vertébrale » latino-américaine de transfert de données scientifiques était le chainon manquant dans la liaison à haute vitesse entre ces observatoires et l’Europe.
Ce nouveau câble fait partie du projet EVALSO (Enabling Virtual Access to Latin American Southern Observatories, ou en français, Permettre l’Accès Virtuel aux Observatoires Latino-américains du Sud) [1], un programme cofinancé de la Commission européenne (7e Programme Cadre Recherche & Développement) [2], coordonné par l'Université de Trieste et qui inclut l'ESO, l’Observatorio Cerro Armazones (OCA, qui dépend de la Ruhr-Universität Bochum), le réseau universitaire chilien REUNA et d'autres organisations. En plus du câble lui-même, le projet EVALSO inclut l’achat de capacité de transfert sur l'infrastructure existante afin de réaliser une connexion à large bande passante depuis la région de Paranal jusqu’au siège de l'ESO, près de Munich, en Allemagne.
Le coordinateur du projet, Fernando Liello, a déclaré: «Ce projet s’est déroulé en parfaite collaboration entre les membres du consortium. En plus de fournir une liaison rapide aux deux observatoires, ce projet bénéficiera plus largement aux deux communautés universitaires d’Europe et d’Amérique latine. »
Les sites de Paranal et d’Armazones sont idéaux pour l'observation astronomique en raison de leur altitude élevée, du ciel clair et de l'éloignement de toute pollution lumineuse. Mais leur emplacement signifie aussi qu'ils sont loin de toute infrastructure préexistante pour les communications, ce qui les a laissés, jusqu’à maintenant, dépendant d’une liaison micro-onde pour l’envoi des données scientifiques vers une station de base près d'Antofagasta.
Les télescopes de l'Observatoire Paranal de l'ESO produisent bien plus de 100 gigaoctets de données par nuit, ce qui équivaut à plus de 20 DVDs, même après compression des fichiers. Bien que la liaison existante soit suffisante pour transférer les données de la génération actuelle des instruments du VLT (Very Large Telescope), cette connexion n'a pas la bande passante suffisante pour la prise en charge des données du télescope VISTA (Télescope de Sondage Visible et Infrarouge pour l'Astronomie, voir eso0949), ou pour la nouvelle génération d'instruments du VLT qui sera mise en opération dans les prochaines années.
Cela signifie que le seul moyen pratique d’envoyer au siège de l'ESO la majorité des données provenant de Paranal était de les enregistrer sur disques durs et de les envoyer par avion. Cela peut signifier une attente de plusieurs jours, voire de plusieurs semaines, avant que les observations de VISTA soient prêtes à être analysées.
Bien qu’il existe un rationnement attentif de la connexion et une gestion sophistiquée des données afin d’utiliser la liaison de manière aussi efficace que possible, la connexion peut saturer aux « heures de pointe ». Même si cela ne pose aucun problème important à l'heure actuelle, cela montre que la liaison atteint sa capacité maximale.
Le directeur général de l’ESO, Tim de Zeeuw, a déclaré: «l’observatoire de l'ESO à Paranal continue de se développer, avec de nouveaux télescopes et instruments qui sont régulièrement mis en service. Nos observatoires scientifiques de classe internationale requièrent des infrastructures de pointe. »
A la place de la connexion existante, qui a une limite de 16 mégaoctets / s (semblable à une liaison domestique ADSL haut débit), EVALSO fournira une liaison beaucoup plus rapide de 10 gigaoctets / s - une vitesse assez rapide pour transférer un film DVD entier en l’espace de quelques secondes [3].
