Quels autres moyens de propulsion sont envisageables dans l'optique d'exploration plus lointaine comme Mars ? On connait bien la propulsion par poudre des EAP par exemple ou encore la propulsion par hydrogène si je ne me trompe pas ?
Mais quels autres moyens plus performants du point de vue de la rapidité, sont envisageables? j'ai entendu parler du nucléaire en la matière, quelles en sont les avancées ? Merci.
REPONSE
Effectivement, il n’y a probablement guère de marges de progression significatives à attendre de la propulsion chimique « classique », celle sur laquelle reposent tous les lanceurs actuels. Seuls des couples d’ergols extrêmement instables, et fort nocifs pour l’environnement, permettraient d’améliorer, à la marge, le rendement du système. Cependant les lanceurs chimiques resteront longtemps encore les seuls à délivrer la puissance nécessaire à l’arrachement à la gravité terrestre.
Une fois en orbite, on peut en revanche imaginer d’autres types de propulsion, comme le prometteur VASIMR, dont nous avions déjà évoqué les promesses il y a quelque temps, notamment la possibilité d’atteindre Mars en 39 jours. Le principal problème du VASIMR reste la nécessité, comme vous l’évoquiez, d’emmener une « petite » centrale nucléaire dans l’espace, avec tous les risques que cela comporte au lancement. Dans le contexte de l’après-Fukushima, je pense que le responsable politique qui prendra un tel risque n’est pas encore né, à moins qu’il ne soit chinois.
Mais quels autres moyens plus performants du point de vue de la rapidité, sont envisageables? j'ai entendu parler du nucléaire en la matière, quelles en sont les avancées ? Merci.
REPONSE
Effectivement, il n’y a probablement guère de marges de progression significatives à attendre de la propulsion chimique « classique », celle sur laquelle reposent tous les lanceurs actuels. Seuls des couples d’ergols extrêmement instables, et fort nocifs pour l’environnement, permettraient d’améliorer, à la marge, le rendement du système. Cependant les lanceurs chimiques resteront longtemps encore les seuls à délivrer la puissance nécessaire à l’arrachement à la gravité terrestre.
Une fois en orbite, on peut en revanche imaginer d’autres types de propulsion, comme le prometteur VASIMR, dont nous avions déjà évoqué les promesses il y a quelque temps, notamment la possibilité d’atteindre Mars en 39 jours. Le principal problème du VASIMR reste la nécessité, comme vous l’évoquiez, d’emmener une « petite » centrale nucléaire dans l’espace, avec tous les risques que cela comporte au lancement. Dans le contexte de l’après-Fukushima, je pense que le responsable politique qui prendra un tel risque n’est pas encore né, à moins qu’il ne soit chinois.


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