samedi 13 août 2011

SUPERBULLE COSMIQUE


Une superbulle cosmique
20 juillet 2011


Le VLT de l’ESO a réalisé cette magnifique image de la nébuleuse autour de l’amas d'étoiles NGC 1929, dans le Grand Nuage de Magellan, une galaxie satellite de notre Voie Lactée. Un exemple des plus représentatifs de ce que les astronomes appellent une superbulle domine cette nurserie d’étoiles. Cette superbulle est sculptée par les vents provenant d'étoiles jeunes et brillantes et par les ondes de choc résultant d'explosions de supernovae.

Le Grand Nuage de Magellan est une petite galaxie, voisine de la Voie Lactée. Elle renferme de nombreuses régions où les nuages de gaz et de poussière forment de nouvelles étoiles. Une de ces régions, entourant l’amas d’étoiles NGC1929, est dévoilée en gros plan sur cette nouvelle image du VLT (Very Large Telescope) de l’ESO. Cette nébuleuse est connue officiellement sous le nom de LHA 120-N 44 ou simplement N 44. Les jeunes étoiles chaudes de NGC 1929 émettent une intense lumière ultraviolette et font briller le gaz. Ces effets font ressortir ce que l’on nomme fort à propos la superbulle, une vaste enveloppe de matière s’étendant environ sur 325 par 250 années-lumière. En comparaison, l’étoile la plus proche de notre Soleil est à peine plus éloignée de quatre années-lumière.

La superbulle N 44 est le fruit de la combinaison de deux processus. Premièrement les vents stellaires – des vents de particules chargées provenant des étoiles massives et très chaudes du centre de l’amas - ont dégagé la région centrale. Ensuite, des étoiles massives de l’amas ont explosé en supernovae, créant des ondes de choc et repoussant le gaz plus loin vers l'extérieur pour former cette bulle brillante.

Bien que la superbulle soit formée par des forces destructrices, de nouvelles étoiles se forment sur les bords, là où le gaz est compressé. Comparable à du recyclage à l’échelle cosmique, cette nouvelle génération d’étoiles va insuffler une nouvelle vie dans NGC 1929.

Cette image a été créée par l’ESO à partir de données observationnelles identifiées par Manu Mejas, d’Argentine [1], qui a participé à l’édition 2010 du concours d’astrophotographie de l’ESO, “les trésors cachés “[2]. Ce concours était organisé par l’ESO en octobre et novembre 2010, pour tous ceux qui prennent plaisir à réaliser de belles images du ciel nocturne à partir de données astronomiques obtenues en utilisant des télescopes professionnels.

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