Mario Campolargo, directeur des Technologies Emergentes et des Infrastructures à la Commission européenne, a déclaré: « Il est important stratégiquement que la communauté européenne des astronomes ait le meilleur accès possible aux observatoires de l'ESO: c'est l'une des raisons pour lesquelles l'Union Européenne soutient le déploiement des e-infrastructures régionales pour la science en Amérique Latine et les relie avec GÉANT [4] et d'autres e-infrastructures de l’Union Européenne. »
L'augmentation considérable de la bande passante permettra une utilisation accrue des données de Paranal, à distance et en temps réel. Cela permettra un meilleur suivi des performances du télescope VISTA et un accès plus rapide aux données du VLT, améliorant ainsi la capacité de réactivité du contrôle qualité. Et, avec la bande passante étendue, ce sont de nouvelles opportunités qui s’ouvrent : les astronomes et les techniciens peuvent par exemple participer à des réunions par vidéoconférence haute définition sans avoir à voyager au Chili. De plus, en se tournant vers l’avenir, la nouvelle liaison offrira une bande passante suffisante pour faire face, dans les prochaines années, à un volume sans cesse croissant d'informations provenant de Paranal et d’Armazones, lorsque de nouveaux instruments, grands consommateurs de bande passante, seront mis en service.
L’accès immédiat et à distance aux données provenant d’un endroit éloigné n'est pas seulement une façon d’économiser de l'argent et d’améliorer l’efficacité du travail de l'observatoire. Dans le cas d’événements imprévus et imprévisibles, comme les sursauts gamma, il n'y a souvent pas assez de temps pour que les astronomes voyagent aux observatoires et EVALSO donnera alors aux experts l'opportunité de travailler à distance sur ces événements, quasiment comme s'ils étaient à l'observatoire.
Notes
[1] EVALSO est financé dans le cadre du 7e PCRD de la Commission européenne et est un partenariat entre l'Universita degli Studi di Trieste (Italie), l'ESO, Ruhr-Universität Bochum (Allemagne), Consortium GARR (Gestione Ampliamento Rete Ricerca) (Italie), Universiteit Leiden (Pays-Bas), Istituto Nazionale di Astrophysique (Italie), Queen Mary, University of London (Royaume-Uni), Cooperacion LatinoAmericana de Redes Avanzasas (CLARA) (Uruguay), et Red Nacional Universitaria (REUNA) (Chili).
[2] Le 7ème PCRD (programme-cadre de recherche et de développement technologique de la commission européenne) est le principal instrument de l'Union européenne pour le financement de la recherche. Son objectif est de promouvoir, ou maintenir, l'Union européenne en tant que leader mondial dans ses domaines scientifique et technologique prioritaires.
[3] Le câble qui vient d’être installé a une bande passante de 10 Gigabit/s. L'infrastructure de réseau complète entre Paranal et le siège de l'ESO en Allemagne est théoriquement capable de transférer des données à un maximum de 1 gigabit/s.
[4] GÉANT est un réseau paneuropéen de données dédié à la communauté de la recherche et de l’éducation. Il relie 40 millions d'utilisateurs dans 40 pays.
Plus d'informations
L’ESO - l’Observatoire Européen Austral - est la première organisation intergouvernementale pour l’astronomie en Europe et l’observatoire astronomique le plus productif au monde. L’ESO est soutenu par 14 pays : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L’ESO conduit d’ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l’astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d’importantes découvertes scientifiques. L’ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l’organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L’ESO gère trois sites d’observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l’ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l’observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et VISTA, le plus grand télescope pour les grands relevés. L’ESO est le partenaire européen d’ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L’ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d’un télescope européen géant – l’E-ELT- qui disposera d’un miroir primaire de 42 mètres de diamètre et observera dans le visible et le proche infrarouge. L’E-ELT sera « l’œil tourné vers le ciel » le plus grand au monde.
samedi 13 août 2011
VISTA ET VST
Telescopes pour les grands relevés
Cartographier le ciel dans les moindres détails.
Deux nouveaux et puissants télescopes, le télescope VISTA (Visible and Infrared Survey Telescope for Astronomy) et le VST (VLT Survey Telescope) viennent d’être mis en service sur le site de l’Observatoire Paranal de l’ESO au nord du Chili. Ce sont probablement les télescopes les plus puissants au monde dédiés à de grands relevés d’images. Ils vont considérablement augmenter le potentiel de découvertes scientifiques de l’Observatoire Paranal.
Les objets astronomiques les plus intéressants – des minuscules mais potentiellement dangereux astéroïdes proches de la Terre (astéroïdes géocroiseurs) aux quasars les plus reculés – sont rares. Les trouver, c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Les plus grands télescopes comme le Very Large Telescope (VLT) de l’ESO et le télescope spatial Hubble (NASA/ESA) peuvent seulement étudier une petite partie du ciel à la fois, mais VISTA et le VST ont été conçus pour photographier de grands champs rapidement et en profondeur. Ces deux télescopes auront jusqu'à cinq ans pour effectuer un total de neuf sondages soigneusement conçus et créeront d’importantes archives d’images et de catalogues d’objets célestes qui seront dépouillés par les astronomes durant les prochaines décennies. Les télescopes pour les grands relevés ont un rôle fondamental afin de préparer la voie pour les futurs équipements tels que le télescope géant européen (E-ELT) et le télescope spatial James Webb (JWST).
Les objets intéressants découverts par ces télescopes seront étudiés en détail par le VLT et par d’autres télescopes au sol et dans l’espace. VISTA et le VST sont tous les deux installés dans des coupoles près du VLT et partagent les mêmes conditions exceptionnelles d’observation ainsi que le même très performant mode opératoire.
VISTA a un miroir principal de 4,1 mètres de diamètre et est de loin le plus grand télescope au monde dédié à sonder le ciel dans le proche infrarouge. Il a été conçu et développé par le Royaume Uni et est devenu une partie de la contribution de ce pays dans le cadre de son accession à l’ESO avec la souscription versée par le Conseil des équipements scientifiques et technologiques du Royaume Uni (UK Science and Technology Facilities Council (STFC)). Son miroir principal est le miroir le plus fortement courbé de cette taille jamais réalisé et sa construction est une véritable performance. Au cœur de VISTA on trouve une caméra de trois tonnes équipée de seize détecteurs spéciaux, sensibles au rayonnement infrarouge et représentant au total 67 megapixels. Cette caméra aura un champ plus large qu’aucune autre caméra astronomique pour le proche infrarouge.
La capacité de VISTA à observer dans des longueurs d’ondes plus longues que celles visibles à l’œil nu lui permettra d’étudier des objets qui sont peut être pratiquement impossibles à voir dans la lumière visible car ils sont froids, dissimulés par des nuages de poussière ou parce que leur lumière, pendant son long voyage depuis les premiers instants de l’Univers a été décalée vers le rouge du spectre du fait de l’expansion de l’Univers.
VISTA pourra détecter et répertorier des objets sur tout le ciel de l’hémisphère sud avec une sensibilité 40 fois supérieure à celle des précédents sondages du ciel en infrarouge, tel que le très performant «Two Micron All-Sky Survey». La mise en service de VISTA est prévue pour le second semestre de 2009.
Le VST est un télescope de 2,40 mètres de diamètre à la pointe de la technologie équipé d’OmegaCAM, un monstre de caméra de 268 megapixels avec un angle de vue équivalent à quatre fois la pleine Lune. Il complétera VISTA et étudiera le rayonnement visible du ciel. Le VST est le résultat d’une association entre l’ESO et l’Observatoire Astronomique de Capodimonte (OAC de Naples, un centre de recherche de l’Institut national pour l’Astrophysique Italien (INAF)). Le VST devrait être opérationnel à Paranal en 2010.
De nombreuses questions parmi les plus excitantes de l’astrophysique du XXIe siècle, de la nature de l’énergie noire à la menace des astéroïdes proches de la Terre font partie des objectifs scientifiques de ces grands relevés. D’importantes équipes d’astronomes à travers l’Europe réaliseront ces relevés. Certains d’entre eux couvriront la plupart du ciel de l’hémisphère sud alors que d’autres se focaliseront sur de plus petites zones.
VISTA et le VST produiront de gigantesques quantités de données – une unique photo prise par VISTA a 67 megapixels et une image d’OmegaCAM sur le VST aura 268 megapixels. Ces deux télescopes produiront chaque nuit beaucoup plus de données que tous les autres instruments du VLT réunis. Ensemble, ils produiront plus de 100 Terabytes de données par an.
LA SILLA
La Silla
Le premier observatoire de l'ESO
L'observatoire de La Silla, situé à 600 km au nord de Santiago du Chili à une altitude de 2400 mètres, a été depuis les années 1960, une place forte de l'ESO. L'ESO y exploite plusieurs télescopes de la classe des 4 mètres parmi les plus productifs au monde.
Le télescope NTT (New Technology Telescope) de 3,50 mètres a été une véritable innovation en matière de conception et d'ingénierie pour les télescopes. Ce fut le premier télescope au monde à avoir un miroir primaire contrôlé par ordinateur (optique active), une technologie développée par l'ESO et maintenant utilisée sur la plupart des grands télescopes actuels.
Le télescope de 3,60 mètres de l'ESO est actuellement équipé du « chasseur de planètes » le plus performant du monde : HARPS (High Accuracy Radial Velocity Planet Searcher), un spectrographe d'une précision inégalée.
L'Observatoire de La Silla est le premier observatoire de classe internationale à avoir reçu la certification « ISO 9001 » de l'organisation internationale de normalisation (ISO – International Organization for Standardization) des systèmes de management de la qualité. Les infrastructures de La Silla sont également utilisées par de nombreux états membres de l'ESO pour des projets spécifiques. On peut notamment citer les équipements suivants : le télescope suisse Euler de 1,20 mètre, les télescopes « chasseurs de sursauts gamma » Tarot et REM (Rapid-Eye Mount) ainsi que des installations plus communes comme le télescope Max Plank de 2,20 mètres de diamètre et le télescope danois de 1,5 mètre. La caméra WFI (Wide Field Imager) de 67 millions de pixel sur le télescope de 2,20 mètres a pris de nombreuses images extraordinaires d'objets célestes dont certaines sont aujourd'hui devenu-es de véritables icônes.
Avec environ 300 articles d'excellence par an, attribuables au travail de l'observatoire, La Silla reste au premier plan de l'astronomie. La Silla a en effet permis de faire un nombre faramineux de découvertes dont certaines furent de grandes premières. Le spectrographe HARPS est le champion inégalé pour détecter des planètes extrasolaires de faible masse. Il a notamment détecté un système exoplanétaire autour de l'étoile Gliese 581 où se trouve ce qui est très probablement la première planète rocheuse située dans la « zone habitable » de son étoile (eso0722). Il s'agit là de la première planète de ce type connue hors du système solaire. Plusieurs télescopes de l'ESO ont également joué un rôle essentiel dans la mise en évidence du lien entre les sursauts gamma (ces explosions les plus énergétiques de l'Univers depuis le Big Bang) et les explosions des étoiles massives. Depuis 1987, l'Observatoire de La Silla de l'ESO a également joué un rôle important dans l'étude et le suivi de la plus proche des supernovae récentes (SN 1987A).
L'Observatoire de La Silla est situé à la lisière du désert d'Atacama au Chili, une des zones les plus arides et désertiques sur Terre. Comme d'autres observatoires dans cette zone géographique, La Silla est éloigné des sources de pollution lumineuse et comme l'Observatoire Paranal où est installé le VLT (Very Large Telescope), il bénéficie d'un ciel nocturne parmi les plus sombres que l'on trouve sur Terre.
Plus d'informations concernant les instruments en fonction à La Silla sont disponibles sur une page spécifique et sur la page « équipements scientifiques ».
VERY LARGE TELESCOPE ( VLT )
Le Very Large Telescope (VLT)
L'observatoire astronomique en lumière visible le plus évolué au monde
Le Very Large Telescope array (VLT – très grand télescope) est l'équipement phare de l'astronomie européenne en ce début de troisième millénaire. Il s'agit de l'installation observant dans le visible la plus moderne au monde. Le VLT se compose de quatre Télescopes Unitaires ayant des miroirs primaires de 8,20 mètres de diamètre et quatre Télescopes Auxiliaires, mobiles, de 1,80 mètre. Tous ces télescopes peuvent fonctionner ensemble, par groupes de 2 ou 3, formant un « interféromètre » géant, le VLTI, permettant aux astronomes de discerner des détails avec une précision jusqu'à 25 fois plus importante qu'avec les télescopes utilisés séparément. Dans le VLTI, les faisceaux lumineux sont combinés dans des tunnels souterrains grâce à un système complexe de miroirs. Pour cela, les longueurs des chemins optiques doivent être égalisées avec une tolérance inférieure au millième de millimètre sur une centaine de mètres. Le VLTI peut reconstruire des images avec une résolution angulaire de quelques millièmes de seconde de degré. Cela signifie qu'en principe, il est possible de distinguer les deux phares d'une voiture située sur la Lune.
Les Télescopes Unitaires de 8,20 mètres peuvent aussi être utilisés séparément. Avec un seul de ces télescopes et une pose d'une heure, on peut obtenir des images d'objets jusqu'à la magnitude 30. Cela correspond à des objets qui sont quatre milliards de fois moins lumineux que ce qui peut être vu à l'œil nu.
Les très grands télescopes ont été appelés Antu, Kueyen, Melipal and Yepun.
Des informations plus détaillées sur le VLT sont consultables dans le Livre Blanc du VLT. Ce Livre Blanc a été mis en ligne pendant la construction du VLT et a été mis à jour jusqu'à la « première lumière » du VLT, événement qui a eu lieu à la fin du mois de mai 1998. Il regroupe des documents et des articles de portées et de niveaux variés. Merci de noter qu'il n'a pas été actualisé depuis.
Télescopes et Instruments
Le programme d'instrumentation du VLT est le plus ambitieux jamais conçu pour un observatoire. Il inclut des imageurs CCD à grand champ, des caméras et des spectrographes avec module d'optique adaptative ainsi que des spectrographes haute résolution et d'autres multi-objets. Ensemble, ces instruments couvrent une gamme étendue de longueurs d'onde, depuis l'ultraviolet (300 nm) jusqu'à l'infrarouge moyen (24 microns).
Les télescopes de 8,20 mètres de diamètre sont installés dans des bâtiments compacts, contrôlés thermiquement et tournant de façon synchrone avec les télescopes. Cette conception minimise les effets néfastes sur les conditions d'observations, comme par exemple la turbulence dans le tube du télescope qui pourrait se produire en cas de variations de température et de courants d'air.
Le premier de ces Télescopes Unitaires, 'Antu', a démarré ses observations scientifiques le 1er Avril 1999. À ce jour, les quatre Télescopes Unitaires et les quatre Télescopes Auxiliaires sont opérationnels.
Le VLT a, de fait, déjà eu un impact indiscutable en astronomie observationnelle. C'est l'équipement terrestre le plus productif. Ces résultats ont donné lieu, en moyenne, à la publication d'un article dans une revue scientifique à comité de sélection par jour. Le VLT contribue largement à faire de l'ESO l'observatoire au sol le plus productif au monde. Le VLT a stimulé une nouvelle ère de découvertes, avec plusieurs grandes premières scientifiques dont la première image d'une exoplanète (eso0842), l'observation du « voyage » de plusieurs étoiles autour du trou noir super-massif au centre de la Voie Lactée (eso0846) ou encore l'observation de la lumière résiduelle du plus lointain des sursauts gamma connus.
Bien que les quatre télescopes de 8,20 mètres puissent être combinés dans le VLTI, la plupart du temps ces géants sont utilisés de manière indépendante. Ils ne sont disponibles pour l'interférométrie qu'un nombre limité de nuits par an. Toutefois, afin de pouvoir exploiter le VLTI chaque nuit, quatre plus petits Télescopes Auxiliaires (ATs) lui sont dédiés. Les ATs sont montés sur rails et peuvent être déplacés entre des postes d'observations définis précisément. De ces positions, leurs faisceaux lumineux peuvent être combinés dans le VLTI. Les ATs sont des télescopes hors du commun. Dans leurs abris ultra-compacts, ils transportent leurs différents systèmes (électroniques, ventilation, hydrauliques et refroidissement). Chaque AT a un transporteur qui peut soulever le télescope et le déplacer d'une position à l'autre
Inscription à :
Articles (Atom)
















